Les Dessous d’une (France) Afrique toujours colonisée

vignette-lamer-dessous-des-cartes-afriqueSi certains cercles franchouillards expriment et revendiquent toujours un certain paternalisme bienfaiteur pour la colonisation d’une partie de l’Afrique, beaucoup le dénoncent à juste titre. Loin d’avoir tourné la page, le néocolonialisme la poursuite de la domination coloniale est flagrante. Entre corruption affairiste par la franc-maçonnerie d’une poignée d’hommes corrompus de l’oligarchie noire soumise à la secte, en passant par le Franc CFA, l’ingérence militaire en Afrique -voir, terroriste, par le soutien incroyable de groupes comme Boko Haram- n’a jamais cessée.


En guise d’introduction :

 


L’utilisation des ONGs Occidentales

pour le pillage des ressources de l’Afrique

Un extrait de la présentation TEDX de Mallence Bart Williams, en 2015 à Berlin, à propos du pillage de l’Afrique par l’Occident et de l’utilisation, pour cela, des ONG.

 

La France est le véritable propriétaire
du Gabon et de toute l’Afrique francophone

Par Dieudonné

Connexe #Gabon :

  • Documentaire – « Biens mal acquis profitent toujours, enquête sur un pillage d’États«  « Ils dépensent des dizaines de millions d’euros pour s’offrir des voitures de luxe, des yachts, ou encore des hôtels particuliers en plein cœur de Paris et des villas à Malibu, mais dirigent des Etats dont la population vit dans la misère. Pour William Bourdon, cette situation n’est pas une fatalité. Il y a trois ans, cet avocat militant, soutenu par l’association Transparency International, a ainsi décidé de lancer une plainte contre trois chefs d’Etats africains pour blanchiment d’argent et détournement de fonds. Retour sur les étapes de cette procédure que beaucoup vouaient à l’échec, à travers une enquête auprès des administrateurs suisses, des hommes de l’ombre de la Françafrique, mais aussi des avocats et des responsables politiques français. »
  • Emission télé africaine Kanal7 « Crimes Rituels, Sacrifices Humains Par Les Franc Maçons du Gabon et Ali Bongo« 

 

Genèse du terme françafrique

« France-Afrique » (F. Houphouët-Boigny, 1955, député des colonies) Bonnes relations entre la France  et ses colonies africaines

« Françafrique » (F.X. Verschave, 1997) -Réseaux d’influence française en Afrique -Officieux et officiels, occultes, voire maffieux, instaurés lors des indépendances -Composante des relations diplomatiques franco-africaines  -Réseaux étendus à la francophonie

Forte médiatisation dans les années 1990 (Survie, Agir Ici) Dénonciation de l’aspect pervers des relations franco-africaines Popularisé par l’actualité (affaire Elf, soutiens aux régimes  dictatoriaux, coups d’Etat, procès politiques) Dérivées médiatiques : France-à-fric, mafiafrique Désignent les relations « néocoloniales  » empreintes d’intérêts financiers  pour les dirigeants tant Français qu’Africains

Source : PDF
De la françafrique à la chinafrique Quelle coopération pour le développement de l’Afrique?

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Les 22 présidents africains
assassinés par la France depuis 1963

« En réalité c’est beaucoup plus que ça, car il n’y a pas que les présidents qui ont été assassinés. Ainsi, nous avons ici la réalité de la face des « valeurs occidentales » appliquées à l’Afrique. Rappelons, c’est important, que le niveau de vie des peuples occidentaux doit beaucoup à la rapine et à la vampirisation de l’Afrique : pétrole, gaz, or, diamants, uranium, cacao,… Rappelons également que ces crimes sont de la responsabilité totale de la franc-maçonnerie criminelle qui dirige l’Afrique depuis la colonisation de ses mains ensanglantées. Des dizaines, voire centaines, de livres existent sur ces affaires, rien de secret, rien d’occulte, juste des archives déclassifiées. Du coup, quand on entend Hollande, Valls, ou Marine nous parler de « valeurs occidentales », on se demande bien lesquelles ? »
  • 1963 : SYLVANUS OLYMPIO, PRÉSIDENT DE LA RÉP. DU TOGO
  • 1966 : JOHN-AGUIYI IRONSI, PRÉSIDENT DE LA RÉP. DU NIGERIA
  • 1969 : ABDIRACHID-ALI SHERMAKE, PRÉSIDENT DE LA RÉP. DE SOMALIE
  • 1972 : ABEID-AMANI KARUMÉ, PRÉSIDENT DE LA RÉP. DE ZANZIBAR
  • 1975 : RICHARD RATSIMANDRAVA, PRÉSIDENT DE LA RÉP. DE MADAGASCAR
  • 1975 : FRANÇOIS-NGARTA TOMBALBAYE, PRÉSIDENT DE LA RÉP. DU TCHAD
  • 1976 : MURTALA-RAMAT MOHAMMED, PRÉSIDENT DE LA RÉP. DU NIGERIA
  • 1977 : MARIEN NGOUABI, PRÉSIDENT DE LA RÉP. DU CONGO-BRAZZAVILLE
  • 1977 : TEFERI BANTE, PRÉSIDENT DE LA RÉP. D’ETHIOPIE
  • 1981 : ANOUAR EL-SADATE, PRÉSIDENT DE LA RÉP. D’EGYPTE
  • 1981 : WILLIAM-RICHARD TOLBERT, PRÉSIDENT DE LA RÉP. DE LIBERIA
  • 1987 : THOMAS SANKARA, PRÉSIDENT DE LA RÉP. DE BURKINA-FASO
  • 1989 : AHMED ABDALLAH, PRÉSIDENT DE LA RÉP. DES COMORES
  • 1989 : SAMUEL-KANYON DOE, PRÉSIDENT DE LA RÉP. DE LIBERIA
  • 1992 : MOHAMMED BOUDIAF, PRÉSIDENT DE LA RÉP. D’ALGÉRIE
  • 1993 : MELCHIOR NDADAYÉ, PRÉSIDENT DE LA RÉP. DU BURUNDI
  • 1994 : CYPRIEN NTARYAMIRA, PRÉSIDENT DE LA RÉP. DU BURUNDI
  • 1994 : JUVÉNAL HABYARIMANA, PRÉSIDENT DE LA RÉP. DU RWANDA
  • 1999 : IBRAHIM BARRÉ-MAÏNASSARA, PRÉSIDENT DE LA RÉP. DU NIGER
  • 2001 : LAURENT-DÉSIRÉ KABILA, PRÉSIDENT DE LA RÉP. DU CONGO-KINSHASA
  • 2009 : JOÃO BERNARDO VIEIRA, PRESIDENT DE GUINEE-BISSAU
  • 2011 : MOUAMMAR KHADAFI, PRÉSIDENT DE LA REP DE LIBYE, ASSASSINÉ PAR LE CNT DE LA FRANCE.
(Source et suite du contexte : dakarflash.com)

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La bienveillance de la France envers l’Afrique, suite :


Rockin’ Squat (Assassin)

France à fric au « Grand Journal »

Invité initialement pour interpréter un tout autre titre, Mathias Cassel crée le malaise en chantant « France à Fric » devant son frère Vincent Cassel, invité de Michel Denisot.


Le Franc CFA, la France à fric
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« Le « CFA » est le nom donné à deux monnaies utilisées en Afrique de l’Ouest et en Afrique centrale. Des monnaies arrimées à l’euro par un système de parité garantie par la France.
billets-cfaDepuis 1945, le franc CFA — comprendre Colonies Françaises d’Afrique, son appellation initiale — est l’un des principaux moyens de paiement en Afrique. Mais l’utilisation du franc CFA a un prix : chacun des 15 pays qui a adopté cette devise doit gentiment déposer 50 % — le taux était de 65 % avant 2005 — de ses réserves monétaires sur le compte du Trésor français. Même si le franc CFA a été renommé franc de la Communauté Française d’Afrique en 1958, la France garde la mainmise sur la politique monétaire de la région, faisant subir à ces pays des choix économiques dictés directement par Paris. La France ira même jusqu’à décider unilatéralement de la dévaluation du franc CFA comme ce fut le cas en 1994.


LE FRANC CFA PROFITE AUX INVESTISSEMENTS ET AUX BIEN MAL-ACQUIS

 
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« En 1960, les quatorze colonies françaises d’Afrique noire deviennent indépendantes. Le général de Gaulle confie à Jacques Foccart la mise en place d’un système qu’on appellera la Françafrique et qui vise à garder, par tous les moyens légaux et illégaux, le contrôle de nos anciennes colonies. Cinquante ans plus tard, ce système perdure. » (Voir documentaire(s) « Françafrique » plus bas)

Il y a donc actuellement environ 8 000 milliards de francs CFA stockés au Trésor public, soit plus ou moins 12 milliards d’euros.Le Trésor français consent néanmoins, dans sa grande mansuétude, à faire des avances mais qui en aucun cas ne peuvent dépasser 20 % des recettes budgétaires. Néanmoins, dans un élan de générosité, la France rémunère les banques centrales africaines en intérêts, sans oublier de se servir au passage grâce à des placements privés. Des sommes dégagées au profit de la France qui représentent plusieurs centaines de millions d’euros. Pire, la part d’intérêts versée aux pays inféodés au CFA est comptabilisée dans… l’Aide française au développement ! Dépouillés de la moitié de leurs recettes, les pays africains de la zone franc se retrouvent ainsi dans une situation économique et sociale très difficile, d’autant plus que la France leur impose un contrôle des dépenses publiques pour que l’approvisionnement du compte d’opérations de la France soit garanti.


Hier lié au franc français, le CFA est aujourd’hui directement lié à l’euro, c’est-à-dire que la valeur du franc CFA sur les marchés mondiaux dépend de celle de la santé de l’euro.
Autrement dit, les pays africains de la zone franc n’ont pas le contrôle de leur politique de change et subissent les fluctuations du cours de la monnaie unique européenne. Les recettes de leurs exportations doivent être converties en euros avant de l’être en francs CFA, ce qui signifie que si la conversion entre l’euro et les monnaies étrangères fluctue, les recettes des pays africains de la zone franc subissent les fluctuations de leur monnaie sans pouvoir intervenir. Les principes de convertibilité et de libre circulation des capitaux favorisent également la fuite des capitaux de l’Afrique vers la France. Les entreprises françaises installées dans les pays africains de la zone CFA pouvant rapatrier à leur guise leurs liquidités vers la France sans entrave au profit des élites africaines choisies par la France afin qu’ils puissent s’acheter des biens qui, selon les caprices de la France, seront des investissements ou… des biens mal-acquis.


VOUS AVEZ DIT STABILITÉ ?


Et même si l’Union Européenne a indiqué que « les avantages de l’intégration économique au sein de chacune des deux unions monétaires de la zone franc CFA, et plus encore entre eux, sont restés remarquablement bas », il n’en demeure pas moins que certains trouveront toujours les mots pour argumenter sur les bienfaits d’une telle situation qui n’est en réalité que du « colonialisme économique », entretenu de tous temps par la Françafrique. Et même si l’argument des « bienfaits » du franc CFA tourne souvent autour de sa stabilité par son rattachement à l’euro, effectivement l’Afrique caracole de façon « stable » en tête en matière de malnutrition, d’alphabétisation et de pauvreté en général. Des pays qui manquent d’eau et qui sont pour la plupart à des niveaux d’électrification inférieurs à 50 %. Effectivement, on peut parler de « stabilité » car, depuis l’indépendance, s’il y a une chose qui demeure stable c’est bien le « foutage de gueule » de la France. »

Karim Idrissy
Source : lynxtogo.info

Connexe :

  • Le franc CFA : une monnaie nocive pour les Etats africains. « Soixante-dix ans après sa création, le franc CFA est toujours en vigueur dans les ex-colonies africaines de la France. Cette monnaie est pourtant très critiquée par des économistes africains. Mais les dirigeants des États concernés ne contestent pas ce système anachronique, clé de voûte de la Françafrique, parce qu’ils en profitent et parce qu’ils ont peur de Paris. »
  • « Le franc CFA freine le développement de l’Afrique » « Invité des Rencontres économiques d’Aix-en-Provence du 3 au 5 juillet, l’économiste Kako Nubukpo, ancien ministre togolais de la prospective, juge urgent de revoir la parité fixe entre le franc CFA et l’euro. »

 

Françafrique, l’envers de la dette

Une conférence de François-Xavier Verschave faite à la Faculté St Charles de Marseille, le 28 mars 2002 sur l’invitation de l’association SPID sur les relations françafricaines, intitulée « L’envers de la dette ». François-Xavier Verschave, auteur de nombreux ouvrages, dont : « L’envers de la dette« , aux éditions Agone, ou « La Françafrique, le plus long scandale de la République » (livres présentés plus bas). Il est décédé en 2005 à l’âge de 60 ans.
  • lenvers-de-la-detteL’envers de la dette. : Criminalité politique et économique au Congo-Brazza et en Angola. [PDF] « L’Angola et le congo-Brazzaville sont à la fois endettés jusqu’au cou et immensément riches en matières premières, notamment le pétrole. Les populations qui payent la dette vivent dans la misère, alors que leurs régimes perpétuent la prédation criminelle grâce à l’argent détourné qui passe par des paradis fiscaux. Pour comprendre ce système il faut lire L’envers de la dette. C’est le dernier numéro de la série des «Dossiers noirs» des associations Agir ici et Survie. Elles ont lancé le 14 novembre une campagne du même nom contre les acteurs impliqués , un «groupe criminel organisé» composé d’États congolais et angolais, de TotalfinaElf, de banques françaises et d’intermédiaires lugubres. L’ouvrage est écrit par le président de Survie, François-Xavier Verschave, l’auteur de Noir Silence (éd. Les Arènes, 2000). Il explique les techniques du brassage de l’argent noir, dont le «préfinancement» pétrolier. Remarquable. » [achat]
  • francafrique-le-plus-long-scandale-de-la-republiqueFrançafrique : Le plus long scandale de la République [PDF] Plus d’une vingtaine de réseaux politiques, d’officines mafieuses, de filières occultes, se partagent aujourd’hui le gâteau africain. A peine 2 ou 3 % de l’aide publique française au développement sert à lutter contre la pauvreté. Depuis quarante ans, la politique française en Afrique vise uniquement à exploiter les ressources naturelles et géopolitiques des pays francophones. Les profits sont immenses. C’est pourquoi les armes importent peu : la corruption, le meurtre, la manipulation et la guerre. C’est le plus long scandale de la République. Aujourd’hui, plus aucune digue ne contient la folie de la Françafrique. Notre pays, soi-disant  » patrie des droits de l’homme « , a soutenu, au-delà de toute raison, les inspirateurs et les auteurs du génocide rwandais. L’année dernière, la France appelait à l’aide les miliciens serbes de l’épuration ethnique pour défendre le maréchal Mobutu. Dans les allées du pouvoir, chacun s’est auto-persuadé que « l’Afrique, c’est autre chose », le pré carré de toutes les compromissions et de tous les coups tordus, un espace protégé où l’impunité est assurée aux puissants. Quels que soient leurs actes Pour que chacun sache enfin se repérer dans ce labyrinthe de mensonges, il manquait un livre détaché des jeux d’influence et des informateurs appointés. François-Xavier Verschave l’a écrit, au nom d’une certaine idée de la démocratie et de l’Afrique. Les Français ont le droit de savoir ce que la République commet en leur nom. [achat]
  • de-la-francafrique-a-la-mafiafriqueDe la Françafrique à la Mafiafrique [PDF] La politique franco-africaine, autrement appelée Françafrique, est extrêmement nocive. Après la proclamation de l’indépendance des anciennes colonies françaises d’Afrique, des réseaux politiciens ont assuré la continuité du pillage du continent noir au profit notamment des hommes de pouvoir en France en plaçant des dictateurs corrompus à la tête des États nouvellement indépendants. Ce texte, retranscription d’une conférence donnée fin 2003, nous propose de survoler les rouages de la Françafrique et ses dérives mafieuses et nous propose quelques pistes pour de nouveaux rapports avec les peuples du tiers monde en approfondissant la démocratie à l’échelle planétaire. Editeur : Tribord (10 janvier 2005), 70p
  • noir-silence-francafriqueNoir silence: Qui arrêtera la Françafrique? [PDF] En 1994, et en moins de trois mois, 800 000 Tutsis sont massacrés au Rwanda sous les yeux impassibles de la France. Dans le même temps, de véritables armées privées sont recrutées et entraînées dans l’hexagone par le biais d’organismes tels que le DPS « Département protection sécurité » du Front national. Ainsi, alors que l’on croyait en avoir fini avec le paternalisme français et ses rapports incestueux avec un certain nombre d’autocrates africains, François-Xavier Verschave nous démontre ici que les années quatre-vingt-dix demeurèrent celles d’une collusion entre intérêts français et pratiques illégales sur le continent voisin. Jacques Chirac ne confiait-il pas lui-même, hors micro, en 1999 : « Il faut bien que les dictateurs gagnent les élections » ?De l’indéfectible soutien de la France à Mobutu aux manœuvres visant à faire main basse sur les ressources naturelles de l’Angola, du Togo ou du Tchad, nombre de questions africaines restent téléguidées depuis les plus hautes sphères de l’État français. Où l’on découvre, entre deux commentaires à la précision chirurgicale, que Charles Pasqua continue, aujourd’hui encore, de conduire sa propre politique africaine et arabe. C’est cette situation que F.-X. Verschave et son association humanitaire « Survie » stigmatisent dans cet ouvrage comme dans le précédent Françafrique : en œuvrant depuis longtemps à la transparence des relations unissant l’ancienne puissance coloniale à son « pré-carré », l’auteur se bat pour que la démocratie africaine ne soit pas une démocratie volée. –J-S FélixRevue de presse : Deux livres document vont faire date : le premier Bokassa 1er, un empereur français, est la première véritable biographie du dictateur centrafricain, mort en 1996. Le second, Noir Silence, donne à voir et à comprendre une Afrique d’aujourd’hui dans ses improbables relations avec la France. Les deux ouvrages apportent un éclairage cru sur ce qu’est, encore aujourd’hui, le délétère système appelé Françafrique.
    Noir Silence fait suite à La Françafrique, le plus long scandale de la République, publié en 1998 aux éditions Stock. Alors que ce dernier dénonçait quarante ans de dérives de politique africaine menée par la France, Noir Silence démontre que les pratiques  » françafricaines  » continuent au jour d’aujourd’hui d’agresser les peuples du continent. Comment son  » oppression  » se renouvelle-t-elle ?  » Les réseaux et lobbies mutent, comme les virus grippaux. Elf (…) va se cacher sous l’écran Total. Bolloré prend partiellement le relais. Les réseaux se recomposent. On assiste à l’essor de vrais-faux mercenaires. « Ce réquisitoire de six cents pages pour briser le silence qui recouvre la mafia tentaculaire décrite par François-Xavier Verschave résonne comme un pavé jeté dans la mare des plus hauts dirigeants français. Six cents pages de dates et de noms, soit un travail documentaire d’une redoutable minutie -et presque entièrement bénévole ! – passe au scalpel les miasmes d’un système où l’illégalité et la corruption sont érigées en dogme. Tout y est consigné : témoignages de rescapés, de réfugiés, déclarations des chefs d’Etat, rapports accablants de fédérations des droits de l’homme…Noir Silence ressemble à un atlas géopolitique des conflits africains et des démocraties déguisées, avec pour toile de fond la France : des élections truquées sous la bénédiction de l’Elysée à Libreville ou à Djibouti, les massacres organisés du Congo Brazzaville, la dictature en Guinée-Bissau entretenue par les diplomates, militaires et barbouzes français, les ingérences qui ont fait les drames du Sierra Léone, de l’Angola… La dernière étape du livre laisse la place aux  » figures de la résistance africaine  » propres à enrayer la Françafrique, à créer un espace de  » vraie civilisation  » et de  » bien commun « .En guise de conclusion, l’auteur se met à rêver qu’un jour ait lieu le réveil des populations en France et en Afrique, que celles-ci cessent de légitimer des pouvoirs en place – et au premier chef desquels le président de la République Jacques Chirac– toujours plus pressés de faire passer les intérêts de la France avant ceux des citoyens.


Thomas Sankara
Victime De La Françafrique

« Thomas Sankara a légué aux générations futures la verve et l’énergie de l’espoir, l’emblème de la probité et la conscience historique de l’inaliénabilité de la lutte contre toutes oppressions »

sankaraL’ancien président du Burkina Faso était un grand homme, résistant à l’Empire, aux banquiers internationaux. Il a milité pour redonner aux africains leur indépendance. Assassiné comme Kadhafi pour avoir trop défié l’impérialisme, tant militaire que financier.

Thomas Sankara sur la dette

Discours au sommet d’Addis Abéba le 29 juillet 1987 (vingt-cinquième conférence au sommet des pays membres de l’OUA)

«La dette ne peut pas être remboursée parce que si nous ne payons pas, nos bailleurs de fonds ne mourront pas. Soyons-en sûrs. Par contre, si nous payons, c’est nous qui allons mourir. Soyons en sûrs également.»

« Thomas Sankara (1949-1987), L’image de l’Afrique qui devrait être. Tué par Blaise Comparoe.. Dans une tragédie les rôles sont parfois mal distribués. Pendant que le héros est enterré comme un chien, ses bourreaux prétendent à sa couronne en se faisant passer pour les colombes qu’ils ne seront jamais. Que ces traitres sachent qu’ils répondront tôt tard de leurs actes car nul n’échappe à la force du temps. »


 

AFRIQUE &
FRANC-MACONNERIE

Sur le sujet de la franc-maçonnerie africaine,
consulter aussi notre base de données « FM Exposée »


Afrique : les connexions maçonniques

Un État dans l’État


DOSSIER :
LES PRÉSIDENTS AFRICAINS FRANCS-MAÇONS 

Source : blogs.mediapart.fr

francmaconnerie-mag-fm-afriqueSi les « Frères de Lumière » hantent les palais présidentiels du continent, ils ont davantage perpétué les travers de la Françafrique que diffusé l’idéal humaniste maçonnique.

La scène a près de huit ans d’âge mais n’a pas pris une ride. Le 22 octobre 2000, à la nuit tombée, le criminologue Alain Bauer, alors grand maître du Grand Orient de France (GODF), reçoit cet appel insolite d’un conseiller élyséen : « Un colonel de la gendarmerie mobile de Côte d’Ivoire veut vous parler de toute urgence. » Soit. Bientôt, un dialogue ubuesque s’engage entre le pandore africain et le dignitaire franc-maçon replet au crâne poli, amateur de havanes et de mots d’esprit. « J’ai pour instruction de marcher sur le siège du FPI à la tête d’une colonne blindée, confie le gradé, faisant ainsi allusion au Front populaire ivoirien de Laurent Gbagbo, vainqueur annoncé d’un scrutin présidentiel orageux. Or cet ordre est contraire à mes convictions maçonniques. J’ai besoin de tes conseils. » « Les valeurs démocratiques valent plus qu’une injonction illégale », tranche Bauer. « En tant que militaire, je suis soumis au devoir d’obéissance », riposte le gendarme. « Si tu ne suis pas ta conscience, assène le grand maître, on te radie de l’obédience. » Le lendemain, l’ex-patron du GO découvre, en parcourant le quotidien Libération, qu’un convoi lancé sur le QG abidjanais de Gbagbo a mystérieusement changé de cap. « Pour une fois, ironise-t-il, j’ai eu l’impression de servir à quelque chose. Quelle puissance ! »

Trombinoscope

Tous les chefs d’État africains francs-maçons gravitent dans l’orbite de la Grande Loge nationale française (GLNF).

Les frères au grand jour

  • Omar Bongo Ondimba (Gabon).(Note du GOAO, remplacé après sa mort par son fils Ali Bongo)
  • Denis Sassou Nguesso (Congo-Brazzaville).
  • Idriss Déby Itno (Tchad).
  • François Bozizé (République centrafricaine). A noter que celui-ci, par ailleurs révérend supérieur d’une Église du christianisme céleste-Nouvelle Jérusalem, a sollicité à l’automne 2007 la bénédiction du pape Benoît XVI.

Les frères de l’ombre : Ceux-là s’abstiennent de confirmer, voire démentent. Il arrive que les sources initiées consultées par L’Express se contredisent…

  • Abdoulaye Wade (Sénégal). A, semble-t-il, pris ses distances avec sa loge. D’autant qu’il doit tenir compte de l’hostilité de l’islam confrérique envers la franc-maçonnerie.
  • Blaise Compaoré (Burkina Faso). Parrainé par son ministre des Affaires étrangères, Djibril Bassolé.
  • Amadou Toumani Touré (Mali).
  • Mamadou Tandja (Niger).
  • Thomas Yayi Boni (Bénin).
  • Paul Biya (Cameroun). Aurait été initié avant de se rapprocher de la mouvance rosicrucienne.

Les demi-frères : Ils ont été approchés et envisagent de rallier la « tribu ».

  • Faure Gnassingbé (Togo).
  • Joseph Kabila (République démocratique du Congo).
Réseau des réseaux, la maçonnerie n’en finit plus de fasciner, au risque du fantasme. En Afrique plus qu’ailleurs, la saga des « frères trois points » s’est trouvé un terreau fertile, tant ses codes et ses usages y font écho à la magie des rites initiatiques ou du bois sacré et à la force ancestrale du clan. Le désir d’accéder à ce sanctuaire laïc de l’élite blanche, puis le souci d’instaurer avec l’ex-métropole coloniale des canaux inconnus des profanes, discrets vecteurs d’influences, ont fait le reste. Au-delà des fables, un fait : sur le continent, une douzaine de chefs d’État de l’espace francophone ont « reçu la lumière ». Seul le Gabonais Omar Bongo Ondimba, initié jadis par un certain Naudy, inspecteur général des PTT, athée et socialiste, revendique cette allégeance. Maître du Congo Brazzaville, son cadet et néanmoins beau-père, Denis Sassou-Nguesso, alias DSN, longtemps énigmatique, sinon méfiant, se fait prosélyte. Au point d’avoir orchestré la « conversion » du putschiste centrafricain François Bozizé et du Tchadien Idriss Déby, initié en 1996 en même temps que ses cousins zaghawa Tom et Timan Erdimi, devenus depuis lors les cerveaux d’une rébellion aux aguets en lisière du Darfour soudanais… Les soutiens fraternels n’ont pas manqué à Jean Ping, gabonais lui aussi, lorsqu’il brigua la présidence de la Commission de l’Union africaine. Pour le reste, on navigue entre rumeurs, demi aveux et démentis ambigus.

Mesurée à l’aune des guerres et guérillas qui endeuillent l’Afrique, l’autorité de la maçonnerie a du plomb dans l’aile. Car l’histoire des médiations entreprises çà et là au nom des « enfants de la Veuve » ressemble à s’y méprendre à la chronique d’un long échec. Certes, les « frangins » peuvent à bon droit se prévaloir de leur activisme louable dans les coulisses du centre Kléber, théâtre en janvier 2003 d’un rabibochage inter ivoirien aussi théâtral que fictif. Lors de la révolte civile qui ébranla 1991 l’assise du Malgache Didier Ratsiraka, il se peut que la sage neutralité des frères engagés de part et d’autre ait concouru, aussi, dans l’ombre des influentes Églises malgaches, à conjurer le spectre du bain de sang. Tout comme elle entravera, une décennie plus tard, l’insurrection de Toamasina (l’ex-Tamatave), bastion d’un Ratsiraka qui récuse la victoire de son rival Marc Ravalomanana. De même, en rédigeant ès qualités un document solennel, la Fraternelle béninoise a sans doute amplifié en 1989 la portée de la Conférence nationale, vaste déballage un rien pagailleux dont l’ex-Dahomey fut le pionnier. Reste que la traçabilité des succès revendiqués paraît pour le moins aléatoire. Allez prouver que l’on doit à l’aura de tel vénérable l’alternance apaisée du Sénégal en 2000, ou, deux ans plus tard, la retenue du général ivoirien Robert Gueï, tenté d’arracher par les armes un mandat présidentiel que lui refusent les urnes… « Oui, nous avons évité des conflits armés ! » tonne l’avocat François Stifani, grand maître de la Grande Loge nationale française (GLNF). Où et quand ? Mystère.


Un legs colonial


Dédiée à « Saint-Jacques des Vrais Amis rassemblés », la première loge en terre africaine a vu le jour en 1781 à Saint-Louis du Sénégal. Il s’agira longtemps d’une maçonnerie coloniale, réunissant sous le maillet militaires, commerçants et fonctionnaires. Plusieurs maçons fameux ont plaidé en faveur de l’abolition de l’esclavage, notamment l’abbé Grégoire sous la Révolution puis Victor Schœlcher. D’autres ont œuvré à l’expansion de l’empire français, tels Pierre Savorgnan de Brazza et Jules Ferry, désireux d’« apporter les Lumières aux races inférieures ». L’émir algérien Abd el-Kader a rallié le Grand Orient en 1864. Longtemps laissés à la porte du Temple, les frères noirs y trouvent peu à peu leur place au xxe siècle. Citons le Sénégalais Blaise Diagne, nommé commissaire de la République en 1918 par Clemenceau, puis sous-secrétaire d’État aux Colonies sous Paul Doumer, ou le Guyanais Félix Eboué, qui, gouverneur du Tchad en 1940, rallie l’Afrique centrale à la France libre. A l’heure des indépendances, les loges africaines s’émancipent, créant des obédiences nationales, souvent nées de la fusion entre les filiales locales du GO et de la GLNF.

Les revers, eux, sont dénués d’ambiguïtés. En 1993, la tentative de réconciliation menée au siège du GO entre le satrape togolais Gnassingbé Eyadema et ses opposants n’aboutit à rien. Quand, en 2003, Alain Bauer réunit les émissaires des crocodiles du marigot ivoirien, c’est pour entendre un maçon pro Gbagbo lâcher sans ciller que « les Burkinabés – entendez les musulmans dioula du nord du pays – ne sont pas des êtres humains ». Mais aucun épisode ne reflète mieux l’impuissance des « triponctués » que le fiasco congolais. Conflit ô combien fratricide : il met aux prises dès 1993 le président sortant Pascal Lissouba, adepte du Grand Orient initié l’année précédente à Besançon, au lendemain de sa prestation de serment, et le général Denis Sassou-Nguesso, illuminé quant à lui à Dakar sous le label GLNF. Pour l’anecdote, Sassou avait vainement tenté d’attirer son futur ennemi juré dans l’orbite de sa propre obédience… Missions multiples, appels pressants, palabres « sous le maillet » : rien n’y fit. Pas même l’entregent du roué Bongo. « La raison avait quitté la Cité, soupire Joseph Badila, ancien très puissant souverain grand commandeur du Grand Orient et des loges associées du Congo (1). L’appétit de pouvoir prévaut souvent sur nos idéaux. C’est ainsi : les maçons sont partout, la maçonnerie nulle part. » Conseiller pour l’Afrique de François Mitterrand entre 1981 et 1986, le frère Guy Penne connaît la complainte. « Je me souviens avoir organisé des agapes – banquet rituel – à la mairie de Pointe-Noire. Six convives, venus de tous les camps. Ce fut très fraternel. Un mois après, ils se foutaient sur la gueule. »


Déchirements internes et guéguerres de succession


En août 1999, même topo. Réunis au siège du GO, rue Cadet (Paris IXe), les envoyés des trois belligérants – Sassou, Lissouba et Bernard Kolélas – doivent finaliser un « pré-accord ». Las ! On attendra en vain la délégation du premier nommé. C’est dire combien la sévère mise en demeure adressée quelques mois plus tôt aux frères dévoyés par Philippe Guglielmi, alors à la tête du Grand Orient, avait fait long feu. Le prédécesseur d’Alain Bauer peut au moins se targuer d’une intercession utile : en joignant in extremis DSN en brousse, il sauva sans doute la vie à six civils, dont trois francs-maçons, que les miliciens Cobra du futur vainqueur brûlaient de liquider.

Si le tablier, l’équerre et le compas garnissent la panoplie de tant de puissants, ils ont longtemps suscité la méfiance, voire l’hostilité des potentats du continent, hantés par la terreur du complot. Pour preuve, cet échange, en 1981, entre Guy Penne et le Béninois Mathieu Kérékou, marxiste repenti sur le tard. En visite à Cotonou, l’africain de l’Élysée prévient son hôte de son intention de rendre visite dans l’après-midi à ses frères locaux.

« Comment ? Vous êtes franc-maçon ? tonne Kérékou. Et Mitterrand le sait ? – Bien sûr. – L’est-il lui-même ? – Non. – Et il vous laisse faire… Au fait, pourquoi m’en parler ? – Mes amis hésitent à se réunir sans votre aval. Or leurs requêtes écrites restent sans réponse. – Mais qui vous dit qu’ils ne conspirent pas contre moi ? » Plus tard, le même Penne s’emploiera à désamorcer les soupçons de Laurent Gbagbo, dont l’oncle, Laurent Ottro, patron de la Société ivoirienne de raffinage, est pourtant un frère fameux. Il faut dire que la Côte d’Ivoire fut, sous le règne du très catholique Félix Houphouët-Boigny, le théâtre d’authentiques persécutions. En 1963, invoquant une cabale imaginaire, le patriarche de Yamoussoukro embastille plusieurs ministres et députés. Ernest Boka périra en détention. Quant aux rescapés, ils seront réhabilités, après qu’Houphouët, fourvoyé à l’en croire par le chef de sa police, eut fait amende honorable. Et c’est sur les instances de Pierre Biarnès, alors correspondant du Monde en Afrique de l’Ouest et mandaté par le Grand Orient, qu’il autorise les frangins du cru à « rallumer les feux ». Le Zaïrois Mobutu, lui, lève en 1972 à la demande du GO de Belgique l’interdit décrété sept ans plus tôt. Quant au Malgache Ratsiraka, il affiche envers les « trois-points » une défiance inaltérable. « Normal, grince Guy Penne. Un despote marxisant marié à une grenouille de bénitier : voilà bien le cocktail antimaçonnique parfait. » Au jeu des anathèmes, les sectes évangéliques supplantent désormais l’Église de Rome. « Il a fallu les calmer, ces pasteurs, admet un proche de Sassou. Des frères hauts placés au sein des services de sécurité s’en sont occupés. » Nulle part pourtant la chasse aux maçons ne fut plus barbare qu’au Liberia anglophone, paradis des loges jusqu’au coup d’État du sergent Samuel Doe (1980). Sur fond de massacres, le mutin ordonnera le saccage du temple le plus fameux de Monrovia. S’il n’y a pas mort d’homme, la violence des querelles au sein même de la nébuleuse des Lumières laisse pantois. Il y a bien sûr la rivalité entre le GODF, réputé de gauche et très attaché à la laïcité, et la GLNF, qui attend de ses ouailles la foi en un Grand Architecte d’essence divine ; classée à droite, celle-ci doit à sa stratégie d’entrisme par le haut – priorité à la cooptation des chefs d’État – de tailler depuis vingt ans des croupières au Grand Orient, pionnier de l’enracinement maçon en terre d’Afrique. Témoin, le 90e anniversaire de la Grande Loge nationale française, fêté avec faste en décembre 2003 dans un palace cannois : un écran géant déployé dans le lobby du Grand Hôtel diffuse alors en boucle l’arrivée à l’aéroport de Nice d’une demi-douzaine de présidents africains, Bongo et Sassou en tête, escortés par le grand maître Jean-Charles Foellner. Mais il y a surtout les déchirements internes et les guéguerres de succession


Un rire franc et maçon


Autrefois patron de la cellule africaine de l’Élysée, le truculent Guy Penne, lui-même haut gradé du Grand Orient, se plaît à raconter cette anecdote : « Un jour que nous discutons à trois – Omar Bongo, François Mitterrand et moi – le président se met à me charrier en ces termes : “Ah ! mais c’est vrai que, tous les deux, vous êtes… Comment dit-on chez vous, déjà ? Des cousins ? Non, des frères, c’est cela.” Bref, il faisait son numéro et, pour tout dire, se fendait la pêche. » Enclin à ironiser sur les « frérots la grattouille », référence à la poignée de main codée des trois points, l’homme de Latché appréciait en connaisseur la blague favorite de son ami Penne. Laquelle met en scène un initié cuisant à petit feu dans une marmite, au centre d’un village africain. En désespoir de cause, le captif adresse au sorcier local le signe de détresse des maçons. « Tu es un frère ? », s’enquiert le marabout. « J’en suis. – De quelle obédience ? – C’est tellement important ? – Oui, j’aime préciser sur le menu. »

« Pourquoi pas une ligne Subvention Foellner au Budget ? »

Le profane ne saurait soupçonner la virulence des imprécations, parfois fondées d’ailleurs, qui circulent par courrier ou sur le Web. Affairisme, détournements de fonds, cavalerie financière, mœurs, alcoolisme : tout est bon pour détrôner l’adversaire. En 2004, un document suffit à ébranler les colonnes du temple GLNF. Il s’agit de la photocopie d’une lettre à en-tête du ministère des Affaires étrangères, de la Coopération et de la Francophonie du Congo Brazzaville, datée du 18 novembre 2002 et signée par Rodolphe Adada, titulaire du portefeuille à l’époque. La missive prie le trésorier-payeur général de remettre, « sur instructions du président de la République », la somme de 250 millions de francs CFA – soit plus de 380 000 euros – au grand maître Foellner. « Montage ! Faux grossier ! s’insurge Adada, prompt à pointer les incohérences de la lettre. Si le chef de l’État voulait faire don d’une telle somme, croyez-vous vraiment qu’il agirait ainsi ? Pourquoi pas inscrire carrément une ligne Subvention Foellner au Budget ? » « Ce poulet est douteux, nuance un Congolais initié à plus d’un titre, mais la pratique est courante. Dans le genre, croyez-moi, on a vu pire. » Jamais Alain Bauer n’oubliera ce tête-à-tête avec Omar Bongo, au Palais du bord de mer, à Libreville, ni les trois mallettes pleines de cash, posées sur l’estrade où trône le bureau du chef. « Il prétendait épauler ainsi la fraternité, se souvient le criminologue. Un vrai choc culturel… »


« Un univers pourri jusqu’à la moelle »


Un autre travers fausse l’équerre : l’initiation à marche forcée de despotes élus ou pas, hermétiques aux idéaux humanistes de la maçonnerie et propulsés au sommet de la hiérarchie, sinon à la tête d’une obédience taillée sur mesure. « Brûler ainsi les étapes, c’est idiot », grommelle Guy Penne. Tel fut le cas du défunt Robert Gueï, initié en présence d’une brochette d’anciens officiers français et catapulté en un clin d’œil au 33e degré, dignité suprême. Soulève-t-on ce dévoiement et l’ascension météorique de Sassou devant François Stifani (GLNF) ? La riposte cingle : « Je ne peux pas vous laisser dire ça. Le président Sassou-Nguesso tient son maillet de manière impeccable. Chez lui, l’observance des rites est exemplaire. Moi, à la différence de mes amis du GO, je ne fais pas de politique. » L’ennui, c’est que DSN, lui, ne fait que cela. « Il veut verrouiller un consensus maçon en sa faveur d’ici à l’échéance présidentielle de 2009, avance un dignitaire congolais. Son gouvernement compte une vingtaine de frères, mais où sont les écoles, les dispensaires, les routes, les emplois, les retraites, la justice, la solidarité, le partage. Où ? Que devient le pactole que nous vaut la flambée du cours du pétrole ? » « Cessons donc d’infliger des leçons à l’Afrique, réplique Stifani l’Antibois. Pourquoi la France jetterait-elle l’anathème sur ses leaders au moment où l’Amérique et la Chine les courtisent ? » Antibois, certes. Anti-langue de bois, voire…

Au Gabon, au Congo-Brazza ou au Cameroun, décrocher un maroquin demeure, pour le non-initié, un authentique exploit. Reste que l’allégeance maçonne ne suffit pas toujours. En décembre 2004, le frère centrafricain Charles Massi, candidat à la magistrature suprême, sollicite les conseils de Bongo. A l’en croire, celui-ci lui suggère de négocier avec son futur vainqueur François Bozizé un accord de désistement mutuel « sous le couvert de la Veuve ». Trois ans plus tard, le même Massi, nommé entre-temps à l’Agriculture, fera les frais d’un remaniement, tout comme Enoch Lakoué-Derant, protégé de Sassou et prétendant malheureux à la primature (2).

Maçonnerie d’affaires, maçonnerie du ventre : maintes histoires de corruption plombent, en Afrique comme ailleurs, le prestige des loges. « Ma première impression ? Un univers pourri jusqu’à la moelle », assène Alain Bauer. « Dans le business, concède un proche de Sassou-Nguesso, le risque de trafic d’influence n’est jamais loin. A offres égales, je choisis le frère. Mais je vois mal un décideur écarter le mieux-disant profane au profit d’un initié. » En revanche, la fraternelle postcoloniale n’a rien d’un mythe. « Les passerelles fonctionnent, souligne Joseph Badila. Pour le pire, dès lors qu’elles perpétuent les travers de la Françafrique. Et pour le meilleur, parfois. Quand on peinait à instaurer à Brazza le guichet unique pour les entreprises, j’ai appelé un frère, expert en la matière au cabinet d’Alain Madelin, alors ministre de l’Économie. Sa venue nous a été utile. »

L’hôtel de Montesquiou, siège du ministère de la Coopération, a vu passer sous ses lambris plus d’un frangin. Avec un bonheur inégal : paravent d’un pillage des fonds publics, le Carrefour du développement torpilla en 1984 la carrière du socialiste Christian Nucci et de son chef de cabinet Yves Chalier, son parrain en maçonnerie, tendance Grand Orient. Plus tard vint l’Aveyronnais Jacques Godfrain, jadis élu… de Saint-Affrique. Comment le sait-on ? Grâce à la convocation à un atelier de son obédience que ce disciple de Jacques Foccart avait laissé traîner sur une photocopieuse. Machiavel africain de la France gaulliste, Foccart avait pris soin d’affranchir Guy Penne, fraîchement installé au 2, rue de L’Élysée. « Vous vous débrouillez pas mal, lui dit-il alors. Les premiers échos sont bons. Au fait, vous savez ce qui vous vaut d’être là ? Votre profil franc-mac’. » Un pedigree qui ne sauvera pas l’ancien patron du Quai d’Orsay, Roland Dumas, suspendu du GO par Alain Bauer sur fond d’affaire Elf. Question à 1 million de CFA : Omar Bongo aurait-il exigé – et obtenu- la tête de Jean-Marie Bockel si ce dernier avait été maçon ? Question à 2 millions de CFA : Bockel aurait-il dans ce cas prétendu « signer l’acte de décès de la Françafrique » ?

Qui l’eût cru ? Les initiés sont légions au sein de la tribu des « sorciers blancs », ces conseillers en communication familiers des palais africains. Témoin, Patricia Balme. A l’en croire, la fondatrice de PB Com International n’a jamais évoqué son engagement maçonnique avec ses clients, tels le président camerounais Paul Biya, le chef d’État centrafricain François Bozizé, l’opposant ivoirien Alassane Ouattara ou l’ex-ministre français Renaud Dutreil. Étrange coïncidence : tous, à l’exception de Biya, affilié à la mouvance Rose-Croix, sont des « triponctués ».


Quelques cadavres et de troublantes énigmes


Les placards de la maçonnerie franco-africaine recèlent encore quelques cadavres et plus d’une troublante énigme. A commencer par la mort, en février 1987 (le 5 février…Sassou arrive au pouvoir, de Michel Baroin, ancien grand maître du GO et alors patron de la Garantie mutuelle des fonctionnaires (GMF), tué avec six frères, tous hommes d’affaires, lors du crash de son jet privé sur les flancs du mont Cameroun (Baroin venait du Congo, après une visite chez Nguesso). Un autre épisode, plus ancien, mérite qu’on s’y arrête : l’assassinat, le 26 août 1973, du communiste tchadien Outel Bono, trois jours avant le lancement programmé d’un nouveau parti d’opposition. Selon les proches de cet ancien médecin-chef de l’hôpital de Fort-Lamy – aujourd’hui N’Djamena – son sort aurait été en partie scellé lors d’échanges entre le gouverneur de la Banque de développement du Tchad et un ex-colonel des services français, nommé Henri Bayonne, tous deux membres de la même loge parisienne de la GLNF. Pure coïncidence, sans doute.
  1. Joseph Badila est l’auteur de La FRANC-MAÇONNERIE en Afrique noire (Detrad, 2004).
  2. La Lettre du continent, bimestriel confidentiel très au fait des arcanes maçonnes.

 



Boko Haram

« le bras armé de l’Occident pour détruire le Nigéria
et chasser la Chine du Golfe de Guinée »

boko-haram

[Une revue de presse utile]

Le président du Soudan, Omar el-Béchir a déclaré dans une interview exclusive accordée à Euronews que la CIA américaine et le Mossad israélien sont derrière le groupe Boko Haram et l’Etat Islamique. Il a parlé notamment de la vidéo censée montrer l’exécution de 21 citoyens égyptiens en Libye. « J’ai dit que la CIA et le Mossad devaient se tenir derrière ces organisations. Il n’y a aucun musulman qui peut perpétrer de tels actes. »

Kemi Seba: La face cachée de l’Affaire Boko Haram

(plus sur Kemi Seba -vidéos & littérature- plus bas)

 

Aux origines de la secte Boko Haram,
financements manipulations et objectifs

Selon la Coalition GreenWhite, la campagne actuelle Boko Haram est une opération secrète organisée par la Central Intelligence Agency américaine, la CIA et coordonnée par l’ambassade étatsunienne au Nigeria.

« Les Etats-Unis, qui s’abstiennent de vendre des armements au Nigeria, aident et encouragent, en effet, Boko Haram dans ses actes terroristes »

Président Buhari du Nigeria

Selon le ministre tchadien de la communication Hassan Sylla Ben Bakari, «40 % d’armes saisies par l’armée tchadienne sont de fabrication française». « Nous n’avons pas désigné un pays comme étant le fournisseur des armes à Boko Haram. Nous avons juste montré image à l’appui, les armes et les minutions saisies chez les combattants de Boko Haram. Mon pays continuera de montrer ces images afin que ceux qui fabriquent ces armes, sachent qu’elles ne se retrouvent pas là où elles doivent l’être ». « Les pays africains ne fabriquent pas d’armes mais les achètent auprès des pays comme la France, la Russie, les Etats-Unis » a conclu Hassan Sylla Ben Bakari

« Boko Haram est soutenu, Boko Haram est financé, Boko Haram a reçu du matériel, y compris du matériel blindé sur le terrain. De qui ? Je ne le sais pas. Comment pouvez-vous imaginer qu’une organisation terroriste arrive à conquérir aujourd’hui un tiers d’un grand pays comme le Nigeria avec une armée organisée, avec des blindés, avec des modes d’action qui ressemblent à ceux d’une armée régulière ? On ne fabrique pas de blindés au Nigeria, on ne fabrique pas d’armes. Donc, tout ça n’est pas tombé du ciel. Boko Haram ne fabrique pas des TNT, Boko Haram ne fabrique pas des armes, Boko Haram ne fabrique pas des blindés. Nous savons d’où viennent ces armes, nous savons d’où viennent ces matériels. Nous savons qui forme les kamikazes. A partir de cet instant, nous sommes en mesure de dire que nous avons tous les éléments qui nous permettent de mettre à l’abri, de sécuriser nos populations de la sous-région. »

IDRISS DEBY

Sources : RFI (Radio France International), Afrique Media, RTS (Radio Television Senegalaise), TellMeMoreTv »


« Boko Haram : le bras armé de l’Occident

pour détruire le Nigéria et chasser la Chine du Golfe de Guinée »
Les amis du Nigéria ne sont pas ceux qui, par une communication surfaite, proposent leur « aide » pour lutter contre la secte islamiste. Il s’agit plutôt d’embrasser l’ennemi nigérian pour mieux l’étouffer ! Premier pays producteur de pétrole en Afrique et sixième mondial avec 2,5 millions de barils par jour, le Nigéria a commis le « crime » de céder des puits de pétrole à la Chine. Une concurrence jugée insupportable pour les USA, la France et l’Angleterre qui pompent le pétrole nigérian sans inquiétudes depuis 50 ans. De leur côté, les pétromonarchies arabes s’inquiètent d’un Nigéria trop puissant qui pourra ne plus se soumettre au diktat de l’Arabie Saoudite et du Qatar sur le marché du pétrole et du gaz. A l’image de l’Iran (2ème) et du Venezuela (5ème producteur de pétrole mondial) qui gèrent leur pétrole en toute souveraineté. Boko Haram est le cheval de Troie qu’utilisent les puissances impérialistes pour contrer la Chine et détruire la première puissance économique africaine qu’est devenu le Nigéria en le divisant en deux états comme au Soudan.


Quelques questions pour briser le tabou

Première puissance économique africaine depuis le premier trimestre 2014, premier pays producteur de pétrole en Afrique, le Nigéria qui conserve par ailleurs sa confortable position de première puissance démographique (180 millions d’habitants) du continent retient de plus en plus l’attention des médias. Seulement, dans les chaînes de télévision ou les colonnes des journaux, cette triple puissance qu’est le Nigeria est désormais réduite à un nom devenu son synonyme : Boko Haram. Présenté par les« grands »medias « presstitués » comme un groupe de « fous de Dieu », Boko Haram n’aurait pas d’autres visées que de créer un Califat dans une partie du Nigéria, à défaut de soumettre tout le pays à la loi islamiste, la Charia. Aucun lien avec les puissances impérialo-capitalistes engagées dans une lutte à mort pour conserver l’hégémonie mondiale face à la Chine. Et grâce à la grande communication faite autour de l’ « enlèvement » le 14 avril 2014 de plus de 200 jeunes filles (le nombre varie en fonction des sources) dans la localité de Chibok, la secte islamiste a acquis une renommée planétaire. Ses actions sont relayées autant que celles des autorités nigérianes sont censurées. Comme pour prouver aux yeux du monde que le président nigérian, Jonathan Goodluck n’a paradoxalement aucune chance !

Mais est-ce une surprise si ces médias « oublient » systématiquement de vous dire à qui profitent en dernier ressort les crimes commis par la secte Boko Haram ? Pourquoi notre grande presse garde-t-elle un silence complice sur les origines des fonds et des armes lourdes qui permettent aux adeptes de Boko Haram de semer la mort au Nigeria, et bientôt au Cameroun ? Pourquoi les médias qui arrosent le monde ne diffusent-ils pas ce câble de Wikileaks qui citait nommément l’ambassadeur des Etats Unis d’Amérique à Abuja, Terence P. MacCulley comme le coordinateur des actions de déstabilisation du Nigéria ? Face à la redéfinition des équilibres géostratégiques imposée par la pénétration de la Chine en Afrique, Boko Haram comme la Séléka en République centrafricaine est devenue une arme redoutable pour préserver la mainmise des multinationales occidentales sur les matières premières et accélérer la mise en place d’Africom, le Commandement militaire US pour Afrique.


BokoHaram : à qui profitent les crimes de la secte islamiste ?

Pour envahir l’Irak et tuer son président au nom du pétrole, les Etats Unis d’Amérique de Georges Bush ont trompé la planète entière en affirmant que Saddam Hussein, devenu l’ennemi à abattre détenait des Armes de destruction massive. Colin Powell est allé plus loin en sortant des tubes à essai qu’il a présentés en mondovision comme les échantillons de ces armes à la disposition de Saddam Hussein. 10 ans après, tout le monde a constaté qu’il s’agissait d’un gros mensonge made in Washington.

En 2011, une vidéo sur le chef de guerre congolais Joseph Kony postée sur YouTube et largement commentée dans les médias a été regardée dit-on par plusieurs millions d’internautes. Stupéfaits par les crimes de Joseph Kony, les internautes du monde entier ont juré la perte de Kony. En retour, les USA ont proposé leur aide pour officiellement traquer les troupes de l’Armée de Résistance du Seigneur que commande l’ « invisible » Kony. Trois ans après, le résultat est le suivant : Joseph Kony est toujours en fuite. Mais au nom de sa traque, les USA ont installé des bases militaires en République démocratique du Congo, en Ouganda, en République centrafricaine, etc.

Autrement dit, à travers cette campagne, Washington a solidement installé les bases militaires dans cette partie de l’Afrique particulièrement riche en minerais précieux et très sollicités par la Chine qui en a grand besoin pour son industrialisation.

 

Le Nigéria fait son entrée dans la gueule du loup

Membre de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) depuis 1971, le Nigeria garde le record de putschs en Afrique. Le pays a connu plusieurs groupes irrédentistes parmi lesquels le Mouvement pour la Survie du peuple Ogoni (Mosop) que dirigeait l’écrivain Ken Saro-Wiwa (pendu en 1995), le Mouvement pour l’Emancipation du Delta du Niger (Mend). Le Mosop et le Mend avaient des revendications clairement formulées : gestion inclusive des ressources pétrolières. Les membres des deux organisations faisaient recours aux moyens légaux descendant dans la rue pour manifester mais n’hésitaient pas à prendre les armes pour s’attaquer au pouvoir central ou aux compagnies pétrolières, sources de leurs malheurs.


BokoHaram : un fantôme à plusieurs facettes

Crée à Maiduguri par Mohamed Yusuf en 2002, au lendemain des attentats du 11 septembre, Boko Haram évolue au gré des événements politiques nigérians et des orientations géostratégiques dessinées par les grandes puissances occidentales.

De 2002 à 2006, la secte s’inscrit dans la logique de recrutement-endoctrinement. Néanmoins, elle effectue quelques actions de violence comme pour prouver sa capacité d’action et se faire connaître. De 2006 à 2009, au fur et à mesure que le sudiste Olusugun Obasanjo s’obstinait à modifier la constitution (2006) pour briguer un troisième mandant à la tête du Nigeria, Boko Haram franchit un pallier dans la violence.

Les Etats de Bauchi, Wudil, Potiskum ,Maiduguri, Borno, Yobe, Kano deviennent le théâtre des violences incessantes. Celles-ci ont fait des morts aussi bien dans les rangs des forces de sécurité que dans la population civile et les adeptes de la secte. Son fondateur a d’ailleurs été exécuté en juillet 2009. Mais, comme cette hydre mythologique dont une tête coupée en faisait renaître 1000, Mohamed Yusuf n’est pas mort avec Boko Haram.


Quand Boko Haram s’invite dans la lutte pour le pouvoir entre le Nord et le Sud

Il est un élément qui permet de comprendre le versant nigéro-nigérian du phénomène Boko Haram. Entre 2006 et 2007, le président nigérian d’alors, Olusegun Obasanjo use de tous les stratagèmes pour écarter le candidat favori du Nord à la présidentielle.

Atiku Aboubacar qui a pourtant été son vice-président de 1999 à 2007 est tantôt accusé de corruption, tantôt exclu du parti au pouvoir, le Parti Démocratique Populaire (PDP). Déçu, il quitte le PDP et se présente sans succès à l’élection présidentielle de 2007 sous la bannière du Parti populaire de Tout le Nigéria (ANPP).

Finalement, c’est le malade Umaru Yar’Adoua qui succède à Obassanjo. Yar’Adoua est certes du Nord, mais il n’a pas le poids politique, encore moins le soutien populaire dont jouit le richissime Atiku Aboubakar que l’entourage d’Obassanjo trouve trop proche de Washington. Ce qui est sûr c’est que depuis cette brouille de plus et peut être de trop entre le Nord et le Sud, Boko Haram est devenu plus violent que jamais. S’attaquant aux écoles, églises chrétiennes et autres lieux publics. Avec ce nouveau redéploiement, l’on constate que la secte devenue le cheval de Troie de l’élite du Nord Nigéria dispose désormais d’armes lourdes. Ses troupes aujourd’hui estimées à 30 000 hommes, sont plus disciplinées, semblent plus entraînées. Bref elles sont devenues plus « professionnelles » ! Ceci fait immédiatement penser au deash en Irak c’est-à-dire une arme de chantage manipulée par des intérêts occultes…

Finalement, le 5 mai 2010, à la mort du président nordiste OumarouYar’Adoua qui n’a pas fini son mandat, le pouvoir revient au Sud avec l’élection de Jonathan Goodluck, originaire de la région pétrolifère du Delta du Niger. Les musulmans du Nord se sentent une fois de plus floués. Ils estiment que la bande à Jonathan Goodluck et Obassanjo a violé l’accord tacite qui veut que non seulement le Nord et le Sud dirigent le pays à tour de rôle, mais aussi qu’il revient à chaque partie de choisir son candidat-président.

Une disposition que le parti au pouvoir aurait violé aussi bien en 2007 qu’en 2011. On comprend par là pourquoi à l’approche de l’élection présidentielle de 2015, Boko Haram multiplie les actes de terreur qui visent sur le plan interne à fragiliser le président sudiste Jonathan Goodluck.

Pour cette mission, les grands médias jouent un rôle déterminent. Ils font une communication sélective qui consiste à communiquer sur les actions de Boko Haram et à passer sous silence les actions des forces de sécurité nigérianes qui ont fait leurs preuves à plusieurs reprises. En 2009 par exemple, l’armée nationale a infligé une cinglante déculottée aux membres de la secte, tuant son fondateur Mohamed Yusuf et un millier de ses combattants. Dans une lettre datant du 9 août 2009, Sanni Umaru qui s’est présenté comme le successeur de Mohamed Yusuf a reconnu la perte de plus de 1 000 hommes par Boko Haram. Certes gangrené par la corruption, le gouvernement fédéral n’est pas (pour l’instant) l’éléphant mort que vous présente votre téléviseur !

Le Nigéria est confronté à la guerre de quatrième génération et dans celle-ci, la guerre de l’information est un pilier central. Les mediamensonges des journaux et télévisions « presstitués » deviennent des obus de mortier qu’on tire du matin au soir. Notre poste de télévision devient un fantassin de l’ennemi installé dans notre propre salon, tirant jour et nuit en direction de notre cerveau !

Avec les financements de l’élite du Nord et ceux des acteurs extérieurs, la secte islamiste s’est suréquipée et dispose désormais d’armes lourdes ainsi que des chars. Outre les soutiens financiers et logistiques, ces islamistes terroristes bénéficient d’importantes complicités dans l’administration et dans les forces de sécurité. Ce sans quoi il n’aurait jamais été possible d’enlever plus de 200 filles dans un établissement scolaire et disparaitre sans être appréhendé. Parmi les financiers de Boko Haram, le Qatar et l’Arabie saoudite sont en tête de peloton bien sûr pour le compte de l’empire certes mais avec l’avantage de déstabiliser un acteur majeur et futur rival sur le marché du pétrole et du gaz. En 2050, le Nigéria seule aura environ 400 millions d’habitants, soit la troisième puissance démographique du monde. Cela n’arrange pas les affaires de beaucoup de gens…


La dimension occidentalo-impérialiste : fragiliser le Nigeria et écarter la Chine

Les puissances sont jalouses de leur position et des privilèges y afférents. Elles s’emploient à freiner toute concurrence, aussi petite soit-elle. En tant que triple puissance (démographique, économique et pétrolière) africaine, le Nigéria s’est involontairement attiré des ennemis hors du continent. Pour ne pas arranger les choses, l’ancien président Olesugun Obasanjo a commis le « crime » de briser le monopole des entreprises occidentales dans l’exploitation des vastes gisements de pétrole du Nigéria en ouvrant les puits au Chinois.

En effet, pendant plus d’un demi-siècle les compagnies pétrolières françaises, anglaises et étasuniennes ont régné en maîtres imperturbables dans la production pétrolière au Nigéria. Et puis, coup de théâtre ! En avril 2006, le président Obasanjo qui n’a pas reçu l’appui des Occidentaux dans sa tentative de modifier la constitution pour se maintenir au pouvoir se fâche et se tourne vers la Chine. Au grand dam de Shell, Texaco, Chevron…, les autorités nigérianes annoncent en grandes pompes avoir signé un contrat d’exploitation avec la compagnie pétrolière China National Offshore Oil Corporation (CNOOC) pour plus de deux milliards de dollars avec une prévision de production de 225 000 barils jour. Dans la même logique, le président Obasanjo a négocié un prêt d’un milliard de dollars auprès du gouvernement chinois afin de financer la réhabilitation des voies ferrées du Nigéria et acheter du matériel roulant. La partie chinoise se donne deux ans pour produire son premier baril de pétrole au pays de ken Sarowiwa et de Wole Soyinka.

Ce rapprochement Abuja-Pékin crée des insomnies dans les capitales occidentales. Perdre le contrôle du Nigéria qui produit 2,5 millions de barils par jour est un coup dur pour Paris, Londres et Washington. D’autant plus que le Nigéria et son voisin le Cameroun constituent une sorte de glacis stratégique incontournable pour le contrôle du Golfe de Guinée.

De leur côté, l’Arabie Saoudite et le Qatar s’inquiètent de voir le premier producteur africain de pétrole s’affranchir de leur tutelle. L’Iran, deuxième producteur de l’or noir au monde se moque des directives éditées par l’Arabie Saoudite et le Qatar. Le Venezuela, cinquième producteur mondial de pétrole s’est affranchi des directives des monarchies arabes et de l’impérialisme occidental depuis plus d’une décennie. Il gère son pétrole en toute souveraineté. Or, Ad vitam Aeternam, ces pétromonarchies entendent être le centre de régulation du marché du pétrole mondial. Ce qui est le seul lot de consolation que leur laisse l’impérialisme occidental.

Face aux velléités souverainistes du Nigéria, les réactions ne se font pas attendre. Chez l’Oncle Sam, on le sait, la meilleure défense c’est l’attaque ! L’administration US lance précipitamment son Commandement militaire pour l’Afrique en 2008, année où la China National Offshore Oil Corporation (CNOOC) démarrait ses activités pétrolières dans le premier pays producteur de pétrole en Afrique. Dans la précipitation, les USA n’attendent pas l’obtention d’un accord de siège pour lancer l’Africom. Il faut faire quelque chose. Point besoin d’attendre qu’un pays africain accepte d’abriter Africom pour le lancer. Six ans après son lancement, ce Commandement militaire étasunien pour l’Afrique est toujours basé à… Stuttgart en Allemagne.

Certains peuvent toujours y voir une simple coïncidence. Mais, cela n’enlève rien sur le fait que le Commandement militaire étasunien pour l’Afrique ne vise pas à lutter contre le terrorisme comme l’indique le discours officiel. Africom est le bras militaire de la diplomatie US pour contrer l’émergence d’une puissance endogène et surtout écarter la Chine de Afrique. Pour éviter que l’Empire du milieu ne s’empare de leur place de première puissance économique mondiale, les USA, incapables de fermer les industries chinoises, empêchent que celles-ci puissent accéder aux matières premières qui leur sont indispensables.


La CIA à l’œuvre

S’appuyant sur les câbles de Wikileaks, l’organisation Greenwhite Coalition affirme que pendant plusieurs années, les USA ont déployé les gros moyens pour déstabiliser le géant d’Afrique. En fouillant dans sa mémoire, le pays de Georges Bush a constaté que les troupes de l’Ecomog (EconomicCommunity of West African States Monitoring Group), la force militaire de la CDEAO (Communauté de développement des Etats de l’Afrique de l’Ouest), majoritairement constituée de militaires nigérians avait joué un rôle important (institution de cessez-le-feu) dans les guerres civiles au Libéria et en Siéra-Léone dans les années passées.

Craignant que le Nigéria utilise l’Ecomog pour supplanter l’influence des grandes puissances dans la sous-région, le président Georges Bush, fonde l’Acri (Africa Crisis Response Initiative ) en 2004. Avec l’aide de la CIA, l’Acri recrute des jeunes islamistes qu’elle forme à la collecte du Renseignement, au maniement des armes, aux techniques de survie. Les jeunes formés sont mis à la disposition de la secte BokoHaram qui s’en sert pour semer la mort !

Greenwhite Coalition constate également que la CIA a installé les camps d’endoctrinement et de formation le long des frontières poreuses du Nigéria, du Cameroun, du Tchad et du Niger. Bien plus, un autre câble diplomatique US révèle que pour conduire la déstabilisation du Nigéria, l’ambassade US au Nigéria est devenue un véritable laboratoire. Pour mieux mener le sinistre projet, Washington n’a pas trouvé mieux que Terence P. MacCulley pour occuper le poste d’ambassadeur dans ce pays. Terence P. MacCulley n’est pas un diplomate comme les autres. En plus d’être le coordinateur de la politique étrangère d’Africom, il est l’un des architectes de l’Africa Crisis Response Initiative. Son expérience est mise à contribution pour fragiliser le pouvoir fédéral afin de justifier l’intervention des pays de l’OTAN.

Il n’aura échappé à personne que les attaques de la secte islamiste se font désormais avec une précision digne d’une armée professionnelle bien entrainée ! Elle dispose d’un effectif que la rançon issue du marchandage des otages ne peut payer. Car pour enrôler, nourrir, équiper et soigner des milliers de combattants comme c’est le cas de Boko Haram, il faut avoir des financements importants et réguliers. Or le business des otages n’obéit pas à cet impératif.


Quand Michelle Obama fait le marketing des drones US au Nigéria

Pour mieux comprendre l’implication des USA dans la déstabilisation du Nigéria, il faut revisiter les derniers évènements qui se rapportent à ce pays. Le dernier en date est incontestablement la campagne « Bring Back our girls », lancée personnellement par la première dame des Etats Unis d’Amérique. Restée en retrait pendant les six premières années de présidence de son mari, Michelle Obama s’est muée en mascotte du complexe militaro-industriel US. En lançant la campagne Bringbackourgirls sur facebook, elle a légitimement attiré l’attention du monde sur le sort des 200 filles enlevées par la secte islamiste.

Mais, ce qu’on ne dit pas c’est que Michelle Obama a trouvé un nouveau ciel pour les drones US et un nouveau terrain d’actions pour les Marines et autres forces spéciales étasuniennes. Au nom de la recherche des 200 lycéennes, le président étasunien a décidé l’envoi de 70 militaires au Tchad.

Obama en a profité pour renforcer les effectifs militaires US au Nigeria. Jusqu’en mai 2014, 50 soldats étasuniens étaient régulièrement affectés à l’ambassade des USA au Nigéria. 20 Marines y assuraient la formation des militaires locaux. La campagne lancée par Michelle Obama a permis d’accroitre ce nombre.

Rappelez-vous la campagne lancée pour nous avait-on dit, traquer Joseph Kony. Elle a permis aux USA de quadriller le Congo, l’Ouganda, la RCA… Brink back our girls permet de quadriller l’Afrique de l’Ouest. Etablissant l’axe Mogadiscio-Ouagadougou, avec 12 pays sous la botte de Washington. A ce jour, 29 pays africains ont accordé le droit aux USA d’utiliser leurs aéroports. Et n’oubliez jamais que les forces spéciales sont toujours précédées des hommes de Renseignements qui collectent certes des données utiles pour les militaires, mais font de l’espionnage économique et industriel au service de l’Empire. On voit à qui profite les crimes de Boko Haram en dernier ressort. La guerre c’est le plan !


Boko Haram : un poker menteur très rentable

En français, BokoHaram veut dire : « l’école interdite ». Boko renvoie au livre Book et Haram veut dire interdit. Son contraire est Halal. Plusieurs « spécialistes » et « experts » de Boko Haram préfèrent la traduction suivante : « L’éducation occidentale est un péché ».

Cependant, il est étonnant de constater que Boko Haram ne s’attaque pas aux intérêts des Occidentaux qui sont pourtant ses ennemis objectifs si l’on en croit la traduction des « experts ». Au Nigéria, les grandes marques occidentales ne manquent pourtant pas. Les plus visibles dictent la loi dans le pétrole qui est la principale source en devises du pays.

Au lieu de s’attaquer à elles pour confirmer le caractère Haram de l’Occident, la secte préfère s’en prendre aux Nigérian(e)s dont le crime inexpiable serait d’être chrétien(e)s ou de fréquenter une école laïque. Aboubakar Shekau n’a-t-il pas revendiqué l’enlèvement des 200 filles dans une vidéo ? Quelle incohérence ! Boko Haram est donc ce que son nom n’indique pas. Autrement dit Boko Haram n’est pas ce que vous en savez.

Contrairement à Boko Haram, le Mouvement pour la Survie du Peuple Ogoni et le Mouvement pour l’Emancipation du Delta du Niger s’opposaient ouvertement aux intérêts de l’Occident. Les deux organisations s’en prenaient directement aux multinationales pétrolières et à leurs relais nigérians. En 1992, trois ans avant sa pendaison à Port Harcourt le 10 novembre 1995 par le régime de Sani Abacha, l’écrivain Saro-Wiwa (assassiné avec 8 autres militants du Mosop) indexait les compagnies pétrolières en termes : « L’exploration pétrolière a transformé le pays ogoni en immense terrain vague. Les terres, les rivières et les ruisseaux sont en permanence entièrement pollués ; l’atmosphère est empoisonnée, chargée de vapeurs d’hydrocarbures, de méthane, d’oxydes de carbone et de suies rejetés par les torchères qui, depuis trente-trois ans, brûlent des gaz vingt-quatre heures sur vingt-quatre tout près des zones d’habitation. Le territoire ogoni a été dévasté par des pluies acides et des épanchements ou des jaillissements d’hydrocarbures. Le réseau d’oléoducs à haute pression qui quadrille les terres cultivées et les villages ogoni constitue une dangereuse menace ». Poursuivi par les familles des victimes pour complicité dans l’élimination de Saro-Wiwa et ses compagnons, le pétrolier Shell a accepté de payer 15,5 millions de dollars en juin 2009.


La rançon de la mauvaise gestion

Si BokoHaram recrute avec tant de facilité au Nigéria, c’est aussi parce que les dirigeants successifs de ce pays se sont illustrés par une redistribution inéquitable des ressources pétrolières. Exemple : l’écart entre le taux de scolarisation au Sud et au Nord du pays est abyssal. Pareil pour la couverture sanitaire. Tenez ! Sur 100 000 femmes qui enfantent au Nigéria, 1 800 meurent au Nord contre 80 dans le Sud du même pays. Face à cette misère entretenue par les hommes politiques généralement empêtrés dans les affaires de corruption et de détournement de deniers publics, les populations des zones lésées sont réceptives aux manipulations.

Pour attirer le maximum de personnes qu’il a finalement converties au djihad, Mohamed Yusuf, le fondateur de Boko Haram insistait dans ses prêches sur ces inégalités. Il pointait le pouvoir fédéral comme étant la cause du chômage des jeunes. Et ces derniers étaient nombreux qui attendaient leur premier emploi après plusieurs années d’études universitaires. En usant de tous les subterfuges pour écarter le nordistes, Atiku Aboubakar et placer le malade Omaru Yarad’oua, Olesugun Obasanjo à renforcé le clivage Nord-Sud et Boko Haram prospère au Nord parce qu’il a le soutien de l’élite nordiste. Les Nordistes sont prêts à tout pour qu’un sudiste ne remporte pas l’élection de 2015.

L’issue de cette consultation électorale déterminera probablement le cours de l’histoire du Nigéria. Si un ressortissant du Sud gagne, les actes terroristes de Boko Haram vont vraisemblablement se multiplier. Un rapport circonstancié du National Intelligence Council des USA évoque d’ailleurs une probable partition du Nigéria en 2015. Par contre si un nordiste l’emporte, les données pourront changer. Les musulmans verront l’arrivée d’un des leurs à la tête de l’Etat fédéral comme la correction d’une injustice. Comme un instrument au service de l’élite nordiste du Nigéria, BokoHaram aura atteint l’une de ses missions historiques. Mais, puisqu’elle est aussi et surtout au service des puissances étrangères, Boko Haram pourra migrer vers un autre pays exactement comme l’ont fait les djihadistes takfiri abandonnant la Lybie conquise pour la Syrie de Bachar Al-Assad. En clair, ses combattants pourront être envoyés sur un nouveau front pour une mission similaire : contrer la Chine et obtenir des contrats léonins pour les multinationales occidentales.


Après le Nigéria, le Cameroun ?

Le Cameroun est la cible idéale pour les puissances impérialistes occidentales. Pourquoi le Cameroun de Paul Biya ? Comme le président centrafricain François Bozizé renversé par une coalition rebelle en mars 2013, le malheur de Paul Biya c’est d’avoir décidé de diversifier les partenaires économiques du Cameroun. Ainsi, ce pays considéré depuis près d’un siècle comme bastion imprenable de la France a largement ouvert ses portes à la Chine. En 10 ans, l’Empire du milieu a supplanté la France dans l’économie camerounaise. Gagnant progressivement tous les grands marchés : construction des barrages de Mekin et M’mvelle, construction de l’autoroute Douala-Yaoundé, construction du Complexe industrialo-portuaire de Kribi, etc.

Le Cameroun c’est aussi le verrou du golfe de Guinée et la gâchette de toute l’Afrique. On l’appelle « l’Afrique en miniature ». Déstabiliser ce pays c’est la garantie de mettre le feu à tout le Golfe de Guinée. Déjà, depuis plus de deux ans, les incursions de la secte nigériane ont presque totalement détruit le commerce de bétail dans le nord du Cameroun alors que la misère sociale est justement la raison essentielle pour laquelle la secte recrute si facilement ses djihadistes. La stratégie du chaos est donc bien en marche. Jusqu’ici, les seuls otages occidentaux attribués ou revendiqués par la secte nigériane Boko Haram ont été enlevés au…Cameroun.

Le 19 février 2013, une famille française constituée de Tanguy Moulin-Fournier et son épouse, leurs quatre fils et Cyril le frère de Tanguy sont enlevés à l’extrême-Nord du Cameroun. En visite en Grèce, François Hollande réagira tout de suite en indiquant que cette famille est entre les mains de Boko Haram. Boko Haram n’avait encore fait aucune revendication de ce rapt. Il a fallu attendre le 21 pour qu’Aboubakar Shekau revendique l’enlèvement. En novembre de la même année 2013, un autre Français, Georges Vandenbeusch, 42 ans est enlevé à Nguetchewé, localité du Nord-Cameroun. Le Conseil épiscopal du Cameroun n’a signé aucun communiqué rendant public cet enlèvement. L’instance est restée tout aussi muette après la libération de Vandenbeush le 31 décembre. Ce qui est inhabituel. Lorsqu’un prêtre catholique est en difficulté, le Conseil épiscopal prend officiellement position en condamnant l’acte. Ce qui n’a jamais été le cas pour Georges Vandenbeusch qui était pourtant présenté comme prêtre catholique. Le 5 avril 2014, les prêtres italiens Giampaolo Marta et Gianantonio Allegri, ainsi qu’une religieuse canadienne sont enlevés à Tchère, à environ 20 kilomètres de Maroua, capitale de la Région de l’Extrême-Nord Cameroun. L’enlèvement est attribué à la secte islamiste. On dirait que BokoHaram ne voit les Occidentaux qu’au Cameroun !

En fait, à travers ces enlèvements, la secte islamiste et ses financiers impérialistes veulent faire passer dans l’opinion internationale que le régime de Yaoundé est incapable d’assurer la sécurité de ses citoyens et des étrangers et ainsi préparer les esprits à une future occupation militaire du pays comme en Centrafrique.

Une nouvelle carte de l’Afrique se dessine. Les frontières issues de la colonisation n’arrangent plus ceux qui les ont tracées à l’époque. Des informations sérieuses parlent de la constitution d’un nouvel état regroupant le nord du Nigéria, du Cameroun, de la Centrafrique et le sud du Tchad et qui sera un émirat islamique comme celui qui se prépare en Irak.

Finalement, la guerre contre Mouammar Kadhafi en Libye n’est pas différente de celle qui a plongé le Mali dans le chaos. La différence entre le renversement de Laurent Gbagbo en Côte-D’ivoire et de celui de François Bozizé en Centrafrique c’est l’identité des présidents renversés. Au Nigéria, les actions de Boko Haram servent les mêmes intérêts que ceux de la Séléka en République Centrafrique. Par ces temps de faillite économique en occident, les pays de l’Otan, conduits par le nouveau couple anthropophage : USA-France veulent endiguer la pénétration chinoise et reprendre les énormes ressources naturelles disponibles dans cette partie du monde.

Il est également question de déstructurer le continent africain qui sera tout de même la première puissance démographique mondiale en 2050 avec deux milliards d’habitants. Dans cette troisième guerre mondiale qui est la lutte pour l’hégémonie planétaire, tout Etat souverain est un danger pour l’Occident et tout Etat très grand doit être divisé en entités plus facilement manipulables comme au Soudan, et comme prévu pour l’Irak.

La guerre risque d’être longue et large. La campagne d’occultation des vraies causes aussi. Et la grande force de l’impérialisme est de toujours faire porter la responsabilité de ses guerres par d’autres. Ce qui complique évidemment la compréhension des causes profondes et des objectifs finaux des conflits contemporains. Face à cela, le choix devient simple pour les africains : soit combattre pour leur libération définitive et travailler pour devenir la puissance émergente du 21ème siècle, ou alors accepter une recolonisation directe qui cette fois est bien partie pour durer 1000 ans !

Carlos Bake et Olivier A. Ndenkop

Source : “Le Journal de l’Afrique n° 003″, 24 octobre 2014, Investig’Action

Connexe :


DOCUMENTAIRES VIDEOS


Révélations Centre-Afrique

Bokassa implique Giscard d’Estaing jusqu’au cou

« Françafrique »,
50 années sous le sceau du secret

Documentaire en 2 parties

francafrique-50-ans-sous-le-sceau-du-secret« En 1960, les quatorze colonies françaises d’Afrique noire deviennent indépendantes. Le général de Gaulle confie à Jacques Foccart la mise en place d’un système qu’on appellera la Françafrique et qui vise à garder, par tous les moyens légaux et illégaux, le contrôle de nos anciennes colonies. Cinquante ans plus tard, ce système perdure. »
« Pour la première fois, des hommes en charge des plus hautes responsabilités officielles ou officieuses durant ces cinquante dernières années, révèlent l’histoire tumultueuse d’un monde secret où, en dehors de tout contrôle parlementaire ou gouvernemental, tous les coups sont permis. »
Origine : France
Réalisateur : Patrick Banquet
Date de sortie : 2010
Durée : 1h21 et 1h18
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« Françafrique », première partie : « La Raison d’Etat »

« Patrick Benquet déconstruit ici rigoureusement ce réseau occulte qu’est la françafrique, transcendant les partis politique et soumis à aucun contrôle parlementaire. Les témoignages des principaux responsables sont édifiants: le PDG de Elf, Albin Chalandon (généreux mécène des principales campagnes électorales, en France et dans les anciennes colonies), Robert Bourgi (le « fils spirituel » de Jacques Foccart, et le conseiller de l’ombre pour l’Afrique de Jacques Chirac, Dominique de Villepin et Nicolas Sarkozy), Eva Joly (la juge d’instruction qui démonta les mécanismes de la corruption et les financements occultes dans l’affaire Elf) et bien d’autres, reviennent sur cette histoire complexe et tragique. »

« Françafrique », deuxième partie : « L’Argent roi »

« Imaginez… Là-bas, le pétrole est trouvé dans des conditions très bon marché, il sort à 3-4 dollars. Et il est revendu à 80 », sourit Le Floch-Prigent, président d’Elf de 1989 à 1993. Un différentiel conséquent, à même de financer les actions clandestines sur le continent africain des réseaux Foccart, de sponsoriser aussi la vie politique française. En clair, de favoriser telle ou telle campagne électorale hexagonale. Tous, de Le Floch à Chalandon, en passant par une ancienne collaboratrice de Mitterrand et l’ex-ambassadeur du Gabon, Delaunay, racontent, avec gourmandise ou sidération rétrospective, l’incroyable ballet des politiques, tous bords confondus, au siège de la société pétrolière. Mais la chute du mur de Berlin, en 1989, la fin du monopole de facto de la France sur les marchés énergétiques, l’affaire Elf – abus de biens sociaux, corruption et enrichissement personnel -, vont changer la donne. Sans que les populations locales y trouvent leur compte – la misère ne cessant de s’amplifier -, le rapport de forces entre dictateurs africains et chefs de l’Etat français se complexifie. Les premiers font jouer la concurrence – d’abord américaine, désormais chinoise, indienne et brésilienne -, les seconds manoeuvrent pour ne pas froisser trop ouvertement leurs « fournisseurs ». Une relation toujours entachée par les coups tordus d’antan : aides délictueuses aux candidats aux élections adoubés par Paris, évictions de secrétaires d’Etat à la coopération prompts à croire aux discours de rupture…

Commentaire très maîtrisé, archives éclairantes, témoignages qui ne s’embarrassent pas de faux-semblants… le second volet explore implacablement l’ère de l’argent roi, des financements occultes, des incursions cocasses dans les exécutifs, des prés carrés des capitaines d’industrie. Rappelant que la « France a toujours autant besoin des ressources énergétiques »

Extrait :

Colonisation de l’Algérie par la France
Le sang de Mai – version complète

Colonisation de l’Algérie au nom de la civilisation européenne par René Vautier

 

Afrique 50, de René Vautier

Premier documentaire anticolonialiste interdit pendant 40 ans

  • Edition DVD/Livre (lien)

Foccart, l’homme qui manipula l’Afrique

« Éventuellement, à partir de 1952, les agents [du SDECE, la future DGSE dont Foccart était le patron] peuvent recevoir une formation complémentaire en guerre psychologique au Psychological Warfare Center de la CIA à Fort Bragg (Caroline du Nord). Une cellule du stay-behind, liée au SDECE, le « Brain Trust Action », est subordonnée à l’« Executive Action » de la CIA, pour exécuter des meurtres politiques. Pour permettre à des civils de se former au 11e Choc, le ministre des Anciens combattants, François Mitterrand, autorise l’utilisation de l’Association des réservistes volontaires parachutistes (ARVP). Et pour faciliter leur disponibilité, les Américains proposent des emplois de couverture. Par exemple, deux responsables régionaux du stay-behind, Gilbert Beaujolin et François Durand de Grossouvre (alias « Monsieur Leduc »), créent une société commerciale qui bénéficie aussitôt de la concession exclusive d’embouteillage de Coca-Cola», explique Thierry Meysan, qui est bien informé sur ces réseaux.

 

Rwanda, 20 ans après l’histoire truquée

Un film de Julien Teil et Paul-Éric Blanrue. Une production Topdoc et Apocalypse France

Vingt ans après le drame, le président du Rwanda Paul Kagame, les médias, les associations « humanitaires », une grande partie de la classe politique et les réseaux pro-israéliens continuent d’accuser la France d’avoir participé au génocide rwandais. Pour la pensée unique, les Tustis sont les victimes de crimes contre l’humanité commis par les Hutus pro-Français ; jamais leur part de culpabilité n’est mise en évidence ; jamais on n’explique les raisons sordides qui se cachent derrière ce massacre ; jamais n’est mentionné le rôle néfaste des puissances étrangères ayant eu intérêt à provoquer la catastrophe. Il est temps de reprendre l’affaire à zéro et oser dire, preuves à l’appui, que l’histoire officielle a été truquée.

Ce film pose les questions interdites :

  • Quelle puissance étrangère a-t-elle formé les chefs des rebelles Tutsis, à commencer par l’actuel président du Rwanda Paul Kagame ?
  • Qui a abattu l’avion du président Juvénal Habyarimana, un assassinat qui a déclenché le plus grand massacre que l’Afrique ait connu depuis la Seconde Guerre mondiale ?
  • Pourquoi certaines ONG ont-elles entretenu d’étranges relations de proximité avec le FPR ? Sous la pression de qui les accords d’Arusha (1993) ont-ils ouvert la route à la victoire du FPR ?
  • Quel est l’objectif géostratégique poursuivi par les États-Unis, la Grande-Bretagne et Israël dans ces dramatiques événements ?

Avec les interventions des journalistes et auteurs Pierre Péan et Patrick Mbeko, de l’ancienne député américaine Cynthia McKinney, du colonel Robardey, assistant technique de police judiciaire au Rwanda, et l’ultime interview de Michael Hourigan, chargé de l’enquête du TPIR auprès de l’ONU.

 

Le génocide camerounais
par l’armée française

« Entre 1954 et 1970, la France tuait au Cameroun, plus d’une centaine de milliers de Camerounais. En 1958, le général De Gaulle planifiait l’extermination d’une partie de la population (Bamilékés et Bassa), jugée dangereuse, et extrêmement nuisibles pour la gestion de son empire colonial. Une histoire aujourd’hui  classée partiellement secret défense.

 

Le général De Gaulle, homme politique de référence en France, pour la  droite et la gauche, est  considéré comme un Hitler dans l’histoire du Cameroun et pour les populations non ignorantes de l’histoire; car jusqu’à ce jour, les programmes scolaires camerounais ne reprennent aucune ligne de la vraie histoire. Des villages entiers furent rasés dans l’ouest du Cameroun, une population massacrée et  arrosée au napalm…Une campagne militaire d’une violence rare.

Ce documentaire édifiant nous raconte des faits et interroge des acteurs survivants;  esclaves et bourreaux. On y voit un certain Pierre Messmer, mandaté par De Gaulle, raconter et revendiquer  avec aisance et fierté l’assassinat de Um nyobe (leader nationaliste camerounais). Des témoignages qui donnent froid au dos! Qui a le droit d’effacer la mémoire d’un peuple? » (Source : brukmer.be)

 


« Tant que les lions n’auront pas leurs propres historiens,
les histoires de chasse glorifieront toujours le chasseur »

Professeur Joseph Ki Zerbo


 

Les dessous de la Françafrique :
Les dossiers secrets de Monsieur X

les-dessous-de-la-francafrique[PDF] Résumé : Histoire des relations entre la France et ses anciennes colonies africaines depuis leur indépendance en 1960. L’analyse montre que Paris n’a pas cessé d’y imposer sa tutelle et d’y maintenir ses intérêts économiques et politiques. Les gouvernements français successifs auraient ainsi utilisé de nombreux moyens et porteraient même la responsabilité de plusieurs massacres.
Quatrième de couverture : On ne touche pas à la Françafrique ! Aujourd’hui encore, alors que nos intérêts en Afrique sont de plus en plus menacés par la Chine, il ne fait pas bon critiquer les liens traditionnels qui unissent la France aux dirigeants de ses anciennes colonies. Jean-Marie Bockel, secrétaire d’État à la Coopération, l’a appris à ses dépens : ayant osé mettre en cause la Françafrique, il a été remercié par Nicolas Sarkozy. Il en fut de même en 1981 lorsque Jean-Pierre Cot voulut profiter de l’élection de François Mitterrand pour établir des rapports moins ambigus avec les États francophones d’Afrique…

Depuis l’indépendance de ces pays, Paris n’a jamais cessé d’imposer sa tutelle pour préserver ses intérêts économiques et politiques (uranium nigérien, pétrole gabonais, cacao ivoirien…). Pour réaliser cette ambition, les gouvernements français successifs ont employé les moyens les plus retors : putschs, envois de mercenaires, accords secrets autorisant Paris à s’immiscer dans les affaires intérieures, constitutions de réseaux barbouzards, pressions économiques…

Ces intrusions ont parfois donné lieu à des épisodes sanglants et à des massacres dans lesquels la responsabilité de la France est engagée.

A propos des auteurs : Qui est Monsieur X ? Personne ne le sait. Mais depuis plus de dix ans, semaine après semaine, il livre ses secrets sur France Inter. Une véritable moisson de révélations et surtout une lecture inédite et toujours surprenante des événements contemporains les plus brûlants.
Cette collection rassemble pour la première fois en volumes thématiques ses meilleures enquêtes, constituant ainsi une véritable encyclopédie de notre histoire secrète.

Biographie de Patrick Pesnot : Écrivain, journaliste et homme de radio, Patrick Pesnot anime sur France Inter depuis 1997 Rendez-vous avec X. II est l’auteur de Morts suspectes sous la Ve République, de Terrorisme islamique et de Espions russes de Staline à Poutine, dans la collection  » Les dossiers secrets de Monsieur X  » (Nouveau Monde éditions).

Sommaire

  • Madagascar : le piège et l’horreur
  • Biafra : la « guerre de la famine »
  • Burkina Faso : le capitaine et les caciques
  • Cameroun : silence on tue !
  • Gabon : l’art de la succession
  • Guinée : un homme à abattre
  • Togo : le sergent-chef était l’assassin
  • Denard : le « corsaire » de la République
  • Centrafrique : pour une poignée de diamants… Ou d’uranium
  • Delpey : le prisonnier de Giscard

Extrait du livre : Madagascar : le piège et l’horreur

Cent mille morts ! Cent mille personnes tuées sur ce qui était encore le sol français et par des soldats français ! Mais ce massacre est tout juste évoqué dans les livres d’histoire. Quelques lignes à peine. Passé sous silence. Relégué dans les coulisses de l’Histoire. Oubliés tous ces morts qui ne peuvent que déranger au pays des droits de l’homme. Et pourtant c’était hier en 1947. Mais loin, très loin de la métropole. Dans une colonie où l’on pouvait tuer impunément, sous les ordres de généraux français et sans même encourir la moindre réprimande d’un gouvernement qui regroupait alors des démocrates-chrétiens, des socialistes et des communistes.

C’était donc à Madagascar, la Grande Ile ou encore l’Ile Rouge, comme on l’appelle. Paris y a envoyé des troupes coloniales pour mater une insurrection indépendantiste qui a commencé par des tueries d’Européens. Pendant de longs mois, les rebelles subissent une répression très dure, impitoyable. Pourchassés, affamés, les insurgés finissent par se rendre les uns après les autres. Plusieurs d’entre eux sont jugés et condamnés à mort. Mais bien d’autres sont sommairement exécutés. Et les rares témoins font état de nombreuses exactions : tortures, villages détruits, etc. De nouveaux Oradour !
En 1948, l’affaire est entendue : les «événements de Madagascar», comme on dit pudiquement en métropole, ont vécu. C’est le haut-commissaire lui-même qui donne le chiffre de cent mille morts. Un Malgache sur quarante a donc été tué. Tandis que du côté des militaires et des colons, on recense cinq cent cinquante morts.

Aucun soldat, aucun policier, aucun fonctionnaire ne sera sanctionné, alors que le gouvernement était parfaitement informé de la situation sur le terrain. Mais le drame s’est déroulé dans la plus parfaite indifférence de la métropole. Le sort des Malgaches n’a guère ému une population mal informée et bien plus concernée par les restrictions de l’après-guerre et les nombreuses grèves suscitées par le parti communiste.



Kemi Seba et le Panafricanisme

kemi-sebaKemi Seba, écrivain, est désormais polémiste panafricain dans le Talk Show « Le GRAND RENDEZ VOUS », émission politique la plus regardée en Afrique de l’Ouest.

 



Les Dessous du coup d’État français

en Côte d’Ivoire

Accéder à ce précédent dossier :

amer-dessous-cote-d-ivoire

Les Dessous de la guerre au Mali

Accéder à ce précédent dossier :

vignette-mali


Dossier en cours; d’autres sous-sections pourront voir le jour au rythme des trouvailles (N’hésitez pas à évoquer en commentaire tout aspect historique non évoqué dans cette page). En attendant, d’autres élément mis de côté sont proposés ici en vrac.


Liens :

  • Survie Midi Pyrénées L’association Survie milite en faveur de l’assainissement des relations franco-africaines, et pour l’accès de tous aux biens publics.

Autres documentaires vidéos :

  • Doc La Françafrique se porte bien, merci ! « Montage réalisé à partir d’une émission radio de l’association SURVIE ( http://survie.org ) sur la Françafrique (cette relation particulière de la France avec ses anciennes colonies) avec Odile Biyidi-Tobner (présidente de l’association Survie) »
  • Documentaire – Nestlé, un géant qui ruine l’économie de l’Afrique « Ce documentaire fait partie des instruments éducatifs destinés à informer les populations africaines sur les réalités de leur quotidien. Les gens pensent par erreur qu’il suffit de se lever et d’aller créer une usine en Afrique et que les autres vont les accueillir les bras ouverts. Ce qui manque ne sont pas les idées d’affaires, mais les bonnes stratégies pour les mettre en application sans se faire écraser par ces mastodontes. »
  • Documentaire Bokassa 1er Empereur de Francafrique « Le 4 décembre 1977, le dictateur Jean-Bedel Bokassa, s’autoproclame « Empereur de Centrafrique », un petit pays de deux millions d’habitants. Il reproduit pour l’occasion le sacre de Napoléon Bonaparte, sous les tropiques. Couronne de laurier, manteau d’hermine, rien ne manque. Ultime facétie d’un tyran mégalomane ? Pour les témoins, le sacre de Bokassa Ier laisse le souvenir d’une gigantesque mascarade, et d’une débauche de luxe dans l’un des pays les plus pauvres du monde.Mais ce couronnement n’est pas seulement une page exubérante de l’histoire de l’Afrique post-coloniale, c’est aussi un concentré des calculs, des enjeux et des abus de la Françafrique. Car les fils qui agitent cette marionnette bouffonne et sinistre conduisent directement à l’Elysée, et au Président de la République française, Valery Giscard d’Estaing. Ce dérapage va devenir le symbole absolu des dérives de la politique africaine de la France. Moins de deux ans plus tard, il coûtera son trône à Bokassa ; puis à Giscard, la présidence« Bokassa Ier, empereur de Françafrique » retrace l’irrésistible ascension de ce dictateur excentrique jusqu’à son apothéose, qui est aussi l’amorce de sa chute. »
  • Documentaire Le Roi blanc, le Caoutchouc rouge et la Mort noire : « Le documentaire du réalisateur britannique, Peter Bate, déterre les pages longtemps cachées du Congo du roi des Belges, Léopold II. Au moment de sa diffusion en 2003, il a suscité de vives réactions, non seulement de la part du Palais, mais de nombreux Belges qui voient encore dans Léopold II, un visionnaire. Le documentaire-fiction évoque le destin tragique et mal connu du Congo, propriété personnelle de Léopold II, roi des Belges de 1885 à 1908, colonie de la Belgique jusqu’en 1960. Ce pays connaît depuis son indépendance différents épisodes tragiques. Une guerre civile jusqu’en 1965, la dictature de Mobutu qui change le nom du pays en Zaïre et un destin incertain depuis 1997, avec la succession des Kabila père et fils sur fond de troubles maintenus dans la région des Grands Lacs, à proximité du Rwanda. La première colonisation du Congo, entreprise à titre personnel par le roi des Belges Léopold II, a longtemps été un sujet tabou. Elle se révèle la plus barbare et la plus impitoyable de l’histoire coloniale. Elle remet largement en cause les prétentions d’évocation d’un quelconque «bilan positif de la colonisation». Le film de Peter Bate met en scène un tribunal fictif qui confronte le roi Léopold II aux témoins à charge pour reconstruire cette page particulièrement sombre de l’histoire coloniale. »
  • Doc Politique occulte de la France en Afrique: Sékou Touré (Guinée) Ingérence, complots, émission de fausse monnaie par les services secrets… Tout est bon pour déstabilliser et prendre le contrôle d’un pays par la France. (lire aussi « Jacques Foccart et Ahmed Sékou Touré« )

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Connexe :

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2 réflexions sur “Les Dessous d’une (France) Afrique toujours colonisée

  1. Coup de théâtre à la CPI – Fatou Bensouda avoue le complot contre Gbagbo

    «Il n’y a rien de sérieux contre Gbagbo».«Je subis les pressions de la France».«Je ne peux rien y faire». Révélations d’un journal sud-africain et de Shannon

    Coup de théatre CPI – Fatou Bensouda avoue le complot contre Gbagbo et accuse la France: »Il n’y a rien de sérieux contre Gbagbo ». »Je subis les pressions de la France ». »Je ne peux rien y faire ». Révélations d’un journal sud-africain et de la journaliste Shannon Ebrahim.
    http://www.iol.co.za/capetimes/gbagbo-why-iccs-impartiality-is-questione…

    ‪Les Confidences de Bensouda: « IL N’Y A RIEN DE SÉRIEUX CONTRE GBAGBO, C’EST JUSTE UNE PRESSION POLITIQUE VENANT DE LA FRANCE ET JE NE PEUX RIEN FAIRE »

    La CPI s’est discréditée lorsque les pays comme la France, craignant la perte de leur emprise sur les économies de l’Afrique de l’Ouest, la manipulent.
    Je me suis récemment retrouvée assise dans un café en plein air à Kigali, dans la capitale du Rwanda, sirotant du vin sud-africain en ressassant les problèmes du continent. Mon compagnon de déjeuner est un haut fonctionnaire de la MONUSCO, la force de l’ONU pour le maintien de la paix dans l’Est de la RDC. Il a passé la plus grande partie de sa carrière en mission de maintien de la paix en Afrique centrale. Après avoir combattu le viol quotidien des femmes dans le Kivu pendant des années et ayant réalisé l’incapacité de l’ONU à mettre fin à ce fléau, mon collègue de l’ONU s’est donné la mission de faire en sorte que les auteurs de violations des droits de l’Homme sur le continent répondent de leurs crimes.
    Mais nous savions tous les deux que dans quelques jours le Sommet de l’UA rallierait ses États membres à prendre des mesures concrètes pour se retirer de la Cour Pénale Internationale (CPI). C’est ce qui s’est exactement passé le 30 Janvier par la voix du président kényan Uhuru Kenyatta, lui-même visé par la CPI, qui engagea la bataille. Bien que mon collègue de l’ONU et moi déplorons le contournement de la justice par la CPI, nous restons convaincus du fait que cette institution ayant ainsi perdu sa crédibilité, les Africains n’ont plus foi en sa capacité de rendre justice de façon impartiale.

    Il ne s’agit pas seulement de ce que seuls les Africains sont ciblés par cette institution, mais aussi du fait que les grandes puissances, la France en particulier, ont sérieusement réussi à manipuler la CPI et à l’utiliser pour leurs propres intérêts stratégiques sur le continent.
    L’ouverture à la Haye du procès de l’ancien président Ivoirien, Laurent Gbagbo, le mois dernier, après cinq ans d’incarcération, a mis à nu cette manipulation de la CPI par la France. Mon collègue de l’ONU et moi avons discuté de toute la manigance que la France avait mise en place dans le but de neutraliser Gbagbo qui est pourtant venu au pouvoir par des élections démocratiques en 2000, mais qui a cherché à réduire le contrôle de la France sur son ancienne colonie. Gbagbo est ainsi devenu la plus grande menace pour la domination de la France, non seulement sur la Côte-d’Ivoire, mais sur toute la région, étant donné que sa lutte pour le délitement de l’emprise des sociétés françaises sur l’économie de son pays pourrait faire tâche d’huile dans toute la sous région ouest africaine.

    La France aurait planifié cinq coups contre Gbagbo qui ont tous échoué. Elle a finalement procédé par le bombardement de sa résidence présidentielle en utilisant les forces spéciales françaises qui ont par la suite capturé le président, sa femme et son fils pour les remettre à «leur homme», Alassane Ouattara; soutenu par les rebelles qui sont formés et armés par la France. L’ancien président français Nicolas Sarkozy aurait fait pression pour que Gbagbo soit transféré à La Haye en 2011. Pendant cinq ans, les procureurs de la CPI enquêtent sur les accusations portées contre lui. Certains éléments de preuve retenus contre lui par l’accusation dans les audiences préliminaires ont été prouvés fabriqués donc irrecevables. Une des vidéos diffusées et tenues comme preuves des massacres perpétrés par ses partisans serait en réalité une scène filmée d’un homme brulé vif au Kenya. Mon compagnon de déjeuner m’a informée qu’il n’est de secret pour personne que George Soros, un important bailleur de fonds de la CPI, est un ami proche de Ouattara et que la France a financé en grande partie les enquêtes de la CPI contre Gbagbo.

    Un candidat à la présidence de la République centrafricaine, Pascal Bida Koyagbele, m’a dit qu’il avait rencontré le procureur en chef de la CPI, Fatou Bensouda en octobre de l’année dernière lors d’un dîner de remise de prix aux Pays-Bas, cérémonie au cours de laquelle Pascal Bida lui-même recevait le prix de leadership africain. A cette occasion donc, M. Koyagbele a demandé à Fatou Bensouda son avis sur le cas Gbagbo. Selon Koyagblele toujours, elle a donné la réponse suivante :
    «Koyagbele soutient que Bensouda avait sollicité le soutien de la France pour sa nomination comme procureur en chef de la CPI.»

    La raison de la nécessité pour la France de neutraliser la force politique qu’est Gbagbo est qu’il était déterminé à défaire l’emprise de la France sur la banque, l’assurance, le transport, le commerce de cacao et sur la politique de l’énergie en Côte-d’Ivoire. Durant le court laps de temps de son régime, il avait invité des entreprises d’autres pays à participer aux appels d’offres pour les projets du gouvernement. Gbagbo était dépassé par les coûts très élevés des projets exécutés par les entreprises françaises. Par exemple, pour la construction d’un pont, les français demandaient 200 milliards de francs Cfa. Gbagbo s’est donc détourné des Français au profit des chinois qui ne demandaient que 60 milliards de francs Cfa et ceci en 2002.

    Plus important encore, jusqu’à ce jour, la France maintient son pacte colonial avec ses anciennes colonies. Selon les termes de ce pacte, le Trésor français a le contrôle de leur monnaie, des réserves de capitaux et des politiques commerciales et d’investissement. Selon l’accord entre la France et ses anciennes colonies sur la création du franc CFA, les banques centrales de ses anciennes colonies sont obligées de garder 80 pour cent de leurs réserves de change dans un compte d’opérations tenue au trésor français. Cela a rendu impossible pour ces pays africains la mise en place de leurs propres politiques monétaires.

    Le défi que Gbagbo a opposé à cette situation d’esclavage a été en fait le plus grand défi qu’a connu la domination française dans cette région depuis la période post coloniale. Son incarcération à La Haye est donc une solution de dernier recours, quand tous les autres moyens pour le neutraliser ont échoué.

    Telle est la mission assignée à la CPI dans la dispensation de la justice en ce qui concerne le cas Gbagbo.
    (Source : Capetimes et The Star )
    Une traduction en français par le camarade Athanase Sessegnon, porte parole de la représentation FPI d’Afrique du Sud. Remerciement spécial a l’ambassadeur Abié Zogoué

    Source : http://reseauinternational.net/urgent-urgent-urgentcoup-de-theatre-cpi-fatou-bensouda-avoue-le-complot-contre-gbagbo/

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