Paul Rassinier

 Paul-RassinierwikilogoPaul Rassinier, né le 18 mars 1906 à Bermont (Territoire de Belfort), mort le 18 juillet 1967 à Asnières-sur-Seine, est un militant politique français de gauche, devenu après la Seconde Guerre mondiale une figure importante du négationnisme, invoquée en 1979 comme une source essentielle par le professeur Robert Faurisson.
D’abord communiste, puis socialiste, il choisit durant les années 1930 l’option pacifiste de Paul Faure. Entré cependant dans la Résistance, seulement pour des activités de propagande2, il est déporté dans les camps de concentration de Buchenwald et de Dora-Mittelbau.
Après la guerre, il est brièvement député SFIO de Belfort (1946), puis voulant témoigner de son expérience concentrationnaire, il se rapproche progressivement des milieux nationalistes, notamment de Maurice Bardèche, et devient en quelques années un des principaux représentants du négationnisme en France, tout en restant lié jusqu’à sa mort au milieux pacifistes et anarchistes. (Source revue)

Courte présentation: « Paul Rassinier fondateur du révisionnisme« 

 

 

Le Mensonge d’Ulysse

Année : 1948

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L’ouvrage qui lança le révisionnisme historique. Un classique incontournable. 288 p. Nouvelle édition.

Le livre de Paul Rassinier, Le Mensonge d’Ulysse, qui est paru d’abord aux Editions bressanes en 1950. Cette première partie était parue auparavant sous le titre Passage de la ligne en 1948. L’ensemble a été plusieurs fois réédité par différents éditeurs, de droite comme de gauche. Nous utilisons l’édition procurée en 1980 par La Vieille Taupe, à Paris. Signalons qu’il existe une traduction anglaise un peu abrégée (il y manque les trois premiers chapitres) parue, avec d’autres textes de Rassinier, sous le titre Debunking the Genocide Myth, parue en 1978 aux Etats-Unis.

Revue de presse concernant Le passage de la ligne (1948)

« Déposition saisissante à l’heure où les camps de concentration, devenus moyen de gouvernement, se multiplient dans le monde. »

(Franc-Tireur)

« Le réquisitoire objectivement circonstancié d’un pacifiste et d’un socialiste internationaliste… Le premier témoignage froidement et calmement écrit, contre les sollicitations du ressentiment et de la haine imbécile ou chauvine. »

(La Révolution prolétarienne)

« Paul Rassinier, en nous rapportant ces choses, n’enfle pas la voix. Il les dit simplement. Plus encore : il les dit sans haine. Et c’est peut-être par là que ces souvenirs de bagne se distinguent le plus de tous les autres. »

(J.-B. Séverac, La République libre)

« Lucide, intransigeant, terriblement honnête, Rassinier poursuit une série de tableaux cruels et vrais, des photographies d’un justesse, d’une exactitude qui étonnent tout au long du récit. Bourreaux comme concentrationnaires passent au crible de sa raison toujours présente. Il compare les deux états avec un esprit critique toujours froid. »

(Le Populaire-Dimanche)

« L’auteur a su garder la plus pure objectivité dans ces pages qui nous livrent enfin une interprétation humaine d’un phénomène qui ne se situe que trop normalement dans le cycle habituel aux frénésies guerrières. À lire et à faire lire pour débourrer les crânes. »

(SERGE, Défense de Monime) 3

« Une mise au point discrète à certains témoignages où la passion politique, la haine ou le ressentiment l’ont trop souvent emporté sur l’objectivité. »

(Le Progrès de Lyon)

« Passage de la ligne, de Paul Rassinier, ajoute un document à tous ceux que nous connaissons, avec cette originalité qu’au lieu de s’en prendre à ses bourreaux, c’est à la pratique même des camps de concentration qu’il s’attaque et à toutes les bassesses qu’elle engendre. Il ne parle que de ce qu’il a vu, de ce qu’il a enduré, et il en parle avec une émouvante bonne foi. »

(Parisien libéré)

« Ce qui ajoute à ce récit qui prendra sa place à côté de ceux de David Rousset et d’Eugen Kogon, ce sont les trois croquis du camp, un schéma de la hiérarchie, et surtout une série absolument étonnante d’articles cueillis dans les journaux de 47-48 et qui visent à démontrer, sans commentaires, que les horreurs des camps allemands ne sont pas un fait unique – que partout, dans ce monde, les S.S. ont fait et font encore des adeptes, que ces invraisemblables nouvelles des abîmes du sadisme nous arrivent de tous les horizons et spécialement des plus inattendus ou des plus volontairement oubliés. »

(Le Libertaire)

« Le document qui manquait à la collection littéraire sur les camps de concentration. » (École libératrice) « Importante mise au point après tant de rodomontades communistes ! »

(Le Crapouillot)

« Ce livre est un livre rare. Il est rare parce qu’il est un témoignage très fort dans sa nudité, parce que la sincérité de ses accents est frappante, parce que Rassinier a passé la ligne au-delà de laquelle la haine n’a plus de sens. Vous sortirez de sa lecture maudissant seulement la servilité, l’imbécillité, le fanatisme, la haine et la guerre. C’est donc un livre, bienfaisant et fondamentalement humain… »

(J. Carrez, Bulletin du Syndicat des Instituteurs du Doubs)

« Ce Rassinier pousse l’objectivité à la provocation. Il assure qu’il n’y avait pas de chambre à gaz à Dora, ni à Buchenwald. Et puis non, je n’ose pas dire jusqu’où il va, c’est du délire et ça ferait pleurer tous les Mauriac. »

(Albert Paraz, Valsez Saucisses, chez Amiot-Dumont)

« Un livre bien écrit, et où l’esprit de vérité domine sans faiblir toute vaine imagination, tout faux lyrisme, la partialité politique et la haine. »

(L’Européen) 4

Revue de presse concernant Le mensonge d’Ulysse (1950-1976)

« C’est une utile et première contribution critique à cette histoire rationnelle et solide des camps qui est encore dans les langes. Tant de mauvaise foi contre un homme qui a le courage de la sincérité ne peut qu’inciter à lire Le Mensonge d’Ulysse. »

(Maurice Dommanget, L’École émancipée, octobre 50)

« Rassinier a raison d’être sévère pour ceux qui brodent, qui romancent, qui en ajoutent : la vérité suffit sana qu’on la sollicite, et elle m’eu est que plus frappante. »

(Jean Puissant (ex-Buchenwald), Faubourgs, juillet 51)

« On ne pourra pas ne pas considérer comme élément Important du dossier l’ouvrage de Rassinier, déporté à Buchenwald et à Dora, ce qui lui donne quelque droit à dire les choses comme il les comprend. »

(Georges Lefranc, République libre, 13 mai 1955)

« Paul Rassinier, qui a décrit son expérience de déporté dans Le Passage de la ligne et qui dans Le Mensonge d’Ulysse a tenté de refaire sur le thème concentrationnaire le travail accompli par Norton Cru au sujet des témoignages de guerre dans la littérature européenne de 1914 à 1930. Paul Rassinier n’est pas un Inconnu dans les milieux d’avant-garde. Ancien rédacteur en chef du Travailleur de Belfort, passé à l’opposition communiste avec Souvarine et Rosmer, collaborateur de la presse S.F.I.O. puis à divers organes libertaires et pacifistes, Il est resté un franctireur du journalisme et de la politique, en marge de toutes les orthodoxies de parti et de secte. »

(André Prudhommeaux, Témoins, 1954)

« La souffrance suffit à la souffrance rance ! Si le crime éclabousse, son exploitation avilit. La vérité, telle la coulée d’un métal ardent, gagne à s’être débarrassée des scories qui, ternissent son éclat. Paul Rassinier l’a compris. Sous son burin, les formes ont perdu leur lourdeur, et il nous a livré une vision concentrationnaire copieusement ébarbée. Pour cela, il lui fallait reconstituer l’histoire. Il l’a fait avec une rigueur qui écarte du sujet le modelage douteux des tâcherons de la veine concentrationnaire. »

(Maurice Joyeux, L’Unité, février 51)

« Ces lignes ont seulement pour but de dire tout le bien que je pense de l’œuvre de Rassinier et cela pour la seule raison qui l’inspire et qui la justifie : la fidélité à la vérité. Nous nous devons de défendre son œuvre et de la faire connaître. »

(L. Roth, L’École émancipée, avril 55) 5

« Lorsque, en 1950, Paul Rassinier, militant chevronné du socialisme international, publia Le Mensonge d’Ulysse, nous avons dit ici que cette sorte de thèse sur le régime concentrationnaire allemand s’accordait remarquablement avec les thèses constantes du socialisme sur la répression capitaliste, dans la tradition des Blanqui, Louise Michel, Guesde, Vaillant, etc., et rejoint dans ses conclusions Albert Londres (Dante n’avait rien vu), le Dr Louis Rousseau (Un médecin au bagne), Belbenoit (Les compagnons de la belle), Mesclon (Comment j’ai fait quinze ans de bagne), Ville de la Ware, etc.. »

(Correspondance socialiste internationale, octobre 54)

« Oui, d’accord avec Rassinier : J’ai souffert dans ma chair, et du S.S., et des caïds qu’ils avaient choisis surtout (…) Constater, comme l’ont fait Rousset, Kogon, Martin-Chauffier puis Rassinier, ne peut que nous donner raison à nous, chair de déportés, et à vous, chair de déportés en puissance, quand nous accusons l’État TOTALITAIRE, quel qu’il soit, qui fait de l’homme un robot maniaque et cruel, à son image… »

(Henri Pouzol (ex-Dachau), Faubourgs, juillet 51)

Les actions judiciaires contre Le mensonge d’Ulysse : échec complet

« Bourg-en-Bresse – M. Edmond Michelet, député, qui avait introduit une action en dommages et intérêts contre Le Mensonge d’Ulysse, de M. Paul Rassinier, s’est désisté de cette action… M. Michelet a, en outre, offert le remboursement des frais occasionnés par la partie adverse. »

(Nouvelle Rép. du c.-ouest, 14 décembre 50)

« Paul Rassinier, en nous remerciant pour notre soutien, nous informe que les trois organisations de la Résistance qui avaient engagé des poursuites contre lui viennent d’être déboutées et condamnées aux dépens de la procédure, au tribunal de Bourg-en-Bresse. Nous ne pouvons que nous en féliciter. Le Mensonge d’Ulysse a donc droit de cité. »

(Le Libertaire, mai 51)

rassinier article mensonge ulysse« M. Paul Rassinier, auteur de l’ouvrage que la FNDIR, partie civile, considérait comme une atteinte portée à la Résistance, a été condamné à quinze jours de prison avec sursis et à 100 000 francs d’amende et solidairement à 800 000 francs de dommages et intérêts à la FNDIR. La saisie et la destruction de tous les exemplaires du livre ont été ordonnées. »

(Franc-tireur, 3 novembre 1951)

« Pour ne pas ignorer ce que veut dire la bureaucratisation (dans non sens Politique et « asiatique »), sa progression et sa pérennité, trois livres qui semblent se 6 suivre apportent des éclaircissements : Sans patrie ni frontière, de Jan Valtin. réédité par J.C. Lattès ;Le Mensonge d’Ulysse, de Paul Rassinier, livre maudit sur les camps de concentration, qui ne risque pas d’être réédité parce qu’il montre bien l’horreur, non seulement des faits, mais du système concentrationnaire dans ses composantes bureaucratiques. »

(Errata, avril 1976)

« Poursuivis en diffamation depuis 1951 l’auteur, le préfacier et l’éditeur du Mensonge d’Ulysse sont finalement relaxés par la cour de Grenoble. L’affaire fut appelée en première instance devant le tribunal correctionnel de Bourg-en-Bresse, qui, le 9 mai 1951, avait rendu un jugement de relaxe condamnant les parties civiles aux dépens. Sur appel des deux associations et du ministère publie, la cour d’appel de Lyon devait rendre un arrêt de culpabilité le 2 nov. 1951 — M. Rassinier était condamné à quinze jours de prison avec sursis et 100 000 F d’amende, M. Paraz à huit jours de prison et 100 000 F d’amende, M. Greusard à 50 000 F d’amende. Les parties civiles obtenaient 800 000 F de dommages et intérêts. En outre, les exemplaires du Mensonge d’Ulysse furent saisis par la police et détruits. Cependant un pourvoi en cassation fut signé contre l’arrêt de la cour de Lyon, et le 16 décembre dernier la Cour suprême l’annulait et renvoyait l’affaire devant la cour de Grenoble, où le débat recommença le 29 avril dernier. »

(Le Monde, 26 mai 1955) 7


 

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