Les Dessous eschatologiques actuels

Même s’il s’agit de croyances religieuses, l’étude de l’eschatologie est primordiale pour comprendre le contexte des conflits passés et actuels. Elle devrait donc préoccuper toute personne, athée ou croyante, puisque elle évoque « la fin des temps » dans les religions, et entend relater des prophéties sur « la fin de l’histoire », les temps messianiques que d’aucuns jugent être contemporains. Aperçu de l’eschatologie des trois grandes religions monothéistes.

 

La guerre eschatologique ;
la fin du monde dans les grandes religions

de Hervé Ryssen, Baskerville, 2013

 

Ryssen-la-guerre-eschatologiqueL’eschatologie, c’est l’étude de a fin des temps. Dans les trois grandes religions monothéistes que sont le judaïsme, le christianisme et l’islam, il y a cette croyance que le monde que nous connaissons a été créé par Dieu, mais qu’il doit aussi se terminer.
Les cataclysmes, les guerres et toute sorte d’événements terrifiants qui doivent avoir lieu se retrouvent dans chacune de ces grandes traditions, ainsi que chez les anciens Aryas et dans la mythologie nordique. Du combat final contre les forces du mal – la grande guerre de la fin des temps – naîtra un monde régénéré, d’où seront bannis les incroyants et les hérétiques.
L’histoire a donc un sens : celle que lui donnent les hommes. On voit ici que la ligne de fracture ne se situe pas tant entre les adeptes d’une vision linéaire et les adeptes d’une vision cyclique de l’histoire, qu’entre ceux qui croient à une victoire terrestres et qui s’activent en ce sens, d’un côté, et ceux qui vivent dans la nostalgie d’un Âge d’or passé ou la vague espérance d’un paradis éternel dans l’au-delà.
C’est l’eschatologie qui permet de comprendre pourquoi, aux États-Unis, des millions de chrétiens évangéliques sont les plus fervents partisans de l’État d’Israël.
C’est l’eschatologie qui permet de comprendre pourquoi les musulmans sont aujourd’hui leurs ennemis les plus acharnés.
C’est l’eschatologie qui permet de comprendre le triomphe de l’idéologie mondialiste, le long déclin de l’Église catholique et la crise morale que traverse l’Occident.

 

Passionné par l’eschatologie de toutes confessions, analyser cette thématique est vital pour comprendre la dérive inexorable du monde. A conseiller à tous ceux qui pensent que le sionisme n’est pas une thématique importante, voir accessoire (c’est au contraire central). Rappelons-nous que plus de 80% de la planète croit dans un dogme religieux; et l’eschatologie concerne les 3 grandes religions; à ceux qui ne comprennent pas ce que peut être le « messianisme », l’attente d’événements prévus dans les textes bibliques. Sachant qu’il existe une frange de personnes qui tentent de hâter cette réalisation, quitte à la créer de toute pièce.

 

Si l’on peut s’interroger sur certaines remarques toutes personnelles d’Hervé Ryssen vers la fin de l’ouvrage, l’étude et l’analyse du phénomène eschatologique est inattaquable.

 

Une fiche de lecture au poil

Publié par Rüdiger, Mis en forme et illustré par L’ADdC

Neuvième livre d’Hervé Ryssen, La guerre eschatologique ne surprendra pas les amateurs de l’auteur qui, ici encore, persiste et signe. Si ce nouvel ouvrage semble, de base, trancher avec les habituels sujets traités par Hervé Ryssen, il n’en est rien et il se veut un appel au combat et à la résistance comme on va le voir.
La première partie permet à l’auteur de nous présenter les grandes lignes de l’eschatologie (étude de la fin des temps) dans les trois grandes religions monothéistes mais aussi dans le paganisme européen. Le monothéisme possède une vision linéaire de l’histoire mais l’avenir et la fin des temps divergent selon la religion concernée. Cette constatation est de première importance car elle influe directement sur la manière dont les fidèles vivent leur foi et agissent en son nom dans le présent. En effet, dans le judaïsme, la fin des temps se caractérisera par la domination éternelle d’Israël sur l’humanité. Cette domination ne se fera toutefois pas toute seule, elle ne sera possible que par l’arrivée du messie que les juifs appellent de leurs vœux. Le messie ne viendra cependant délivrer les juifs que lorsque la paix sur terre sera effective. Ceci explique ainsi l’ardeur qu’ont les juifs à « travailler sans relâche à détruire toutes les différences entre les hommes : les nations, les races, les religions et les particularismes locaux » et à vouloir instaurer un monde unifié. Leur religion leur propose un projet pour l’humanité mais pour parvenir à mener à bien ce projet, les juifs doivent agir ;  c’est ce qu’ils font. Les musulmans, quant à eux, considèrent également que leur travail sur terre favorisera le triomphe de leur religion, en particulier l’Islam chiite iranien qui, depuis Khomeiny, partage avec le judaïsme militant un aspect messianique très développé en préparant la venue du « 12ème imam ». L’eschatologie chrétienne possède quelques similitudes avec le judaïsme et l’Islam mais en diffère finalement beaucoup car, pour le catholicisme par exemple, l’Eglise ne triomphera pas glorieusement sur cette terre. Le Christ ne reviendra en effet que lorsque l’Eglise sera au plus bas, qu’elle sera faible et méprisée ; ce qui explique que les chrétiens attendent la décadence, la fin des temps et l’Antéchrist avec confiance car leur combat terrestre est voué à l’échec. L’action du croyant n’est donc pas destinée à faire triompher sa religion qui, pour ce faire, n’a besoin que du retour du Christ… On est donc loin de trouver dans l’eschatologie chrétienne l’espoir et le goût du combat présents dans l’Islam et le judaïsme et qui expliquent énormément le caractère militant de ces deux religions aujourd’hui

 

intermède

Ces trois personnes expliquent le projet juif
pour l’ensemble des nations
(noachisme, messianisme, avant-gardisme..)

Dans la seconde et la troisième partie intitulées respectivement « Un projet pour l’humanité » et « La guerre psychologique », Hervé Ryssen va plus loin dans le raisonnement amorcé avec l’étude de l’eschatologie des trois grandes religions monothéistes. Il commence par présenter les grands traits du projet planétarien poursuivi par les cosmopolites et rappelle que « le judaïsme est la matrice du mondialisme » en tant que projet politico-religieux. Il précise plus loin : « le judaïsme est d’abord et avant tout un projet politique d’unification mondiale. Il s’agit d’araser toutes les différences entre les individus, afin de parvenir à une paix absolue et définitive, propice à l’avènement du messie […] Ainsi, l’essence même du judaïsme est de détruire tout ce qui n’est pas juif ». Ce projet s’appuie sur une offensive totale contre les peuples par le biais conjugué du pouvoir de la finance, de l’immigration de masse, d’une propagande ou plutôt d’un terrorisme intellectuel de tous les instants visant à détruire toute culture enracinée, à promouvoir l’éternelle culpabilisation de l’homme blanc et à métisser tous les peuples entre eux. Cette offensive s’accompagne, comme on le sait, de toute la rigueur des pouvoirs judiciaires entièrement aux ordres…

 

Reprenant les concepts développés dans ses précédents ouvrages sur tous ces points, Hervé Ryssen insiste sur le désarmement moral caractéristique des chrétiens actuels. Désarmement qui permet aux visées mondialistes de croître car, face à elles, elles n’ont que peu d’obstacles. L’Eglise catholique pourrait en être un mais est malheureusement philosémite depuis trop longtemps (Pie XI ne déclarait-il pas, en 1938 : « Nous sommes spirituellement des sémites » ?) pour qu’on puisse espérer de sa part une opposition à la république universelle, d’autant que Vatican II n’a rien arrangé… Le christianisme dans son ensemble n’est d’ailleurs pas, de base, opposé au projet politique juif, le meilleur exemple étant les chrétiens évangéliques qui soutiennent le sionisme et Israël de toutes leurs forces. Pourquoi ? Car selon eux, le Christ ne reviendra que lorsque tous les juifs seront en Israël. L’eschatologie explique donc pourquoi ces millions de chrétiens américains sont les premiers alliés des juifs et comment ils influencent la société et la politique de leur pays dans cette voie…

 

intermède

« Israël : Horloge et mesure de l’humanité »

52 PROPHÉTIES RÉALISÉES SUR ISRAËL DEPUIS 1948 SEULEMENT

Un exemple explicite du sionisme chrétien
(voir aussi la partie eschatologie chrétienne plus bas dans la page)

Pleins Feux sur l'Heure Juste est un site chrétien eschatologique (voir plus bas leurs autres conférences)

Pleins Feux sur l’Heure Juste est un site chrétien eschatologique (voir plus bas leurs autres conférences)

Pour l’auteur, l’eschatologie explique également pourquoi beaucoup de païens ou de « traditionalistes » professent, face à la tournure du monde moderne et à la décadence de l’Europe un « fatalisme désespérant ». Adeptes d’une conception cyclique de l’histoire et considérant souvent que nous arrivons au terme d’un cycle de décadence, ils considèrent toutefois que celle-ci s’opère en ligne droite et qu’elle est inéluctable. Il faudrait donc attendre et caresser l’espoir d’une renaissance future à l’image de la renaissance du monde qui suit le Ragnarök. D’ici là, rien à attendre de l’action directe et Ryssen déplore que, comme dans le christianisme, on ait renoncé, chez beaucoup, à l’idée même d’une lutte victorieuse. Il écrit justement : « La vérité est qu’il n’y a pas de cycle qui tienne devant la volonté des hommes et leur détermination à écrire leur histoire et à forger leur destin ». Partant du constat que le projet mondialiste porté par le judaïsme est notre plus grand ennemi, l’auteur en profite pour tirer quelques boulets de canon –citations à l’appui- sur de nombreux intellectuels de cette sensibilité ou chers à celle-ci : Alain de Benoist, Robert Dun, Julius Evola et d’autres encore sont dénoncés pour être des auteurs « incapacitants » et/ou préférant critiquer le christianisme que le judaïsme en sachant pourtant très bien quelle en est la nature réelle. De plus, ces auteurs qualifiés de « véritables boulets idéologiques » sont tellement pessimistes qu’ils dissuadent le militant nationaliste d’emprunter la voie la plus importante : celle de la lutte. Ryssen écrit ainsi : « Nous crevons de ces intellectuels, qui sont trop lâches, trop bourgeois, pour dénoncer la source de nos maux, et qui, de surcroît, nous invitent à ne rien faire, ne rien tenter pour combattre nos ennemis. » L’auteur des Espérances planétariennes en profite pour dénoncer par ailleurs une « extrême-droite terrorisée » où l’on est également très souvent politiquement correct, à l’image de cette déclaration (effectivement stupéfiante) d’Alain De Benoist disant préférer avoir comme voisin « un universitaire musulman plutôt qu’un skinhead » (Tariq Ramadan plutôt qu’Estéban quoi…).
Dénonçant ainsi les idées défaitistes chez nombre de ceux qui veulent, paradoxalement, résister à la décadence de l’Europe, Hervé Ryssen propose ce qu’il appelle « la victoire comme religion » pour contrer cette guerre totale mais avant tout psychologique que nous subissons de plein fouet. Or, comme on le sait, un adversaire qui a perdu le moral est déjà à moitié battu, d’où la nécessité de nous ressaisir ! Pour cela, il faut continuer à œuvrer pour la libération de la parole. Grâce à internet, « le mur du politiquement correct est aujourd’hui largement entamé » et les autorités sont dépassées et ne peuvent réprimer toutes les opinions « judéo-sceptiques » et anti-mondialistes tant celles-ci sont désormais communes et répandues. Pour Ryssen, il faut en outre nous montrer et nous affirmer en tant que défenseurs de l’Europe et éviter de nous recroqueviller sur nous-mêmes dans des BAD. Constatant que l’on s’habitue à tout et que les Français et Européens continueront de toute façon à s’habituer à une immigration toujours plus importante et à tout le reste, l’auteur exhorte les résistants à agir maintenant, avant qu’il ne soit trop tard, car c’est notre survie, donc l’essentiel, qui est en jeu. Le cours de l’histoire peut changer même avec peu de monde, de multiples exemples pouvant être trouvés dans le passé. Mais attention à agir concrètement et à rester optimistes car « c’est la volonté humaine qui façonne l’histoire et non l’espérance ».
Du pur Ryssen qui, encore une fois, fera grincer des dents à beaucoup mais qui n’en demeure pas moins un livre de combat rafraichissant, réellement incorrect politiquement et qui soulève certains vrais problèmes auxquels nos mouvances sont confrontées. Le lecteur dispose, avec les livres d’Hervé Ryssen, de très sérieuses cartouches pour expliquer le projet planétarien et tout ce qui en découle pour nous et notre époque mais il conviendra à ce dernier de bien comprendre que la décadence et la dégénérescence de l’Europe actuelle ne sont pas explicables uniquement par ce facteur, aussi important soit-il.

Rüdiger
cerclenonconforme.hautetfort.com

Apocalypse

Entretien avec Hervé RYSSEN,
paru dans l’hebdomadaire Rivarol du 3 mai 2013

 

Jérôme Bourbon : Hervé Ryssen bonjour. Vous faites paraître cette semaine votre neuvième livre. Cette fois-ci, vous traitez d’eschatologie. Pourriez-vous d’abord expliquer aux lecteurs de Rivarol ce qu’est l’eschatologie ?

 

Hervé-RyssenHervé Ryssen : Bonjour cher Jérôme, et bonjour à tous nos amis de Rivarol, que j’ai toujours grand plaisir à rencontrer. L’eschatologie, pour faire court, c’est l’étude de la fin des temps. Dans les trois grandes religions monothéistes que sont le judaïsme, le christianisme et l’islam, il y a cette croyance que le monde que nous connaissons doit se terminer un jour. Dans chacune de ces traditions – mais aussi dans la mythologie nordique – des cataclysmes, des guerres et toute sorte d’événements terrifiants doivent se succéder et précéder le combat final contre les forces du mal, duquel naîtra un monde régénéré. On retrouve ce schéma à chaque fois.

Jérôme Bourbon : Quels enseignements avez-vous tirés de votre étude ? Étant donné la proximité des trois religions du livre, pouvons-nous dire qu’il est possible d’envisager un avenir commun ?

 

Hervé Ryssen : L’eschatologie nous apprend précisément que ces trois religions sont incompatibles les unes avec les autres, pour la simple et bonne raison que leur vision de l’avenir diverge sur ce point fondamental : à la fin des temps, une, et une seule, doit triompher ! Les autres doivent se convertir (chez les chrétiens et les musulmans), ou disparaître purement et simplement. Chez les juifs, en effet, il n’y a pas cette volonté de convertir les autres au judaïsme. Tout le militantisme juif, toute la propagande des intellectuels juifs (à travers leurs discours, leurs films, leurs romans, etc.) consiste à discréditer chez les autres l’idée de religion, de race, de patrie, et tout sentiment d’appartenance, et ce, afin d’élever les juifs au-dessus de la masse des “goys”. Quand toutes les nations auront été détruites, transformées en sociétés multiculturelles, quand toutes les religions auront été anéanties et qu’un gouvernement mondial aura été instauré – sans doute après une grande guerre – une paix “absolue et définitive” régnera sur le monde, pensent-ils. C’est alors que leur messie tant attendu viendra. Les juifs, qui auront su garder leurs traditions, seront alors reconnus par tous comme le “peuple élu de Dieu”.

 

Jérôme Bourbon : Le suprémacisme juif n’est pas une exception. Les musulmans veulent eux aussi imposer leur domination sur le monde…

 

Hervé Ryssen : Il y a effectivement aussi dans l’islam cette idée que toute la terre doit se soumettre et accepter le message du Prophète. Mais, comme je vous le disais, il s’agit ici de convertir les autres, et non de les détruire. L’islam n’est pas une secte fermée, comme le judaïsme, mais une religion ouverte, universaliste, tout comme le christianisme, d’ailleurs. Il ne faut cependant pas perdre de vue qu’on trouve à plusieurs reprises dans le Coran l’idée de combattre les infidèles, les armes à la main, s’il le faut. En tant qu’“infidèle”, ça me gêne un peu au niveau du col !

 

Jérôme Bourbon : Certains patriotes français pensent que les juifs, ou au moins certains juifs, peuvent être des alliés face à la poussée de l’islam en Europe. Qu’en pensez-vous ?

 

Hervé Ryssen : Depuis une dizaine d’années, une poignée d’intellectuels juifs, qui étaient auparavant de fervents défenseurs de l’immigration, ont effectivement retourné leurs batteries et se sont soudainement transformés, comme par magie, en super-patriotes français, “plus français que les Français”, depuis qu’ils se sont aperçus que tous ces immigrés musulmans qu’ils avaient contribués à faire entrer chez nous n’étaient pas forcément leurs amis. Leur objectif n’est pas de renvoyer ces immigrés dans leurs pays d’origine, mais de les intégrer en douceur, en cassant la force de l’islam. Ils l’ont dit et répété. D’autre part, le discours contre le “fascisme islamique” (“fascislamisme”, écrivait déjà Bernard-Henri Lévy en 2006) est un moyen de préparer les esprits à une guerre contre l’Iran, pays qui ne nous menace pas du tout, en tant que Français, mais qui représente un obstacle pour l’État sioniste au Proche-Orient. Cette rhétorique fallacieuse est donc un attrape-nigauds. En ce qui nous concerne, nous sommes foncièrement opposés à l’implantation massive d’immigrés du tiers-monde sur notre sol, qu’ils soient musulmans ou pas ; et sur le plan international, nous sommes totalement du côté de la Syrie, de l’Iran, ainsi que de tous les pays qui s’opposent à l’axe occidentalo-sioniste. Que les juifs fassent leur guerre eux-mêmes, pour une fois !

 

Jérôme Bourbon : Comment les théologiens musulmans envisagent-ils la fin de cette confrontation contre le monde occidental et le sionisme ?

 

Hervé Ryssen : Un théologien comme Imran Hosein a parfaitement compris que l’Occident “chrétien” est aujourd’hui largement judaïsé, du fait d’une propagande cosmopolite incessante dans les médiats. « L’avortement, l’homosexualité, le lesbianisme, l’adultère sont légalisés aujourd’hui… », écrit-il. Ils sont « devenus juifs », dit-il des Européens, à juste raison. Imran Hosein dénonce aussi avec force les manœuvres occidentales en vue de l’instauration d’un « gouvernement mondial ». Pour lui, en tout cas, les choses sont très claires : Dieu a puni une première fois les juifs avec une armée babylonienne ; il les a punis une deuxième fois avec une armée romaine ; la troisième punition sera le fait d’une armée musulmane ; et cette fois-ci, ce sera la bonne ! Quant aux chrétiens, qui n’ont pas su se préserver du nihilisme juif, ils devront cesser d’adorer Jésus comme s’il était Dieu et « seront contraint de le reconnaître comme Prophète. » On note ici une différence de ton entre les musulmans, qui reconnaissent Jésus comme un prophète, et les juifs, qui, dans leur Talmud, insultent le Christ et considèrent qu’il est le fils d’une prostituée et d’un soldat romain. Dans l’eschatologie musulmane, Jésus est aussi parfois considéré comme le “Mahdi” (Celui qui est guidé par Dieu), qui vaincra l’Antéchrist à la fin des temps. Car il y a aussi un “Antéchrist” chez les musulmans. Ils l’appellent le “Dajjal” ; et comme chez les chrétiens, l’Antéchrist, qui viendra persécuter les fidèles avant d’être finalement vaincu, est issu de la secte juive, ce qui n’est guère étonnant !

 

Jérôme Bourbon : Quelles différences voyez-vous entre l’eschatologie chrétienne et l’eschatologie musulmane ?

 

Hervé Ryssen : La différence essentielle est que les musulmans croient à un triomphe terrestre, tout comme les juifs, tandis que les chrétiens, et notamment les catholiques, semblent avoir renoncé à toute idée de victoire sur cette terre. L’eschatologie des catholiques est confuse, pour tout vous dire, et n’est pas mobilisatrice, comme chez les juifs ou chez les musulmans chiites, qui travaillent à faire venir leur messie. Dans de rares textes, on peut croire à une évangélisation de toutes les nations. C’est la “sixième période” de l’Église, décrite par le vénérable Barthélémy Holzhauser, qui précède la grande apostasie. À la période suivante, celle de l’Antéchrist, on lit que « la seule victoire possible, pour les chrétiens, en ces jours si terribles, sera d’être vaincus, persécutés, tourmentés et mis à mort, en demeurant fidèles, constants et fermes. » Cet exemple est symptomatique. On voit que les chrétiens sont désarmés, moralement, et les héros qu’ils pourraient être sont transformés en martyrs. Dans l’Église conciliaire d’après le concile de Vatican II (1962-1965), l’eschatologie est encore plus démobilisatrice. Cette fois-ci, l’Église semble avoir épousé la cause du judaïsme. Elle doit être humble, et semble attendre le gouvernement mondial et le règne de l’Antéchrist avec impatience ! La conversion des juifs ? Elle est renvoyée à la fin des temps, et ce n’est jamais du fait du zèle évangélique des catholiques. Il n’y a donc pas ici d’activisme messianique. « Personne ne regrettera les cathédrales gothiques », fruit de notre « orgueil », écrit un théologien, avec l’imprimatur de l’évêché de Paris. On a vraiment l’impression d’un élan suicidaire. Il n’est donc pas étonnant, dans ces conditions, de constater que nos ennemis avancent, et que nous reculons. Tout nous paraît on ne peut plus normal.

 

Jérôme Bourbon : Qu’en est-il de la “Weltanschaung” du milieu païen ? Pouvez-vous nous-en dire un mot ?

 

Hervé Ryssen : Le milieu païen en général nourrit une eschatologie qui est assez peu combattive. C’est très facile à comprendre : depuis des décennies, le principal penseur de ce courant de pensée, Alain de Benoist, a ressassé cette idée que chez les Européens d’avant le christianisme, l’histoire était cyclique, et non linéaire. Et tous les penseurs de cette mouvance, après lui, on répété à satiété le mot de Nietzsche : « Ce qui doit tomber, il ne faut pas le retenir, mais le pousser. » Ce qui fait que, tout naturellement, nombre de militants de cette mouvance pensent que le mieux à faire est de regarder mourir cette civilisation, et même d’encourager la décadence, convaincus qu’ils sont qu’un nouveau cycle renaîtra une fois que tout aura été détruit. Ils ne se rendent même plus compte qu’à la fin de ce cycle, les hommes blancs seront morts et enterrés, et qu’ils auront laissé le champ libre à leurs ennemis. Les meilleurs d’entre eux se réclament d’un “pessimisme combattif”. Les esprits moins politiques sont les “traditionalistes”, adeptes de René Guénon et de l’italien Julius Evola. Pour ce courant de pensée, l’histoire est un long déclin, un éloignement progressif de la “Tradition primordiale”, et ce, depuis quelques dizaines de milliers d’années (ou quelques centaines de milliers, selon les interprétations !) Après l’Âge d’or, il y eut un Âge d’argent, puis un Âge de bronze. Nous sommes aujourd’hui dans le quatrième et dernier Âge, l’âge de fer, qui dure plus de six mille ans, mais qui doit se terminer prochainement et clore le grand cycle. Ne sentez-vous pas que vous êtes fatigués ? Il faut attendre que tout se termine, affirme Julius Evola ; il est absolument inutile de tenter quoi que ce soit pour lutter contre le courant de décadence ! On comprend mieux, dans ces conditions, pourquoi les juifs et les musulmans ont le vent en poupe ! Tout est question d’eschatologie ! Pour le reste, j’apporte dans la troisième partie du livre quelques éléments de réflexion qui permettent, je crois, de comprendre le fonctionnement de la guerre psychologique que nous devons mener. Pour faire court : pour nous, douter, c’est déjà trahir !

Hervé Ryssen, La Guerre eschatologique, avril 2013, 192 pages, 22 €, port compris.

Vous pouvez commander le livre ICI (paypal), et LA (Amazon).
ou par chèque, au 14 rue Pierre Brossolette, 92300 Levallois. Chèque à l’ordre de LALIN.


Citations

Il faut le dire et le répéter : le judaïsme est d’abord et avant tout un projet politico-religieux, dont l’objectif est de dissoudre toutes les nations, tous les particularismes et d’unifier la terre par tous les moyens afin d’instaurer un gouvernement mondial. Un grande « paix » (shalom) règnera alors sur le monde, et les juifs, qui auront conservé leurs traditions, seront alors reconnus par tous comme le « peuple élu » de Dieu. Nous avons beaucoup insisté sur ce point dans nos livres précédents, en citant de nombreux auteurs appartenant à la secte.
En France, l’un des principaux acteurs de ce projet totalitaire est Jacques Attali. Cet influent personnage, qui pense sans doute que les temps sont mûrs pour l’arrivée du messie, expriment très explicitement l’idéal juif de gouvernement mondial, et pas seulement dans ses livres, mais aussi lors de ses nombreux passages télévisés. A l’heure où les nations européennes sont en passe de disparaitre, où les peuples européens qui subissent depuis des décennies la propagande moralisatrice de leurs ennemis, acceptent docilement d’être envahis, submergés par des millions d’immigrés du tiers-monde, à l’heure où les banquiers dictent leurs lois aux peuples, et régentent l’univers, les juifs exultent et s’imaginent qu’enfin, les temps messianiques sont en train de s’ouvrir devant eux. Comme d’habitude, ils ne se contiennent plus et leur arrogance, leur mépris du goy, s’affichent au grand jour.

(p. 73)

Le judaïsme se distingue particulièrement du christianisme et de l’islam du fait de son caractère national. Contrairement aux chrétiens et aux musulmans, les juifs ne font pas de prosélytisme : ils n’essayent pas de convertir le reste de l’humanité et gardent leur système de valeurs jalousement pour eux seuls. Par conséquent, cette religion reste l’apanage d’un petit groupe bien distinct de quelques millions de membres dans le monde.
L’eschatologie (du grec eschatos, « dernier », et logos, « parole », « étude ») y tient une place très importante, pour la raison bien simple que les juifs, qui n’ont pas reconnu Jésus Christ, sont toujours dans l’attente du messie qui viendra les délivrer. Ils vivent dans l’espérance d’un monde parfait, dans lequel il n’y aura plus ni guerres ni injustices, et s’activent en ce sens afin de préparer la venue de leur rédempteur. Ce monde parfait est en effet la condition indispensable à la venue du messie. Chaque juif a donc pour devoir de « hâter » la fin, en travaillant activement à établir la paix sur terre (shalom). Cette espérance messianique, basée sur les prophéties, correspond aussi à un univers intellectuel et psychologique propre aux membres du « peuple élu ».

 

Il faut le dire et le répéter, afin que les choses soient bien claires : l’essence même du judaïsme est de dissoudre et de détruire tout ce qui n’est pas juif. Quant aux juifs « détachés de leurs traditions », fort peu nombreux, ils ne sont plus juifs du tout, et souvent antisémites.

(p.115)

Dans Révolte contre le monde moderne, en 1934, il faut attendre la page 364 pour apprendre que les juifs existent. Evola évoque le « trafic judaïque de l’or ». À la page 398, il parle timidement de « dirigeants de la subversion mondiale » puis, de la « ploutocratie mondiale » 183. À la page 400, il nous avoue enfin que « les révolutions ne sont pas spontanées ». « Le fait est que ces gens là voient loin », écrit-il. Et effectivement, il voient loin, très loin, beaucoup plus loin que ceux qui tournent en rond dans leur bocal : il serait temps de s’en apercevoir.

(p.116)

En somme, les païens pensent ici comme les chrétiens : il faudrait que nous apprenions à accepter notre destin !
En préface de cet ouvrage, Philippe Baillet nous avait prévenus : la doctrine des cycles « débouche sur une sorte de « catastrophisme historique » totalement paralysant. De fait, il est peu de milieux aussi profondément désespérés que celui des traditionalistes. »

(p.132)

(Citations en cours)

 

Apocalypse Now

Eschatologie
islamique

Avec Imran Nazar Hosein

« Les idées d’Imran Nazar Hosein ont l’avantage d’offrir une interprétation du Coran et des hadiths de Mahomet  mis en adéquation avec l’âge moderne. S’il se trompe en écrivant que seul le Coran est capable de dévoiler l’avenir qu’il décrypte pour nous (alors que de nombreux mystiques chrétiens catholiques des temps anciens mais aussi encore vivants tels que Pédro Régis nous alertent de même), il n’empêche que son interprétation est fort judicieuse ! D’où l’intérêt de ses conférences. » (voir plus bas, Ndlr)

jerusalem-dans-le-coran« Une branche du savoir appelée eschatologique islamique prévoit la mise en place d’un effondrement monétaire qui se transformera rapidement en effondrement économique :

Il en résultera une hausse spectaculaire du coût de la vie et de nombreuses faillites. De grandes fortunes seront englouties et les gens seront comme réduits à l’esclavage. Dans son livre « Jérusalem dans le Coran »  il s’est intéressé à comprendre le monde d’aujourd’hui. Pour lui, s’habiller selon la sunna, porter la barbe et aller à la mosquée ne suffisent pas. Il faut étudier le Coran et Mahomet pour comprendre ce qui va arriver. Un certain nombre d’hadiths de Mahomet traitent justement de la fin des temps et de la venue d’un faux messie (le Dajjal) qui cherchera à gouverner le monde. Il doit vivre symboliquement sur terre 40 jours.  Il devrait prendre le pouvoir pendant un an en Grande Bretagne pour commencer à mettre en place sa gouvernance mondiale avec comme capitale Jérusalem. Il est intéressant de noter au passage  que la livre sterling qui était au début d’or fut changée par du papier et devint une monnaie internationale. Mais la Ière et 2nde guerre mondiale la remplaça par le dollar avec comme second pays dominé par le Dajjal, les USA. Le dollar devrait ensuite s’effondrer pour le laisser diriger un troisième pays avec une autre monnaie.

Le Dajjal n’a qu’un seul oeil !

Le Dajjal n’a qu’un seul oeil !

Oui, le dollar devrait s’effondrer d’une manière contrôlée, car ceux qui œuvrent pour le Dajjal n’ont plus besoin des USA et de leurs dollars :

Ils veulent passer à un Nouvel Ordre Mondial dans lequel Israël remplacera les USA. Pour qu’un petit pays règne sur le monde, une véritable stratégie est mise en place. Et c’est par le biais des « intérêts » qu’il y aura un écroulement monétaire et économique. D’après Abdallah Ibn Abbas (Sahib Bukhari), qui était le cousin du prophète mais qui a peu vécu avec lui car à sa mort, il n’avait que 13 ans,  la dernière révélation du Coran concerne les intérêts (Al-Baqara 279-281) : Allah déclare la guerre aux prêteurs d’argent. Les intérêts sont l’arme redoutable qui permet au Dajjal d’attaquer. Et la monnaie papier permet de nombreuses manipulations telles que les dévaluations. Dans son livre, Imran Hosein explique comment les Américains ont été escroqués en 1933 en manipulant la valeur de la monnaie papier. Une once d’or ne valait-elle pas 20 $ avant, alors qu’aujourd’hui autour de 1600 $ ? Dès que l’Iran sera attaqué, le dollar dégringolera complètement par rapport à l’or pendant que le pétrole montera en flèche.  C’est pour cette raison que les gens avertis, se débarrasseront le plus rapidement possible de leur monnaie papier, pour éviter cette inflation galopante. On verra les gens pauvres perdre tout ce qu’ils possèdent quand le coût de la vie deviendra exorbitant. Ce sera le début de l’esclavage économique. Et pour seule cause, l’installation d’Israël comme pays dominant le monde.

L’un des signes des derniers jours, sera quand la femme esclave mettra au monde sa maitresse :

meres-porteuses-en-indeSi c’est un garçon, il ne sera pas maître de sa mère esclave, mais si c’est une fille, elle règnera sur sa mère.   Pour Imran Hosein cela indique qu’à la fin des temps, les femmes gouverneront le monde. Il y aura une baisse spectaculaire des naissances masculines. Les femmes seront moins fertiles et féministes. Elles feront appel à des mères porteuses pour avoir des bébés. Et les moins onéreuses seront trouvées parmi les femmes esclaves.

L’ONU dominée par les sionistes, demandera à ce que tout le monde obéisse au Conseil de Sécurité. Et cela sans tenir compte des lois de Dieu :

chretiens-orthodoxesActuellement, les USA sont menés par le bout du nez par un Congrès aux ordres de ces sionistes qui contrôlent les forces armées. Et celles-ci feront face à une défaite militaire. C’est alors qu’Israël viendra les aider et les sortir du piège arabe où ils se seront mis. Le monde entier comprendra alors clairement que les USA viennent de perdre leur leadership au profit d’Israël. Et quand le prophète dit que les Musulmans feront alliance avec les « Rûm », il ne parle pas des chrétiens catholiques, mais de ceux de l’empire byzantin, des chrétiens orthodoxes dont la capitale fut Constantinople. C’est-à-dire de la Russie actuelle et de quelques autres pays de l’est. (On appelait rûm ou roumi les Byzantins  (rūy, روميّ, pl. rūm, روم, « byzantin(s) »), l’Empire romain d’Orient  étant devenu l’Empire byzantin.) Il pourrait y avoir une alliance monétaire basée sur l’or avec la Chine. Qui d’autres les rejoindra ? L’état sunnite d’Arabie Saoudite ? Du Qatar ? La Jordanie ? Dubaï ?  Non ! Ce sera l’Iran chiite et le Pakistan sunnite. Puis les musulmans turcs quand ils auront ouverts les yeux et réaliseront que leur gouvernement les trompe. Ils sortiront alors de l’Otan même si cela entraine une guerre civile.

Ces temps difficiles vont obliger les habitants à se retirer des villes pour ne plus être sous contrôle :

de Piero San Giorgio

de Piero San Giorgio

A la campagne ils devront mettre en place des micro marchés, restaurant les échanges à l’aide de l’or et de l’argent ou des matières premières. Car la monnaie papier ne sera plus utilisée. Ceux qui en ont encore devraient rapidement les échanger contre des terres et des animaux domestiques pour se préparer à survivre. Car les émeutes seront courantes à cause du manque de nourriture et d’eau.  Et celui qui n’aura ni terre ni animaux, il ne lui restera plus qu’à affuter son épée pour pouvoir se frayer un chemin hors de cette anarchie. Ainsi, ni la Russie, ni la Chine ne se soumettront au Dajjal ou à Israël. Il y aura d’un côté l’alliance sioniste anglo-américano-israélienne et de l’autre l’alliance conduite par les Russes, ce qui finira par provoquer une guerre nucléaire. Et c’est Israël qui sera pressée de déclencher cette guerre. epidemieElle voudra supprimer des millions d’individus, afin de réduire grandement la population mondiale. Et tout particulièrement les Arabes. Ils seront décimés par une épidémie du genre de la grippe porcine. Les plus vulnérables seront bien entendu ceux qui seront dans les villes. Comme ceux du Caire !  Et si la Russie se fait attaquer, elle répondra par le nucléaire. La monnaie papier va donc peu à peu disparaître, après avoir dépouillé l’humanité et l’avoir réduit à la misère, pour être remplacée par la monnaie électronique. Et comme les sionistes se seront emparés des réserves de pétrole, ce qui n’augure rien de bon pour les Chavez au Venezuela et les Evo Morales en Bolivie, quand l’Iran sera en guerre et que le détroit d’Ormuz sera fermé, les pays devront se mettre à genoux devant le Dajjal pour en avoir.

pieux-musulmanC’est ainsi que le Coran, nous dit Imran Nazar Hosein, est une lumière qui nous éclaire ! Ce n’est pas qu’un livre que l’on récite et qu’il faut lire en arabe tous les jours. Il faut aussi essayer de le comprendre en sachant qu’un verset seul ne veut rien dire. Mahomet en est l’instructeur, on doit donc l’aimer. Et la prière est aussi une lumière qui permet de voyager au-delà de la réalité matérielle. »

Source : effondrements.wordpress.com

 

Une introduction à l’eschatologie islamique
Sheikh Imran Hosein Janvier 2015

L’Eschatologie Islamique – 09 Septembre 2014

 

Alexandre Douguine / Imran Hossein :
Convergences entre eschatologie chrétienne et islamique

Un colloque à l’université d’Etat de Moscou, en juin 2013, a réuni des intellectuels russes dont, notamment, le théoricien, sociologue, polyglotte et chrétien orthodoxe, Alexandre Douguine et l’érudit musulman spécialisé en économie et en eschatologie islamique, Sheikh Imran Hosein. Leur échange met en évidence les corrélations qui existent entre les eschatologies islamique et chrétienne orthodoxe.

 

Le grand projet d’Israël selon l’eschatologie islamique

Extrait du livre Explication du mystérieux agenda impérial d’Israël
de Sheikh Imran Hosein

 

Les trois étapes d’un grand projet [1]

Le présent essai suggère l’existence de trois étapes fondamentales dans le déroulement mystérieux d’un grand projet à travers lequel Israël tente de réaliser sa destinée messianique. Ce grand projet est actuellement à son point culminant, là où le dénommé « peuple élu » a mystérieusement été ramené en Terre Sainte, après 2000 ans d’exil, la revendiquant comme sienne. Sa destinée ultime, croit-il, est de régner sur le monde depuis ce qui prendrait l’apparence d’un Saint État d’Israël bibliquement restauré, localisé en Terre Sainte. (Le mot régner figurera en italique à cause de la place de pivot qu’il occupe dans la mission de l’Antéchrist.) Cette destinée ultime semble sur le point de se réaliser, aussi est-il grand temps pour nos lecteurs d’essayer de comprendre le sujet du point de vue de l’eschatologie islamique. En expliquant ces trois étapes du grand projet, nous sommes en effet en mesure d’expliquer une large part de l’histoire de la politique internationale et de l’économie au cours de ces derniers siècles.
Au premier stade de cette entreprise, qui dura longtemps, un ordre mondial sous Pax Britannica livra d’étranges guerres coloniales contre le reste du monde et réussit finalement et habilement à « libérer » la Terre Sainte d’un paisible règne musulman, et à présider à la naissance de l’État imposteur euro-juif d’Israël. Dans ce processus, le monde fut témoin de l’étrange et autrement inexplicable évènement d’une Grande-Bretagne laïque soutenant, dans la déclaration de Balfour de 1917, l’engagement du gouvernement laïque britannique à fournir aux juifs une terre nationale en Terre Sainte. Notre thèse offre aux lecteurs une explication de cette mystérieuse obsession britannique pour la Terre Sainte.
Nous devons aussi attentivement noter que dans son effort de s’imposer comme État dominant du monde, la Grande-Bretagne avait dû franchir la première marche en prenant le contrôle de la monnaie mondiale. C’est ainsi que la livre sterling devint la devise internationale, et la Grande-Bretagne le créancier par excellence du monde. Ce fut un évènement unique dans l’histoire monétaire.
Ensuite, la seconde étape de ce grand projet – étape qui semble actuellement prendre fin et qui durera par conséquent bien moins longtemps que la première – vit le remplacement de la Pax Britannica par la Pax Americana, qui persista néanmoins à assurer la protection mystérieuse d’un État euro-juif arrogant, agressif et expansionniste à grand renfort d’innombrables vetos du Conseil de sécurité des Nations unies. Cet ordre mondial a également livré des guerres en continu au nom d’Israël afin de sécuriser le monde pour qu’Israël puisse devenir une superpuissance disposant de l’arme nucléaire. À la place des spectaculaires guerres coloniales qui avaient conféré à la Grande-Bretagne le statut d’État dominant, il fallut deux guerres mondiales pour qu’advienne le transfert de pouvoir du premier au second État dominant. »
« Notre thèse offre aux lecteurs une explication à cette toute aussi mystérieuse obsession américaine pour la Terre Sainte.
L’histoire de ces deux États dominants, la Grande-Bretagne et les États-Unis, démontre que quiconque parvient à contrôler l’argent du monde, contrôle le monde. Le contrôle de l’argent peut être utilisé pour empêcher la circulation de la richesse dans l’économie, permettant ainsi que les riches demeurent riches en permanence, et les pauvres, pauvres en permanence. Le contrôle de l’argent allait aussi pouvoir être utilisé pour acheter l’allégeance des riches, dont la richesse s’accroîtrait de plus belle, et qui finiraient par rejoindre l’oppresseur pour l’aider à contrôler le monde. Il réduirait aussi les pauvres à une telle impuissance qu’ils deviendraient incapables de résister à l’oppression. C’est précisément l’état du monde aujourd’hui et cela constitue un objectif extrêmement important du grand projet.
Et enfin la troisième, la dernière et la plus courte étape du grand projet : un ordre mondial sous Pax Judaica est sur le point de se substituer à la Pax Americana. Le passage du second au troisième et dernier État dominant, dans le grand projet, prend place à travers une série de guerres étranges. Israël remplacera bientôt les États-Unis en tant qu’État dominant du monde et lorsque cela adviendra, un juif régnera finalement sur le monde depuis Jérusalem et prétendra être le Messie ! Mais il ne sera pas Jésus le vrai Messie. Plutôt, le Prophète Muhammad (sallalahu ‘alaihi wa sallam) a expliqué qu’il serait Dajjāl, le faux Messie (l’Antéchrist).
Nous sommes, en effet, très proches à présent du point culminant de ce grand projet diabolique dont le déroulement sinistre n’a pas cessé depuis que la petite île de Grande-Bretagne a stupéfié le monde il y a quelques siècles en devenant le premier État dominant dans l’histoire post-biblique (i.e., depuis la création du premier État dominant par David et Salomon).

Le terrorisme et le Grand Projet

Le passage de la première à la deuxième étape du Grand Projet fut initié au moyen d’un acte de terrorisme soigneusement planifié, i.e. l’assassinat du grand duc François-Ferdinand d’Autriche-Hongrie à Sarajevo au cours de l’été 1914. Ceux qui planifièrent l’assassinat (Trotski faisait-il partie du complot ?) ajoutèrent de fausses empreintes à la scène de crime, qui menaient vers la Russie. De quoi ouvrir la voie à la Première Guerre mondiale qui, à son tour, fut mise à profit avec succès pour démembrer l’Empire islamique ottoman et pour « libérer » (du point de vue juif) la Terre Sainte.
Le passage de la seconde à la troisième étape du grand projet fut également initié par un acte de terrorisme, cette fois moins bien planifié, à savoir l’attaque terroriste du 11 Septembre sur l’Amérique. Cette fois, les fausses empreintes implantées sur la scène de crime menaient aux Arabes et aux musulmans, ce qui créait des opportunités pour des États-Unis arrogants et ivres de pouvoir et leurs euro-alliés de mener une série de guerres (toujours en cours) afin de finalement imposer un contrôle total sur les principales ressources en pétrole du monde, qui n’étaient pas jusque-là sous contrôle – d’où la guerre américaine en Afghanistan et en Irak, les guerres israéliennes au Liban, et dans la bande de Gaza, demain en Syrie et en Iran. La guerre contre le Venezuela semble également inévitable, et cela pourrait expliquer la précipitation dont a fait preuve la tribu au pouvoir à Trinidad et Tobago dans sa quête d’instaurer une dictature tribale.
Les guerres d’aujourd’hui autorisent également les États-Unis/Israël à être amenés à prendre le contrôle du nouveau système monétaire électronique du monde, qui remplacera bientôt la monnaie papier quand le dollar s’effondrera. La législation antiterroriste et la guerre contre le terrorisme (qui est un euphémisme pour guerre contre l’Islam) vont ouvrir la voie, au nom de la sécurité internationale, à l’instauration imposée d’un nouveau système monétaire international basé sur une monnaie électronique. Ce système monétaire rendra le monde plus sûr encore pour Israël, car toute personne qui aura osé s’opposer à Israël pourrait être ciblée comme terroriste et pourrait voir sa richesse court-circuitée électroniquement.
L’affirmation la plus importante de cet essai est que le monde est à présent situé au moment où l’étape deux du grand projet culmine et où l’étape trois commence.

Le Prophète Muhammad (sallalahu ‘alaihi wa sallam), le Grand Projet et le 666

Je crois que le Prophète Muhammad (sallalahu ‘alaihi wa sallam) a prophétisé les trois étapes de ce grand projet (le système mondial ultime) à travers lequel Dajjāl le faux Messie (Antéchrist) finira par accomplir sa mission de personnification du vrai Messie et ainsi par régner sur le monde depuis un État d’Israël imposteur en Terre Sainte. Le Prophète a dit :

« Dajjāl régnera sur Terre pendant quarante jours. Un jour comme une année, un jour comme un mois, un jour comme une semaine, et le reste, égal à nos jours ordinaires. »

Sahih Muslim

Il a aussi prophétisé, dans ce que l’on connaît sous le nom de Hadith de Tamim Dari, que la base initiale de Dajjāl, pendant la première étape de sa mission qui devait durer « un jour comme une année », serait une île spécialisée dans l’espionnage, située à environ un mois de navigation de l’Arabie. Je crois que cette île ne peut être que la Grande-Bretagne !
La Bible décrit exactement le même processus à trois étapes, qui atteindra son apogée avec un nouveau système monétaire international d’argent électronique et avec l’Antéchrist régnant sur le monde depuis Jérusalem. C’est ce qu’elle a fait en déclarant :
« … et elle faisait que tous, petits et grands, riches et pauvres, libres et esclaves, recevaient une marque à la main droite, ou au front, et personne ne pouvait ni acheter ni vendre, s’il n’avait la marque ou le nom de la bête, ou le nombre de son nom. C’est ici la sagesse. Que celui qui a de l’intelligence, compte le nombre de la bête, car c’est un nombre d’homme, et son nombre est six cent soixante-six [2]. »

Apocalypse 13.16-18

Lorsque le symbolisme religieux de la Bible est analysé, il révèle clairement que le nombre « six hundred » relatif à l’Antéchrist fait référence à la première étape du grand projet, qui a duré longtemps, et qui fut témoin de l’émergence du premier État dominant dans l’histoire post-biblique et de Pax Britannica. Le nombre « three score » fait référence à l’actuelle seconde étape, qui dure moins longtemps, et qui est témoin de l’émergence du second État dominant et de Pax Americana. Enfin, le nombre « six » fait référence à la troisième et dernière étape du Grand Projet, par laquelle l’Antéchrist accomplit enfin sa mission et apparaît sous forme humaine pour régner sur le monde depuis Jérusalem et depuis un État d’Israël imposteur dominant avec Pax Judaica.
Les caractéristiques les plus patentes de ce projet qui se déroule sous nos yeux, depuis son origine avec les croisades euro-chrétiennes, jusqu’à ce jour, ont été son impiété, sa décadence, son art de la tromperie, et son oppression barbare. Seuls ceux qui sont sourds, stupides et aveugles les associeraient à la grâce divine.
Il s’agit à présent de répondre à l’oppression.

Source

Gog et Magog

gog magogNous allons maintenant décrire des événements incroyables, qui sont encore en train de se dérouler dans le monde, et qui tous se rapportent à la Terre Sainte. Ces événements ne peuvent être expliqués sans recourir aux prophéties du Prophète Muhammad sur les « Signes de la Dernière Heure », et en particulier à ses prophéties qui ont trait à l’arrivée des « gens de Dajjāl », c’est-à-dire Gog et Magog. […] Le Coran nous a informés qu’Allah le Très-Haut fera en sorte qu’un jour un important conflit conçu par Gog et Magog ait lieu. […] Ce Malhama (Armageddon) est maintenant si proche que les enfants qui sont aujourd’hui à l’école vivront assez longtemps pour le voir. 

Gog et Magog ! Voilà des figures bien mystérieuses dont on ne sait, avant d’avoir lu ce livre, si elles font partie d’une mythologie, d’une démonologie ou simplement de l’humanité. En 2003, G. Bush, à la veille de lancer ses GI’s sur l’Irak, et cherchant un moyen de faire changer d’avis la France qui avait refusé de participer à cette première opération mettant en action le Choc des civilisations, téléphona à J. Chirac, citant Gog et Magog, pour le mettre en garde et le prévenir de l’importance de prendre parti dans ce combat eschatologique. Intrigués, c’est à un professeur de théologie protestant, de l’Université de Lausanne en Suisse, que les conseillers de l’Élysée demandèrent des éclaircissements. Car G. Bush, chrétien évangélique, croit, nous dit ce professeur, « que Dieu sera auprès d’Israël lors de la confrontation finale, donc que les ennemis de ce pays seront dans le camp de l’Antéchrist ». Si Gog et Magog – Un regard islamique sur Gog et Magog dans le Monde moderne avait déjà été écrit, c’est avec le plus grand profit que ces messieurs de l’Élysée auraient pu le lire, et peut-être qu’alors un tout autre regard sur ce Choc qui se prépare, aussi bien à l’intérieur des nations qu’entre elles, aurait conduit la France à poursuivre dans la voie qui était alors la sienne, celle de la paix.

Et c’est avec un même profit que chacun lira ce livre, afin de comprendre que les événements que l’on voit surgir dans le monde trouvent parfois leurs racines bien loin de la surface agitée aux yeux des peuples.

270 pages
Editeur : Kontre Kulture

 

4cavaliers

 

Eschatologie
chrétienne

Trois approches de l’eschatologie chrétienne

wikilogo  Il faut distinguer trois approches différentes de l’eschatologie chrétienne :

L’eschatologie catholique est fondée sur une théologie officielle, le Magistère catholique donnant l’interprétation authentiquement catholique de l’Écriture et de la Tradition des saints. Elle est donc toujours liée à des dogmes qu’une théologie ou l’autre, approuvée par l’Ordinaire catholique vient unifier. On remarque en particulier l’eschatologie de saint Augustin, celle de saint Thomas d’Aquin, les dogmes du pape Benoît XII sur le destin individuel, la définition du Concile de Trente sur le purgatoire, et les apports du Catéchisme de l’Église catholique (1992) sur l’épreuve finale de l’Église.

L’eschatologie orthodoxe est simplement approuvée par le fait que la majorité des Docteurs de la sainte Tradition l’ont soutenue. Elle est donc faite de l’autorité des Pères dans leur interprétation de l’Écriture.

Les eschatologies protestantes dépendent de chaque pasteur qui s’attachent uniquement aux prophéties bibliques. N’ayant pas d’autres principe d’unification, ces théologies sont extrêmement diverses. Ses eschatologies sont principalement millénaristes (foi dans le règne à venir sur la terre, pendant mille années, du Christ, cité dans le livre de l’Apocalypse).

Le Monde arrive-t-il à sa Fin ?
L’Apocalypse expliquée ?

Par VaticanCatholique

 

 

Eschatologie chrétienne
par Louis D’Alencourt

La fin du monde aura t-elle lieu en 2014? Telle est la question que pose Louis D’Alencourt d’après son étude de l’eschatologie chrétienne. En analysant les écrits de la bible et d’autres références Louis D’Alencourt conclut que notre époque est celle décrite dans l’apocalypse de St Jean.  L’étude des prophéties bibliques coïncident dans de nombreux points avec des évènements actuels. (Partie 2 Partie 3 Partie 4 Partie 5)

louis-d-alencourt-fin-du-monde-metatv-b512f

Fatima et son message

Par VaticanCatholique

 

Playliste eschatologie chrétienne
de Plein Feu

L’eschatologie chrétienne prend des formes sionistes

Pleins Feux Sur l’Heure Juste est un site chrétien eschatologique et présente, entre autres, les conférences de Pierre Gilbert. Playliste de vidéos des conférences de Pierre Gilbert dont voici les plus intéressantes:

Et d’autres, plus généralistes :

 

Eschatologie catholique par Arnaud Dumouch

« Cours en 61 leçons vidéo données sur l’eschatologie catholique »


 

En lien :

 

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2 réflexions sur “Les Dessous eschatologiques actuels

  1. Bonjour

    Il faut faire attention aux sites protestants et aussi analyses eschatologiques basées sur le coran. Notre sainte bible contient tous les éléments pour la fin des temps. Je n’ai pas encore eu le temps mais je vais approfondir vos recherches.

  2. A reblogué ceci sur utopien converti bloget a ajouté:
    la guerre eschatologie ,vue par un catho-laique , évidement y’a quelques inexactitude surtout quand il prétend rapporté les propos de l’eschatologie musulmane (en prêtant ,et ajoutant des biais a l’analyse du sheikh imran hosein -sans doute nourrit par sa vison limité et apriori de l’islam ) ,car je ne sais pas ou il trouve dans l’islam scripturaire , les mots précis qui appelle a dominer le monde entier ,,sinon ,puisqu’on accepte qu’il y a un paramétrage du réel qui correspond aux écritures ,ne serait-il pas grand temps de s’en remettre sérieusement aux textes ? mais sans la foi sans s soumettre au fait que la parole divine est au dessus de nos vues , sinon ont iras toujours et encore y chercher ce qu’on as décidé d’y trouver apriori !

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