La coqueluche

Cette page est entièrement tirée du site Infovaccin.fr, dont je ne souhaite pas m’attribuer le mérite de la recherche 🙂 juste quelques simples corrections


« Depuis le déclin de la vaccination anticoquelucheuse, les admissions dans les hôpitaux et les cas de décès dus à la maladie ont décliné de manière inattendue. »

Extrait: La coqueluche : lorsque ce vaccin a été ajouté au DTP, les accidents vaccinaux ont commencé à se multiplier, surtout les encéphalites. Ce vaccin a été, à titre d’exemple, interdit en Allemagne en 1973, la fréquence de cette atteinte cérébrale étant jugée trop importante… Depuis que l’Allemagne ne rend plus obligatoire cette vaccination, aucune catastrophe sanitaire due à la coqueluche n’a été signalée. Source : infovaccin.fr/zoom_coqueluche

À retenir : Le vaccin anticoquelucheux, en induisant la production d’anticorps, confère une protection contre la maladie qui s’avère de courte durée et qui décroît rapidement, et il n’empêche ni la colonisation du système respiratoire ni la transmission de B. pertussis. De plus, son usage généralisé a modifié profondément l’épidémiologie de la coqueluche en favorisant sa réémergence et en rendant plus vulnérables des classes d’âge auparavant immunisées naturellement.


La maladie

La coqueluche est une maladie infectieuse très contagieuse causée par la bactérie Bordetella pertussis ; les symptômes de l’infection, plus rare, par Bordetella parapertussis sont moins sévères.La coqueluche « classique » évolue en trois stades successifs : une phase catarrhale (rhinite, toux sèche à prédominance nocturne) ; la phase paroxystique (quintes fréquentes, violentes, expectoration de grandes quantités de mucus, vomissements) ; la phase de convalescence, qui peut durer de 4 à 6 semaines. Les complications possibles sont la pneumonie ou bronchopneumonie en cas de surinfection, des convulsions, un œdème cérébral, et plus rarement une encéphalite, et une apnée voire l’asphyxie chez les très jeunes enfants.Chez l’individu vacciné, la coqueluche peut se déclarer mais les manifestations cliniques sont généralement moins graves. La vaccination a contribué au changement de la symptomatologie clinique. La protection qu’elle procure est partielle, elle diminue dans le temps.Outre les symptômes cliniques caractéristiques lorsqu’il s’agit d’une coqueluche typique chez les enfants, des examens de laboratoires sont souvent nécessaires pour diagnostiquer l’infection, notamment chez l’adolescent et l’adulte qui présentent une toux non spécifique.

Épidémiologie de la coqueluche

La contamination se fait par voie aérienne, par la projection de goutelettes de salive et de mucus lors des quintes de toux, principalement pendant la première phase (catarrhale). L’incubation, silencieuse, dure de 7 à 10 jours. Le malade est contagieux pendant environ trois semaines à partir du début des premiers symptômes.♦ Avant la généralisation de la vaccination, les enfants contractaient la coqueluche principalement entre 1 et 10 ans et développaient une immunité durable ; les adolescents et les adultes voyaient leur immunité réactivée régulièrement par le contact avec les enfants, et les cas de coqueluche à l’âge adulte étaient rarissimes.
cochqueluche-1 Profil épidémiologique de la coqueluche dans une population non vaccinée.
D’après Cvjetanovic et al. 1978
Source OMS

Depuis la vaccination massive des jeunes enfants, l’épidémiologie de la coqueluche s’est complètement modifiée. Les nourrissons, autrefois protégés pendant au moins six mois par les anticorps maternels, et même plus en cas d’allaitement maternel prolongé, sont plus souvent atteints, avec le risque de complications parfois graves si un traitement n’est pas rapidement mis en place.

D’autre part, une proportion croissante d’adultes contractent la coqueluche, en raison de la faible durée de l’immunité vaccinale et de la perte de réactivation de l’immunité naturelle.

Cas de coqueluche dont le statut vaccinal est connu. Enquête sur 5 ans dans 20 pays européens
(d’après le Rapport de surveillance de la coqueluche 2003-2007, Euvac.net, 2009)
coqueluche-2

Ces adultes entretiennent cependant le réservoir de germes et contaminent les nourrissons non encore vaccinés, les enfants dont l’immunité vaccinale s’affaiblit rapidement (NEJM 09/2012), ainsi que d’autres adultes (dans les entreprises ou les transports en commun par exemple). Une enquête de l’InVS entre 1996 et 2001 a montré que, dans les cas de coqueluche pédiatrique, la contamination avait comme origine un parent dans 43 % des cas et la fratrie dans seulement 32 % des cas, alors qu’auparavant la proportion était nettement inversée.

Les symptômes de la coqueluche chez l’adolescent et l’adulte sont très variables, et les complications assez fréquentes et augmentent avec l’âge.

La bactérie

La bactérie responsable des syndromes coquelucheux chez l’homme est essntiellement Bordetella pertussis (ou bacille de Bordet et Gengou), bacille gram négatif, qui comprend d’autres espèces : B. parapertussis qui provoque une forme bénigne de la coqueluche et qui peut infecter aussi les ovins, B. avium, B. bronchiseptica, B. hinzii, B. holmesii (rencontrée de plus en plus souvent chez les personnes immunodéprimées), B. petrii, B. trematum…Cette bactérie secrète diverses substances responsables de sa virulence : des adhésines qui lui permettent de se fixer sur la muqueuse trachéo-bronchique, et des toxines qui provoquent l’inflammation et la nécrose de cette muqueuse.

Les vaccins anti-coquelucheux

Vaccin à germes entiers

Les tous premiers essais de vaccins anticoquelucheux remontent au début du XXe siècle, dans les années qui suivirent la découverte de la bactérie par Bordet et Gengou (1906), mais « leur valeur était plutôt présumée que scientifiquement démontrée » [*]. Les méthodes et les milieux de culture (sang de cheval, de mouton, humain, hydrolysat de caséine, etc.) utilisés dans ces expérimentations variaient considérablement d’un laboratoire à l’autre et de ce fait, même lorsque ces vaccins furent fabriqués industriellement, les vaccins à germes entiers ont été relativement hétérogènes. Des dizaines de milliers d’enfants servirent ainsi de cobayes, avec des résultats très variables, des effets indésirables parfois très graves et de nombreux décès.

Le premier vaccin contre la coqueluche commercialisé en France en 1959 fut le Vaxicoq®, fabriqué par les laboratoires Mérieux. Le vaccin à germes entiers est préparé à partir de cultures de la bactérie Bordetella pertussis, qui sont ensuite inactivées. La vaccination se généralisa surtout à partir de 1966 lorsque la coqueluche s’ajouta au DTP dans le Tétracoq®, premier vaccin trétravalent.

Tous les vaccins à germes entiers contiennent des sels d’aluminium comme adjuvants et les présentations multidoses contiennent des conservateurs (thiomersal ou autres). (voir page de la composition des vaccins)

Le vaccin anti-coquelucheux à germes entiers n’est plus disponible en France depuis 2006.
Il a été abandonné par la plupart des pays en raison du nombre très important d’effets indésirables qu’il provoquait (voir l’article très documenté de Sylvie Simon ci-dessous) ainsi que ce document de l’OMS.

Vaccin acellulaire

Le vaccin anticoquelucheux acellulaire, introduit en France en 1998, n’est disponible que sous forme combinée, au minimum associés aux anatoxines diphtérique et tétanique, et au vaccin anti-poliomyélitique (dit DTCaP), et généralement au vaccin contre les infections invasives à Haemophilus influenza b (DTCaPHib), voire au vaccin anti-hépatite B (DTCaP Hib HépB).

L’efficacité du vaccin acellulaire est moindre que celle du vaccin à germes entiers inactivés, mais il est considéré comme mieux toléré. Il a cependant de nombreux effets indésirables : des réactions locales (douleur, érythème et œdème au point d’injection, etc.) et des réactions générales (fièvre, céphalées, nausées, malaise, irritabilité, etc.).

♦ Liste des vaccins contenant les antigènes coquelucheux actuellement utilisés en France pour la primovaccination et les rappels :

  • Laboratoires GlaxoSmithKline
    Infanrix Tetra (DTCaP), Infanrix Quinta (DTCaP Hib), Infanrix Hexa (DTCaP Hib HépB)
    Boostrixtetra® (pour rappels à l’âge adulte).
  • Sanofi Pasteur MSD
    Tetravac (DTCaP), Pentavac (DTCaP Hib), Hexavac [*], Hexaxim® (DTCaP Hib HépB).
    Repevax® (pour les rappels à l’âge adulte)

Depuis le retrait du marché du DTPolio®, le vaccin anti-coquelucheux est injecté systématiquement à tous les enfants, bien qu’il ne soit pas légalement obligatoire.

Cette situation pose un grave problème de droit : pour satisfaire à l’obligation vaccinale au titre des articles L.3111-2 et L.3111-3 du Code de la Santé publique, il est impossible de ne pas faire injecter à ses enfants un vaccin non obligatoire ; or, en cas d’effets secondaires indésirables, il n’est dès lors plus possible de recourir à l’article L.3111-9 qui stipule que « la réparation intégrale des préjudices directement imputables à une vaccination obligatoire […] est assurée par l’Office national d’indemnisation des accidents médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales institué à l’article L. 1142-22, au titre de la solidarité nationale ».

À retenir : Le vaccin anticoquelucheux, en induisant la production d’anticorps, confère une protection contre la maladie qui s’avère de courte durée et qui décroît rapidement, et il n’empêche ni la colonisation du système respiratoire ni la transmission de B. pertussis. De plus, son usage généralisé a modifié profondément l’épidémiologie de la coqueluche en favorisant sa réémergence et en rendant plus vulnérables des classes d’âge auparavant immunisées naturellement.

Les traitements de la coqueluche

Le traitement classique

  • Antibiothérapie : érythromycine (n’est plus recommandée), josamycine, azithromycine, clarithromycine, cotrimoxazole

Les traitements alternatifs

  • Homéopathie (une consultation s’impose) :
    Selon les symptômes : au début Allium cepa, Belladonna, etc. ; pour la phase d’état : Coccus cacti, Corallium rubrum, Cuprum metallicum, Drosera, Ipeca, Mephitis, etc.
  • Aromathérapie (avec précaution) :
    Basilic, cyprès, lavande, niaouli, ravintsara, romarin, thym, etc.
  • Traitement du Dr Jules Crochet

Discussion avec Sylvie SIMON

Dans le cadre de la dernière Semaine de la vaccination, le vaccin contre la coqueluche a été, lui aussi, fortement recommandé. Pourquoi aurait-il fait exception dans cette litanie pro-vaccinale ?

Avec ce vaccin, nous retrouvons les mêmes problèmes que pour la rougeole.

À présent des adultes contractent cette maladie infantile à un âge où les complications sont plus fréquentes et bien plus graves puisque l’immunité vaccinale artificielle n’est pas aussi durable que l’immunité naturelle et les taux d’anticorps observés après les vaccinations sont généralement inférieurs à ceux qui sont constatés après les maladies [1].

Ce phénomène, que l’on avait déjà constaté aux États-Unis, se vérifie également en France. Malgré la vaccination systématique dès le plus jeune âge, non seulement la coqueluche n’a pas complètement disparu mais, inversement, elle tend à réapparaître depuis une dizaine d’années et elle est devenue atypique.

Le vaccin anticoquelucheux a fait disparaître les symptômes de la maladie qui, aujourd’hui, n’existe presque plus sous sa forme habituelle, mais il a fait apparaître des formes différentes de la maladie, qui atteint à présent avec plus de gravité les adultes, vaccinés ou non, et les adolescents, ainsi que les nourrissons qui ne sont plus protégés par les anticorps de leurs mères vaccinées.

Efficacité

Le Guide des vaccinations reconnaît que le taux d’anticorps vaccinaux décroît très vite et qu’on « ne connaît pas bien les mécanismes immunitaires de la coqueluche ».

Déjà, le 21 février 1979, le Dr Gordon Stewart, chef du département de médecine sociale à l’Université de Glasgow en Écosse, déclarait dans la revue Médecine et hygiène :
« Maintenant, à Glasgow, 30 % des cas de coqueluche se produisent chez des sujets vaccinés. »

Des épidémies se sont même déclarées dans des populations à couverture vaccinale très élevée (entre 81 % et 91 %) comme ce fut le cas en Afrique du Sud en 1988-1989 [2]. Le journal précise en outre qu’entre 1992 et 1993 le nombre de cas de coqueluche a doublé aux États-Unis, ce qui a amené les autorités à s’interroger sur l’utilité de ce vaccin. Ainsi, en 1993, dans le Massachusetts, 218 étudiants furent atteints par la coqueluche, alors que 96 % d’entre eux étaient vaccinés.

L’efficacité du vaccin est donc loin d’être prouvée et la coqueluche reste endémique dans certaines régions malgré une couverture vaccinale importante, dépassant souvent 95 %.

« L’efficacité du vaccin ne peut être considérée comme acquise », reconnaissait en 1994 le New England Journal of Medicine[3]. À son tour, en 1995 le British Medical Journal of Medicine[4] confirmait des flambées épidémiques dans les pays où s’était généralisée la vaccination, entraînant l’apparition de formes atypiques auxquelles on donne le nom de « toux coqueluchoïde » ou « bronchite asthmatiforme ». Et en 1998, le même journal signalait des épidémies de coqueluche en Hollande, Norvège et Danemark, malgré une couverture vaccinale de 96 %.

Effets délétères des campagnes de vaccination

De son côté, Le Quotidien du médecin du 5 janvier 1994, signalait que des élèves avaient été contaminés par des camarades vaccinés. Quant au Lancet, qui publiait [5] en novembre 1997 les résultats d’une importante étude randomisée, c’est-à-dire en double-aveugle, effectuée en Suède et concernant divers vaccins anticoquelucheux testés sur 82 892 enfants, il concluait :

« L’incidence d’effets indésirables liés au vaccin acellulaire a été plus élevée qu’on ne le pensait au vu des précédents essais ».

Aux États-Unis en 2005, 12 000 cas de coqueluche ont été diagnostiqués, soit 6 fois plus qu’en 1980. Au Canada, la proportion de cas de coqueluche chez les adolescents et les adultes est passée de 9,6 % en 1995 à 31,3 % en 2004. Belle réussite de la vaccination, mais nos instances de santé actuelles semblent ignorer ces chiffres pourtant bien révélateurs. Sans doute est-ce pour cela qu’elles les négligent.

Les premières observations d’effets secondaires graves ont été publiées en 1947 aux États-Unis. La même année, le British Medical Research Council entreprit des essais du vaccin sur 50 000 enfants de plus de 14 mois en Grande-Bretagne. Huit enfants souffrirent de convulsions dans les 72 heures suivant l’injection, 34 les subirent durant les 28 jours suivants. Cette année-là encore, Matthew Brody, de l’hôpital de Brooklyn publia une étude sur deux cas de dommages cérébraux qui menèrent à la mort deux enfants ayant reçu ce vaccin. En 1948, Randolph K. Byers and Frederick C. Moll, de l’école de médecine d’Harvard, ont étudié les cas de 15 enfants ayant violemment réagi dans les 72 heures qui ont suivi l’injection. Tous étaient en parfait état de santé auparavant. L’un d’entre eux devint sourd et aveugle, deux décédèrent et neuf souffrirent de sérieuses complications neurologiques.

D’après Trevor Gunn, médecin anglais, auteur notamment de Mass immunisation – A Point in question, lors d’une baisse de la vaccination contre la coqueluche en 1982 et l’apparition simultanée de quelques cas, les officiels de la Santé du Maryland aux États-Unis avaient conclu à une épidémie de coqueluche à virus sauvage [6]. John Anthony Morris, bactériologiste au Walter Reed Army Institute of Research, expert en maladies d’origine bactérienne et virale à l’université du Maryland, a analysé ces cas. Dans le Maryland, cinq cas sur quarante et un furent confirmés comme étant la coqueluche alors que les sujets avaient été vaccinés. Même constat dans le Wisconsin, où les seize cas confirmés concernaient, de nouveau, des sujets vaccinés [6].
Voilà de nouveaux constats qui démontrent, s’il était encore nécessaire, que le danger de contagion vient des vaccinés et non de ceux qui refusent ces vaccinations.En Suède, la baisse de mortalité due à la coqueluche n’a pas été modifiée par l’introduction du vaccin mais, lorsque celui-ci fut retiré à cause de ses effets secondaires, le taux de mortalité n’en continua pas moins de baisser. C’est en 1979 que ce pays a abandonné la vaccination contre la coqueluche, pour deux raisons. D’abord parce que des épidémies survenaient parmi les populations parfaitement vaccinées, ensuite à cause des nombreux effets secondaires dus au vaccin, particulièrement les atteintes cérébrales [7].En 1984, le Laboratoire britannique de recherche épidémiologique a publié une étude qui conclut :

« Depuis le déclin de la vaccination anticoquelucheuse, les admissions dans les hôpitaux et les cas de décès dus à la maladie ont décliné de manière inattendue. »

D’après le Guide des vaccinations de la Direction générale de la santé, le vaccin coquelucheux à germes entiers est le vaccin le plus réactogène des vaccins pédiatriques. Selon une étude anglo-saxonne du Churchill Hospital d’Oxford, l’augmentation importante de l’asthme, qui a doublé en France depuis vingt ans avec 3 500 décès annuels, est davantage liée aux vaccins (BCG, coqueluche et rougeole) qu’à la pollution. Mais on ne fait jamais état de ces décès en incriminant les vaccinations. Et dans une étude comparative entre deux-cent-quarante-trois enfants vaccinés et deux-cent-trois enfants non vaccinés, le Dr Michel Odent signale une fréquence de toutes les maladies, particulièrement otites et crises d’asthme, chez les enfants vaccinés. Il en conclut que les enfants vaccinés courent moins de risques d’attraper la coqueluche, mais que les enfants non vaccinés sont en meilleure santé [8].

Le Journal de pédiatrie n° 4 (1989), le British Medical Journal n° 282 (1981) et Jama vol. 271 (1994), s’accordent pour témoigner que le vaccin anticoquelucheux est reconnu par tous les spécialistes comme le plus dangereux de tous les vaccins de routine administrés aux enfants, en raison des complications neurologiques qu’il induit : convulsions fébriles, atteintes cérébrales permanentes entraînant l’arriération mentale, encéphalites avec séquelles bénignes ou graves, épilepsie, lésions neurologiques chroniques. On signale aussi des atteintes cardiaques, des troubles gastro-intestinaux, des épisodes d’hypotonie, des pleurs anormaux qui traduisent une souffrance prolongée au niveau du cerveau, des infections bactériennes mortelles, des syndromes de Reye, des spasmes [9].

Si les accidents neurologiques sont les plus voyants, donc les plus connus et les plus redoutés, ce ne sont pas les seules complications de la vaccination. Pour la plupart, les réactions indésirables sont dues aux endotoxines du vaccin. Et Le Généraliste du 26 février 1977 affirmait :

« On peut estimer que la vaccination contre la coqueluche est aussi dangereuse que celle contre la variole. »

Le vaccin entraîne dans 30 à 50 % des cas, une réaction inflammatoire au point d’injection, avec douleur, chaleur et œdème ainsi qu’une réaction générale fébrile (40°), susceptible d’induire une convulsion. Les effets indésirables peuvent être présents dès la première injection, mais ils sont surtout fréquents lors des rappels [10].

De fortes présomptions pèsent sur le vaccin en ce qui concerne son rôle dans le syndrome de la Mort Subite du Nourrisson. En janvier 1983, une étude de l’École de médecine de UCLA, menée par l’Administration de la Santé du comté de Los Angeles et dirigée par le Dr Lary Barraf, fit apparaître que, cette année-là, 53 des 145 victimes du Syndrome de Mort Subite du Nourrisson avaient reçu le vaccin D.T.Coq (diphtérie, tétanos, coqueluche). Sur les 53 nourrissons, 27 avaient été vaccinés dans les 28 jours précédant le décès, 17 dans la semaine et 6 dans les 24 heures avant le décès.

Ces décès dramatiques ont fait l’objet de nombreuses études. Déjà, en 1974, le Dr George Dick avait déclaré qu’on observait annuellement en Grande-Bretagne environ 80 cas de sérieuses complications neurologiques dont 33 % conduisirent à la mort et 33 autres pour cent à des dommages irréversibles [11]

Il est ainsi « normal » que ces complications neurologiques soient à l’origine de la mort subite du nourrisson. Michel Georget, agrégé de biologie, professeur honoraire des classes préparatoires aux grandes écoles biologiques, explique clairement ce processus au niveau de la biochimie du système nerveux végétatif :

« Durant la période périnatale, il y a une abondante production de neuropeptides et une forte expression de leurs récepteurs cellulaires. De plus, ces neuropeptides sont de puissants sédatifs pouvant induire des arrêts respiratoires et leur sécrétion dépend notamment des situations stressantes de l’environnement. La mort subite du nourrisson résulte vraisemblablement de la conjonction de facteurs congénitaux maturatifs et de déclencheurs externes (fièvre, inflammation, infection). Or la vaccination est une infection, même si elle est atténuée ; elle provoque de la fièvre. Elle peut donc très bien jouer le rôle de facteur déclenchant de la mort subite en perturbant notamment l’équilibre entre les systèmes nerveux et immunitaire dont la maturation est loin d’être achevée chez le nourrisson ».?

En différant la vaccination contre la coqueluche après l’âge de deux ans, les Japonais ont constaté une baisse très importante de la mort subite et inexpliquée du nourrisson, ce qui prouverait bien que le vaccin joue effectivement un rôle dans le syndrome [12].

Nombre de publications, la plupart en anglais, ont évoqué les effets nocifs du vaccin anticoquelucheux et elles sont suffisamment nombreuses pour que quiconque s’interroge sérieusement sur la validité d’une telle vaccination face à une maladie infantile bénigne, excepté nos instances de santé qui se sont réfugiées dans un autisme coupable et sans doute très orienté.

Sylvie SIMON


Notes
1. La Presse médicale, tome 17, supplément n°1, mai 1998
2. J. Trop. Pediatr. vol. 37 – 1991
3. New England Journal of Medicine, vol. 331-1994 p.16
4. British Medical Journal of Medicine, n° 19 de 1995
5. The Lancet, vol. 350
6. The International Vaccination Newsletter, décembre 1995
7. British Med. Journal, vol. 320 – n° 2 – 1967
8. The Lancet, n° 344 – 1994 et Jama, n° 272, 1994
9. Jama, vol. 19 – n° 284 – 1984 – éd. française.
10. Médecine et hygiène, 26 octobre 1994
11. Dr George Dick, Practi Immunization – MTP Press – Lancaster 1986
12. J. D. Cherry « Pertussis vaccine encephalopathy », Jama – 1990


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Ou aller directement à: DTPolio: Ce qu’il faut savoirComposants des vaccins

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