Gilad Atzmon

Atzmon-GiladNationalité : Israélo-palestinienne
Né le 9 juin 1963

 

wikilogo  Gilad Atzmon, né le 9 juin 1963 en Israël, est un jazzman et militant antisioniste britannique résidant actuellement à Londres.

Musicalement, il a collaboré avec Shane McGowan, Robbie Williams, Sinéad O’Connor, Robert Wyatt, Paul McCartney et le groupe Pink Floyd.

Politiquement, il est un partisan affirmé de l’antisionisme, et de l’antijudaisme dans le sens particulier qu’il donne à ce terme. Il n’est pas contre la religion ni contre les gens d’origine juive mais contre les juifs qui affirment leur judéité (le fait de placer le fait d’être juif au dessus de tous les autres traits de sa personnalité)1. Il pense que la judéité est une « idéologie qui mène le monde à une catastrophe et nous devons arrêter (la catastrophe) »2. C’est un partisan d’Israël Shamir et Paul Eisen, des anti-sionistes et un pro-palestinien. En 2008, il considère les sionistes comme responsables du krach financier. (source et suite)

Avant sa bibliographie, cette conférence coup-de-poing :

 

La dernière pièce du Puzzle
Partie 2 – Conférence de Gilad Atzmon

Comprendre la domination juive mondiale

 

The Wondering Who?

Csoral-atzmon-wondering-whoe livre a été traduit en Français dans deux éditions différentes, par deux traducteurs différents. « Quel Juif errant » est la version de l’éditeur Kontre Kulture, et « La parabole d’Esther » est celle des Editions Demi-Lune :


Quel juif errant ?

2012. Traduit par Anne Lucken.

GQuel Juif errantilad Atzmon est un musicien de jazz, né en Israël et vivant à Londres, qui a petit à petit compris ce qu’était vraiment le sionisme et vers quoi il pouvait mener le monde. Se définissant lui-même comme un « Palestinien parlant hébreu » ou comme un « fier Juif-ayant-la-haine-de-soi », il a écrit de nombreux articles et accordé de nombreux entretiens, essayant sans cesse de décortiquer l’idéologie qui soutient aussi bien les actes belliqueux ou racistes d’Israël que les postures de ceux qui, à travers le monde, se proclament Juifs antisionistes.
Ce livre est ainsi le fruit de dix ans de réflexion sur les questions de l’identité face au regard de l’autre, sur le paradoxe dans lequel s’enferment les Juifs laïcs, et sur le retour au ghetto auquel a finalement abouti la création d’Israël. Des textes bibliques aux discours des représentants des lobbies sionistes poussant à la guerre, en passant par le culte de l’Holocauste, Gilad Atzmon brosse ici un tableau cohérent de ce qui est au cœur d’une judéité qui, ayant perdu sa dimension spirituelle sans renoncer à l’Élection, n’a pas réussi à forger une philosophie qui permettrait à la communauté juive d’intégrer tout simplement la grande famille humaine. (source & achat)

 

La Parabole d’Esther. Anatomie du Peuple Élu

2012. Traduit par Marcel Charbonnier, préface de Jean Bricmont.

« La Parabole dEsther Anatomie du Peuple eluL’identité juive est associée à certaines des questions les plus complexes et conflictuelles de notre époque. Ce livre a pour propos d’ouvrir au débat un grand nombre de ces problématiques ; il étudie la politique identitaire et l’idéologie juives contemporaines en partant à la fois de la culture populaire et des textes théoriques. Dès lors qu’Israël se définit ouvertement comme l’État juif, nous devons nous poser la question de savoir ce que signifient au juste les notions de judaïsme, de judéité, de culture et d’idéologie juives. ATZMON analyse ici le discours politico-culturel juif laïc, tant sioniste qu antisioniste. Il étudie notamment l’attitude politique juive en matière d’Histoire et de temps, le rôle joué par l’Holocauste, les idéologies antigoyim, les groupes de pression et le lobbying juifs. La situation mondiale actuelle montre l’urgence d’un changement dans nos attitudes vis-à-vis de la politique, de la politique identitaire et de l’Histoire. Intelligent et profond, ce livre incite autant à la réflexion que le suggère son titre. C’est un travail important, qui présente des conclusions au sujet des juifs, de la judaïté et du judaïsme que d’aucuns trouveront choquantes, mais qui n’en sont pas moins essentielles pour qui veut réellement comprendre la politique identitaire juive et le rôle que les juifs jouent sur la scène mondiale. » – Karl SABBAGH, journaliste et écrivain. « Fascinant et provocateur, (…) ce livre devrait être lu par le plus grand nombre, juifs et non juifs. » – John MEARSHEIMER, professeur de Sciences politiques à l’Université de Chicago, et coauteur avec Stephen WALT du best-seller « Le Lobby pro-israélien et la politique étrangère américaine » « ATZMON a le courage (…) qui fait si cruellement défaut aux intellectuels occidentaux. » – James PETRAS, professeur émérite de sociologie à l’Université de Binghamton (New York)

 

Extraits du livre

 

« Un livre fascinant et provocant sur l’identité juive dans le monde contemporain (…) qui devrait être lu par le plus grand nombre, juifs et non juifs. »

– John MEARSHEIMER,
professeur de Sciences politiques à l’Université de Chicago, coauteur du best-seller
Le Lobby pro-israélien et la politique étrangère américaine.

 

« La plongée qu’effectue Gilad ATZMON dans les profondeurs de l’organisme créé par le mouvement sioniste est explosive ; elle déchire le voile de civilisation qui dissimule le véritable Israël… »

– William A. COOK, dans Counterpunch.

« Intelligent et profond, ce livre incite autant à la réflexion que le suggère son titre. C’est un travail important, qui présente des conclusions au sujet des juifs, de la judéité et du judaïsme que d’aucuns trouveront choquantes, mais qui n’en sont pas moins essentielles pour qui veut réellement comprendre la politique identitaire juive et le rôle que les juifs jouent sur la scène mondiale. »

– Karl SABBAGH, journaliste et écrivain.

« ATZMON a le courage (…) qui fait si cruellement défaut aux intellectuels occidentaux. »

– James PETRAS, professeur émérite de Sociologie
à l’Université de Binghamton (New York).

 

Du tribalisme à l’universel

2015. Co-écrit avec Alimuddin Usmani

PDu tribalisme à luniverseloursuivant sa longue réflexion sur l’identité juive, Gilad Atzmon porte ici son regard acéré sur la politique d’Israël, Tsahal et son « code éthique », le conflit palestinien et la gauche « antisioniste ». Mais aussi, répondant aux questions que lui pose Alimuddin Usmani, journaliste indépendant à Genève, il explore avec lui bien d’autres sujets. Des Femen à Erdoğan, de l’Ukraine à la Syrie, ses réponses se révèlent toujours d’une grande profondeur, convergeant dans une cohérence qui soutient la pensée fortement structurée d’un homme qui n’est pas seulement un intellectuel, mais un artiste, un être d’une grande sensibilité mise au service d’une grande intelligence.
Rien n’est jamais superficiel dans les propos de Gilad Atzmon. Qu’il parle de jazz ou du concours iranien de caricatures de l’Holocauste, de Bernard-Henri Lévy ou de l’industrie nouvelle des ONG soutenues par Soros, il parvient constamment à prendre de la hauteur, décryptant le monde avec une honnêteté qui ne peut éclairer que ceux qui se sont affranchis des réflexes communautaires. Et parce qu’il parle autant avec son cœur qu’avec sa tête, il arrive à nous surprendre, tout en restant toujours en harmonie avec lui-même.

Musicien de jazz né en Israël, Gilad Atzmon a quitté ce qu’il considère être la Palestine pour vivre en accord avec ses positions radicalement antisionistes. Il s’est installé à Londres où il a suivi des études de philosophie. Il donne des concerts avec son orchestre, The Orient House Ensemble, et écrit régulièrement des articles, traduits en plusieurs langues et relayés par de nombreux blogs et sites sur Internet.

 

Alain Soral / Gilad Atzmon
Les Juifs et les autres


Gilad Atzmon, Politique Identitaire Juive (BBC/2013)

« Êtes-vous antisémite? ». C’est avec cette première question, somme toute « banale » pour tous militants antisionistes…, que démarre l’interview de Gilad Atzmon.

Lobbies, tribalisme juif, guerre en Iran

 

L’Ancien Testament et le génocide à Gaza

Un vieil homme au milieu des ruines à Gaza

« Vous pourchasserez vos ennemis, et ils tomberont sous votre glaive, devant vous. Cinq des vôtres en pourchasseront cent des leurs, et cent des vôtres en mettront dix mille en déroute ; vos ennemis tomberont sous votre glaive, à vos pieds » [Lévitique, § 26, versets 7-9].

« Quand le Seigneur votre Dieu vous amènera dans le pays où vous pénétrerez afin d’en prendre possession et qu’il chassera devant vous de nombreuses nations… alors, vous devrez les détruire, jusqu’au dernier. Ne concluez pas de traité avec eux, et n’ayez aucune pitié ! » [Deutéronome 7:1-2].

« … ne laissez en vie rien de ce qui respire. Détruisez-les jusqu’au dernier… comme le Seigneur votre Dieu vous l’a ordonné… » [Deutéronome 20:16].

 A l’heure où la population de Gaza vit dans l’angoisse d’un nouveau massacre (*) nous reproduisons un texte rédigé par Gilad Atzmon durant l’opération militaire israélienne [27 décembre 2008 – 18 janvier 2009] appelée « Plomb durci » qui a tué plusieurs milliers de femmes et enfants et devait la terroriser, la mettre à genoux; en clair, anéantir sa capacité de résistance à l’occupant. SC


Il ne subsiste guère de doute, chez les spécialistes de la Bible, que la Bible hébraïque contient des suggestions antimorales hautement explosives, dont certaines ne sont rien d’autre que des incitations au génocide. Le spécialiste des études bibliques Raymund Schwager a recensé, dans l’Ancien Testament, quelque six-cents passages de violence explicite, et mille versets décrivant les châtiments infligés par Dieu lui-même, ainsi que cent passages dans lesquels Dieu ordonne expressément à des hommes de massacrer d’autres hommes. Apparemment, la violence est l’activité la plus fréquemment citée, dans la Bible juive.

Aussi dévastateur que cela soit, la saturation de la Bible juive par la violence et l’extermination d’autrui est de nature à projeter quelque lumière sur le génocide horrifiant perpétré en ce moment même à Gaza par l’Etat juif. En plein midi, l’armée israélienne recourt aux méthodes les plus meurtrières contre des civils, comme si son objectif principal était de « détruire » les Gazaouis tout en ne faisant preuve d’aucune sorte de pitié que ce soit.

Très paradoxalement, Israël se considère un Etat laïc. Ehud Barak n’est pas vraiment un rabbin certifié, et Tzipi Livni n’a rien d’une épouse de rabbin non plus. Par conséquent, nous sommes fondés à supposer que ce n’est pas le judaïsme en tant que tel qui transforme directement les hommes et femmes politiques, ainsi que les chefs militaires israéliens en criminels de guerre. Ajoutons à cela le fait que les premiers sionistes pensaient que, dans un foyer national, les juifs deviendraient « un peuple comme tous les autres », c’est-à-dire des gens civilisés, et ayant une morale. Précisément, à cet égard, la réalité israélienne est très singulière. Les juifs laïcs hébraïques ont peut-être réussi à laisser tomber leur Dieu, la plupart d’entre eux ne respectant pas les lois juives, ils ont beau être très largement laïcs, cela ne les empêche nullement d’interpréter collectivement leur identité juive sous la forme d’une mission génocidaire. Ils ont déjà à leur actif le fait d’avoir transformé la Bible, de texte spirituel qu’elle était, en registre cadastral imbibé de sang. Ils sont là-bas, en Sion, comprendre en Palestine, afin d’envahir les terres et de les confisquer, ainsi que d’affamer et de détruire la population indigène de ce pays. En conséquence de quoi, il semble bien que les commandants de l’artillerie et les pilotes de l’armée de l’air israélienne qui ont réduit en cendres tout le nord de la bande de Gaza, voici deux jours de cela, ne faisaient que suivre Deutéronome 20:16, puisqu’aussi bien ils « n’ont laissé en vie rien de ce qui respire ». Et pourtant, une question reste pendante : Pourquoi un commandant laïc met-il en application les versets du Deutéronome, ou de tout autre texte biblique, d’ailleurs ?

Certaines voix extrêmement rares et sporadiques, à l’intérieure de la gauche juive, insistent à nous dire que la judaïté n’est pas intrinsèquement meurtrière. J’ai tendance à les croire, et à croire qu’ils considèrent eux-mêmes leurs propos sincères et véridiques. Mais alors, l’on est fondé à s’étonner : qu’est-ce qui fait de l’Etat juif un pays d’une brutalité sans pareille ? La vérité, de fait, est vraiment triste. Aussi loin que porte notre regard, le sionisme est l’unique collectif laïc politique et idéologique juif en circulation, et, manque de pot, il vient de prouver, encore une fois, cette semaine, qu’il est génocidaire jusqu’au trognon.

S’agissant de génocide, la différence entre le judaïsme et le sionisme peut être illustrée comme suit : alors que le contexte judaïque biblique est totalement imprégné de référence génocidaires, généralement au nom de Dieu, dans le contexte sioniste, des juifs massacrent les Palestiniens au nom d’eux-mêmes, c’est-à-dire au nom du « peuple juif » [qui n’existe pas, voir Shlomo Sand, ndt]. Tel est bien le succès suprême de la révolution sioniste. Elle a enseigné aux juifs à croire en eux-mêmes. A croire en l’Etat juif. Le Dieu d’Israël, c’est « L’Israélien ». Par conséquent, l’Israélien tue au nom de « sa sécurité » et/ou au nom de « sa démocratie ». Les Israéliens sèment la destruction au nom de « leur guerre contre la terreur » et au nom de « leur Amérique ». Apparemment, dans l’Etat juif, le sujet hébraïque s’adonne au massacre de masse, dès l’instant où il a trouvé le sobriquet dont il va bien pouvoir l’affubler.

Cela ne nous laisse qu’extrêmement peu d’espace pour les spéculations intellectuelles. L’Etat juif est la menace suprême pour l’humanité et pour notre notion d’humanisme. Le christianisme, l’Islam et l’humanisme sont venus tenter d’amender le fondamentalisme tribal juif et d’y substituer la morale universelle. Les Lumières, le libéralisme et l’émancipation ont permis aux sionsites de se racheter de leurs anciens traits tribaux et suprématistes. Mais, tragiquement, le sionisme a réussi à faire rentrer au bercail de nombreux juifs. Aujourd’hui, Israël et le sionisme représentent la seule expression collective disponible, pour les juifs.

L’impitoyable agression sioniste contre la population civile palestinienne n’a laissé aucune place au doute : Israël est bien le plus grave danger pour la paix mondiale. Clairement, les nations ont fait une erreur tragique, en 1947, en donnant à une identité volatile l’opportunité de se constituer en Etat nation. Toutefois, le devoir des nations, aujourd’hui, est de démanteler pacifiquement cet Etat, avant qu’il ne soit trop tard. Le démanteler, c’est ce que nous devons faire, avant que l’Etat juif et ses lobbies ultra-puissants, dans le monde entier, ne parviennent tous à nous entraîner dans une guerre mondiale au « nom » de telle ou telle idéologie populiste triviale (la démocratie, la guerre au terrorisme, le clash des civilisations, j’en passe et des meilleures).

Nous devons nous réveiller, avant que notre seule et unique planète ne soit transformée en un magma de haine prêt à exploser.

Par Gilad Atzmon | 8 janvier 2009  

Article original : gilad.co.uk Traduction : Marcel Charbonnier. Source : arretsurinfo.ch

(*): http://arretsurinfo.ch/gaza-en-route-vers-un-nouveau-massacre-pire-que-les-precedents/


 

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