Les Dessous de Poutine

Chevalier anti Nouvel ordre mondial, ou mondialiste comme un autre ?

Depuis quelques temps Poutine est considéré par une majorité de dissidents de divers pays comme un chevalier des temps modernes, un « exemple à suivre » dans les grandes lignes. A contrario, l’ensemble de la presse mondialiste alignée est violemment russophobe.


vignette-Amer-Dessous-des-cartes-poutinePoutine est-il juif ? Franc-maçon ? Mondialiste ? Marionnette des oligarques ? Toutes ces questions sont abordées ici. Cet article sans parti-pris, qui propose différents points de vue « alternatifs » parfois contradictoires est donc classé dans les théories présentées sur ce site car nous ne privilégierons aucun camp.

  • Poutine, ce « pro-mondialiste » (vidéos)
  • Poutine, ce « résistant au nouvel ordre mondial » (vidéos)
  • « Le plus grand échec de Poutine » (texte)
  • « Poutine et israël – Relation complexe à couches multiples » (texte)
  • Sur la russophobie occidentale (livre et vidéo)

poutin danse

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Poutine,
ce « pro-mondialiste »

« Poutine est partie prenante
du Nouvel Ordre Mondial »

Thèse + Antithèse = Synthèse
Occident contre Russie + Chine = Nouvel Ordre Mondial

Le Docteur Pierre Hillard sur Poutine

« Poutine/Russie/Mondialisme, ce que Soral ne dit pas »

(Pour entendre ce qu’il dit, voir plus bas)

Les représentants chinois, russe et état-unien au sommet de l'APEC au Vietnam, semblent avoir le même tailleur franc-maçon. Au premier abord, difficile d'immaginer qu'ils puissent être ennemis.

Les représentants chinois, russe et état-unien au sommet de l’APEC au Vietnam. Au premier abord, difficile d’immaginer qu’ils puissent être ennemis. Mais Poutine entend traiter diplomatiquement même avec les pires. Il l’explique dans l’interview suivante.

Dialogue avec Vladimir Poutine
(extrait de » L’Ordre mondial »)

poutine-ordre-mondial

poutin danse

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Poutine,
ce « résistant au nouvel ordre mondial »

Vladimir Poutine, le grain de sable
dans la machinerie du Nouvel Ordre Mondial

Conférence de Philippe Ploncard d’Assac du samedi 14 mars 2015 à Paris.

La Guerre juive contre Vladimir Poutine,
par Frère Nathanaël

Le plus grand échec de Poutine

Par le Saker US – Le 24 janvier 2016 – Source thesaker.is

Quoi qu’il arrive à l’avenir, Poutine a déjà assuré sa place dans l’Histoire comme l’un des plus grands dirigeants que la Russie a jamais eu. Non seulement il a réussi à littéralement ressusciter la Russie en tant que pays, mais, en un peu plus d’une décennie, il l’a fait revenir à un statut de puissance mondiale capable de défier avec succès l’Empire anglo-sioniste. Le peuple russe a clairement reconnu cet exploit et, selon de nombreux sondages, il lui accorde un soutien incroyable de 90%. Et pourtant, il y a un problème crucial que Poutine a échoué à traiter : la véritable raison qui sous-tend l’apparente incapacité du Kremlin de réformer significativement l’économie russe.

Comme je l’ai décrit plusieurs fois par le passé, lorsque Poutine est arrivé au pouvoir en 1999-2000, il héritait d’un système complètement conçu et contrôlé par les États-Unis. Pendant les années Eltsine, les ministres russes avaient moins de pouvoir que les conseillers occidentaux qui ont transformé la Russie en une colonie étasunienne. En fait, pendant les années 1990, la Russie était au moins aussi contrôlée par les États-Unis que le sont l’Europe et l’Ukraine aujourd’hui. Et les résultats ont été vraiment catastrophiques : la Russie a été pillée de ses richesses naturelles, des milliards de dollars ont été volés et dissimulés sur des comptes offshores occidentaux, l’industrie russe a été détruite, une vague de violence, de corruption et de pauvreté sans précédent a plongé tout le pays dans la misère et la Fédération de Russie s’est presque disloquée en de nombreux petits États. C’était, à tous points de vue, un cauchemar absolu, une horreur comparable à une guerre majeure. La Russie était au bord de l’explosion et il fallait faire quelque chose.
Les deux centres de pouvoir restants, les oligarques et l’ex-KGB, ont été contraints de chercher une solution à cette crise, et ils ont eu l’idée de se partager le pouvoir : le premier serait représenté par Dmitri Medvedev et l’autre par Vladimir Poutine. Chaque camp pensait qu’il pourrait tenir l’autre en échec et que cette combinaison de beaucoup d’argent et de beaucoup de muscle assurerait un degré suffisant de stabilité.
J’appelle le groupe derrière Medvedev les intégrationnistes atlantiques et les gens derrière Poutine les souverainistes eurasiatiques. Les premiers veulent que la Russie soit acceptée par l’Occident comme un partenaire égal et sa pleine intégration à l’Empire anglosioniste, tandis que les autres veulent rendre la Russie souveraine puis créer un système international multipolaire avec l’aide de la Chine et des autres pays des BRICS.
Ce à quoi les intégrationnistes atlantiques ne s’attendaient pas, c’est que Poutine commencerait, lentement mais sûrement, à les évincer du pouvoir : d’abord il a réprimé les oligarques les plus notoires comme Berezovski et Khodorkovski, puis les oligarques locaux, les mafias dans les gouvernements locaux, les truands ethniques, les représentants de l’industrie corrompue, etc. Poutine a restauré la verticale du pouvoir et a écrasé les insurgés wahhabites en Tchétchénie. Poutine a même organisé les circonstances nécessaires pour se défaire de certains de ses pires ministres tels que Serdiukov et Koudrine. Mais ce que Poutine a échoué à faire jusqu’à présent est de
  • réformer le système politique russe,
  • remplacer les membres de la 5e colonne au sein et autour du Kremlin,
  • réformer l’économie russe.
La Constitution russe et le système de gouvernements actuels sont un pur produit des conseillers étasuniens qui, après la répression sanglante contre l’opposition en 1993, a permis à Boris Eltsine de diriger le pays jusqu’en 1999. Il est paradoxal que l’Occident parle maintenant d’une présidence despotique à propos de Poutine alors qu’il a hérité d’un système politique conçu par l’Occident. Le problème pour Poutine aujourd’hui est que cela n’a aucun sens de remplacer quelques-uns des pires personnages au pouvoir tant que le système reste inchangé. Mais le principal obstacle à une réforme du système politique est la résistance des membres pro-occidentaux de la 5e colonne au sein et autour du Kremlin. Ce sont aussi eux qui imposent encore l’application d’un genre de politique relevant du consensus de Washington, même s’il est évident que les conséquences pour la Russie sont extrêmement mauvaises et même désastreuses. Il ne fait aucun doute que Poutine le comprend, mais il a été incapable, du moins jusqu’à aujourd’hui, de sortir de cette dynamique.

Qui sont donc ces membres de la 5e colonne ?

J’ai sélectionné neuf des noms les plus souvent mentionnés par les analystes russes. Ce sont (sans ordre particulier) :
L’ancien vice-Premier ministre Anatolii Chubais, la première vice-gouverneure de la Banque centrale de Russie Ksenia Iudaeva, le vice-Premier ministre Arkadi Dvorkovich, le premier vice-Premier ministre Igor Shuvalov, la gouverneure de la Banque centrale de Russie Elvira Nabiullina, l’ancien ministre des Finances Alexei Koudrine, le ministre du Développement économique Alexei Uliukaev, le ministre des Finances Anton Silouanov et le Premier ministre Dmitri Medvedev.
La 5e colonne russe: Chubais, Iudaeva, Dvorkovich, Shukalov, Nabiullina, Koudrine, Silouanov, Medvedev.

La 5e colonne russe: Chubais, Iudaeva, Dvorkovich, Shukalov, Nabiullina, Koudrine, Silouanov, Medvedev.

Ce n’est bien sûr qu’une liste partielle – la véritable liste est plus longue et plonge plus profondément dans la structure du pouvoir russe. Les personnes figurant sur cette liste vont de dangereux idéologues comme Koudrine ou Choubais à des gens médiocres et sans imagination comme Silouanov ou Nabiullina. Et aucun d’entre eux ne pourrait, en lui-même ou elle-même, représenter une grande menace pour Poutine. Mais en tant que groupe et dans le système politique actuel, ils sont un ennemi redoutable qui a maintenu Poutine en échec. Je crois, cependant, qu’une purge est en préparation.
L’un des signes d’une purge possible à venir est le fait que les médias russes, tant la blogosphère que les grand médias commerciaux, sont aujourd’hui très critiques à l’égard de la politique économique du gouvernement du Premier ministre Medvedev. La plupart des économistes russes sont d’accord pour dire que la véritable raison de l’actuelle crise économique en Russie n’est pas la chute du prix du pétrole ou, moins encore, les sanctions occidentales, mais les décisions erronées de la Banque centrale russe (comme le flottement du rouble ou le maintien de taux d’intérêts élevés) et le manque d’action gouvernementale pour soutenir une réforme véritable et le développement de l’économie russe.
Ce qui est particulièrement intéressant est que des adversaires virulents de la 5e colonne jouissent de beaucoup de temps d’antenne dans les médias russes, y compris dans la VGTRK propriété d’État. Des adversaires principaux de la politique économique actuelle, tels que Sergei Glaziev, Mikhail Deliaguine ou Mikhail Khazine, sont aujourd’hui interviewés longuement et on leur donne tout le temps nécessaire pour pulvériser la politique économique du gouvernement Medvedev. Et pourtant, Poutine n’entreprend encore aucune action visible. En fait, dans sa dernière adresse annuelle, il a même loué le travail de la Banque centrale russe. Que se passe-t-il donc ?
D’abord, et pour ceux qui sont exposés à la propagande occidentale cela pourrait être difficile à imaginer, Poutine est tout simplement limité par les règles de l’État de droit. Il ne peut pas simplement envoyer des forces spéciales et faire arrêter ces gens sur la base d’une accusation quelconque de corruption, de malversation ou de sabotage. Beaucoup de gens en Russie le regrettent, mais c’est une réalité de la vie.
En théorie, Poutine pourrait simplement limoger tout le gouvernement (ou une partie) et désigner un nouveau gouverneur pour la Banque centrale. Mais le problème est que cela déclencherait une réaction extrêmement violente de la part de l’Occident. Mikhaïl Deliaguine a récemment déclaré que si Poutine faisait ça, la réaction de l’Occident serait même plus violente qu’après la réunification de la Crimée à la Russie. Dit-il vrai ? Peut-être. Mais je crois personnellement que Poutine n’est pas seulement préoccupé par la réaction de l’Occident, mais aussi par celle des élites russes, en particulier celles qui sont riches, qui en général le détestent et verraient une telle purge comme une attaque à leurs intérêts vitaux personnels. La combinaison de la subversion étasunienne et de l’argent a définitivement la capacité de provoquer une sorte de crise en Russie. C’est, je pense, de loin la plus grande menace pour Poutine. Mais on peut aussi observer ici une dynamique paradoxale.
D’un côté, la Russie et l’Occident ont été en confrontation ouverte depuis que les Russes ont empêché les États-Unis d’attaquer la Syrie. La crise ukrainienne n’a fait qu’aggraver les choses. Ajoutez à cela la chute des prix du pétrole et les sanctions occidentales et vous pourriez dire que Poutine, aujourd’hui plus que jamais, doit éviter tout ce qui pourrait rendre la crise encore plus grave.
Mais de l’autre côté, cet argument peut être inversé en disant que si on considère à quel point les tensions sont déjà présentes et que l’Occident a déjà fait tout ce qu’il pouvait pour nuire à la Russie, n’est-ce pas le moment idéal de faire le ménage dans la maison et pour éliminer la 5e colonne ? Réellement – à quel point les choses pourraient-elles vraiment empirer ?
Seul Poutine connaît la réponse, simplement parce que lui seul connaît tous les faits. Tout ce que nous pouvons faire est d’observer que le mécontentement populaire à l’égard du bloc économique du gouvernement et de la Banque centrale est très certainement en train de grandir rapidement et que le Kremlin ne fait rien pour empêcher ou réprimer de tels sentiments. Nous pouvons aussi relever que tandis que la plupart des Russes sont en colère, dégoûtés et frustrés par la politique économique du gouvernement Medvedev, la popularité personnelle de Poutine atteint toujours des sommets malgré le fait que l’économie russe a indéniablement reçu un coup, même si celui-ci a été beaucoup plus faible que ce que l’Empire anglosioniste avait espéré.
Mon explication strictement personnelle de ce qu’il se passe est celle-ci : Poutine laisse délibérément les choses empirer parce qu’il sait que la colère populaire ne sera pas dirigée contre lui, mais seulement contre ses ennemis. Pensez-y : n’est-ce pas exactement ce que les services de sécurité ont fait dans les années 1990 ? N’ont-ils pas permis à la crise en Russie d’atteindre son paroxysme avant de pousser Poutine au pouvoir puis de réprimer impitoyablement les oligarques ? Poutine n’a-t-il pas attendu que les wahhabites de Tchétchénie attaquent effectivement le Daghestan avant de déchaîner l’armée russe ? Les Russes n’ont-ils pas laissé Saakachvili attaquer l’Ossétie du Sud avant de détruire complètement son armée ? Poutine n’a-t-il pas attendu une attaque ukronazie à grande échelle sur le Donbass avant d’ouvrir les robinets du voentorg (fournitures militaires) et du vent du nord (l’envoi de volontaires) ? Les critiques de Poutine diraient que non, pas du tout, Poutine a été surpris, il dormait au travail, et il a dû réagir, mais sa réaction était trop modeste, trop tardive, et que lorsqu’il a dû prendre des mesures, c’était seulement pour régler une situation qui avait tourné au désastre. Ma réponse à ces critiques est simple : que s’est-il passé à la fin ? Est-ce que Poutine n’a pas obtenu à chaque fois exactement ce qu’il voulait ?
Je crois que Poutine est pleinement conscient que la base réelle de son pouvoir n’est pas prioritairement l’armée russe ou les services de sécurité, mais le peuple russe. Cela, en retour, signifie que, pour lui, avant d’entreprendre n’importe quelle action, spécialement une action dangereuse, il doit s’assurer d’un niveau de soutien presque inconditionnel auprès du peuple russe. Et cela, à son tour, signifie qu’il ne peut entreprendre une action aussi risquée que si et quand la crise sera évidente pour tous et que le peuple russe aura envie de le voir prendre un risque et, si nécessaire, d’en payer les conséquences. C’est exactement ce que nous avons vu dans le cas de la réunification de la Crimée ou de l’actuelle intervention militaire en Syrie : le peuple russe est préoccupé, il souffre des conséquences de la décision de Poutine de passer à l’action, mais ils l’acceptent parce qu’ils croient qu’il n’y a pas d’autre choix.
Voilà. Soit Poutine dort au travail, il est pris au dépourvu par chaque crise et réagit trop tard, soit Poutine laisse délibérément une situation pourrir jusqu’à ce qu’une crise de grande ampleur soit évidente, et à ce moment il agit en pleine connaissance du fait que le peuple russe le soutient totalement et ne le critique ni pour la crise ni pour le prix à payer pour négocier résolument avec les Occidentaux.
Choisissez la version qui vous semble la plus plausible.
Ce qui est certain, c’est que jusqu’à présent, Poutine a échoué à faire face à la 5e colonne proche du Kremlin et à l’intérieur et que la situation se dégrade rapidement. La récente tentative de Koudrine de revenir au gouvernement a été une utilisation assez transparente des médias favorables à la 5e colonne en Russie (et à l’étranger) et, comme prévu, elle a échoué. Mais cela montre une confiance en soi croissante, et même arrogante, des intégrationnistes atlantiques. Quelque chose va se produire, probablement dans un proche avenir .

The Saker
L’article original est paru sur Unz Review
Traduit par Diane, vérifié par Ludovic, relu par Diane pour le Saker francophone


Poutine et israël
Relation complexe à couches multiples

L’assassinat récent de Samir Kuntar par Israël a, encore une fois, enflammé le débat sur la relation de Poutine avec Israël. Ceci est un sujet extrêmement complexe et ceux qui aiment les « explications » simples devraient arrêter de lire ceci. La vérité est que la relation entre la Russie et Israël et – avant même la venue de ce dernier – entre Juifs et Russes mériterait un livre entier.

Deux siecles ensembleEn fait, Alexandre Soljenitsyne a écrit un tel livre, intitulé « 200 ans ensemble », mais, en raison de la poigne de fer des sionistes sur les médias anglophones, il n’a toujours pas été traduit en anglais. Cela devrait déjà vous dire quelque chose – un auteur de renommée dans le monde entier qui a obtenu le prix Nobel de littérature ne peut pas faire traduire son livre en anglais parce que son contenu pourrait saper le récit officiel sur les relations russo-juives en général et sur le rôle des Juifs dans la politique russe au XXème siècle en particulier ! De quelle autre preuve de la réalité de la subordination de l’ancien Empire britannique aux intérêts sionistes a-t-on besoin ?

J’ai déjà écrit sur ce sujet dans le passé et, à tout le moins, je vais vous demander de lire les deux articles suivants avant de continuer à lire :

Avant d’aborder quelques-unes des particularités de la relation russo-israélienne, je tiens à souligner une chose très importante : il ne faut pas croire que la relation entre Juifs et non-Juifs en Russie est similaire à ce qu’elle est en Occident. Ce n’est pas le cas. Sans entrer dans une discussion détaillée de l’émancipation des Juifs dans l’Occident et leur longue progression depuis leurs shtetls dirigés par des rabbins jusqu’aux conseils d’administration des plus grandes sociétés occidentales, je dirai simplement que pour les Juifs russes, ce processus d’émancipation est arrivé d’une manière beaucoup plus violente et catastrophique. La deuxième grande différence entre Juifs occidentaux juifs et russes est que, entre 1917 et 1939, un sous-ensemble spécifique de juifs (les juifs bolcheviques) possédaient le contrôle quasi total de la Russie. Pendant cette période, les Juifs bolcheviques persécutaient les Russes et, en particulier, les chrétiens orthodoxes avec une haine véritablement génocidaire. Ceci est un fait de l’histoire dont la plupart des Russes sont très conscients, même si cela est encore considéré comme une pensée erronée dans la plupart des cercles occidentaux. Il est également important de souligner ici que les Juifs bolcheviques persécutaient non seulement les chrétiens orthodoxes, mais aussi tous les groupes religieux, y compris les Juifs. Poutine est très conscient de tous ces faits qu’il a mentionné en parlant à un groupe de Juifs à Moscou.
Dans le second article mentionné ci-dessus, j’ai discuté de ces questions et je veux montrer que Poutine est très conscient de ce passé et qu’il a le courage et l’honnêteté intellectuelle de le rappeler aux Juifs russes.
L’autre fait absolument crucial sur la relation entre la Russie et Israël est l’immigration des Juifs russes en Israël. Ici, je vais vous présenter une liste de raisons pour lesquelles ceci est un facteur crucial :
  1. Peu importe qu’ils aient fini en Israël, en Autriche, en Allemagne, ou aux Etats-Unis, l’immigration des Juifs russes en Israël a permis à ces Juifs qui ne voulaient pas rester en Russie de quitter le pays. Inversement, ceux qui n’étaient pas partis sont restés par choix. Cela signifie que la grande majorité, sinon la totalité, des Juifs russophobes et antichrétiens ont quitté la Russie. Ceux qui sont restés en Russie l’ont fait parce qu’ils ont décidé que c’était leur patrie.
  2. Un grand nombre (certaines estimations vont jusqu’à 20%) des soi-disants «juifs» qui ont quitté la Russie ne sont pas juifs du tout, y compris certains de ceux qui se sont installés en Israël. La vérité est que les difficultés économiques et sociales dans la société soviétique sous Brejnev et compagnie et la Russie sous Eltsine avaient poussé beaucoup de non-juifs de Russie à s’inventer des origines juives (non-existantes) juste pour émigrer. Ainsi il y a beaucoup de vrais Russes, par opposition aux Juifs russes, en Israël.
  3. En raison de cette grande immigration, il y a d’innombrables liens personnels entre les individus et les familles qui vivent en Israël et en Russie. Cela signifie que lorsque, par exemple, l’Irak ou le Hezbollah lancent des roquettes en Israël, des gens en Russie sont inquiets pour leurs amis en Israël, même si ils n’approuvent pas nécessairement la politique israélienne.
  4. La « mafia russe » est, en réalité, la plupart du temps, une mafia de Juifs russes. Cela est particulièrement vrai en Occident. En Russie, il y a des gangsters juifs, mais pas vraiment de gang juif en tant que tel. Des gangsters russes et juifs s’entendent à merveille et cela crée aussi, dirons-nous, de forts liens «d’affaires » entre des oligarques « russes » et Israël.
  5. Sous Eltsine, le pays était de facto dirigé par ce qu’on a appelé la semibankirshchina, le « pouvoir des sept banquiers ». Il s’agissait des sept grands banquiers de la Russie qui possédaient environ 50% de l’ensemble de l’économie russe. Tous, sauf un (Potanine) étaient des Juifs.
  6. Pendant les années Eltsine, la grande majorité des membres du gouvernement et, surtout, leurs conseillers étaient des Juifs. Des Juifs contrôlaient également la quasi-totalité des grands médias. Pour vous donner une idée de la façon dont cette tendance était répandue dans les années 1990, voici une liste d’oligarques Juifs dans la Russie d’Eltsine disponible sur Internet : (source en russe: https://goo.gl/jZlazH)
Les oligarques sont des Juifs, afin d’assurer la réélection de Boris Eltsine dans le prochain mandat à l’élection présidentielle de 1996:
1991 – 1999
  • Boris Eltsine (Eltsine – Juif marié à une Juive).
  • Naina Eltsine – une Juive.
  • Conseiller du Président sur les questions économiques – Livshits – Juif.
  • Pendant tout le temps du règne d’Eltsine (1991-1999) la majorité de ses conseillers étaient juifs.
  • Chef de l’administration présidentielle Filatov, Tchoubaïs, Volochine, la fille du président (une nouvelle position des autorités juives), Tatyana Dyachenko (par la loi juive – Halakha, comme la fille d’un juif – Juive – tous Juifs.

GOUVERNEMENT

Tous les ministres clés – juifs:

  • Ministre de l’Economie – Yasin – Juif
  • Ministre adjoint de l’Economie – Ourinson – Juif
  • Le ministre des Finances – Panskov – Juif
  • Ministre adjoint des Finances – Vavilov – Juif
  • Président de la Banque centrale – Paramonov – Juif
  • Ministre des Affaires étrangères – Kozyrev – Juif
  • Ministre de l’Énergie – Shafranik – Juif
  • Ministre des Communications – Bulhak – Juif
  • Ministre des Ressources naturelles – Juifs Danilov-
  • Ministre des Transports – Efimov – Juif
  • Le ministre de la Santé – Netchaïev – Juif
  • Ministre de la Science – Saltykov – Juif
  • Ministre de la Culture – Sidorov – Juif

MÉDIAS

Président des médias – Gryzounov – Juif

PRESSE

  • «News» – Golembiovskiy – Juif
  • « Komsomolskaïa Pravda » – Fronin – Juif
  • « Moskovski Komsomolets » – Gusev (Drabkin) – Juif
  • « Arguments and Facts » – Starks – Juif
  • « Work »- Potapov – Juif
  • « Moscow News » – Karpinski – Juif
  • « Kommersant » – Yakovlev (Ginsburg) – Juif
  • «New Look» – Dodolev – Juif
  • « Nezavissimaïa Gazeta » – Tretyakov – Juif
  • « Evening Moscow » – Lisin – Juif
  • « Literary Newspaper » – Udaltsov – Juif
  • « Publicity » – Izyumov – Juif
  • « Interlocutor » – Kozlov – Juif
  • « Rural Life » – Kharlamov – Juif
  • « Top Secret » – Borovik – Juif

TV & RADIO:

  • Télévision et radio, « Ostankino » – A. Yakovlev – Juif
  • Russian TV et Radio Company – Poptsov – Juif

1996-1999 – « Sept banquiers ».

Toutes les finances de la Russie concentrées dans les mains de Juifs. Un pays gouverné par sept banquiers (« sept banquiers »):

  1. Aven – Juif
  2. Berezovsky – Juif,
  3. Goussinski – Juif,
  4. Potanine.
  5. Smolensk – Juif
  6. Friedman – un Juif,
  7. Khodorkovski – un Juif.
  8. Roman Abramovich
En vérité, les gens qui compilent ces listes sont rarement motivés par des fins purement scientifiques, et souvent, ils ne se sentent pas contraints par les règles strictes de la preuve. Donc, il est tout à fait possible qu’un certain pourcentage de « Juifs » énumérées ci-dessus ne soient pas juifs du tout. Mais même avec une large marge d’erreur – on comprend tout. Tout comme entre 1917 et 1939, entre 1991 et 1999, les rênes du pouvoir en Russie étaient fermement dans les mains de Juifs, et dans les deux cas, avec des conséquences catastrophiques.
La grande différence est que si, au début du XXème siècle, les Juifs au pouvoir étaient des adversaires idéologiques de l’Empire anglais, à la fin du XXème siècle, les Juifs en Russie étaient pratiquement une extension de l’Empire anglo-sioniste.
En parlant des prolongements de l’Empire anglo-sioniste, j’ai déjà expliqué à plusieurs reprises dans le passé que la candidature de M.Poutine pour succéder à Eltsine était un compromis entre les services de sécurité russes et les hommes d’affaires russe qui avaient poussé M.Medvedev comme un contrepoids à Poutine. Je me réfère généralement aux forces soutenant Poutine comme étant les souverainistes eurasiatiques et aux forces soutenant Medvedev comme étant les atlantistes intégrationnistes. Le but du premier camp est de célébrer le patriotisme russe et de faire de la Russie un élément clé dans un continent eurasien multipolaire unifié, alors que l’objectif de l’autre camp est d’être accepté par l’Empire anglo-sioniste comme un partenaire égal et d’intégrer la Russie dans les structures du pouvoir occidental. Ce qui suit est quelque chose de si important que je vais l’illustrer par  un paragraphe distinct :
Les intégrationnistes atlantistes sont toujours en plein contrôle du secteur financier et bancaire russe, de tous les ministères de l’économie et des postes clés du gouvernement. Ils contrôlent la Banque centrale de Russie et ils sont, de loin, la plus grande menace pour Poutine et pour ceux qui le soutiennent. Considérant que près de 90% des Russes soutiennent maintenant Poutine, cela signifie que ces intégrationnistes sont la plus grande menace pour le peuple russe et pour la Russie dans son ensemble.

Comment est-ce que tout ceci est lié à Israël ?

Eh bien, Poutine a hérité d’un système créé par et pour l’Empire anglo-sioniste. Il était un candidat de compromis entre deux partis radicalement opposés et il lui a fallu des années pour, premièrement, se débarrasser de la plupart des oligarques (juifs) russes puis, très progressivement, commencer un processus de nettoyage dans lequel, lentement, étape par étape, les sionistes ont été expulsés de leurs positions de pouvoir. Selon MikhailKhazin, l’équilibre entre ces deux groupes n’a que récemment atteint un point d’équilibre(instable) de l’ordre de 50/50. Cela signifie aussi que les « gens de Poutine »doivent être vigilants tous les jours que le Bon Dieu fait,parce qu’ils savent que leurs soi-disant « collègues » seront prêts à les poignarder en un clin d’œil dès qu’ils en auront l’occasion.
Je crois pour ma part que les rumeurs d’un coup d’Etat en Russie sont grandement exagérées. Non seulement parce que Poutine bénéficie de l’appui des « ministères de puissance » (Défense, Sécurité de l’Etat, affaires intérieures, etc.), mais, plus important encore, de l’appui de 90% du peuple russe. Renverser un homme avec un tel soutien, un homme vraiment aimé par la grande majorité des gens, serait trop dangereux. Mais cela ne signifie pas que la cinquième colonne n’est pas disposée à saboter tous les efforts de Poutine et de ses partisans.
La vérité est que Poutine a été forcé à faire des compromis de nombreuses fois. Voici quelques exemples :

semibankirshchinaLes oligarques : Quand Poutine avait débarrassé la Russie  de la « semibankirshchina » (le cartel des 7 banquiers), il n’a pas vraiment sévi contre tous les oligarques en tant que tels. Il ne s’était débarrassé que de ces oligarques qui, comme Khodorkovski, avaient tenté de faire un coup d’Etat contre Poutine en achetant la totalité de la Douma. Les oligarques ont été avertis : « Restez en dehors de la politique et je vous laisserai tranquille ». L’accord est encore valable aujourd’hui.

L’économie : Même dans son dernier discours, Poutine devait déclarer qu’il soutenait pleinement la Banque centrale et les ministères économiques du gouvernement Medvedev. Considérant que littéralement tous les alliés de Poutine dénoncent ouvertement et fortement la façon dont l’économie russe est mal gérée, ceci est clairement une déclaration sous la contrainte et non pas une conviction de sa part. En passant, j’observe une campagne de dénigrement systématique dans les chaînes de télévision contre la Banque centrale russe et les ministres de l’économie, et cela ne peut pas être une coïncidence. Je prédis que Poutine prépare une purge parmi ces cercles; mais il a besoin d’aligner toutes ses cartes avant de prendre des mesures, en particulier en enflammant l’opinion publique contre eux. En ce moment, l’économie russe est toujours géré par des comparses du FMI, par des gens proches de Washington, d’où leur politique folle sur les taux d’intérêt, sur l’achat d’obligations des États-Unis, sur le maintien d’une inflation basse, etc… Poutine, par conviction, n’est pas ce que je qualifierais de « socialiste », mais il est très certainement un promoteur de « marchés sociaux », quelqu’un qui essaye vraiment de dissocier la Russie du système financier occidental, et de ne pas jouer en suivant les règles de l’Empire.

La politique étrangère : Jusqu’à la plus récente réélection de Poutine quand, finalement, la Russie a commencé à avoir une politique étrangère assez uniforme, la politique de la Russie faisait des zigzags. Cela était particulièrement vrai pendant les périodes où Medvedev était en charge de la présidence et quand l’Iran et la Libye avaient été trahis par la Russie au Conseil de sécurité (ce que Poutine a ouvertement qualifé de «stupide »).
Personnalités : Vous rappelez-vous du ministre de la Défense hyper-corrompu Serdioukov ? Devinez quoi ? Il n’a toujours pas été officiellement accusé. Même la femme avec qui il a fait l’essentiel de ses transactions malhonnêtes vit toujours dans son luxueux appartement à Moscou. Qu’est-ce que cela nous dit ? Que même lorsque Poutine a obtenu la preuve tangible de la malfaisance de Serdioukov, il avait assez de pouvoir pour le remplacer par Choïgou, mais pas assez pour pouvoir envoyer ce genre d’atlantiste de haut profil en prison.
L’occupation nazie de l’Ukraine : Poutine avait suffisamment de contrôle sur le gouvernement pour envoyer des forces spéciales et déployer des tirs d’artillerie à travers la frontière pour aider les rebelles pro-russe, mais il ne pouvait pas forcer les ministères économiques à utiliser la puissance économique de la Russie pour étrangler l’économie ukrainienne. La Russie a envoyé des obus d’artillerie à travers la frontière à Saour Mogila et de l’énergie (gratuite) à travers la frontière à Kiev.
La propagande russophobe : Quand, récemment, un journaliste sportif de troisième ordre, Alexei Andronov, a publié un commentaire vicieusement anti-russe sur Twitter, il a été critiqué pour cela par Alexei Pouchkov, un journaliste qui est aussi le chef du comité des Affaires étrangers dans la Douma d’Etat dans sa propre émission de télévision « Post-scriptum ». La chaîne de télévision diffusant l’émission, TV Tsentr, a censuré le segment critiquant Andronov. Ensuite, le célèbre réalisateur russe Nikita Mikhailkov a enregistré une émission entière traitant de cet événement, et la chaîne de télévision diffusant son spectacle, TV Rossia, a également censuré l’épisode entier. Quant au directeur de la chaîne de télévision où Andronov fonctionne, Tina Kandelaki, elle a donné son plein appui à Andronov. Moralité : siPoutine a immensément amélioré la qualité globale des médias russes, les russophobes sont encore très influents et peuvent cracher leur venin haineux en toute impunité.
Je pourrais continuer à énumérer exemple après exemple, mais je pense que vous voyez l’idée : Poutine est un homme très bon en charge d’un très mauvais système.

Maintenant, évoquons la Syrie, le Hezbollah et l’assassinat de Samir Kuntar.

Tout d’abord, considérons que la décision d’intervenir militairement dans la guerre syrienne était déjà une question controversée. Poutine a défendu cela avec deux raisons : en expliquant au peuple russe qu’il était préférable de traiter avec les terroristes « là-bas » (en Syrie) plutôt que « ici » (en Russie), et en promettant qu’il n’enverrait pas de forces au sol. Lorsque l’EI et les Turcs ont rempli la promesse faite par Obama et Biden et fait exploser un avion de ligne russe et, plus tard, un bombardier SU-24 du ciel, le public russe a continué à soutenir Poutine, mais la plupart des Russes, moi y compris, ont été très conscients des dangers de la situation. Celle-ci assure la crédibilité personnelle de Poutine qui lui a permis de maintenir le cap en dépit des craintes réelles.
Deuxièmement, il est clair que Poutine et Netanyahu ont conclu un accord lorsque celui-ci s’est rendu à Moscou : les Israéliens n’interfèrent pas dans les opérations russes à l’appui des Syriens tant que les Russes ne gênent pas Israël dans ses opérations de combat avec le Hezbollah. Cela a permis aux deux parties de poursuivre leur principal intérêt, au prix de leurs objectifs secondaires. Vous n’aimez pas ce prix et vous doutez de sa morale ? Bien ! Moi aussi, je suis, en fait, intensément mal à l’aise, mais je ne pense pas moins des praticiens impitoyables de la realpolitik comme Poutine et Bibi Netanyahu (une bonne chose que vous et moi ne sommes pas au pouvoir !).
Il existe, par ailleurs, un autre précédent : le soutien russe à la répression de l’armée égyptienne contre les Frères musulmans en Egypte. J’accepte l’argument selon lequel soutenir l’armée égyptienne avait un sens dans le contexte de la guerre en Syrie, mais l’éthique derrière cela me dérange intensément. Ceci est la raison pour laquelle Poutine est un homme politique impitoyable mais couronné de succès; je suis un blogueur sans importance : de toute façon, il faut un ours impitoyable pour lutter contre des loups impitoyables.
Ceci étant dit, il ne faut pas prétendre que le Hezbollah est moins cynique lorsque c’est nécessaire. Je vous rappelle que lorsqu’Imad Mugniyeh a été assassiné à Damas par des Israéliens dans une opération qui a sûrement nécessité des complices de très haut niveau dans le régime d’Assad, le Hezbollah a promis des «représailles » sans jamais piper mot contre le régime. Le Hezbollah n’avait eu aucune objection quand Assad avait torturé des musulmans au nom de la CIA pour son fameux programme de « restitution ».
Quant à Poutine, il a tout simplement d’autres priorités que de protéger le Hezbollah ou combattre Israël :
Survivre à l’intérieur de la Russie et ne pas être renversé par la Configuration du Pouvoir sioniste encore très puissant (pour reprendre l’expression de James Petras) en Russie étant l’une de ces priorités. Une autre priorité serait de ne pas donner à ses ennemis (internes et externes) l’argument politique que « la Russie attaque Israël ». Ne pas enclencher d’hostilités avec Israël et ne pas obliger la Russie à se battre sur deux fronts serait tout aussi crucial. Idem pour ne pas être accusé de transformer la Russie en « Force aérienne du Hezbollah », comme les États-Unis sont la « Force aérienne de l’EI ». Ce sont toutes des priorités évidentes pour Poutine.
Et puis ceci : alors que les S-400 russes peuvent facilement abattre tout avion israélien, l’espace aérien contingent russe n’a pas les moyens matériels de lutter contre Israël ou, encore moins, contre l’OTAN et le CENTCOM. Quant à la Russie, elle ne peut certainement pas chercher la bagarre avec Israël, pas à cause de la puissance de cette petite entité sioniste, mais en raison du fait que l’empire étatsunien est maintenant sous contrôle sioniste. Donc, ces Américains qui se plaignent maintenant que Poutine « n’a pas le courage » de s’en prendre à Israël devraient d’abord se demander comment Israël semble avoir transformé les Etats-Unis et l’Europe en un protectorat sioniste et se demander ce qu’ils font pour se libérer de ce joug !
Quant à l’Occident : on doit comparer la position de l’Empire anglo-sioniste d’une part, et de beaucoup de Juifs russes influents (en Russie et en Israël) à propos de la guerre en Ukraine. Alors que l’Occident soutenait totalement le régime nazi à Kiev, de nombreux Juifs russes, en particulier le très célèbre Vladimir Soloviev, ont pris une position anti-nazie catégorique. Alors qu’en Israël, la popularité de Poutine et de la Russie est encore extrêmement faible, la plupart de l’opposition anti-Poutine en Russie ne comprend pas beaucoup de Juifs. Enfin, le grand public russe est, malheureusement, très mal informé des horreurs perpétrées par le régime sioniste  alors que les Israéliens et les double-nationaux (comme Evgenii Satanovskii ou Avigdor Eskin) colportent constamment l’idée que « nous Russes et Israéliens sommes les seuls debout face au terrorisme musulman », profitant ainsi au maximum de la guerre actuelle entre la Russie et l’EI. En d’autres termes, Poutine aurait du mal à faire passer une attaque contre un avion israélien au grand public russe.
Je crois comprendre que rien de tout cela ne convaincra les anti-juifs haineux ou ceux qui aiment les arguments binaires. Pour eux, Poutine restera à jamais un traître, un chabbat goy éternel ou une marionnette des financiers internationaux. Franchement, je ne m’adresse pas à eux. Mais certaines personnes sont sincèrement perplexes et confus au sujet de la politique russe qui semble être source de confusion, voire de contradiction. Pour eux, je vais conclure en disant ceci :
Poutine avance doucement et il sait attendre et laisser les événements exercer leur propre dynamique. Il est aussi très conscient qu’il se bat littéralement avec une main attachée derrière le dos contre les ennemis internes et externes (ces derniers étant beaucoup plus dangereux). Je suis sûr que Poutine se rend bien compte que sa politique de résistance et de libération peut potentiellement conduire à une guerre nucléaire intercontinentale et que la Russie est actuellement encore plus faible que l’Empire anglo-sioniste. Tout comme au temps de Stolypine, la Russie a désespérément besoin de quelques années de paix pour se développer et se relever au maximum. Ce n’est certainement pas le moment d’une confrontation frontale avec l’Empire. La Russie a besoin de paix et de temps : la paix en Ukraine, la paix en Europe et, oui, la paix au Moyen-Orient. Hélas, cette dernière n’est pas une option et, une fois acculé, Poutine a pris la décision d’aller en guerre. Et je suis absolument et catégoriquement certain que si l’Empire attaquait la Russie (de la Turquie ou d’ailleurs), la Russie riposterait. La Russie est prête à entrer en guerre si nécessaire, mais elle fera tout son possible pour l’éviter. Ceci est le prix que la Russie paie pour être du côté le plus faible. La bonne nouvelle est que la Russie se renforce de jour en jour, alors que l’Empire devient de plus en plus faible. De plus, la puissance des anglo-sionistes et leur cinquième colonne en Russie faiblissent également chaque jour qui passe. Mais ce processus prendra du temps.
Le grand événement à surveiller est la répression de la Banque centrale et des ministères de l’économie du gouvernement. Tout le monde en Russie attend cela, et on a même directement posé cette question à Poutine récemment, mais il nie tout cela et dit qu’il soutient pleinement ces saboteurs. Considérant l’actif de Poutine, il est stupide de dire qu’il les soutient vraiment – ceci est clairement une manœuvre dilatoire jusqu’au moment venu.
Ne nous trompons pas. Il n’y a pas un grand amour entre la Russie et Israël. Mais il n’y a pas non plus beaucoup d’hostilité, du moins pas du côté russe. La plupart des Russes sont conscients du rôle laid joué par des Juifs déjà deux fois dans l’histoire russe, mais cela ne se traduit pas par le genre d’hostilité envers les Juifs que vous verrez, par exemple, en Ukraine. Des Russes peuvent se méfier de l’influence juive, mais cela se traduit rarement par de l’hostilité pour les Juifs comme des gens ordinaires. Certaines des personnalités publiques russes les plus adorées, comme le barde Vladimir Vysotskii, avaient du sang juif. La plupart des Russes font également une distinction entre « leurs » juifs (juifs russophobes à l’ouest) et « nos » juifs (juifs russes qui aiment la Russie). Mais depuis que la russophobie s’est également répandue parmi les élites russes, avant et après la Révolution, elle peut difficilement être décrite comme un phénomène juif. La culture russe a toujours été multi-nationale et multi-ethnique, et n’a pas vraiment séparé les gens par leur origine ethnique mais les juge beaucoup plus facilement par leurs actions et leurs idées. Pour toutes ces raisons, la haine du « youpin » est beaucoup plus un phénomène nationaliste ukrainien que russe.
Tandis que la plupart des Russes ne voudraient pas voir un retour au pouvoir d’une nouvelle version des commissaires bolcheviques ou des oligarques «démocratiques » à l’intérieur de la Russie, il y a une proximité et une solidarité anti-nazie entre Russes et Israéliens qui ne devrait pas être rejetée d’un revers de la main.
En ce qui concerne la Palestine, la Russie soutient toutes les résolutions pertinentes de l’ONU et est donc le promoteur de la « solution à deux Etats » typique et plutôt sans imagination. Tout au plus, la Russie va « déplorer » ou « regretter » les abus de Palestiniens par des Israéliens, mais la Russie ne deviendra jamais un défenseur systématique des droits des Palestiniens comme l’Iran ou le Hezbollah, simplement parce que l’avenir de la Palestine n’est pas une priorité russe.
Espérons que ceci est utile pour comprendre pourquoi la Russie ne prend pas de mesures pour protéger le Hezbollah contre les Israéliens (et pourquoi elle n’empêchera pas le Hezbollah d’exercer des représailles depuis la Syrie, si celui-ci doit prendre cette décision). Autrement dit : il n’y a aucune raison interne ou externe convaincante pour la Russie d’être directement impliquée, alors qu’il y a beaucoup de raisons – internes et externes – convaincantes pour la Russie de rester en dehors de ceci. Si dans le passé, l’URSS a soutenu l’OLP pour des raisons idéologiques et géostratégiques, la Russie d’aujourd’hui ne suivra pas le même paradigme. En outre, le Fatah et le Hamas ne sont pas des partenaires attrayants, ou même crédibles pour la Russie, puisqu’ils sont quelque peu impliqués avec l’EI. Idem pour les Frères musulmans en Egypte.
Le Hezbollah n’a pas tellement besoin de la protection de la Russie. Aussi symboliques soient-ils, les meurtres de Imad Mugniyeh ou Samir Kuntar n’affaiblissent en aucun cas la résistance. En fait, si l’histoire de l’assassinat de Abbas Moussaoui nous enseigne quelque chose, c’est que, parfois, les Israéliens assassinent un dirigeant du Hezbollah, pour découvrir ensuite que le prochain dirigeant est un adversaire encore plus redoutable. Si Dieu le veut, ce sera aussi le cas cette fois.

Source : thesaker.is


Sur la russophobie occidentale


Guy Mettan:
Russie-Occident, une guerre de mille ans

russie-occident une guerre de 1000 ansPourquoi les États-Unis et l’Europe détestent-ils tant la Russie ? Alors que la Russie ne représente plus une menace, que ses missiles ne sont plus pointés sur Berlin, que, fait sans précédent dans l’histoire, elle a dissous son empire sans effusion de sang, rendu leur liberté aux pays occupés d’Europe centrale et permis l’indépendance pacifique de quinze nouveaux États, la haine et le dénigrement de la Russie atteignent des proportions inouïes dans les médias, les cercles académiques et les milieux dirigeants occidentaux.
Pour comprendre cet acharnement, devenu hystérique avec la crise ukrainienne, Guy Mettan remonte loin dans l’histoire, jusqu’à l’empereur Charlemagne. Il examine sans tabou ni a priori les lignes de forces religieuses, géopolitiques et idéologiques dont se nourrit la russophobie occidentale. Et démonte les ressorts du discours antirusse et anti-Poutine qui ont pour effet de repousser toujours plus loin les chances d’une vraie réconciliation.

Guy Mettan, journaliste, dirige le Club suisse de la presse. Ancien directeur-rédacteur en chef de la Tribune de Genève, il exerce des fonctions politiques comme député et ancien président du Grand Conseil de Genève. Il a écrit plusieurs ouvrages sur la Suisse et la Genève internationale.


Interview de Guy Mettan, Russie-Occident,
une guerre de mille ans

Guy Mettan, l’auteur du livre «Russie-Occident : une guerre de mille ans», a précisé dans l’interview qu’il a accordée à RT France que l’Europe fabriquait «artificiellement l’ennemi russe pour pouvoir se créer une identité européenne artificielle».

RT France : Pourquoi avez-vous décidé d’écrire ce livre ?

Guy Mettan : Bon, cela fait une quinzaine d’années que je m’intéresse beaucoup à l’évolution des relations entre la Russie et l’Occident puisque j’ai eu la chance d’obtenir le passeport russe en 1998 et de devenir double national. A partir de ce moment, je me suis intéressé à la nature des relations entre la Russie et l’Occident. Plusieurs fois et à plusieurs reprises, j’avais été agacé par la manière dont la presse occidentale rendait compte de la Russie et couvrait les évènements qui avaient traits aux relations occidentalo-russes. Et puis lorsque la crise ukrainienne a éclatée, dès février 2014, j’ai vraiment été scandalisé par la manière dont mes collègues journalistes couvraient ces événements avec un biais systématiquement antirusse. C’est ce qui m’a motivé à écrire ce livre.

RT France : Votre livre parle de russophobie. Comment la définissez-vous ?

Guy Mettan : La russophobie, c’est un sentiment antirusse qu’on retrouve très largement en Occident. C’est d’ailleurs propre à l’Europe et aux Etats-Unis. Il n’y a pas de russophobie en Chine ou au Japon et dans les autres pays du monde. Pour moi, c’est une forme de racisme. Je crois qu’il n’y a pas d’autres mots pour l’expliquer. Cela tient à l’émergence de préjugés, de clichés qui ont pris naissance à partir du schisme entre l’orthodoxie et le catholicisme. C’est pour ça que mon livre s’appelle «Une guerre de mille ans». Ici, en Occident, on pense que le schisme a été créé par les Orientaux, ce qui n’est pas vrai du tout, c’est une falsification de l’histoire. Reste qu’à partir de ce schisme, se sont élaborés toute une série de préjugés contre d’abord, le monde orthodoxe, le monde grec et ensuite contre la Russie, à partir de la chute de Constantinople et que la Russie a décidé de reprendre l’héritage de Constantinople.

Le récit des voyageurs est devenu très systématiquement hostile la Russie. Et à partir du XVIIIème siècle, quand la Russie est apparue comme une puissance européenne, comme une puissance importante, cette russophobie s’est développée parce que l’expansion coloniale de l’Europe, qui a commencé à partir du 18 siècle, s’est heurtée à l’existence de la Russie, de cette puissance russe. C’est à partir de ce moment que la russophobie moderne a pris naissance en Europe occidentale, puis aux Etats-Unis après la Deuxième Guerre mondiale.

RT France : De quoi cette russophobie se nourrit-elle ?

Guy Mettan : Aujourd’hui la russophobie est devenue essentiellement américaine parce qu’à partir de 1945, ce sont les Etats-Unis qui ont pris le relais des russophobies existantes. La française qui s’est développée à partir du 18 siècle avec Napoléon. La russophobie anglaise a été très forte tout au long du XIXème siècle, avec la rivalité pour le contrôle de l’Asie. Les impérialistes anglais voulaient imposer leur domination sur l’Asie contre la Russie. Et puis la russophobie allemande, qui a commencé vers la fin du 19 siècle lorsque les Allemands ont développé l’idée de Lebensraum, d’espace vital, à l’Est. Mais une fois le nazisme défait en 1945, les Américains se sont retournés contre leur allié russe, comme l’avaient d’ailleurs fait les Anglais en 1815 aussitôt après la victoire acquise contre Napoléon.

Les Américains se sont retournés contre leur allié russe de la veille et ont développé une russophobie qui a toujours cours aujourd’hui. Elle a d’abord été liée à la lutte contre le communisme mais malgré la chute du communisme et la fin de l’Union soviétique en 1991, cette russophobie a continué de plus belle à partir de la fin des années 1990-début des années 2000. Elle se compose de deux formes : une forme idéologique autour de la soi-disant lutte pour la démocratie et les droits de l’Homme et puis, naturellement, une rivalité géopolitique parce que les Américains ne supportent pas que d’autres puissances contestent l’hégémonie américaine.

RT France : Vous dites que l’Europe n’a pas «d’identité constituée» contrairement à la Russie. Qu’est-ce que ça veut dire ?

Guy Mettan : Cela veut dire que l’Union européenne est une construction qui est difficile, qui est laborieuse, qui connaît beaucoup d’obstacles, beaucoup de revers, surtout depuis une quinzaine d’années avec l’intégration des pays d’Europe de l’Est. Mais cette Union européenne n’a pas d’identité propre. Et avec l’extension vers l’Europe de l’Est, les nouveaux venus, c’est-à-dire la Pologne, la Roumanie, les Pays baltes, en fait, les pays qui étaient autrefois liés à la Russie soviétique, ont éprouvé le besoin de se créer une nouvelle identité européenne. Et quoi de plus facile pour créer cette identité qui est au fond difficile à faire, quoi de plus facile que de s’inventer un ennemi, de s’inventer un adversaire. C’est ce que je dis dans mon livre. Pour ces nouveaux venus, la Russie fait office d’ennemi idéal, d’épouvantail, de repoussoir qui justement favorise cette intégration européenne. Cela leur permet aussi d’obtenir un soutien auprès des lobbies militaire et pétrolier américains, en stigmatisant la Russie comme une puissance hostile à l’Europe, ce qu’elle n’est évidemment pas. Ce que je montre dans mon livre, c’est qu’on se fabrique artificiellement un ennemi russe pour, au fond, pouvoir se créer une identité européenne artificielle.

RT France : Quelle accueil votre livre a-t-il reçu ?

Guy Mettan : Cela a été une très bonne surprise, parce que je m’attendais évidemment à l’hostilité de mes confrères journalistes que je critique dans ce livre. Et au contraire, la presse l’a plutôt bien accueilli, les critiques sont largement favorables et puis l’accueil du public est très, très positif. C’est vraiment pour moi un motif de satisfaction. J’avoue que j’avais quelques craintes, et bien pas du tout, je m’aperçois que le grand public est fatigué de la façon complétement biaisée dont les médias occidentaux dominants rapportent les événements qui ont trait à la Russie et qu’il cherche un autre point de vue.

Source transcription : les-crises.fr


La Bataille de Russie

de Israël Adam Shamir

La Bataille de RussieLe spectacle grandiose de l’ouverture des Jeux olympiques de Sotchi a rappelé au monde que la Russie était une grande et vieille nation, fière de son passé et ayant des liens historiques et culturels étroits avec l’Europe. Ce rappel, Vladimir Poutine l’a voulu alors que l’Occident venait de commencer en Ukraine l’une des plus grandes opérations de déstabilisation contre son pays.

Affaiblie par la fin de l’URSS, rendue exsangue par le règne des oligarques, la Russie de Poutine a relevé la tête. Par son soutien à la Syrie, par le retour pacifique de la Crimée en son sein, elle a repris sa place : non celle qui fut la sienne lors de la Guerre froide, mais celle d’un acteur incontournable dans un monde multipolaire respectueux des nations. Pourtant, c’est bien le rôle d’ennemi – ennemi de la démocratie, ennemi de la liberté, ennemi des gays – que veut lui imposer l’Occident. Mais à l’extérieur comme à l’intérieur, Poutine est fin joueur, il prend le temps de la réflexion, ménage les uns et les autres, ne répond pas aux provocations. C’est un homme de compromis, d’équilibre, entre les différentes forces du pays : communistes, nationalistes « rouges-bruns » ou libéraux pro-Occident. Mais c’est aussi un homme de conviction qui n’a pas hésité à laisser condamner les Pussy Riot, qui a réaffirmé le rôle de l’Église et de la foi comme élément de cohésion du peuple russe et qui a sans doute évité au monde sa troisième Grande guerre.

C’est par une série d’articles parus entre 2011 et 2015 que l’auteur nous brosse un tableau où l’on croise Staline, Soros et Snowden, mais aussi Churchill ou Obama, nous faisant découvrir la profondeur des luttes et des enjeux de la Bataille de Russie.

Né à Novossibirsk en Sibérie, Israël Shamir est un intellectuel russo-israélien, écrivain, traducteur et journaliste. Il a écrit pour le quotidien israélien Haaretz ainsi que pour la Pravda russe et publié plusieurs romans dont le plus célèbre, Le Pin et l’Olivier, retrace l’histoire de la Palestine. Il milite pour une solution « un homme, une voix, un État ». En 2004, il se convertit et est baptisé dans l’Église orthodoxe de Jérusalem.

La Bataille de Russie : entretien avec Israël Shamir

« Dans cet entretien exclusif pour Kontre Kulture, l’écrivain et journaliste Israël Shamir analyse les forces en présence en Russie et le rôle du président Vladimir Poutine. »


Des cadavres sous le bureau de Poutine

Par Brandon Martinez, traduction MétaTV International

Dans le paysage géopolitique actuel, beaucoup de monde voit en la personne de Vladimir Poutine un sauveur providentiel. Il est décrit comme le dompteur de l’axe impérialiste américano-sioniste ; cause de ravage et de destruction au Moyen-Orient.

 

C’est vrai jusqu’à un certain degré. Mais la force de Poutine en tant que chef de la Russie n’est pas très différente de celle de ses prédécesseurs socialistes soviétiques, qui s’étaient aussi rangés du côté des arabes contre l’entité israélienne soutenue par l’occident. L’alliance des soviétiques avec les états arabes n’était pas plus qu’une relation d’intérêt pendant la Guerre Froide.

 

Le soutien soviétique des états arabes ne reposait pas sur le principe du combat contre le sionisme, mais plutôt sur un intérêt économique et géopolitique, bien que le régime soviétique ait essayé de camoufler ces relations sous couvert d’altruisme en dénonçant le sionisme en tant que racisme à diverses occasions, comme à la tribune des Nations Unies.

 

Les ventes d’armes au monde arabe ont étanché la soif de la machine de guerre soviétique, tout comme les ventes d’armes des Etats-Unis ont nourri leur propre machine de guerre. De la même façon, les ventes d’armes israéliennes aux dictatures militaires d’Amérique latine et en Afrique ont nourri son économie de guerre.

 

Il faut bien comprendre que les grandes puissances comme les USA, le Royaume-Uni, la Russie et la Chine n’ont jamais été motivées par l’altruisme. Elles sont presque exclusivement guidées par leurs intérêts propres. Il y a très peu de contre exemples. Le débat reste ouvert quand à savoir si leur intérêt est plutôt économique ou géopolitique. Probablement un mélange des deux.

 

L’Union Soviétique a même joué un rôle en aidant Israël à s’établir. De 1947 à 1946, le régime de Tchécoslovaquie inféodé à l’Union Soviétique a fourni des armes et des avions de combat aux sionistes[1]. L’Union Soviétique est un des deux seuls états à avoir reconnu Israël en 1948, lors de sa déclaration d’indépendance. Le deuxième étant les Etats-Unis…

Pendant la Guerre Froide, la dialectique Hégélienne du Communisme contre le Capitalisme, de l’Ouest contre l’Est, était fermement ancrée dans le monde arabe. Le monde arabe se tourna vers le bloc soviétique pour recevoir de l’aide en contrefeu du soutien occidental à Israël.

 

« L’occupation sioniste de la Palestine arabe a forcé le monde arabe à dépenser des milliards de précieux dollars en armement », observait Malcolm X, le visionnaire afro-américain. « À cause de ces dépenses, les pays arabes fraîchement indépendant ne peuvent pas se concentrer sur le renforcement de leurs économies ni l’élévation de leur niveau de vie »[2]. Les puissances impériales occidentales ont profité des premiers jours de la création d’Israël pour affaiblir le nationalisme Arabe et les mouvements indépendantistes qui essayaient de se défaire du colonialisme Européen.

[ndt : on pourrait appliquer cette grille de lecture à de Gaulle en notant son revirement soudain après l’indépendance de l’Algérie « 1967 n’est pas 1957 » disait-il à propos de la Guerre des 6 jours, en opposition à la crise de Suez]

 

L’Union Soviétique ne faisait qu’utiliser les arabes comme chair à canon contre les Etats-Unis dans son jeu de chaises musicales géostratégiques plus connu sous le nom de Guerre Froide. Les États-Unis ont fait la même chose en sponsorisant l’armée insurrectionnelle musulmane en Afghanistan en 1979 pour faire contrepoids au régime prosoviétique de Kaboul. Les soviétiques sont rapidement intervenus pour mater la révolte des moudjahidines soutenue par la CIA. S’en suivit une guerre de neuf années dévastatrices contre ces mercenaires soutenus par les USA.

Comme tous les états impériaux, Israël cherche à diviser et conquérir ses vassaux. La promotion des conflits internes ethnico-religieux est une arme de la stratégie de la tension Israélienne qui est utilisée pour fragmenter et déstabiliser les pays arabo-musulmans qui s’opposent à sa domination militaire dans la région. Dernièrement, la Syrie était dans le viseur, et les chefs sionistes de Tel Aviv observent sans doute avec joie ce pays arabe se déchirer de l’intérieur.

 

Le rôle de Vladimir Poutine en tant que médiateur dans le conflit Syrien fut admirable, mais il a été utilisé par certains pour élever Poutine au rang de faux héros.

 

La montée au pouvoir de Poutine s’est déroulée lors d’une vague de terrorisme qui a balayé la Russie en 1999. Des immeubles de Moscou et de Volgodonsk ont été ciblés par des attentats à la bombe qui avaient tué 293 personnes et en avaient blessé 651 autres [3]. La série d’explosion s’est déroulée entre les 4 et 16 Septembre 1999. Le FSB (le nouveau KGB), police secrète russe, a immédiatement mis l’attaque sur le compte des séparatistes tchétchènes, mais a produit peu de preuves de cette accusation.

Un événement étrange s’est déroulé le 22 Septembre, dévoilant que l’état russe n’a pas les mains très propres dans cette histoire d’attentats. Trois agents du FSB se sont fait arrêter dans la ville Russe de Ryazan alors qu’ils plaçaient un engin explosif dans le sous-sol d’un immeuble résidentiel. Des habitants observateurs avaient remarqué quelque chose de louche, et ont prévenu la police qui a fait évacuer l’immeuble et la plupart du pâté de maison. Les trois agents du FSB qui étaient derrière la tentative d’attentat furent finalement arrêtés alors qu’ils essayaient de fuir la ville[4].

Poutine et les officiels russes annoncèrent tout d’abord qu’une attaque terroriste avait été évitée à Ryazan, mais ils changèrent brusquement leur version des faits lorsqu’on découvrit que les trois suspects étaient en fait des agents du FSB. Le nouveau récit du gouvernement russe fut le suivant « c’est un exercice, la bombe était factice ».

 

Les allégations du FSB selon lesquelles la bombe était factice furent contredites par Yuri Tkachenko, l’expert en explosif qui désamorça la bombe de Ryazan. En fait, la bombe de Ryazan était composée d’un explosif, d’une minuterie et d’un détonateur. L’expertise de Tkachenko détecta la présence de RDX, le même explosif qui fut utilisé plus tôt dans les autres attentats de Moscou et de Volgodonsk.

 

« La réaction du public au regard des événements qui se déroulent aujourd’hui dans notre pays est la bonne » disait Poutine en se référant aux attentats[5]. Poutine qui était premier ministre de Boris Eltsine à l’époque, utilisa ces attaques comme prétexte pour déclarer une « guerre contre le terrorisme », jurant « d’aller les chercher jusque dans les chiottes ». Il lança immédiatement une incursion en Tchétchénie. La seconde guerre russo-tchétchène dura pendant quelques années. L’image d’un Poutine intransigeant face au terrorisme contribua largement à son passage au premier plan de la scène politique russe. En sa qualité d’ancien chef du KGB, il est peu probable que Poutine n’eut pas été au courant de la manœuvre.

 

Le Premier Ministre Sergei Kovalev demanda à l’avocat russe et ancien agent du FSB Mikhaïl Trepashkin de diriger une enquête indépendante sur les attentats. Il découvrit qu’un officier du FSB du nom de Vladimir Romanovich avait loué une cave d’un appartement d’un des bâtiments visés par les attentats. Une semaine plus tard, Trepashkin rendait public ses découvertes et fut arrêté et condamné à 4 ans de prison pour « divulgation de secrets d’état »[6].

Le Kremlin bloquait toute investigation sérieuse sur les attentats à tous les niveaux. Les attaques de 1999 vinrent à point nommé pour Eltsine et son régime fragile. La popularité d’Eltsine était au plus bas niveau, et il faisait l’objet d’une enquête pour corruption. La première action de Poutine en tant que président fut de gracier Eltsine et ses copains. L’expert de la Russie David Satter commenta :

 

« Bien qu’Eltsine et sa famille risquent des sanctions judiciaires, un plan était en marche pour mettre en place un successeur qui garantirait qu’Eltsine et sa famille seraient exempts de poursuites, et que la vente criminelle des biens d’état ne ferait pas l’objet d’une enquête. Pour que « l’opération successeur » réussisse, un événement majeur était toutefois nécessaire. Pour ma part, cet événement était les attentats à la bombe de Septembre 1999 à Buniaksk, Volgodonsk et Moscou. L’effet immédiat de ces attaques qui avaient fait 300 morts fut une nouvelle guerre en Tchétchénie. Poutine, le nouveau Premier Ministre qui était en charge de cette guerre, gagna une popularité exceptionnelle du jour au lendemain. Eltsine démissionna peu de temps après. Poutine fut élu président, et sa première mesure fut de garantir l’immunité judiciaire d’Eltsine »[7].

 

Les dissidents russes pensaient que les attaques étaient un coup d’état réussi du FSB destiné à mener Poutine au pouvoir. L’article Wikipédia traitant de ce sujet indique  » Yury Felshtinsky, Alexander Litvinenko, David Satter, Boris Kagarlitsky, Vladimir Pribylovsky et les autorité tchétchènes séparatistes prétendent que les attentats de 1999 étaient un attentat sous faux drapeau organisé par le FSB pour gagner le soutien de ‘l’opinion public pour une nouvelle guerre totale contre la Tchétchénie, ce qui eu pour effet de booster la popularité du Premier Ministre et ancien chef du FSB Vladimir Poutine, et de mener le parti pro-guerre « Russie Unie » à la tête de la Duma et de mener Poutine à la présidence en trois mois. »[8]

L’ancien officier du FSB Alexandre Litvinenko fut contraint de fuir la Russie après avoir rendu publique la corruption au sein du FSB. Il se réfugia en Angleterre et cosigna un livre avec Yuri Felshtinsky au sujet des attentats à la bombe de 1999 intitulé « Blowing Up Russia : Terror From Within ». Dans ce livre, Litvinenko et Felshtinsky avancent que le FSB a orchestré les attentats dans l’optique de mener Poutine au pouvoir et de retourner l’opinion publique en faveur d’une seconde guerre avec la Tchétchénie. En Novembre 2006, Litvinenko fut empoisonné au Polonium 210, une substance radioactive. Il meurt peu de temps après. Les autorités britanniques pensent que l’espion russe Andrey Lugovoy est derrière l’assassinat, mais les autorités russes refusent son extradition et son procès. Poutine a très certainement ordonné cet assassinat. Anna Politkovskaya, la grande journaliste et critique de Poutine, est tuée par balle dans l’ascenseur de son immeuble en Octobre 2006. Beaucoup de personnes soupçonnent qu’elle ait été mise hors d’état de nuire par le FSB sur les ordres de Poutine. L’assassinat de journalistes et de dissidents est monnaie courante en Russie.

 

En 2011, Poutine déclare que les attaques terroristes du 11 Septembre 2011 aux États-Unis ne peuvent pas être un « inside job » organisé par les services secrets américains. L’idée selon laquelle les services secrets américains seraient derrière le 11 Septembre est « un non-sens complet, c’est impossible » déclare Poutine en répondant à une question posée par un participant au forum Seliger de la jeunesse russe 2011. « Imaginer que les services secrets américains ont fait cela de façon délibérée, de leurs propres mains est un non-sens complet » dit-il en ajoutant « Seules les personnes qui ne comprennent pas comment fonctionnent les agences de sécurité peuvent dire cela. »[9]Le refus de Poutine de reconnaitre la réalité du terrorisme sous faux drapeau est probablement motivé par sa culpabilité envers cette question. Il préfère ne pas ouvrir la boite de Pandore, car ça pourrait le conduire à répondre de sa propre utilisation de cette fourbe tactique de manipulation et de contrôle de la population.

Poutine fit également de troublants commentaires en 2012 lorsqu’il comparait la dépouille embaumée du dictateur bolchévique Vladimir Lénine à des « reliques de saints »[10]. Lénine créa la Tcheka, la police secrète communiste responsable de plus de 40 millions de morts durant l’ère soviétique. Lénine était un défenseur acharné de l’utilisation du terrorisme et du mensonge à des fins politiques. Il déclarait que si 90% du peuple russe devait mourir pour accomplir la révolution communiste, c’était un mal nécessaire[11]. »Un mensonge suffisamment répété fini par devenir une vérité » disait Lénine. Voilà comment parle le « saint » de Poutine.

Les partisans occidentaux de Poutine le glorifient uniquement sur la base de sa politique étrangère vis à vis de la Syrie et de l’Iran, alors qu’ils oublient complètement les piles de cadavres qui s’accumulent sous son bureau.

 

Si Poutine assassine sans remords des dizaines de ses propres compatriotes dans le but d’accomplir ses propres objectifs politiques, peut-on réellement croire qu’il se soucie des populations du Moyen-Orient ?

Copyright 2014 Brandon Martinez

 

Notes et références :

  1. http://en.wikipedia.org/wiki/Arms_shipments_from_Czechoslovakia_to_Israel_1947–49
  2. “Zionist Logic: Malcolm X on Zionism,” Global Research, Feb. 20, 2009. http://www.globalresearch.ca/zionist-logic-malcolm-x-on-zionism/12385
  3. http://en.wikipedia.org/wiki/Russian_apartment_bombings
  4. The incident is documented in great detail in the film “Blowing up Russia: Terror from Within”: https://www.youtube.com/watch?v=qxTL3BTCIZQ
  5. Edward Lucas, The New Cold War: Putin’s Russia and the Threat to the West, Palgrave Macmillan (2008), p. 25.
  6. “FSB Apartment Bombing False Flag Attack,” Dark Politricks: http://www.darkpolitricks.com/fsb-apartment-bombing-false-flag-attack/
  7. http://www.hudson.org/files/publications/SatterHouseTestimony2007.pdf
  8. http://en.wikipedia.org/wiki/1999_Russian_apartment_bombings#…
  9. “9/11 inside job ‘impossible to conceal,’ says Vladimir Putin,” Russia Today, Aug. 2, 2011. http://rt.com/politics/9-11-putin-seliger-investigation-toronto-355/
  10. “Vladimir Putin compares Lenin to holy Christian relics,” The Telegraph, Dec. 11, 2012. http://www.telegraph.co.uk/news/worldnews/europe/russia/9737569/Vladimir-Putin-compares-Lenin-to-holy-Christian-relics.html
  11. “Foreign News: The Trail of Lenin,” Time Magazine, Feb. 11, 1924. http://content.time.com/time/magazine/article/0,9171,717663,00.html

Sources :


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3 réflexions sur “Les Dessous de Poutine

  1. Qui sont les véritables responsables du déclenchement des guerres qui nous ont opposés à eux ? La guerre de 14, « d’où vient tout le mal », était-elle évitable ? Quels en étaient réellement les enjeux ? en particulier entre les grandes puissances de l’époque – France, Allemagne, Grande-Bretagne et Russie ??!!
    Voici deux extraits où le professeur Yves Caron le fruit d’une géographie et d’une histoire . Nous parlait sur les accords anglo-Russe d’Aout 1907 en vue d’encercler l’Allemagne ?! Donc la 1° guerre 14/18 était évitable ?! cette guerre s’acheva malheureusement en semant les graines de la seconde 39/45 ?! A qui la faute ?
    Le 1° Extrait le professeur Yves Caron nous parlait sur les accords secrets anglo-Russe d’Aout 1907 en vue d’encercler l’Allemagne ?! Donc la 1° guerre 14/18 était évitable ?! cette guerre s’acheva malheureusement en semant les graines de la seconde guerre mondiale 39/45 ? https://youtu.be/D3kmKVh4GNU?t=593
    Le 2° Extrait Alors de 1871 a 1914 sur un temps de 40 ans l’Allemagne n’a mené aucune guerre coloniale au moment où les trois gredins la France,l’angleterre et la russie continuent à se partager les guerres partout en afrique (la guerre des Boers ou la guerre d’afrique ) voulue en particulier par les financiers qui veulent s’accaparer des mines de diamants ?! Par le professeur Yves Caron https://youtu.be/D3kmKVh4GNU?t=741n
    C’est dans ce contexte que nous arrivons aux événements de ces jours où on découvre que Washington traite les européens ni plus ni moins qu’une province américaine, sans aucun ménagement !
    Pour terminer ,je dirai ceci, Poutine mène-t-il une campagne de haine contre les musulmans, au même rang que son favoris Donald Trump ? Ne savait-il pas que le monde entier s’est levé comme un seul Homme contre les propos insupportables tenus par Donald Trump, le candidat républicain à la présidentielle de 2016. Ce dernier a déclaré le 8 décembre dernier interdire l’accès aux Etats-Unis à tous les musulmans ?! Vous ne trouvez pas que Poutine participe à la campagne de haine de Donald Trump ? fait-il partie de la campagne présidentielle US? N’est-ce pas là Le prédateur est la proie, la proie est le prédateur. Ils se développent en tandem dans un processus complexe d’adaptation mutuelle.
    Au cours de sa conférence de presse, Vladimir Poutine s’est dit « disposé à développer (ses) relations avec les Etats-Unis », une fois qu’aura été élu un nouveau président américain en novembre 2016. Donald Trump ?!
    La franchement c’est flagrant ?! Poutine participe à la campagne de haine de Donald Trump ? fait-il partie de la campagne présidentielle US ?? Malheureusement Poutine jette de l’huile sur le feu , est rend la crise encore plus grave ?!

  2. L’imposture des USA ET DE LA Russie !

    Autres faits marquants cette histoire des deux pays jalonnées de mensonges et de meurtresAux ordres des banquiers associées avec l’élite juive ! La guerre des missiles . Quand le 03 septembre 2013 les russes ont abatu deux missiles balistique américains ,les deux missiles auraient été tirés par les États-Unis contre la Syrie depuis une base de l’Otan en Espagne ;les radars russes les auraient détectés immédiatement ;
    les systèmes de défense anti-missile russes auraient alors été déclenchés, détruisant l’un des deux missiles en plein air et déviant l’autre de sa trajectoire de façon à ce qu’il s’abime en mer
    L’avenir dira si cette version des événements est réelle ou si elle est en tout ou partie enjolivée.
    Si par hasard beaucoup ne sont pas convaincus voici un extrait de la conférence du colonel Régis Chamagne : « Où va la défense de la France ? »

    Sur cette vidéo, le destroyer USS Donald Cook arrive en Mer Noire pour prendre position à proximité des eaux territoriales de la Russie
    Le 10 avril 2014, le destroyer USS Donald Cook arrivait en Mer Noire et le 12 avril un bombardier tactique russe Su-24 survolait ce vaisseau au cours de l’incident qui, d’après plusieurs medias, aurait totalement démoralisé l’équipage du navire US, à tel point que le Pentagone a émis une protestation.

    Si, ces deux informations raportées par les deux vidéos citées ci-haut s’avéraient exacte ,comment se fait-il que malgré toutes ces bonnes choses,sur la suprématie aérienne Russe ?! La Turquie a abattu, mardi 24 novembre2015, un avion militaire russe donc un chasseur-bombardier de type Sukhoï Su-24, par deux F-16 turcs et s’est écrasé dans l’extrême nord-ouest du territoire syrien, au nord de Lattaquié, théâtre de violents combats entre l’armée syrienne, soutenue par l’aviation russe, et des groupes rebelles ?! L’avenir nous dira si cette version des événements ( la guerre des missiles) est réelle ou si elle est en tout ou partie enjolivée par les deux la Russies et les USA ??!! L’assassinat récent de Samir Kuntar par Israël a, encore une fois, enflammé le débat avec Israël ?! Ceci est un sujet extrêmement complexe ! En effet, Le déploiement en Syrie des missiles russes S300 et S400 elles n’ont servi a rien contre l’aviation israelienne ,etce, malgré le déploiement de ses armes stratégique ?!Ce sera un défi pour l’israel de faire voler ses avions au-dessus de la Syrie sans aucune coordination avec la salle d’opérations conjointes à Damas (qui réunit la Russie, l’Iran, la Syrie et le Hezbollah ). Le risque qu’ils soient abattus par les S-300 est sérieux, suite à une confusion avec un avion turc ?! Ceci, n’était-il pas une thèse qui bascule progressivement dans l’antithèse ?! N’est-ce-pas vrai que cette question de cette transition, de ce renversement , a été particulièrement étudiée au plus haut niveau de la gouvernance mondiale ?! Histoire nouvel ordre mondial .

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