Les Dessous de la révolution chinoise

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Entre la chine millénaire d’hier et l’usine du monde actuelle, la Chine impénétrable est passée par un système communiste assez mystérieux. Insérée dans l’histoire tumultueuse de la révolution mondiale, la Chine ne put faire exception au raz-de-marée rouge de l’après révolution russe, et ce malgré une tentative initialement fructueuse du Japon d’endiguer le bolchévisme à ses portes.

Voici le 15ème chapitre de La révolution mondiale, Le complot contre la civilisation de Nesta Webster. (Pour une vision du Mouvement révolutionnaire mondial, consulter Les Dessous du Mouvement révolutionnaire mondial ainsi que les diverses pages sur les différentes révolutions par pays)


La révolution mondiale, Le complot contre la civilisation

CHAPITRE XV LA RÉVOLUTION CHINOISE

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Nation qui depuis des générations n’avait plus eu de gouvernement stable, la Chine se présentait comme une terre toute indiquée pour le Communisme, une fois celui-ci établi en Russie [1].

La soumission complète de la Russie après la Révolution de 1917 prit néanmoins un certain temps, du fait de l’énergique résistance offerte par les armées du général Koltchak en Russie orientale et de celles des généraux Denikine et Wrangel en Russie du Sud. Ces trois courageux officiers tsaristes auraient pu sauver la Russie si ne s’en était pas  mêlées les embrouilles et dans certains cas la noire trahison des Puissances de l’Entente. L’Armée de Koltchak, qui comprenait quelques unes des meilleures troupes loyalistes,  avait été renforcée de bataillons tchèques, américains, japonais et français, tous raisonnablement bien équipés et suffisamment armés pour pouvoir vaincre les bolcheviques, qui à ce moment ne constituaient guère que des bandes armées. Mais  lentement ces alliés commencèrent à se retirer en emportant, non seulement leurs armes,  mais une grande quantité de celles des Russes.

  1. Cette introduction est en tout point remarquable et sagace : le Talmud commande que si un pays convoité est gouverné il faut faire tuer le monarque, et que s’il n’a plus de monarque, c’est signe infaillible qu’il est à prendre.

Comment_voter_contre_le_bolchevismeEn Angleterre, à la suite de la publication du Livre Blanc sur le Bolchevisme Russe, demandant une intervention rapide des Puissances pour

– « écraser le Bolchevisme dans l’œuf Immédiatement, car il risquait de se répandre sous une forme ou une autre dans  toute l’Europe et dans le monde entier »

il y eut une pression considérable pour faire porter assistance à officiers russes loyalistes, mais tout fut fait en haut lieu mystérieusement en décourager l’idée. A la Chambre des Communes, en réponse aux questions, le Premier Ministre Lloyd George répliqua qu’il  n’était  pas  question  d’envoyer des troupes mais  seulement des  fournitures

« pour soutenir le Général Denikine, l’Amiral Koltchak et le Général Kharkoff. »

La confusion de pensée qui faisait que Mt. Lloyd George prenait Kharkoff pour une personne, alors que c’est un nom de lieu, n’avait d’égal que le fait qu’il n’y eut pas un seul membre de la Chambre pour relever cette erreur et demander : « Qui est ce général Karkhoff? » Le nom de ce guerrier mythique est ainsi consigné dans le « Hansard’s Parliamentary Debates [1] » de la session, le recueil des débats parlementaires.

  1. Index  des « Parliamentary Debates », avril 1919.

Il est inutile de dire que ni munitions, ni équipements ne parvinrent jamais d’Angleterre aux Armées Blanches. D’un autre côté, il y eut d’innombrables preuves que des armes en provenance des Alliés tombaient dans les mains des Bolcheviques, et selon le Pr Modlhammer dans son livre « Moscow Hand in the Far East » (La main de Moscou en Extrême-Orient) :

– « Ce fut bientôt un secret de polichinelle que tous les éléments bolcheviques qui tenaient les secteurs occupés par les troupes d’Intervention  américaines étaient équipés par les Américains en armes, munitions et autres équipements militaires. »

Ceci fut amplement confirmé par le témoignage du  Major M. Schuyler qui avait été Consul général des Etats-Unis à l’époque Tsariste. Après son retour du temps de service qu’il avait effectué dans l’Armée des USA en Sibérie, où il était supposé aider l’amiral Koltchak contre l’Armée Rouge, il relate ce qui suit:

– « Le Gouvernement de Russie est presque entièrement juif, et notre Armée Américaine en Sibérie est pleine de Juifs communistes qui viennent directement de Moscou. Ils étaient allés aux États-Unis et s’étalent aussitôt engagés dans l’Armée Américaine qui allait partir pour la Sibérie. Le  Général Grave, le Commandant en chef, a un Etat Major totalement Juif. Du fait des Juifs dans notre Armée, toutes  les  informations qui auraient dû parvenir à Koltchak allaient directement à Moscou [1]. »

  1. Repris d’une adresse prononcée par le Major M.  Schuyler le 11/janv/1920 à l ‘église St-Jean l’Évangéliste à New-York City.

C’est un fait historique établi que l’Armée de Koltchak ne fut pas vaincue par les Bolchevistes, mais périt frappée dans le dos par ses alliés non-russes. Finalement Koltchak, le Commandant en chef des troupes Nationalistes et Chef du Gouvernement, fit retraite vers l’Est avec son Gouvernement et les États-majors inter-alliés. Au cours de la retraite, il y eut une bataille rangée avec les Bolcheviques lancés à leur poursuite, et Koltchak fut trahi et leur fut livré par le Commandant en chef des troupes alliées, le général français Janin, pour prix de sa propre libre retraite. Mais cette ignoble trahison ne sauva pas la peau de ce scélérat, car quelques jours plus tard, le 7 février 1920, il fut lui-même tué par les Bolcheviques dans la ville d’Irkousk.

Cet évènement donna le coup de grâce à l’Armée Nationaliste russe, qui, avec une bravoure sans exemple, et en combattant dans des difficultés inouïes, avait cependant réussi à forcer par les armes la voie de sa retraite héroïque devant un ennemi très supérieur en nombre et en matériels. Seuls un petit nombre de ses éléments parvinrent à échapper par les frontières en Mandchourie. Les forces françaises, américaines et tchèques évacuèrent elles-mêmes toutes les provinces orientales de la Russie, et il n’y eut que quelques unités japonaises isolées qui poursuivirent le combat contre les Bolcheviques pour assurer leur retraite en bon ordre.

Kustodiev_The_BolshevikAvec l’effondrement de la résistance nationaliste russe, le Bolchevisme se trouvait désormais aux portes de l’Empire du Japon, raison pour laquelle le Japon, au cours des années qui suivirent, fit tout son possible pour éviter l’extension en Chine du Communisme.

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Sidney Reilly

Pendant ce temps dans les autres régions de la Russie, la résistance nationaliste était progressivement trahie. L’une des figures parmi les plus extraordinaires, à l’époque de ces auteurs d’actes de trahison fut un certain Capitaine Sydney Reilly, connu comme le « Maître espion britannique ». Il avait été envoyé en mission en Russie au début de 1918 et se mit rapidement en relations avec les dirigeants des principales forces anti-bolcheviques; et pendant quelques mois il semble s’être employé très activement à organiser l’activité contre-révolutionnaire, établissant ainsi la bona fides de son personnage auprès des principaux officiers russes, qui, dès lors lui firent assez confiance pour lui donner copies de leurs documents les plus confidentiels. Il dirigeait la section des Services Secrets britanniques à Moscou sous le pseudonyme de Mr Constantine, et il était en même temps le camarade Relinsky de la Tcheka, la police secrète  soviétique. Il avait réussi à organiser le recrutement de soixante mille officiers tsaristes qui étaient prêts à mobiliser une énorme armée pour contre-attaquer les Bolcheviques, mais la veille même du jour où l’insurrection devait avoir lieu, il s’avéra évident que la Tcheka savait tout du plan en question, car il y eut des milliers  d’arrestations [1].

  1. (NDA) : Selon Mme Sidney Reilly, que je connus personnellement, son mari était en relations actives avec de nombreux complots contre-révolutionnaires, mais ceux-ci  – mystérieusement – étaient toujours « trahis aux bolcheviques » parce qu’un agent de la Tcheka réussissait toujours d’une manière  ou  d’une autre à assister  à  leurs réunions les plus secrètes. Lorsque son époux disparut finalement en 1926, elle me dit qu’elle était absolument certaine qu’il travaillait pour un mouvement (subversif) secret en Russie Soviétique » (!) Anthony Gittens.

terreur rougeLe Daily Mail Year Book pour 1919 indique que c’est à la suite de ces évènements que se déclencha la Terreur Rouge :

– « Tout le pays fut mis sens dessus dessous, des officiers étaient journellement brûlés vifs, crucifiés, ou jetés dans les rivières les pieds lestés de lourdes pierres. »

On peut se demander comment un agent des Services Secrets britanniques, qui était alors subitement et mystérieusement disparu de la scène pour revenir quelques années plus tard sain et sauf à Londres, avait pu être impliqué dans ce qui à l’évidence avait été une complète trahison au profit du Bolchevisme. L’explication met notamment en évidence le lien entre les hauts intérêts financiers d’une part, et la conspiration bolchevique russe de l’autre…

Sa nomination comme Agent des Services Secrets britanniques ne vint pas en premier lieu de Londres. Le chef des Services Secrets britanniques aux USA pendant la guerre avait été le Lt-Col. Norman Thwaitbes, et celui-ci  rel~te dans ses mémoires: « VelrJet and Vinegar », comment il avait introduit  Reilly dans le Service  :

– «  La précieuse collaboration du capitaine Reilly  fut obtenue dans les conditions suivantes : en 1917, alors qu’il était âgé d’environ trente huit ans, cet homme vint me voir à New-York avec une demande que je l’intègre dans le Service. Il ressentait de son devoir de jouer son rôle dans la guerre. Je l’avais déjà rencontré plusieurs fois avec le Dr Alexandre Weinstein l’un des Russes les plus charmants que je connaissais et qui était le descendant d’une  famille distinguée de banquiers de Kiev. J’imagine que Reilly et Weinstein avaient été associés depuis une date aussi  lointaine que la guerre Russe-japonaise et qu’ils avaient fait ensemble beaucoup d’argent…. » .

– « Reilly m’exprima son désir d’entrer dans la Royal-Air-Force… mais il était trop précieux pour être galvaudé comme officier d’achats d’équipements. Je fis mon rapport au QG à Londres qu’il y avait là un homme qui non seulement connaissait la Russie et l’Allemagne, mais pouvait parler quatre langues. Son allemand était impeccable, et sa maîtrise du russe à peine moindre [1].  »

Le Lt. Col. Thwaithes poursuit en racontant que le Capitaine Reilly se croyait prédestiné à sortir la Russie du chaos du Communisme et à

« faire pour la Russie ce que Napoléon avait fait pour la France ».

Pour sa part, Mr. Bruce Lockhart, le chef du Service Secret britannique en Russie dit de Reilly dans ses « Mémoirs of a British Secret Agent » (Mémoires d’un Agent secret britannique)  :

– « Il était Juif, j’imagine sans une goute de sang anglais dans les veines. Ses parents venaient d’Odessa. Son vrai nom était Rosenblum. Comment était-il devenu sujet britannique, je l’ignore encore aujourd’hui. »

Avant  la  guerre, Reilly avait été un membre important de la filiale russe de la firme de chantiers navals allemands Bluhm & Voss, qui était associée à la Hambuzy-Amerika Line, elle-même dans l’orbite financière de la maison de banque de Hambourg de M. Warburg & Co.

Est-ce le Lt. Col. Thwaithes qui recommanda Reilly de sa propre initiative, ou bien fut-il guidé en cela par une autorité supérieure pour imposer cet imposteur au Service Secret Britannique en Russie à cette période cruciale ?

Otto Hermann Kahn

Otto Hermann Kahn

La réponse à cette question se trouve peut-être dans le fait qu’admet le Lt-Co l. Thwaithes dans ses Mémoires… qu’il trouvait si utiles les conseils de Mr Otto Kahn (le chef de la firme bancaire internationale Kuhn, Loeb & Co) que :

– « Souvent au cours des années 1917-1920,  lorsqu’il fallait prendre des décisions délicates, je consultais Mr Kahn, dont le calme jugement et la mystérieuse capacité de prévisions en matière politique et économique se montrèrent  extrêmement  précieux [2]. »

  1. Ibid. , p.220.
  2. Lt-Col.  N.  Thwaithes:  « Velvet  and  Vinegar »,  pp.  181  et  183.

C’est ainsi que, par des trahisons de la base d’un côté, et par l’aide de la haute finance de l’autre [1], les Bolcheviques devinrent les nouveaux maîtres du Kremlin, d’où ils étendirent leurs tentacules dans tous les pays du monde.

  1. Ibid., p.255.

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Sun Yat-sen

Sun Yat-Tsen, membre de deux sociétés secrètes

En Chine les Bolcheviques décidèrent habilement d’utiliser comme instrument l’actif mouvement nationaliste, et ils établirent de premiers contacts par l’entremise du Kuomintang, qui était connu auparavant sous le nom de Tung-Mên-Hui, et qui avait été réorganisé par le Dr Sun Yat-Tsen. Le socialisme  de ce dernier était d’une nature tout à fait inoffensive, mais sa phobie des étrangers pouvait être utilisée, et les agents communistes œuvrèrent sans cesse dans ce but. Sun-Yat-Tsen était Franc-maçon et membre également d’une société secrète nommée la Kop Twang, et c’est à travers cette dernière société qu’il semble avoir rencontré un agent bolchevique, Morris Cohen, connu également sous le nom de Cohen Moi-Sha. On put lire dans le Jewish World du 25 août 1927 cet intéressant paragraphe tiré d’un pavé intitulé « Qui est Cohen Moi-Sha? » !

Morris "Two-Gun" Cohen

Morris « Two-Gun » Cohen

– « C’est d’après mes informations ainsi qu’on l’appelle en Chine; il y exerce le rôle d’un Juif Suss, qui consiste en une sorte de pouvoir derrière le trône parmi les Nationalistes à Hangkow. Il débuta dans la vie, du moins à ce qu’on dit, en tant que Mr Cohen dans l’East-End de Londres d’où il alla en Chine avec son père lorsqu’il était encore gamin »

Si Cohen était un gamin à Londres, il fut certainement un galopin d’une tout autre sorte en Chine au début des années vingt, lorsqu’il réussit à devenir  l’aide  de camp de Sun-Yat­-Tsen. En janvier 1923,  Cohen avait organisé une  réunion  entre le Commissaire juif Joffe, chef d’une mission soviétique en Chine et le Dr Sun-Yat-Tsen. Ils se rencontrèrent à Shanghai, et publièrent un manifeste conjoint par lequel le Kouo-Min-Tang se liait avec le mouvement Bolcheviste.

Dans toute la littérature de propagande communiste en Chine à cette époque, une inspiration occidentale et maçonnique était clairement visible. Par exemple dans  un  « Appel  aux  marins » émis par le Parti Communiste de Canton figurait ce passage :

– « Frères, d’une main de fer, saisissez le Capitaliste à la gorge, de vos genoux écrasez la  poitrine du Capitaliste, et d’un poing de fer frappez le capitaliste à la tête et brisez-lui le crâne, réduisez-le en poudre. »

On  remarque la grande similitude entre ce texte et le pamphlet des Communistes allemands intitulé « le Spartakiste  allemand » :

– « Dans cette bataille finale de l’histoire en vue d’atteindre les objectifs les plus hauts de l’Humanité, notre cri de guerre contre l’ennemi est: «la main à la gorge et le genou sur la poitrine. »

Morris Cohen et Sun

Morris Cohen et Sun-Yat-Tsen

Morris Cohen réussit à convaincre Sun-Yat-Tsen que l’Armée Cantonaise serait rendue plus efficace avec l’aide d’instructeurs militaires d ‘Angleterre, du Canada et des États-Unis; et Cohen partit à l’étranger organiser toute l’affaire. Comment s’y prit-il pour persuader ces différents pays, on n’a jamais su, mais quoi qu’il en soit, il semble n’avoir pas réussi et qu’il se soit alors tourné vers la Russie. Les Soviets acceptèrent aussitôt, à la suite de quoi un certain nombre « d’instructeurs militaires » soviétiques arrivèrent pour aider Sun-Yat-Tsen et son armée. Cohen, connu en Chine sous le nom de Moi-Sha, devint Conseiller Militaire auprès des Forces Cantonaises avec rang de Général.

Sun Yat-sen [millieu] et Chiang Kai-shek [en uniforme] à la fondation de l’académie militaire de Whampoa en 1924

Sun Yat-sen [millieu] et Chiang Kai-shek [en uniforme] à la fondation de l’académie militaire de Whampoa en 1924

Sun-Yat-Tsen sur son lit de mort le recommanda à Tchang-Kai-Tchek. Il semble avoir servi «loyalement» la Chine jusqu’à son arrestation par les Japonais pendant la guerre. Durant les années trente, ses voyages sur les océans « pour affaires de Chine » se firent toujours sous la  protection du pavillon anglais.

Mikhail Markovich Borodin Gruzenberg

Jacob Borodine (Michael Grusenberg)

En 1923, un autre agent bolchevique qui vint en Chine fut le Juif soviétique Jacob Borodine, dont le vrai nom était Michael Grusenberg. On a dit que Borodine avait été le responsable de la nomination comme successeur de Sun-Yat-Tsen de Tchang-Kaï-Tchek, qui à l’époque était maçon 33° du Rite Ancien et Accepté. Borodine avec l’assistance de son épouse, une Juive russe, semble avoir installé des centaines de cellules et de groupes communistes dans toute la Chine du Sud.

L’une des pierres d’achoppement de ces agents bolcheviques dans les années 1920 était le Maréchal Chang Tso -Lin un Mandchou.

Maréchal Chang Tso -Lin

Maréchal Chang Tso -Lin. (Lire légende originale)

C’était un homme rude et déterminé, qui haïssait le Communisme, et de ce fait il avait le soutien et l’amitié des Japonais. C’est à sa mort que toute la province de la Mandchourie fut annexée par les Japonais pour empêcher qu’elle soit gangrénée par le Communisme. En 1917, Chang Tso-Lin, sans doute encouragé par la descente organisée par le Ministère de l’Intérieur britannique sur le Centre commercial soviétique à Londres dénommé Arcos, décida d’organiser un raid contre l’Ambassade Soviétique à Pékin. Les documents qui y furent saisis révélèrent les objectifs et l’étendue du complot soviétique pour bolchéviser la Chine, et parmi les espions arrêtés figuraient les Borodine.

Il y avait une masse de faits qui prouvaient que Mme Borodine était à la tête d’une organisation d’espionnage soviétique, et celle-ci fut condamnée à mort. Comme c’est généralement le cas lorsque la vie d’un Communiste est  en danger, le monde entier fut mystérieusement alerté, on lui intima un sentiment d’horreur… S’éleva alors une tempête mondiale de protestations pour sauver cette «dame». Pas une lueur n’apparut dans la presse mondiale quant à la nature des documents soviétiques compromettants trouvés lors du raid contre l’Ambassade.

– « Mme Borodine ne doit pas mourir » :

Tel était le slogan hurlé dans toutes les capitales. Le dictateur Mandchou fut dépeint comme un monstre de dépravation.

Le Pr Modlhammer cite une interview du Maréchal Chang Tso-Lin par un journaliste américain, venu plaider la cause de Mme Borodine. Le Maréchal après avoir écouté le journaliste répliqua :

– « Je suis vraiment désolé pour le Monde Occidental s’il pense ce que vous dites. Dans mon pays, je ne permettrai jamais que l’ordre, la loi, la paix civile soient outragés et par conséquent que l’existence de mon gouvernement soit menacée ; et quiconque entreprend de tels actes, je dois le mettre à mort, que ce soit un homme ou une femme, un diplomate ou une personne privée, car quiconque fait cela est et demeure à mes yeux un criminel ordinaire… Par conséquent Mme Borodine n’échappera pas à la Justice et subira selon la loi la peine prévue par la loi pour le crime qu’elle a commis.

– « De plus, ce n’est pas pour Mme Borodine que vous plaidez, mais seulement pour une anarchiste juive qui est la concubine de Borodine et qui est venue en Chine avec de faux papiers. Vous devriez aussi le dire dans votre pays. Mais ce n’est pas pour cela que je la ferai exécuter, mais pour le crime politique capital qu’elle a commis contre l’État Chinois. Maintenant vous pouvez partir [1].

  1. F. Modlhammer : « The  Moscow Hand in the Far East » (1938) 

Malheureusement, peu après cette interview Mme Borodine réussit à s’échapper et retourna en Russie, mais quelques années plus tard on sut qu’elle était de nouveau en activité à bolcheviser les Chinois.

Blukher alias Vasili Konstantínovich Blücher en 1923 dans les années de guerre civile

Blukher alias Vasili Konstantínovich Blücher en 1923 dans les années de guerre civile

Malgré la ferme détermination du Maréchal Chang Tso-Lin à lutter contre l’infiltration bolchevique, il semble n’avoir pu résister aux  fortes pressions politiques et financières qui l’amenèrent à signer un traité avec les Soviétiques, par lequel il leur livrait le chemin de fer de Chine Orientale. La délégation soviétique qui vint à Pékin en 1924 était dirigée par le général soviétique B. K. Galen (alias Blucher), qui en fait était un Juif  du nom de Chesin, mais qui dans la bonne société se faisait appeler Gallent. Les intrigues et la concussion par lesquelles eut lieu ce transfert furent patronnées du côte chinois par un magnat juif du commerce du bois Samuel Skidelski. Aussitôt que le réseau ferré en question eut passé aux mains soviétiques, le Président du Bureau de direction des Chemins de Fer de Moscou qui était un Juif, Mr Lashewitz, nomma trois autres Juifs comme Commissaires du Chemin de Fer du Réseau Oriental Chinois : J.A. Gekker, Koslowski et Snamensky.

Tchang-Kaï-Tchek / Chiang Kai-Shek

Tchang-Kaï-Tchek / Chiang Kai-Shek

Il faut encore relever ici qu’en 1926 le général Galen devint le Conseiller  Militaire en chef de Tchang-Kaï-Tchek, et Jacob Borodine son Conseiller politique en chef. Il n’est pas surprenant alors qu’il faudra pratiquement vingt ans à Tchang­ Kaï-Chek pour s’éveiller à la véritable nature du Bolchevisme.

On doit ici faire aussi mention de l’un des collègues les plus capables de Borodine, le Ministre des Affaires Étrangères cantonnais Eugène Chen. Il était né sous le pavillon britannique à Trinidad en 1878, où il était connu sous le nom de E. Bernard Acham. Plus tard, il vint en Angleterre, devint avoué et installa son étude à Richmond. Soudain en 1916, il décida qu’il devait « aider la Chine », cela à une époque où la Grande Bretagne avait besoin de toute l’aide possible dans sa lutte à mort contre l’Allemagne. Arrivé en Chine, il devint éditeur directeur de la rédaction de toute une série de journaux de Pékin, dont un, le People’s Tribune, où il insultait jour après jour les Anglais, les traitant « d’assassins brutaux, voleurs, exploiteurs et menteurs », payant ainsi de retour le pays auquel il devait tous ses avantages d’éducation et de formation  professionnelle.

des pions sur l echiquier hadesIl est bien difficile de croire que de tels individus se déplacent à des milliers de kilomètres dans le monde de leur propre vouloir. Tout au cours de l’histoire du Bolchevisme, nous voyons le même genre de personnages mystérieux sortir de l’obscurité  et venir sous les projecteurs de la révolution, comme si une même main les guidait et les déplaçait en fonction d’un plan arrêté [1]. Chacun s’insère à une place préparée, et, comme il arrive si souvent dans l’histoire du mouvement révolutionnaire mondial, une fois accomplie la tâche qui lui a été assignée, il disparaît de la scène, ou il est liquidé comme « contre-révolutionnaire ». Il y en a que l’on suit de ville en ville de par le monde, laissant derrière eux une traînée de chaos.

  1. (NDT) : Cela avait été le cas déjà au XIIIème siècle avec celui qui se fit appeler Cosmopolite selon Dufresnoy; puis Samuel Jacob Falck; Martinez Pasqually, Casanova, Cagliostro, et les hauts émissaires de la Mother Lodge qui parcourent l’Europe pour y fonder les Loges.
Ignatius Timothy Trebitsch-Lincoln ou Chao Kung

Ignatius Timothy Trebitsch-Lincoln ou Chao Kung (Ignaz Trebitsch)

L’un d’eux fit sa première apparition comme député libéral au Parlement britannique en 1913. Timothy Trebisch Lincoln avait reçu les saints ordres seulement quelques années avant et était devenu curé Anglican dans le Kent, bien qu’en même temps il menât une série de Missions Quaker à York ! A son élection au Parlement, il devint secrétaire privé du libéral Mr Seebohm Rowntree, et à la déclaration de guerre en 1914, il fut nommé chef de la Section  de la Censure des Postes Britanniques pour les relations avec la Hongrie. Il avait obtenu ce poste du fait de ses excellentes connaissances de la langue et de son ascendance hongroise. Tout en occupant ce poste, il écrivait des romans d’espionnage pour le New-York World, mais qui en fait étaient des histoires vraies qui livraient des secrets de guerre Britanniques. A la différence de bien des espions capturés pendant cette guerre, il ne fut pas fusillé, mais gardé en prison jusqu’à la fin des hostilités. Son procès révéla qu’il était juif et s’appelait en  réalité Ignaz Trebitsch. Compte tenu de ces faits, on pouvait penser qu’il avait été  un simple espion au service des Allemands, mais la suite de sa carrière que l’on va lire ci-dessous en écarte totalement l’idée.

En 1919, il contacta l’ex-Kaiser en Hollande et proposa aux Hohenzollern une restauration, qui s’avéra un total échec. En 1920, il devint chargé de Presse dans le putsch de Kapp, qui lui aussi  fut  un complet échec. Il prit part ensuite à divers mouvements monarchistes en Autriche et en Hongrie, qui tous avortèrent. Dans chacune de ces entreprises, il se présentait sous un nom différent. A New-York en 1920,  comme Mr Streliz, en Italie en 1924 sous le nom de Signor Chirzel, on découvrit qu ‘il espionnait pour les Communistes et les Fascistes. D’Italie il alla en Chine, envoyé en mission par Trotsky pour y « organiser un front contre l’Impérialisme britannique ». Il continua ensuite son travail à Ceylan, puis en Afghanistan et en Inde. Entre 1926 et  1930 on n’entendit  plus parler de lui, et il semble qu’il se soit tourné de nouveau à l’époque vers la religion, mais cette fois comme «Abbe» Chao-Kung du monastère bouddhiste de Paoshashan en Chine. L’année  suivante, «l’Abbé» fut trouvé parcourant la ville de Tsisitar au Mandchoukuo en possession d’importantes sommes d’argent et en relations avec tous les agents bolcheviques locaux. Dès lors, la Chine semble être devenue sa patrie spirituelle et politique, mis à part quelques voyages rapides en Europe, dont une visite à Madrid au moment le plus chaud de la révolution bolchevique espagnole. La seule interview qu’il ait donné à la presse depuis l’époque de ses feuilletons au New-York World le fut au journal juif de Shangaï Israel’s Messenger, au moment du procès de Berne à propos des Protocoles, déclarant qu’à son  avis les Protocoles de Sion étaient « indubitablement un faux ».

Qui pourrait encore penser que ce super-internationaliste, avec des contacts révolutionnaires dans le monde entier, n’était pas l’un des principaux agents de ce que Churchill appela « la plus formidable secte dans le  monde ».

On ne s’étonnera pas que le simple  Chinois n’ait pu se mesurer avec la technique révolutionnaire accomplie d’agents comme ceux que nous venons de décrire. Toutes les ressources du mouvement révolutionnaire mondial se concentrèrent pour pourrir la Chine au moyen des Bolcheviques. Il y vint des agents d’ Amérique, de  Suisse, d’Angleterre et de Russie.

Avec la mort du Maréchal Chang Tso-Lin en 1928, les Bolcheviques perdirent l’un de leurs adversaires les plus déterminés.

Chang Hsueh-Liang

Chang Hsueh-Liang

Chang Hsueh-Liang, le fils du vieux maréchal était un dirigeant faible et veule. Ce que son père par sa sagesse et d’une main ferme avait construit en dix-sept ans, il réussit à le détruire de fond en comble en quatre ans. Il conclut une paix abjecte avec l’URSS, selon laquelle il était tenu d’agir fermement contre ce que les Bolcheviques appelèrent les éléments « and-soviétiques » , en d’autres termes les émigrés russes qui s’étaient échappés par la Mandchourie après l’effondrement des armées de Koltchak. En 1931, la Mandchourie  n’était désormais plus guère qu’un État vassal des Soviétiques.

Japon 1931 MandchourieC’est alors, le 18 septembre 1931, que le Japon [1] se lança contre le nouveau seigneur de la Mandchourie et entreprit une campagne de dé bolchevisation de la province. En février 1932, les armées japonaises entrèrent dans Harbin aux acclamations de sa population européenne qui comptait plus de 100.000 personnes, dont la moitié étaient des Russes émigrés. En moins de six mois, l’Armée Japonaise s’assura du contrôle de virtuellement toute la Mandchourie. Les Chemins de fer de Chine de l’Est perdirent alors tout intérêt pour les Bolcheviques, et Moscou revendit au Japon ses droits obtenus par le précédent Traité. Un certain nombre de notes de protestations furent publiées par la Ligue des Nations, et une Commission de la Ligue fut envoyée en Mandchourie où elle reçut toute l’aide possible de la part des Japonais.  

  1. (NDE) :  Voici qui  explique la haine patente des medias occidentaux à capitaux juifs et leurs folles inventions et calomnies contre le Japon; faisant croire que des médecins se livraient en Mandchourie et en Chine à des « expérimentations » in vivo sur la population et les prisonniers. Comme à l’ordinaire ces accusations sont portées sans preuves, et les documentations filmées sont des montages que, naturellement, le public occidental intoxiqué ne peut vérifier.

MandchourieMais dans les deux ans qui suivirent, la vague de protestations connut sa fin, et la conquête japonaise de ce qui était devenu tout un temps un point infectieux de Bolchevisme fut reconnue comme une influence stabilisatrice en Extrême-Orient. Moscou seul continua de s’agiter contre les « agresseurs et les impérialistes » japonais, jouissant en cela du soutien de la partie libérale de la presse mondiale.

En 1939, le Japon n’avait pas seulement ramené l’ordre et la prospérité en Mandchourie, mais d’autres régions de Chine commençaient d’en ressentir le bénéfice, et la menace du Communisme s’était considérablement affaiblie. Le 25 novembre 1936, les Gouvernements d’Allemagne et du Japon avaient signé ce que l’on appelle le Pacte Anti-Kominterm. Celui-ci a été déformé dans l’opinion comme étant une alliance militaire, alors qu’il s’agissait d’un pacte dans l’intérêt de toutes les nations civilisées, et qu’il montre clairement que les deux pays signataires reconnaissaient le Communisme international comme le vrai danger pour la paix mondiale. Ce Pacte était conçu en des termes simples et clairs, et il se lit ainsi :

– « Le Gouvernement du Reich Allemand et le Gouvernement Impérial Japonais, réalisant que l’objectif de l’Internationale Communiste appelée Kominterm est la destruction et la suppression violente de tous les États existants par tous les moyens en son pouvoir, dans leur conviction que de permettre l’ingérence de l’Internationale Communiste dans les affaires intérieures des nations met en péril la paix intérieure et le bien-être social mais est aussi un danger pour la paix du monde en général, dans leur désir de coopérer pour leur défense contre la destruction communiste sont convenus de ce qui suit :

– « Article 1 : Les États contractants conviennent de s’informer mutuellement des activités de l’Internationale Communiste et de se consulter sur les mesures nécessaires  de défense et de les appliquer en étroite coopération.

– « Article 2 : Les États contractants inviteront ensemble les autres Pays dont la paix intérieure est menacée par l’action destructrice de l’Internationale Communiste à prendre des mesures défensives dans l’esprit de cet Accord, ou à entrer dans l’Accord.

– « Article 3 : Pour cet Accord, les deux textes allemand et japonais sont tenus ensemble comme l’original. Il entre en vigueur le jour de la signature et demeure effectif pour une durée de cinq ans. Les États contractants s’accorderont en temps utile avant l’expiration, quant à la forme ultérieure de leur coopération. »

Telle était  donc  la  situation  entre  ces  deux  pays  lorsqu’éclata la deuxième guerre mondiale. Le Japon n’était aucunement engagé à venir en l’aide de l’Allemagne, pas plus qu’il était dans son intérêt de mener une guerre mondiale. Ce pays avait tout à gagner à demeurer en paix avec le reste du monde.

Il n’y avait qu’une nation qui pouvait tirer un bénéfice de l’entrée en guerre du Japon, et cette nation était l’URSS Soviétique [1] : on a vu plus haut que Staline avait déclaré en 1938 qu’il ne serait possible de déclencher de révolution générale que si les nations capitalistes  » étaient précipitées dans un conflit armé « . Il fait peu de doute que Staline et les Soviétiques avaient prévu longtemps à l’avance la tournure des évènements. mao-une-histoire-chinoiseEn 1938 un certain nombre de jeunes Chinois communistes étaient déjà à l’entrainement à Moscou dans les arts révolutionnaires, et parmi eux, un certain Mao Tsé-Tung.

Lorsque Hitler attaqua [2] la Russie en juin 1941, le Gouvernement Soviétique était devenu l’allié de guerre de la Grande Bretagne, mais à cette époque il n’y avait encore guère de signes que l’Amérique entrerait en guerre, car le peuple américain était fermement opposé à toute aventure européenne, et il était clair que, même en face de provocations, l’Allemagne n’était pas disposée à déclarer la guerre aux USA.

  1. (NDT) : On connaît celle qui était maîtresse dans ce pays depuis 1917 et de l’Amérique depuis 1912: les Hauts organes du Judaïsme et la Ploutocratie bancaire juive, comme le montre ce que rappelle A. Gittens.
  2. (NDT) : Attaque allemande dont on a su depuis qu’elle avait prévenu de quelques heures ou jours une attaque-surprise des Soviétiques, dont l’E-M  allemand avait été Informé.

Mais derrière la scène, les forces désireuses d’étendre le conflit travaillaient jour et nuit.

Le 31 juillet 1941 arrivèrent à la Maison Blanche sur invitation spéciale du Président Roosevelt deux personnages en uniformes vert olive bordé de bleu et d’écarlate, avec la faucille et le marteau soviétiques brodés d’or sur la casquette. Il s’agissait du général Philippe Golikoff, le chef d’Etat-major  adjoint de l’Armée Soviétique, et de son second le général Alexandre Repine. Ils étaient accompagnés de l’Ambassadeur russe à Washington Constantin Oumansky. En tant que chefs de la Commission militaire russe, ils avaient pour rôle d’obtenir des fournitures de guerre pour l’Armée Russe. Ils restèrent deux heures avec le Président, et devant la presse ils décrivirent leurs entretiens comme « très satisfaisants ». Après leur départ un autre visiteur étranger fut introduit. C’était l’Ambassadeur Britannique, Lord Halifax. Il apportait a Roosevelt trois cadeaux : un portrait du Président peint par Frank Salisbury, une médaille d’or de la Royal Society of Arts, attribuée par son président le Duc de Connaught et un diplôme de docteur honoris causa en Droit civil de  l’Université d’Oxford. L’Ambassadeur Britannique resta une heure avec le Président, et aux questions posées à sa sortie par la Presse, il déclara

– « qu’un compte rendu honnête de l’ entrevue était qu’elle avait touché aux développements de la situation en Extrême-Orient. »

Comme on lui demandait encore si des plans avaient été dressés pour l’avenir, il répondit :

– « Nous avons discuté de plusieurs possibilités. »

A ce sujet, Georges N. Crocker, dans son livre « Roosevelt’s road to Russia » (Roosevelt en route pour la Russie), se pose cette question  :

Fumimaro Konoe

Fumimaro Konoe

– « Quelles possibilités ? S’agissait-il de renforcer des relations amicales avec le gouvernement Japonais, alors dirigé par le Prince Konoye, un modéré, ou bien de pousser les Japonais à quelque acte désespéré d’agression qui déclencherait la guerre avec la Grande Bretagne et les USA ? S’agissait-il de faire le jeu du parti de la guerre au Japon par de nouveaux actes de belligérance qui pousseraient le Cabinet Konoye à la démission et amèneraient au pouvoir le Général Tojo et ses militaristes ? »

Quelle qu’ait été la nature des discussions du Président Roosevelt avec ses visiteurs au cours de cet après-midi là, il ne fit plus aucun doute dès ce moment qu’il était engagé dans une seule direction, et que celle-ci était de pousser le Japon à l’attaque.

attaque pearl-harborLe 1er août, il annonça une série de sanctions économiques contre le Japon, incluant un embargo sur les produits pétroliers. Ses conseillers militaire et naval essayèrent de le dissuader de s’engager dans cette voie, mais ceci n’eut pour résultat que de faire accroître les mesures anti-japonaises. L’Ambassadeur américain à Tokyo, Joseph C. Grew s’efforça résolument d’arranger une entrevue entre le Président et le Premier Ministre Japonais, le Prince Konoye, qui avait virtuellement supplié de voir Roosevelt pour tenter de maintenir la paix entre les deux pays.

Hideki Tojo

Hideki Tojo

Roosevelt reçut ces ouvertures avec dédain, de sorte que le Cabinet Konoye tomba et que la dictature militaire du Général Tojo prit le pouvoir au Japon. Le 7 décembre 1941 le Japon attaqua la flotte américaine à Pearl Harbour.

Mais par deux fois, la mèche fut éventée du côté britannique au sujet de l’entrée en guerre du Japon. Ce fut d’une part Churchill qui avoua plus tard dans ses Mémoires qu’il avait ressenti la plus grande joie à cette nouvelle et qu’il déclara alors à la Chambre des Communes en annonçant «l’attaque Japonaise »

– « C’est ce dont j’avais rêvé, l’objectif que je m’étais donné et pour lequel j’avais travaillé, et voilà que c’est maintenant arrivé. »

Trois ans plus tard, le Capitaine Oliver Littelton, Ministre de la Production dans le Cabinet de guerre de Churchill, parlant le 20 juin 1944 devant la Chambre de Commerce Américaine à Londres, déclara à son tour : 

– « L’Amérique provoqua le Japon jusqu’au point où les Japonais furent alors forcés d’attaquer Pearl Harbour. C’est une falsification de l ‘Histoire de dire que l’Amérique fut forcée d’entrer dans la guerre [1] »

  1. Associated Press, dépêche expédiée de Londres à New-York du 21 juin 1944.
Expansionnisme de l'Empire Japonais

Expansionnisme de l’Empire Japonais

Il est hors de doute que c’était Staline qui voulait voir le Japon entrer en guerre. Il voulait voir la résistance du Japon au Bolchevisme en Chine se faire finalement écraser. Mais la bataille devait être menée par les Américains et les Anglais, pendant que la Russie bolchevique devait rester neutre jusqu’à l’avant-veille de la défaite du Japon. Cela ne signifiait pas cependant que les Soviétiques allaient rester inactifs sur ce théâtre de la guerre: il y avait d’autres voies et moyens par lesquels ils pouvaient apporter leur aide – et pas simplement dans la défaite des Japonais, mais dans la complète communisation de la Chine.

Le principal but de guerre des Américains et des Anglais en Extrême-Orient était de chasser les Japonais de la  Mandchourie et des autres régions de la Chine. Le seul général chinois compétent était Tchang Kai-Tchek, mais son armée était mal équipée. Cependant, grâce à l’aide de la puissante machine industrielle des États-Unis, il y fut rapidement porté remède et l’Armée de Tchang entreprit sa terrible tâche de chasser les Japonais hors de Chine. Pendant que les Chinois luttaient désespérément sur 3.500 kms de front pour chasser les envahisseurs japonais, ils faisaient en même temps l’expérience de la malheureuse situation de voir infiltrer de vastes espaces du territoire chinois par des milliers d’agents communistes prenant leurs ordres à Moscou. Dans la confusion de la guerre, le Parti Communiste Chinois, auparavant presque complètement annihilé, avait retrouvé une chance splendide de faire un retour sensationnel.

Entièrement préoccupé de combattre les Japonais, Tchang Kai-Tchek fut impuissant à prendre le temps de contrecarrer les Rouges assoiffés de pouvoir… 

Chine, Japon et Mandchoukouo en 1932

Chine, Japon et Mandchoukouo en 1932

Au fur et à mesure que l’Armée de Tchang avançait, les Communistes se répandaient en éventail dans toutes les campagnes, et finalement dominèrent  la majeure partie du nord de la Chine, un vaste empire de quatre-vingt dix millions d’habitants. Les Communistes avaient le regard fermement fixé sur le jour où le Japon serait défait, car ils savaient que lorsque l’autorité japonaise se désintégrerait, le cœur de la Chine passerait, pendant la période de confusion à celui, quel qu’il fût, qui disposerait des forces locales les plus importantes, et à ce moment-là, Tchang et ses forces seraient à trois mille kilomètres de là, en Birmanie, et dans l’impuissance d’agir dans le Nord.

Telle était la situation malheureuse en Chine à la fin de 1943, et Tchang Kai-Tchek, qui était devenu alors pleinement conscient du danger du Communisme, espérait que l’Amérique se rendrait compte que la situation exigeait une intervention hardie et imaginative. Mais Roosevelt, pour le conseiller sur ce genre de problèmes, se reposait sur ses experts pour le Sud-est Asiatique à Washington. Et les conseils des « experts » étaient qu’afin d’apaiser les Communistes, Tchang Kai-Tchek en prît quelques uns dans son Gouvernement  et  forma  une  coalition. Comme c’était Roosevelt qui avait payé les violons en ce qui concerne l’Armée de Tchang, c’est Roosevelt qui les accorda, et Tchang Kai-Tchek fut forcé d’accepter.

Une erreur de l'auteur dans le nom du personnage, Laughlin Currie

Une erreur de l’auteur dans le nom du personnage, Lauchlin Bernard Currie

Mais qui donc étaient ces « experts » pour le Sud-Est Asiatique ? Leur chef était Laughlin Currie, l’adjoint administratif personnel du Président, qui fut plus tard en 1948 impliqué dans une affaire d’espionnage au profit des bolcheviques. Durant son temps de fonction pendant la guerre, il avait nommé un certain Nathan Gregory Silvermaster un Juif membre du Parti Communiste et agent secret du G. P. U. Comme adjoint, Currie avait nommé un autre « expert » pour l’Extrême-Orient : un juif communiste anglais du nom de Michael Greenberg. Et comme autre conseiller du Président pendant toute la période de la guerre et encore plusieurs mois cruciaux après, il y avait eu l’agent secret communiste et espion Alger Hiss. Ces individus avaient des plans bien précis pour la Chine et les mêmes jouissaient du soutien de toute l’organisation occulte bolchevique de Staline, avec ses cellules communistes dans tous les pays et tous les gouvernements.

Quant au résultat d’avoir pris conseil de ces « experts » et d’avoir formé un gouvernement de coalition entre les Forces Nationalistes de Tchang Kai-Tchek et les Communistes chinois, le mieux est de rapporter ce qu’en dit Mao-Tsé-Tung, celui qui sera ensuite le brutal dictateur de la Chine. Voici ce qu’il déclare:

revolution-culturelle-en-Chine– « Le Parti Communiste chinois et le peuple chinois ne furent jamais muselés, ni conquis, ni exterminés. Ils se relevèrent d’eux-mêmes, essuyèrent le sang répandu, ensevelirent les camarades tombés et reprirent le combat. Brandissant haut l’étendard de la révolution, ils se soulevèrent en une résistance armée, et sur un vaste territoire de la Chine, ils établirent des gouvernements communistes, accomplirent la réforme agraire, formèrent une Armée du peuple, et ainsi préservèrent et accrurent les forces révolutionnaires du Peuple Chinois [1]. » 

  1. « Sur le gouvernement de coalition », dans les « Œuvres Choisies » de Mao-Tsé-Tung, édition anglaise, 24 avril 194 5, vol. III, p. 261.

C’est ainsi que la guerre de libération de la Chine continentale des Japonais était devenue un escamotage du même genre que la libération de la Pologne des mains des Allemands. Ces deux pays furent livrés aux horreurs à grande échelle d’une paix bolchevique.

Henry Morgenthau Jr 1947L’opinion s’est largement répandue que le Secrétaire au Trésor américain, le juif Henry Morgenthau avait été l’auteur d’un « Plan » pour réduire l’Allemagne à l’état de pâture. Cela n’a rien de surprenant, car au début de la guerre Morgenthau [1] avait décrit cette guerre comme

– « une expédition punitive pour châtier Hitler et le peuple Allemand pour la persécution des Juifs. [2] »

Dexter White

Dexter White

En réalité, le véritable auteur de ce plan fut l’adjoint de Morgenthau au Secrétariat au Trésor Harry Dexter White [3] (dont les parents étaient Jacob et Sarah Weit, qui avaient émigré de Russie). En peu d’années Harry Dexter White était non seulement parvenu au poste élevé qu’il occupait au Trésor, mais à devenir Conseiller privé de Roosevelt, et sa signature avait placé nombre de personnages à des postes-clés du gouvernement. Ce ne fut pas avant la fin de 1945 que le F.B.I. découvrit qu’il était un agent soviétique de premier plan, qui transmettait des informations essentielles aux Communistes via un membre de l’Ambassade Soviétique en Amérique nommé Golos.

  1. Sur ce personnage fanatiquement juif et anti-germanique, voir L. de Poncins : Espions soviétiques, où il parle nettement de la clique juive autour de Roosevelt, puis de Samuel Truman. 
  2. On voulait faire oublier d’abord leur enrichissement honteux entre 1918 et 1934 en Allemagne, tandis que le chômage frappait plus de 30% de la population; qu’ensuite 3/5 des Juifs ont fui l’Europe dès 1934 (date du décret d’expulsion du Reichstag) pour aller peupler l’Angleterre et New-York (à moins qu’on admette la génération spontanée); qu’enfin ils abandonnaient cruellement les plus pauvres d’entre eux (pour disposer ensuite de persécutés ainsi que l’avait annoncé Chaïm Weissman dès 1906 ? (« Il nous faut six  millions de victimes pour obtenir de fonder Israël »). Rappelons encore qu’il se trouvait des Juifs dans l’entourage immédiat d’Hitler)
  3. Ibid.
Conquêtes japonaises en Chine en 1940

Conquêtes japonaises en Chine en 1940

Parmi les nombreux problèmes des Forces Nationaliste Chinoises sous la direction de Tchang Kaï-Tchek, l’un des plus graves était la lutte contre l’inflation galopante qui paralysait leur action. Suite à ses demandes les plus instantes à Washington, le Congrès vota une aide d’un montant de 5oo millions de dollars en or au début de 1942. Deux cent millions de ce montant furent remis en avril, mais les trois cents autres millions n’avaient toujours pas été mis à la disposition de Tchang en mai 1945, soit trois ans plus tard, date à laquelle l’inflation était devenue désormais incontrôlable. Les observateurs militaires ont déclaré que c’est ce fait à lui seul qui entraîna la défaite de Tchang Kai-Tchek, et non pas la corruption que les Communistes allèguent comme étant la cause de la chute des Nationalistes. Qui avait été responsable de cet incroyable délai de versement à un secteur vital de la guerre ?

Qui ? Mais précisément Harry Dexter White, l’agent de Staline à la direction du Trésor américain, l’homme chargé de disposer de ce montant ! Le Sénateur Charles E. Potter du Michigan, écrivant dans l’US News and World Report en septembre 1954 a raconté l’épisode, et estime douter

– « qu’il y ait jamais eu d’exemple de pareille tricherie délibérée d’une nation contre une autre, que celle à laquelle nous (les USA), nous prîmes part, sous les machinations de Harry Dexter White et ses associés [1]. »

  1. (NDT) : Mais tous les acquis du Communisme, que ce soit à Yalta ou par les manœuvres politiques de conseillers du Président Delanoë Roosevelt sont personnellement imputables à ce dernier, plus encore qu’aux adjoints dont il s’était entouré. Ils révèlent l’Illuminisme juif et luciférien de Roosevelt, le descendant de Clinton Roosevelt, comme celui des membres des hauts cercles du Pouvoir aux États-Unis qu’il incarnait à ce poste.

A la fin de 1944, le Japon qui pendant plus de vingt ans avait tenu le Bolchevisme aux abois en Chine reconnut qu’il devait faire face à la défaite, et l’Empereur avait dès lors donné instruction de rechercher les conditions d’une paix honorable. On savait en Amérique que, peu après la défaite de l’Allemagne, les diplomates Japonais cherchaient à entamer des négociations de paix avec l’aide de la Russie avec laquelle ils avaient un pacte de non-agression. Ce fait est étayé par Churchill dans ses Mémoires de Guerre et par le Capitaine Liddel Hart [1].

  1. (NDA): « Dans un article qu’il écrivit dans le magazine John Bull du 3 septembre 1955, le Capitaine Liddel Hart cita le passage suivant du dernier  volume des Mémoires de guerre de Churchill :
    « A Potsdam, trois semaines avant que la bombe fût lâchée, je fus informé en privé par Staline d’un message d’un Ambassadeur Japonais à Moscou exprimant le désir de paix du Japon… Passant cette information au Président Truman, Je suggérai que « la  demande des Alliés de reddition inconditionnelle puisse être quelque peu modifiée pour faciliter la voie à la reddition Japonaise ». Mais ces démarches de recherche de paix de la part du Japon avaient commencé bien plus tôt et étaient bien mieux connues des Autorités Américaines que Sir Winston ne l’indique ou semble en être informé
    – « Les faits en question ont été révélés depuis la fin de la guerre. Le désir de paix du Gouvernement Japonais avait été connu des mois auparavant. C’est juste avant la Noël 1944 que la Direction des Services de renseignements américains à Washington avait reçu un message, d’un agent diplomatique bien informé en poste au Japon, qu’un parti de la paix apparaissait et gagnait là-bas du terrain. Cet agent prévoyait que le gouvernement du Général Koïso, qui, en  juillet, avait remplacé celui du Général Tojo qui avait fait entrer le Japon en guerre, céderait bientôt la place à un gouvernement de recherche de la paix sous la direction de l’Amiral Suzuki, lequel entreprendrait des négociations avec le soutien de l’Empereur.
    – « Cette prévision se vérifia en avril. » 

Mais Harry Dexter White et d’autres agents de Staline en Amérique conseillèrent de frapper la puissance du Japon en Extrême-Orient d’un dernier coup fatal et dévastateur.
hiroshima-bombe-nucleaireLe 6 août 1945, l’Amérique lança la première bombe atomique sur la ville portuaire d’Hiroshima, ville sacrée pour les Japonais de par son grand temple à la déesse Bentine. Trois jours plus tard, une deuxième bombe atomique fut lâchée sur la belle ville japonaise de Nagasaki, qui était l’un des centres de mission chrétienne. Les pertes civiles causées par ces deux bombes furent rapportées excéder deux cent cinquante mille tués et blessés [1].

Deux jours après le bombardement d’Hiroshima et quatre jours avant la reddition du Japon, l’Union Soviétique lui déclara la guerre.

La contribution militaire de la Russie à la défaite du Japon fut donc absolument nulle, mais néanmoins, en retour de cette grotesque déclaration de guerre, Staline tira le bénéfice de la cession par le Japon du contrôle de la zone vitale et stratégique des îles Kouriles et du Sud de la presqu’île de Sakhaline, et le Chemin de fer de Mandchourie fut remis à une compagnie russo-chinoise. Conference Yalta 1945Ce bradage à l’Empire soviétique avait été arrangé à Yalta par Roosevelt sur les conseils des agents de Staline à la Maison Blanche. Le Japon ayant été ainsi mis hors circuit, la complète conquête de  la Chine par les Communistes n’était plus qu’une affaire de mois. Quel fut le nombre des victimes de la Révolution Chinoise, on ne le saura jamais, mais dans un discours en juin 1957, Mao Tsé-Tung admit que huit cent mille personnes avaient été « liquidées [2] » pour raisons politiques entre octobre 1949 et le commencement de 1957. Tout simplement !  

  1. (NDE) : Nous avons évoqué supra en note la danse macabre des deux « savants juifs » Einstein et Fermi autour de Roosevelt, pour obtenir de celui-ci qu’il lance la 1ère bombe atomique sur Berlin; l’échelle étant de 1 à 15 entre Hiroschima et Berlin, notre lecteur peut mesurer, au  nombre des morts civils en Allemagne (et en Europe ensuite, par les retombées nucléaires) voulus par le « génie » Einstein, à quoi se mesure sa prétendue science (en latin sapientia).
  2. (NDE) : On sait – ou l’on devine – que les révolutionnaires et les « libérateurs » commandités par la judée-maçonnerie, à la tête des  gouvernements, ne liquident jamais ni les simples soldats, ni l’homme de la rue. Ils disposent de fichiers très renseignés sur la population d’un pays : Ils savent qui est qui. Dans l’atmosphère de chaos qu’ils ont créé de volonté, les exécutions sommaires, on devrait dire expéditives sont programmées de longtemps.
    – Les Français éclairés d’aujourd’hui l’ont compris; c’est pourquoi ils comptent à deux fois avant de publier leurs opinions qui feraient d’eux des cibles privilégiées.

Si une aide véritablement féérique fut  jamais offerte à une révolution par ses adversaires, alors la Chine peut se vanter d’avoir trouvé une fée généreuse en les États-Unis. Parmi tant d’évènements plus stupéfiants les uns que les autres, qu’il suffise de mentionner que le responsable nommé par les USA à la tète de la section de Chine de l’U.N.R.R.A était un  juif du nom de Ben Kner, et qu’en un an cette division tomba complètement en quenouille, rongée par la corruption.

Les Nations Unies et les « pacifistes » libéraux dans le monde n’élevèrent pas un cri de protestation lors de la violation du Tibet par les Communistes Chinois, mais les forces de la Révolution mondiale sont en revanche capables de mobiliser des foules de libéraux, de pacifistes et de rouges pour envahir les rues des grandes villes occidentales armés de rasoirs, de tessons de bouteilles, de pierres et de bouteilles d’acide pour protester contre la guerre au Viet Nam. Quand ces émeutes prennent fin, les manifestants et les forces de police se retrouvant à l’hôpital pour faire soigner leurs blessures, les agents de la Révolution Mondiale dans la Presse, au Parlement Britannique et au Congrès des USA peuvent, dès le lendemain, compter sur une levée générale de boucliers contre « la brutalité de la police ». Il est essentiel de reconnaître que ces tactiques font partie d’un plan bien conçu qui opère à trois niveaux :

– 1). Créer autant de pagaille que possible dans les rues ;
– 2). Blâmer la police et tenter ainsi de la déconsidérer ;
– 3). En  dernier lieu détruire le moral de la police et tarir son recrutement [1].

  1. (ND1) : Il faut encore ajouter deux autres objectifs évidents :
    – 4). Empêcher les derniers juges encore intègres de sévir contre les forces anarcho-révolutionnaires par cette pression de la presse, et
    – 5). Renforcer lesdites forces et la pègre pour leur donner de plus en plus d’audace par l’impunité, jusqu’au stade de la révolution finale…
Viet Cong soldiers moving forward under covering fire from a heavy machine gun during the Vietnam War, circa 1968. (Photo by Three Lions/Hulton Archive/Getty Images)

Soldats Viet Cong

Pendant que le monde entendait journellement parler des « atrocités des Américains » dans la guerre du Viet Nam, quasiment rien ne transparaissait de la tyrannie et des crimes des Viet-Congs. Selon la Free China Gazette d’octobre 1968, les terroristes Viet-Congs au cours des six premiers mois de la même année tuèrent 2.416 civils, en blessèrent 5.123, et en kidnappèrent 4.090. La seule offensive communiste de février contre Saïgon et les autres villes du Sud-Vietnam fit 7.424 tués parmi les civils, et 15.434 blessés. Tels sont les bénéfices distribués par la révolution Chinoise.

communisme pieuvreAujourd’hui, il est possible de voir dans toute sa nature impitoyable la stratégie globale du Communisme.

Ayant établi deux empires, l’un en Russie et l’autre en Chine, il manœuvre constamment pour étrangler les lignes d’approvisionnement occidentales. Pendant que les politiciens occidentaux sont bernés par le prétendu divorce entre le Communisme chinois et le Communisme soviétique et que follement ils essaient de plaire aux deux, la Chine suscite des troubles dans tout l’Extrême-Orient et l’Afrique, pendant que la Russie détient désormais des bases navales stratégiques au Moyen-Orient et dans le Pacifique.

marx-engels-lenine-stalineLes victoires de ces deux empires communistes, jour après jour, ne se font jamais aux dépens l’un de l’autre. Elles sont en permanence des coups de masse répétés contre les remparts de la civilisation. Les deux empires usent des mêmes tactiques et des mêmes techniques. Tous les deux glorifient l’imposteur Marx et le sadique Lénine comme leurs saints. Eux, les impérialistes les plus brutaux de tous les temps dénoncent journellement les pays non-communistes comme

– « agresseurs impérialistes des travailleurs. »

Cet appel s’adresse toujours aux moins instruits, au prétexte qu’ils sont « défavorisés [1]. »

  1. Le Viol des foules par la propagande politique(NDT) : Ce martèlement de slogans est une méthode de base de la sociologie appliquée à l’agitation des masses qu’a exposée Tchakotine dans son célèbre ouvrage « Le viol des foules par la propagande politique », méthode qui constitue le pendant au viol des mentalités des membres de la classe moyenne par les sociétés de pensées, que le sociologue Augustin Cochin a mis en lumière au début du XXème siècle d’après les enseignements de Durkheim et Gustave Lebon, sociétés de pensée, clubs et cercles divers manipulés par des « noyaux dirigeants » maçons, selon la description d’Adrien Loubier, derrière lesquels on trouve toujours les sociétés secrètes et communistes illuministes sous direction juive… 

Ceux qui s’attachent à l’étude de la Révolution Mondiale et les lecteurs qui auront suivi les thèmes de ce livre reconnaîtront la continuelle similitude des méthodes et des slogans de la Révolution Mondiale, permanence qui suggère l’idée d’une force centrale, indépendante des figures de proue qui apparaissent pour un moment comme « leaders » derrière le rideau de fer.

Leonid BrejnevLéonid Brejnev, le Secrétaire général du Parti Communiste de l’Union Soviétique, parlant devant la Conférence Internationale des Partis Communistes et des Travailleurs à Moscou le 7 juin 1969 se vanta de ce que :

– « Dans les pays capitalistes de 1960 à 1968, un total de plus de 300 millions de travailleurs prirent part à des mouvements de lutte par la grève, contre 150 millions les années précédentes.

– « Il n’y a pas longtemps, il y avait encore des pays dans le monde capitaliste qui étaient considérés comme des havres de ce qu’ils appelaient « la paix sociale » ; il n’y en a plus désormais aujourd’hui. Partout le peuple des travailleurs combat pour ses intérêts vitaux, depuis les Etats-Unis, où il y eut presque cinq mille grèves l’an dernier, jusqu’au Japon, où l’offensive de printemps de la classe ouvrière la même année a impliqué 14 millions de personnes.

Depuis la France, où presque 10 millions de travailleurs étaient en grève en mai et juin 1968 et l’Italie où 18 millions prirent part à la grève en février 69, jusqu’à l’Uruguay et au Chili ou des grèves massives et des manifestations de la part des ouvriers  éclatèrent à répétition [1] »

  1. D’après « Soviet News » n°5493 du 10 juin 1969, p. 124.

Mais lorsque le camarade Brejnev confère avec des hommes d’État occidentaux sans méfiance, il est l’homme le plus charmant du monde qui ne respire que la paix et la bonne volonté.

Comment les forces de la Révolution Mondiale arrivent-elles à faire réagir les ouvriers du monde dans leur sens ?

Le Chinois Mao-Tsé-Tung, maître dans les tactiques de guérilla et d’infiltration, nous le dit :

Mao Zedong– « Pour se lier avec les masses, il faut agir en accord avec les besoins et les désirs des masses. Tout travail fait pour les masses doit partir de leurs besoins, et non des désirs de l’individu [1] aussi bien intentionné soit-il. Il arrive souvent qu’objectivement les masses requièrent une certaine réorientation, mais subjectivement elles ne sont pas conscientes du besoin, ou pas encore désireuses ou déterminées à opérer ce changement. Nous ne devons pas entreprendre ce changement avant que, par notre travail, la majorité des masses ne soit devenue consciente du besoin, ne veuille et ne soit déterminée à le  mener à bien. »
(Œuvres Choisies, vol. III, p. 236 ; édition anglaise ; octobre 1944.
– « Notre Congrès doit demander à tout le Parti d’être vigilant et de s’assurer qu’aucun camarade, à quelque poste que ce soit, ne se mette en porte à faux des masses. Il doit enseigner à chaque camarade d’aimer le peuple et d’écouter attentivement la voie des masses; de s’identifier lui-même avec les masses où qu’il aille, et au lieu de les dominer, de s’immerger en elles, et en fonction de leur niveau actuel de les éveiller, d’élever leur conscience politique et de les aider graduellement à s’organiser elles-mêmes volontairement et à déclencher toutes les luttes permises par les conditions internes et les circonstances externes de temps et de lieu »
(Œuvres Choisies, vol. III, pp. 315-316; édition anglaise, avril 1945).  

  1. (NDT) : du révolutionnaire en charge !

Edwin_Samuel_MontaguIl est intéressant de comparer ces «pensées» du Président Mao aux déclarations d’un juif, Edwin Samuel Montague lors de sa surprenante nomination en 1917 comme Secrétaire d’État pour l’Inde, à une époque où moins de cinq pour cent des masses indiennes réclamaient de libres institutions. Montague déclara à la Chambre des Communes: « Nous devons remuer la pathétique satisfaction du peuple » de l’Inde, Le résultat de ce remuement fut qu’en moins de trente ans la bienveillante tutelle Britannique s’était effondrée, et que le dernier soldat britannique est parti, de  sorte  qu’aujourd’hui l’Inde et le Pakistan sont mûrs pour être plumés par la Chine et l’URSS [1].

Or ce sont les idées et les déclarations typiques de l’Illuminisme du XVIIIème siècle, car Adam Weishaupt avait enseigné à ses adeptes :

– « Il est également nécessaire de gagner le commun peuple à notre Ordre. On ne peut y réussir que, tantôt par la liberté tantôt en créant un effet, d’autres fois en s’humiliant, en se rendant populaire, ou en endurant avec un air de patience des préjudices, que l’on peut progressivement éradiquer plus tard. » (Neuen Arbeiten des Spartacus und Philo, VII, p. 139.

  1. Mahatma Gandhi(NDT) : Il faut rappeler ici que c’est en 1890 lors d’un séjour à Londres que le jeune M Gandhi (sans doute déjà maçon) s’était lié avec Helena Blavatski (33°), adoptant avec enthousiasme ses idées et se faisant initier à la Théosophie: c’est de là que remontent les principes qu’il posa pour réaliser « pacifiquement » l’indépendance de l’Inde et la renaissance de l’Hindouisme (sic) ! ce qu’il opéra à travers les Loges théosophiques indiennes. Ce fut à son tour par Gandhi qu’Annie Besant, qui succéda à Helena Blavatski à la tête de la Théosophie, fut conduite à redécouvrir le « patrimoine spirituel » de l’Inde (évidemment en matière de magie luciférienne !) indique Marie-France James dans « Esotérisme, occultisme, Franc- maçonnerie et Christianisme au XIXème et XXème siècles. »
    (NDE.). Ghandi revint à Londres en 1931 participer à une Conférence de la Round Table ! (Epiphanius, Op. cit. p 442). La Révolution avait donc de très puissants agents sis au cœur du pouvoir de la Couronne, qui dirigeaient l’Illuministe Lloyd George en dépit des intérêts majeurs de l’Empire Britannique, et avaient fait nommer Samuel Montague.

Comme on l’a montré à bien des reprises dans cet ouvrage, il ne s’est jamais produit de révolution ou de soulèvement de masse qui ait été lancé à l’initiative ou à la demande des travailleurs. De telles explosions révolutionnaires l’ont toujours été sur ordre de gredins dénués de scrupules, œuvrant en secret et jouant sur les émotions des faibles, des pauvres et de ceux qui souffrent, afin d’imposer leur abominable système sur un vaste État d’esclaves, un système bien plus tyrannique que celui dont le peuple est supposé avoir été libéré.

A cet égard, la Révolution Chinoise a été peut-être l’exemple le plus remarquable dans l’histoire de la Révolution mondiale, engendrée par les intrigues de Moscou et manigancée par Wall Street qui en tirait les ficelles.


 

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2 réflexions sur “Les Dessous de la révolution chinoise

  1. Aujourd’hui, l’on comprend pourquoi, Vladimir Poutine: Le jeudi 17.12.15 lors de sa conférence de presse s’est montré offensif à l’égard de la Turquie, et a affiché son soutien au candidat républicain aux Etats-Unis, Donald Trump, ainsi qu’au président démissionaire de la FIFA, Alors que. « Joseph Blatter  » est ébranlée par plusieurs scandales de corruption ?! Information qui n’est pas racontée ! Mais reprise et diffusée par l’AFP
    Le président russe a également parlé de l’américain Donald Trump, candidat à la primaire républicaine, dont les derniers propos anti-musulmans ont fait polémique. « C’est un homme très brillant, plein de talent sans aucun doute. Ce n’est pas à nous de juger de ses qualités mais c’est le favori incontesté de la course présidentielle », a ajouté Vladimir Poutine, cité par les agences de presse russes. A ses yeux, « sa façon de parler est ce qui lui permet d’augmenter sa popularité ».
    Poutine mène-t-il une campagne de haine contre les musulmans, au même rang que son favoris Donald Trump ? Ne sait-il pas que le monde entier s’est élevé comme un seul Homme contre les propos insupportables tenus par Donald Trump, le candidat républicain à la présidentielle de 2016. Ce dernier a déclaré le 8 décembre dernier interdire l’accès aux Etats-Unis à tous les musulmans ?! Vous ne trouvez pas que Poutine participe à la campagne de haine de Donald Trump ? fait-il partie de la campagne présidentielle US? N’est-ce pas là Le prédateur est la proie, la proie est le prédateur. Ils se développent en tandem dans un processus complexe d’adaptation mutuelle.
    Au cours de sa conférence de presse, Vladimir Poutine s’est dit « disposé à développer (ses) relations avec les Etats-Unis », une fois qu’aura été élu un nouveau président américain en novembre 2016. Donald Trump
    Aussi,autres faits marquants ! Au lieu de laisser Washington souffrir des mains de son propre labeur, la Russie ,le chine et les quarante voleurs se sont précipités à la rescousse de Washington et de ses folies moyen-orientales. Ceci, n’était-il pas une thèse qui bascule progressivement dans l’antithèse ?!
    En même temps l’antinomie reste active ! de sorte que l’affirmation de l’antithèse passe a chaque fois par une tentative de négation de la thèse ? La question de cette transition, de ce renversement , a été particulièrement étudiée au plus haut niveau de la gouvernance mondiale ?
    N’est-ce pas là Le prédateur est la proie, la proie est le prédateur. Ils se développent en tandem dans un processus complexe d’adaptation mutuelle. Les frontières entre le réel et l’imaginaire disparaissent et, finalement, c’est l’imaginé qui hante nos imaginations et conduit nos politiques.
    Tout à fait exacte ce que vous écrivez, mais nous oublions pas de préciser que tout ceci n aurait pu se faire sans la manipulation des manipulations organisées par les médias corrompus qui sont au service de cette élite mondialiste en réalité à l’origine de cette éternelle histoire : « La guerre occulte » ? .qui fait une suite logique des dessous du sionisme et de la création de l’Israel ?!
    bigniew Brzezinski : Ce n’est pas tout à-fait cela. Nous n’avons pas poussé les Russes à intervenir, mais nous avons sciemment augmenté la probabilité qu’ils le fassent ?!
    Zbigniew Brzezinski : Regretter quoi ? Cette opération secrète était une excellente idée. Elle a eu pour effet d’attirer les Russes dans le piège Afghan et vous voulez que je le regrette ?
    Voici un article de derrière les fagôts !! parce que l’histoire que nous avons jusqu’à présent n’a été que l’histoire vue d’en-haut, l’histoire du point de vue des politiciens, des généraux, des militaristes et des industriels… »
    Cette histoire : nous enseigne que notre inertie de citoyens à abandonner le pouvoir politique à une élite, a coûté au monde environ 200 millions de morts entre 1820 et 1975. Ajoutons à cela la misère non dite des camps de concentration, des prisonniers politiques, de l’oppression et de l’élimination de ceux que essaient de faire parvenir la vérité en pleine lumière…
    L’imposture de la Russie et de la chine dans cette histoire de déstruction libératrice ? L’on comprend pourquoi, celles-ci ,se sont précipités à la rescouse des USA dans sa folie moyen orientale ??!!

  2. Si par hasard, certains ne sont toujours pas convaincus ?! Voici, une information impliquant la chine dans le jeu de la haute finance mondiale (Wall Street-et la City de Londres)
    Ministre de la Défense de la Chine se rend en Israël ?! Le plus grand accord entre les deux pays est un effort israélo-russe de fournir des avions d’alerte précoce à Pékin ?! Et par la même conforter l’Israel dans ses folies moyen- orientales ?!
    http://www.worldtribune.com/worldtribune/x238.html

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