Les Dessous de la Révolution espagnole

la guerre civile de daliPour beaucoup, et globalement, on tente de retenir de la révolution suivie de la guerre civile espagnole que les bon républicains ont voulu s’affranchir des odieux et sanguinaires nationalistes, comme avant les socialistes se défirent de la « tyrannie » royale.

Encore une fois, les idéologies en jeu scindent le peuple en deux camps fratricides. Nous connaissons donc depuis lors l’histoire rapportée par les libertaires, anarchistes, socialistes, communistes, franc-maçons ; celle d’un mouvement populaire luttant pour la liberté. Dit comme ça, qui n’adhèrerait pas, sous peine de passer pour un « infâme nationaliste-nazi-fasciste » ?

La réalité est que cette guerre n’était pas espagnole, mais internationale. Des forces révolutionnaires communistes assurèrent l’encadrement des troupes républicaines.

Loin de vouloir ici soutenir le camp nationaliste, il convient cependant d’étudier le conflit comme tout autre évènement au sein du Mouvement Révolutionnaire Mondial (M.R.M.), à savoir en scrutant son financement, ses méthodes, et enfin le résultat par rapport à la promesse formulée par l’élan « émancipateur ».

Enfin, rappelons que la méthode terroriste pour s’émanciper d’une « oppression » a donné lieu, quelques années avant, aux plus grands crimes de masse contre l’humanité, par le biais de la « dictature prolétarienne » du communisme en Russie. Au final, on peut questionner la légitimité de tels mouvements mortifères qui agissent « pour le bien » selon leur point de vue..



La guerre d’Espagne : L’histoire face à la confusion mémorielle

De Stanley G. Payne

la guerre dEspagne - LHistoire face a la confusion memorielleLa guerre d’Espagne, qui divisa si profondément l’opinion publique à la veille de la Deuxième Guerre mondiale, n’a jamais cessé de hanter la mémoire collective et de nourrir les interprétations les plus diverses. Au lendemain de la dictature franquiste, pendant les mémorables années de la  » Transition démocratique « , les historiens purent s’adonner librement aux recherches du domaine de leur connaissance. Un certain consensus émergea lentement sur les principales conclusions à tirer des événements. Mais très vite, l’accord fragile vola en éclats, victime des coups de boutoir de politiciens, de journalistes et de pseudo-historiens inconscients. Voilà déjà plus de dix ans que les controverses violentes sont de retour. La guerre civile espagnole est à nouveau un lieu privilégié d’affrontements partisans et de manipulations idéologiques ; elle est un véritable enjeu culturel pour les hommes politiques de la Péninsule. Paradoxalement, il est redevenu pressant de faire le point de façon sereine, rigoureuse et désintéressée, par-delà les thèses irréconciliables, partielles et réductrices. Le professeur Stanley Payne est de ceux qui se consacrent à rétablir les vérités les plus outrageusement bafouées. Historien prestigieux, reconnu internationalement comme l’un des meilleurs, sinon le plus grand, dans sa spécialité, il répond de manière dépassionnée et systématique aux questions les plus polémiques. Son livre est d’autant plus indispensable que le grand public français n’a jamais disposé jusqu’ici d’un semblable ouvrage de synthèse.

Né en 1934, le professeur Stanley Payne a enseigné l’histoire au Hunter Collège de la City University of New York, à l’University of California Los Angeles (UCLA), puis à l’University of Wisconsin-Madison. Il est membre de l’American Academv of Arts and Sciences, et coéditeur de la revue Journal of Contemporary History. Il est l’auteur de nombreux ouvrages importants sur la guerre civile espagnole, le franquisme et l’analyse comparative des fascismes européens.


Des Pions sur l’Echiquier

Intégralité des chapitres 12 à 14


CHAPITRE XII
LA RÉVOLUTION ESPAGNOLE

marranosLe Plan à Longue Échéance pour l’asservissement complet de l’Espagne commença, comme pour beaucoup d’autres pays, peu après la mort du Christ. Voulant écraser la puissance de l’Église chrétienne en Espagne, les prêteurs d’argent ordonnèrent à leurs agents de s’infiltrer dans les congrégations et de se faire passer pour des chrétiens[1]. Ces hommes se trouvèrent de la sorte en position de détruire les organisations ecclésiastiques de l’intérieur. Lorsque cette conspiration devint manifeste au XIIIème siècle, le Pape Innocent III institua l’Inquisition. InquisitionLe dessein de l’Inquisition était de détecter et de questionner les infidèles suspectés de se faire passer pour des chrétiens [2]. L’Espagne avait été particulièrement bienveillante pour les Juifs qui avaient été autorisés à exercer des emplois publics et à être percepteurs. Mais comme cela se produisit dans tous les pays d’Europe, on accusa l’ensemble de la population juive des crimes des banquiers et de leurs agents.

  1. Rappelons-nous des prescriptions adressées en 1489 par le Sanhédrin de Constantinople à Chamor, Rabbin d’Arles-en-Provence (n.d.a.).
  2. De nombreux Juifs ont, en effet, simulé des conversions au catholicisme pour s’introduire dans les séminaires et devenir ecclésiastiques de haut rang. Si, en public, ils donnaient l’impression d’être des catholiques très pieux, en revanche, ils continuaient à pratiquer la religion juive dans le secret (lire l’ouvrage Histoire des Marranes, de Cecil Roth.) De telles personnes ont été qualifiées de marranes. On compte aujourd’hui plusieurs de ces Juifs, introduits dans le sein de l’Église catholique pour mieux la détruire (n.d.l.r.).

carte-europe-expulsion-des-juifsEntre 1475 et 1504, sous le règne d’Isabelle et de Ferdinand, l’Inquisition repéra et supprima tous les traîtres qui complotaient pour renverser la puissance de l’Église et de l’État. Les Inquisiteurs, sous la direction de Torquemada, découvrirent que l’« Underground» subversif était si étendu et si organisé qu’en 1492l’Espagne suivit l’exemple d’autres pays européens et expulsa tous les Juifs. Cette action donna à certains extrémistes l’occasion de susciter des violences populaires à l’encontre des israélites et de nombreux massacres regrettables eurent lieu. Ces tueries illégales furent condamnées publiquement par les Autorités Ecclésiastiques à Rome.

Les Banquiers Internationaux, qui s’étaient réorganisés au cours des années 1600, et leurs agents, s’infiltrèrent dans le Ministère du Trésor espagnol. Ayant été particulièrement actifs lors des révolutions anglaise et française, ils essayèrent ensuite de détruire l’économie espagnole pour préparer la voie aux actions révolutionnaires dans ce pays.

Il est utile d’étudier l’intrigue politique qui sévit en Espagne de 1839 à 1939, car elle nous offre une vue très claire de la technique révolutionnaire mise en œuvre pour réaliser l’asservissement de tous les pays. Dans toutes les tentatives révolutionnaires, on observe trois phases :

  1. l’infiltration d’agents du parti révolutionnaire dans le gouvernement, les administrations, les forces années, les syndicats ouvriers, afin d’être en mesure de détruire le Gouvernement de l’intérieur lorsqu’on donnera le signal de la révolte.
  2. l’association du parti révolutionnaire avec le parti socialiste ou le parti libéral de centre gauche afin de renverser le gouvernement établi, qu’il s’agisse d’une monarchie ou d’une république.
  3. les activités subversives pour instaurer l’anarchie, en vue de discréditer le Gouvernement de Front Populaire et de fournir une justification à la mise en place de la Dictature Prolétarienne. Une fois le programme réalisé, des purges la transforment en une Dictature Totalitaire, comme nous l’avons vu en Russie en 1917.
Mikhaïl Aleksandrovitch Bakounine

Mikhaïl Aleksandrovitch Bakounine

Les agents de Karl Marx organisèrent la première grève politique générale en 1865. En 1868, les directeurs du M.R.M. expédièrent le «Senior Fanelli» en Espagne pour affilier les anarchistes aux révolutionnaires marxistes. Fanelli était un ami intime de Bakounine, lui-même proche associé de Marx et d’Engels. En 1878, Bakounine se brouilla avec Marx sur la politique et on l’exclut de la Première Internationale du M.R.M. [1]. En 1872, Bakounine réussit à influencer les dirigeants révolutionnaires espagnols et leur fit constituer l’Alliance Socialiste-Démocratique [2]. Le gouvernement espagnol décréta que les organisations extrémistes de Bakounine étaient illégales, mais elles continuèrent à exister souterrainement, d’autant plus que les Loges du Grand Orient constituaient de parfaits quartiers généraux. Lors d’un congrès tenu à Saragosse, la section espagnole de l’Internationale Marxiste accepta de s’allier à l’Internationale Anarchiste. A la suite de cette association, les deux groupes s’appliquèrent à réunir les différents Organismes Ouvriers en une grande «Camorra». Leurs efforts combinés aboutirent à une révolution qui instaura la Première République Espagnole, en 1873.

  1. Lire «Bakounine» par le Professeur E.H. Carr, livre qui donne beaucoup de détails (n.d.a.).
  2. L’ouvrage «La Quiebra Fraudulenta de la Republica» de C. Domi donne des précisions sur cette période de l’Histoire espagnole (n.d.a.).

Le coup de force des dirigeants révolutionnaires fut accompagné comme d’habitude du règne de la terreur. L’Anarchie se développa sauvagement et l’on assista à de nombreux excès. Finalement, le général Pavia réussit un «Coup d’État» et les révolutionnaires retournèrent dans l’«Underground».

Afin de pouvoir revenir à l’air libre, les membres de l’« Underground» révolutionnaire soutinrent les «dirigeants» d’un mouvement Libéral modéré de façon à récupérer le pouvoir politique. Les dirigeants révolutionnaires profitèrent de la querelle entre les partisans de Don Carlos et ceux d’Isabelle pour provoquer une guerre civile. Cette guerre se termina par la défaite des Carlistes en 1876 [1].

  1. Voilà un exemple typique qui nous montre comment on se sert de n’importe quelle situation pour diviser les citoyens d’une nation et les obliger à se combattre. Le principe est que toutes les guerres préparent le chemin à la révolution (n.d.a.).

Les Ouvriers espagnols désiraient vraiment organiser leur propre défense, mais la majorité n’acceptait pas la politique extrémiste que recommandaient les Anarchistes. Les anti-révolutionnaires organisèrent en conséquence l’ «Association des Ouvriers» mais les révolutionnaires s’attaquèrent aussitôt à ces modérés[1]. Cette persécution continua jusqu’en 1888 lorsque Pablo Iglesia proposa aux modérés d’adopter le nom d’Union Générale des Ouvriers», en espagnol, l’ U.G.T. Mais les membres de cette organisation ne reçurent pas plus de soutien, même après que le gouvernement eut déclaré hors la loi la Fédération Anarchiste Ibérique.

  1. Cet exemple nous montre comment les agents des Banquiers Internationaux sont implantés dans le secteur privé, afin d’aider leurs dirigeants révolutionnaires à évincer les dirigeants modérés qu’ils ne peuvent acheter ou contrôler d’une autre façon (n.d.a.).
Solidaridad Obrera

Solidaridad Obrera

Les éléments syndicalistes collaborèrent avec le parti républicain radical jusqu’en 1908. Ils constituèrent alors la «Solidaridad Obrera» (Solidarité Ouvrière), et fondèrent deux ans plus tard, en 1910, la Fédération Régionale du Travail, en espagnol, la C.R.T. Aussitôt après, ils constituèrent la Fédération Nationale du Travail (C.N.T.).

1910-naissance-de-la-cntEn 1913, la C.R.T. et la C.N.T furent suspendues pour avoir provoqué de nombreuses grèves. Le gouvernement ne s’opposait pas aux principes de la convention collective, mais à la politique extrémiste et aux actions révolutionnaires des dirigeants. Toutes les organisations de défense des travailleurs furent alors interdites, parce que les extrémistes cherchaient à obtenir les postes de décision dans les Organisations (Unions).

La réaction fut exactement celle qu’espéraient les conspirateurs de la Révolution Mondiale. Leur mouvement syndicaliste révolutionnaire acquit une puissance considérable et combattit contre tous les partis politiques et même contre l’État. La politique de ces extrémistes était «l’action directe», dans la plus grande violence. En 1916, le C.R.T. fut réorganisée par Angel Pestana et Salvador Segui. En 1918, ces deux dirigeants ouvriers constituèrent à Barcelone un seul Grand Syndicat.

Au cours de la Première Guerre Mondiale, l’Espagne en tant que pays neutre se constitua d’importantes réserves monétaires, mais à vrai dire, les classes ouvrières ne reçurent pas la moindre miette de la prospérité nationale. Cet incident fut peut-être le facteur qui jeta les classes ouvrières des organisations ouvrières modérées dans les bras des dirigeants révolutionnaires, c’est-à-dire des groupes ouvriers extrémistes. Toutefois, les dirigeants ouvriers de haut niveau et plus modérés n’abandonnèrent pas le combat contre les radicaux et le résultat de leurs efforts fut qu’ils mirent sur pied un nouvel organisme ouvrier en 1920 : «Le Syndicat Libre». Au cours des trois années suivantes, on assista à une lutte continuelle entre les organisations ouvrières de «Droite» et celles de «Gauche» : grèves locales, grèves générales, destruction de propriétés, meurtres à grande échelle pour réduire la force des organisations adverses, assassinats discrets afin de remplacer les dirigeants ouvriers. Tous ces crimes furent commis au nom de la «Liberté». En 1923, la situation avoisinait le chaos. Afin d’empêcher le Parti Communiste de provoquer une nouvelle révolution, le Roi d’Espagne demanda au général Primo de Rivera de prendre la tête d’une Dictature Militaire.

Un des premiers résultats de la dictature de Primo de Rivera fut la victoire et la fin de la guerre au Maroc. Ce fut au cours des phases ultimes de cette guerre que le général Franco se signala particulièrement sur le champ de bataille. II transforma ce qui allait rapidement devenir une déroute militaire en une brillante victoire. Alliant la justice à la pitié il s’acquit l’admiration et la fidélité d’un grand nombre de marocains et se fit remarquer par le peuple, en Espagne. Mais les ennemis de Primo de Rivera l’accusèrent d’avoir fait tout ce qu’un homme ne devrait pas faire. Signalons avec objectivité qu’il restaura la loi et l’ordre, et institua nombre de réformes sociales. Il coopéra avec Largo Caballero pour améliorer les conditions de travail et se dépensa tellement que seules ses difficultés de santé de 1929 peuvent expliquer les erreurs de jugement qu’il fit en 1930. Fatigué et épuisé, et comme pour se décharger rapidement de ses responsabilités, il appela deux «dirigeants socialistes» : Beisteiro et Saborit. Il leur confia la tâche de réorganiser le système électoral de la nation pour que le peuple puisse décider entre une monarchie ou un gouvernement républicain. Les raisons qui déterminèrent De Rivera à confier à Besteiro et Saborit la tâche de réorganiser le système électoral en Espagne ne seront probablement jamais connues.

Les deux socialistes fabriquèrent un système électoral sur mesure pour instaurer un Gouvernement Républicain Socialiste. A Madrid seulement, le nombre de votants fictifs dépassa les 40.000 [1]. La corruption était présente dans toutes les grandes villes.

  1. Voir «LArène Espagnole», page 56 (n.d.a.).

Les Loges du Grand Orient souhaitaient la disparition de la monarchie en Espagne ; elles organisèrent en conséquence une «Union Fraternelle Militaire» particulière, grâce à laquelle elles obtinrent de vingt et un généraux espagnols sur vingt trois la promesse de soutenir la cause républicaine. Le général Mola qui était le Chef de la Sécurité Intérieure Espagnole nous informe dans son livre « Tempestad Calma, Intriga YCrisis» que les généraux furent initiés au Grand Orient et «reçurent un million et demi de pesetas pour les aider à fuir à l’étranger au cas où le mouvement républicain échouerait».

Franco

Franco

Franco fut l’un des deux généraux qui refusèrent de se joindre à l’Union Fraternelle Militaire». Confirmant la déclaration de Mola, Cano Lopez déclara au Cortes Espagnol (Parlement) : «Depuis 1925 la Franc-Maçonnerie a regroupé sous la dénomination «Union Fraternelle Militaire» la plupart des officiers supérieurs de l’armée. Parmi les membres on trouve Cabanellas, Sanjurjo, Goded, Mola, Lopez, Ochoa, Queipo de Llana et d’autres… Sur vingt trois généraux divisionnaires, vingt et un étaient francs-maçons… Tous avaient prêté serment au Grand Orient». («Je jure une obéissance inconditionnelle au Chef du Conseil des Trente-Trois… Je jure de ne reconnaître aucun mortel au-dessus de lui».) Lopez ajouta : «A deux reprises, en 1929 pour l’abolition de la dictature de ce Rivera et en 1931 pour l’abolition de la monarchie, le Grand Orient ordonna et les généraux obéirent» [1]. Le général Mola raconta comment lui et la plupart des autres généraux rompirent leur serment au Grand Orient lorsqu’ils furent convaincus qu’on ne les utilisait que pour favoriser les plans secrets de Staline et transformer l’Espagne en une autre dictature communiste[2].

  1. Voir Jean Daurays : «L’Oeuvre Latine», Janvier 1937 (n.d.a.).
  2. Ce que le général Mola déclara fut confirmé par une émission radiophonique en provenance de Moscou, le 13 Mars 1938. Le présentateur, qui expliquait pourquoi la guerre civile ne penchait pas en faveur des communistes (Loyalistes) déclara : «La Grande Œuvre en Espagne a été sérieusement compromise par les généraux félons lorsqu’ils ont rompu leur engagement au Grand Orient» (n.d.a.).

Les Banquiers Internationaux aidèrent à financer l’effort révolutionnaire en Espagne, sans être impliqués pour autant. En Février 1932, le «Journal» rapporta que Staline avait promis $200.000 d’aide pour financer les Écoles d’Entraînement Révolutionnaire d’Espagne.

Les compte-rendus financiers présentés au Congrès de l’Internationale Communiste de 1931 nous révèlent qu’ils avaient reçu £240.000. C’était l’aide destinée aux révolutionnaires espagnols [1].
Ajoutons à tout cela que deux millions et demi de pesetas furent allouées pour l’achat d’armes et de munitions.

Le général Mola déclara qu’en 1938 plus de deux cents dirigeants révolutionnaires arrivèrent en Espagne après avoir suivi un entraînement à l’Institut Lénine de Moscou.

  1. Nous prouverons dans les passages et chapitres suivants que les dirigeants révolutionnaires ont répandu de faux billets de banque anglais pour financer la révolution dans les autres pays (n.d.a.).

De 1930 à la date des élections, on orchestra une campagne d’«Infamies» contre le Roi d’Espagne et la Famille Royale de la même façon qu’on avait procédé vis-à-vis de Louis XVI et de Marie-Antoinette. Un des mensonges les plus ridicules jamais inventés, que l’on faisait partout circuler, racontait que chaque jour, on saignait à mort un soldat espagnol pour maintenir en vie le Prince d’Asturie, qui souffrait d’hémophilie. D’autres calomnies accusaient le Roi d’être libertin, comme de la même façon on avait faussement accusé l’Impératrice de Russie d’être la «maîtresse» de Raspoutine.

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Alphonse XIII

Les bulletins de vote (tamponnés) des grands centres industriels balayèrent le vote rural massif en faveur de la monarchie. Après la publication des résultats déclarant l’instauration d’un gouvernement républicain, le Roi Alphonse XIII d’Espagne fit sa dernière déclaration publique en déclarant :

«Les élections qui ont eu lieu dimanche m’ont prouvé que je n’ai plus l’amour et l’affection de mon peuple. Ma conscience m’incline à penser que ce ne sera pas pour toujours pat- ce que je me suis toujours efforcé de servir l’Espagne et mon peuple, de tout mon cœur. Un Roi peut commettre des erreurs. J’en ai sans doute fait à l’occasion, mais je sais que notre pays s’est toujours montré généreux vis-à-vis de ceux qui ont commis des fautes sans malveillance.

Je suis le Roi de tous les Espagnols et je suis espagnol. Je pourrais trouver de nombreux moyens pour maintenir mes «prérogatives royales» et résister efficacement à ceux qui les attaquent, mais je préfère me tenir résolument de côté plutôt que de provoquer un conflit qui pourrait jeter mes compatriotes l’un contre l’autre dans une guerre civile et une lutte parricide.

Je ne renonce à aucun de mes droits qui, plutôt que d’être miens, ne sont qu’une accumulation de legs de l’Histoire pour une tutelle dont j’aurai strictement à rendre compte un jour. J’attendrai la véritable et entière expression de la conscience collective et jusqu’à ce que la nation parle, je suspends délibérément l’exercice de mes «prérogatives royales» et quitte l’Espagne, reconnaissant par là qu’elle est seule maîtresse de ses destinées. Je persiste à croire, aujourd’hui même, que j’accomplis le devoir que me dicte l’amour de mon pays. Je prie Dieu pour que les Espagnols puissent sentir et accomplir leur devoir aussi sincèrement que je le fais» [1].

  1. Ce document nous prouve que la Presse Internationale mentait à ses lecteurs lorsqu’elle rapportait que le Roi d’Espagne avait abdiqué. Le Roi d’Espagne n’a jamais abdiqué. D’autre part, si le général Franco a la haute main sur le gouvernement, c’est parce que les conspirateurs internationaux ont toujours l’intention de transformer l’Espagne en une Dictature Totalitaire (n.d.a.).

guerre-espagneDes nombreux socialistes qui instaurèrent le gouvernement républicain espagnol, beaucoup étaient sincères dans leurs convictions. Ils ne voulaient aucune participation du communisme «rouge» ou du nazisme «noir». Mais ils s’avérèrent impuissants à empêcher les communistes et les anarchistes de mettre à exécution la deuxième partie de leur programme révolutionnaire.

La tactique adoptée par les dirigeants révolutionnaires fut de doubler les socialistes à chaque occasion. Les «Cellules Rouges» infiltrées dans le gouvernement l’obligèrent à commettre des erreurs stupides. Les «Rouges» de l’extérieur condamnèrent alors le gouvernement et le qualifièrent d’incompétent de corrompu et d’inefficace. Les communistes et les anarchistes déclarèrent que seule une dictature du prolétariat serait en mesure de mettre en place un gouvernement stable… Et les agents de Moscou commirent toutes sortes de crimes pour jeter le discrédit sur les responsables de la sécurité intérieure.

Le général Primo de Rivera avait souvent eu recours aux services de Largo Caballero afin de réduire les inégalités entre les «ouvriers» et les «employeurs», pendant sa dictature. A l’avènement du gouvernement républicain, Largo Caballero jeta le masque. En 1935, il se vanta ouvertement d’avoir placé «des dizaines de milliers de cellules communistes dans toute l’Espagne».

Au Onzième Plénum de l’Exécutif de l’Internationale Communiste, les délégués espagnols reçurent des félicitations parce que les «conditions préalables d’une crise révolutionnaire étaient en train d’être mises en place à grande vitesse en Espagne» [1].

  1. Voir l’édition anglaise du rapport du Onzième Plénum page 11 et du Douzième Plénum page 37 (n.d.a.).

Au Douzième Plénum, le libellé de félicitations aux délégués espagnols était rédigé comme suit : «En Espagne, nous avons pu observer de vigoureux efforts dégrève révolutionnaire menés sans interruption pendant de nombreux mois. Le prolétariat espagnol n’avait jamais expérimenté de telles choses auparavant. Ce qui est en train de se réaliser grâce à ces luttes, c’est l’avancée de la Révolution Espagnole».

Joaquín Maurín

Joaquín Maurín

Un vieux dicton nous apprend que «la vérité surgit lorsque les voleurs se querellent». C’est exactement ce qui se produisit en Espagne. Les trois dirigeants de l’Underground» moscovite en Espagne étaient Joaquin Maurin, Victor Serges et Andres Ninn. Tous trois avaient reçu une formation spéciale aux activités révolutionnaires à l’Institut Lénine de Moscou. On leur confia ensuite la direction de ces activités en Espagne. Maurin était impliqué dans le mouvement séparatiste, en Catalogne, depuis l’age de seize ans. A dix-sept ans, cet «intellectuel» avait reçu l’ordre d’enseigner au peuple espagnol la solution soviétique pour résoudre les difficultés économiques mondiales. A l’âge de vingt-et-un ans il fut placé à la tête des anarchistes. Il prêcha et pratiqua la religion de la haine et de la violence. En 1914, il fut condamné à vingt ans d’emprisonnement, mais il n’avait pas atteint l’âge légal pour une telle peine. Maurin fut délégué au Troisième Congrès de l’Internationale Communiste qui eut lieu à Moscou en 1921. Il s’y fit remarquer en bien.

A la chute de Primo de Rivera, Maurin retourna en Espagne. Il avait vécu en exil en France et à Moscou. Il était allé en prison, en était sorti, s’était évadé, avait été blessé en 1925, enfermé à la citadelle Montjuich, etc., … On dit que le seul moment de tranquillité dont il put jouir furent les trois années qu’il passa avec sa jeune femme, à Paris, de 1927 à 1930.

Maurin écrivit un livre, en 1936, dont Victor Serges rédigea la préface. Dans ce livre — «Hacia la Segunda Revolucion» — il révélait que Staline avait dévié de l’idéologie marxiste et l’accusait de se servir des forces du communisme pour hâter ses propres visées impérialistes, totalitaires et secrètes [1].

  1. Maurin et Serges eux-mêmes n’ont pas suspecté que Lénine et Staline ne faisaient que véhiculer les ordres des banquiers internationaux, qui à leur tour obéissent aux Illuminati (n.d.a.).

Espagne-guerre_civile_1936Bien que Maurin, Serges et Ninn aient rompu ouvertement avec Staline, en 1936, leur pouvoir et leur influence sur les classes ouvrières étaient si importants que Staline donna l’ordre de laisser en vie jusqu’à ce qu’ils aient servi au grand œuvre. . . Il les utilisa jusqu’au début de la guerre civile espagnole puis les fit disparaître. Il donna comme instruction de «camoufler leur mort de telle façon que la population penserait que tous les trois étaient tombés comme martyrs de la cause communiste». Maurin fut trahi, livré aux forces de Franco, jugé et exécuté. Serges fut tué par les Loyalistes tandis qu’il combattait ; Ninn subit le même traitement. On attribua leur mort, avec grand tapage, aux violences commises par les ennemis du communisme.

Victor Serges écrivit que «l’évolution du Communisme Soviétique s’acheva en 1936… passant de l’internationalisme révolutionnaire à un nationalisme de grande puissance militaire, appuyé dans de nombreux pays par un des partis qu’il avait sous sa coupe. Après Juillet 1936, les Staliniens constituèrent un Parti Socialiste Unifié, affilié à la Troisième Internationale… L’objectif du Stalinisme consistait à établir un nouveau pouvoir à caractère fasciste pour encercler la France, alliée probable de la Russie dans la guerre qui se préparait».

Maurin précisa : «La politique traditionnelle de l’Angleterre est de ruiner ses adversaires pour se poser ensuite en protectrice et rendre impossible la renaissance du vassal conquis. L’Espagne est d’abord la victime de l’Angleterre puis aussitôt après, celle de la France. Lorsque l’Espagne hésite, l’Angleterre et la France l’attaquent farouchement. Si elle penche du côté de l’Angleterre, la France accroît la persécution. Aussi longtemps que la France et l’Angleterre seront des pays capitalistes, ils ne pourront être les alliés naturels de l’Espagne. L’axe logique pourrait passer par le Portugal, l’Allemagne, l’Italie et la Russie. Un «bloc» de cette nature neutraliserait la France et l’Angleterre» [1].

  1. Là encore nous avons un exemple typique de la façon dont les Banquiers Internationaux gardent parfaitement leur secret. Maurin accusa les gouvernements d’Angleterre et de France des crimes internationaux perpétrés contre l’humanité par les Banquiers, sous la direction des Illuminati. Par ailleurs, ceci confirme ce que nous avons révélé précédemment, à savoir qu’une fois établie la Zone d’Influence entre les 35ème et 45ème parallèles, les pays compris dans ce périmètre seront asservis (n.d.a.).

guerre-civile-espagnole (1)Serges explique bien pourquoi on voyait une intense propagande «loyaliste» dans la presse «universelle», alors qu’on faisait si peu de place aux communiqués de Franco : «on n’a jamais confronté des méthodes aussi basses et démoralisantes, des méthodes utilisées par Staline et son instrument, la Troisième Internationale, véritable flot ininterrompu de propagande à long terme et sans aucun souci pour la vérité. La méthode de la répétition et du cynisme est devenue presque mécanique… La bureaucratie soviétique est en train de d’instituer cette procédure à l’échelle internationale. Toute «ineptie» inventée par un correspondant des «Izvestia» à Valence est aussitôt reprise en chœur par les journaux très spéciaux de Paris, Stockholm, Oslo, Bruxelles, Londres, New-York, Melbourne et Buenos Aires… Des millions d’exemplaires colportant des mensonges infâmes sont diffusés et constituent la seule information que des millions d’ouvriers soviétiques reçoivent. Les journaux anglais, américains, chinois et néo-zélandais reproduisent ces mensonges (sur ordre). Des intellectuels avancés, anti-fascistes, arriveront à les croire. On voit qu’une formidable entreprise de démoralisation est à l’œuvre dans l’univers et je comprends combien est juste le mot impitoyable de Trotsky qualifiant la propagande du Kominterm Stalinien de «Syphilis du Mouvement Ouvrier»» (Victor Serges dans l’ouvrage de Maurin : «Révolution et Contre révolution en Espagne»).

Le Pape Pie XI

Le Pape Pie XI

Ce que Maurin et Serges écrivirent en 1936 ne fait que confirmer ce que le Pape Pie XI déclarait dans son encyclique «Divini Redemptoris» paru en Mars 1937. Un chapitre de ce document célèbre nous apprend qu «il y a une autre explication pour la diffusion rapide des idées communistes… une propagande dirigée par un «centre unique» et qui s’adapte très habilement aux conditions des différents peuples ; propagande qui dispose de «grands moyens financiers», d’organisations gigantesques, de Congrès Internationaux, de forces nombreuses et bien disciplinées ; propagande qui se fait par des tracts et des revues, par le cinéma, le théâtre et la radio, dans les écoles et même dans les universités, qui envahit peu à peu tous les milieux même les meilleurs, si bien que le poison pénètre presque insensiblement et toujours davantage les esprits et les cœurs. Un facteur puissant contribue largement à la diffusion du communisme, c’est la conjuration du silence dans une grande partie… de la «presse mondiale» non catholique… Nous disons «conjuration» car on ne saurait expliquer autrement le fait qu’une presse aussi avide de commenter les menus incidents de la vie quotidienne ait pu si longtemps garder le silence au sujet des horreurs commises en Russie, au Mexique et dans une grande partie de l’Espagne, qu’elle parle relativement peu d’une organisation mondiale aussi vaste que le communisme dirigé par Moscou. Cette conjuration est due en partie à des raisons inspirées par une politique à courte vue ; elle est favorisée par diverses organisations secrètes (forces occultes) qui depuis longtemps cherchent à détruire l’Ordre Social Chrétien.

Goya - scene de la guerre dEspagne

Goya – scène de la guerre d’Espagne

Cependant les douloureux effets de cette propagande sont sous nos yeux. Là où le communisme a pu s’affirmer et dominer — et ici Nous songeons avec une particulière attention paternelle aux peuples de la Russie et du Mexique — il s’est efforcé par tous les moyens de détruire (et il le proclame ouvertement) la civilisation et la religion chrétiennes jusque dans leurs fondements, d’en effacer tout souvenir du cœur des hommes, spécialement de la jeunesse… En Espagne, ce n’est pas l’une ou l’autre église, tel ou tel couvent qu’on a abattus, mais quand ce fut possible, ce sont toutes les églises et tous les couvents et toute trace de la religion chrétienne qu’on a voulu détruire. La fureur communiste ne s’est pas contentée de tuer des évêques et des milliers de prêtres, de religieux et de religieuses, s’en prenant plus particulièrement à ceux et à celles qui justement s’occupaient avec plus de zèle des ouvriers et des pauvres, mais elle fit un nombre beaucoup plus grand de victimes parmi les laïcs de toute classe… destruction perpétrée avec une haine, une barbarie, une sauvagerie qu’on n’aurait pas cru possible en notre temps. Aucun particulier de jugement sain, aucun homme d’État, conscient de sa responsabilité, ne peut, sans frémir d’horreur, penser que les événements d’Espagne pourraient se répéter demain en d’autres nations civilisées… Un frein est nécessaire à l’homme pris individuellement comme à l’homme vivant en société… Mais lorsque du cœur des hommes l’idée même de Dieu s’efface, leurs passions débridées les poussent à la barbarie la plus sauvage».

Nous allons examiner les événements d’Espagne sur lesquels le Pape Pie XI essaya en vain d’attirer l’attention du inonde chrétien dès 1937.


CHAPITRE XIII
LA GUERRE CIVILE D’ESPAGNE

Emilio Mola

Emilio Mola

Le général Mola nous apprit que «suite à l’élection du gouvernement socialiste en Espagne, et au départ du Roi, un nombre considérable de personnalités sollicitèrent leur admission dans les Loges du Grand Orient. Elles pensaient qu’elles pourraient ainsi échapper à la persécution des Francs-Maçons du gouvernement. Leur but était de montrer leur attachement à la République et défaire en sorte que leurs carrières ne soient point brisées». Aussitôt après le départ du Roi, Franco déclara aux membres de l’Académie Militaire qu’il commandait : «la République a été proclamée en Espagne. Il est maintenant du devoir de tous de coopérer avec discipline et fidélité pour que la paix puisse régner et que la nation ait la possibilité de se gouverner par les voies juridiques habituelles. Jusqu’à présent, à l’Académie, il y a toujours eu de la discipline et un parfait accomplissement du devoir. Aujourd’hui, ces qualités sont plus que nécessaires ; l’Armée a besoin, avec sérénité et dans un esprit d’union, de sacrifier toute pensée idéologique au bien de la nation et à la tranquillité de la patrie». Cette proclamation nous montre que Franco n’était point un Nazi «Noir» comme a bien voulu le faire croire au grand public la propagande communiste.

Mais le «Pouvoir Occulte» ne voulait pas que le gouvernement républicain gouverne de façon efficace et démocratique. Churchill nous en donne la preuve : «Les communistes aidèrent à son établissement non seulement pour le renverser de nouveau mais surtout pour amplifier le chaos politique et économique. Lorsqu’ils eurent amené le pays et le peuple à l’anarchie, les dirigeants recommandèrent avec raison la solution de la dictature du prolétariat qui, seule pourrait restaurer la loi, l’ordre, et sauver la situation».

La Monarchie renversée en Espagne, la suite logique ne pouvait être que le combat contre la religion du peuple. On introduisit la laïcisation dans les écoles et on lança une campagne destinée à détruire l’autorité parentale et celle de l’Église. Ayant formé des milliers de jeunes Bolcheviks antireligieux et antisociaux, il suffisait d’attendre l’occasion de jeter ces masses déboussolées contre les forces de l’ordre lors d’une révolte bien préparée à l’avance.

Le 14 Mai 1931, une réunion fut organisée au Club Ateno à Madrid et la discussion porta sur le nouveau programme politique. Les huit points examinés étaient les suivants :

  1. La création d’une dictature républicaine.
  2. La punition immédiate de toutes les personnes responsables d’agissements illégaux en temps de dictature.
  3. La dissolution de la Garde Civile, de l’Armée, de la Police, etc. et la substitution de groupes républicains armés choisis dans les classes ouvrières et dans les Clubs républicains.
  4. La confiscation des propriétés des Ordres Religieux.
  5. La nationalisation de la terre.
  6. L’interdiction de toutes les agences de presse hostiles à la cause républicaine.
  7. L’utilisation des écoles techniques et d’autres bâtiments en vue du bien public.
  8. L’ajournement des séances du Cortès jusqu’à ce que ce programme ait été adopté.

Le libéral intellectuel Azatia, le socialiste Prieto et le communiste Caballero étaient trois des plus éminents dirigeants politiques du moment. En public, Azafia s’opposa avec une légère ironie à des mesures aussi radicales bien qu’il les approuvât secrètement. Et lorsqu’il arriva au pouvoir, il mit ce programme à exécution.

En fin de compte les «Cortes Constituyentes» furent élus. Sous couvert d’une «Loi pour la défense de la République» fut mise en place une dictature impitoyable ; son seul caractère démocratique en était le nom : «La République des Ouvriers». Un révolutionnaire formé à Moscou, Jiminez Asua, prépara le projet de Nouvelle Constitution [1]. Azana concentra alors tous ses efforts sur la destruction des églises et sur la persécution envers les ordres religieux. En décembre 1932, il fonda la «Ligue de l’Athéisme» [1] dont le périodique «Sin Dios» (Sans Dieu) était financé par les deniers publics. Tous ces mauvais coups étaient accomplis au nom de la Démocratie. Les dirigeants déclarèrent au peuple qu’il serait libéré de la tutelle des ordres religieux et du clergé qui restaient les alliés des monarques féodaux et tyranniques.

  1. Tout comme la ligue des Sans Dieu » après la Révolution russe (Note de l’Amer Dessous des Cartes)

En Catalogne, les activités révolutionnaires que le général Primo de Rivera avait jugulées, reprirent de plus belle. En Janvier 1933, un correspondant londonien du Morning Post rapporta que «la police avait découvert de gigantesques dépôts de bombes, de fusils et de munitions dans toute l’Espagne et qu’on dépensait de très importantes sommes d’argent pour appuyer la cause révolutionnaire. De nombreuses personne arrêtées, qui ne «payaient pas de mine» si l’on se fiait à leur aspect extérieur, transportaient des mallettes pleines de billets de banque» [2].

  1. Tout comme les agents du M.R.M. avaient rédigé la législation bancaire de la Fédéral Reserve aux États-Unis en 1910 et en 1913, ainsi que le «Mandat de Palestine» en Angleterre, en 1916 (n.d.a.).
  2. La Police saisit 90.000 fusils, 33.000 revolvers, 500.000 cartouches et une quantité astronomique d’argent falsifié (n.d.a.).

On organisa ensuite un soulèvement en Asturie, et le 14 Septembre 1934, un rapport mentionnait que des fonctionnaires du ministère de la guerre et des officiers de l’Année étaient impliqués dans des ventes d’armes.

Le général Franco fit un effort désespéré pour essayer de réorganiser l’Armée Espagnole et pour mettre fin à l’anarchie, mais il fut très peu soutenu par les autorités gouvernementales.

Pour montrer à quel point la subversion communiste était bien organisée, on mit le feu à plus de trois cents églises au même moment, dans une centaine de villes et de villages différents. Les assassinats de personnes dont les révolutionnaires voulaient prendre la place devinrent si courants qu’il y eut concurrence entre les «Pistoleros» professionnels. Il était possible de faire liquider un ennemi pour 50 pesetas (un peu plus de 5 dollars U.S. de 1967). Les agents de Moscou exploitèrent cette situation de confusion pour appliquer la sentence de Lénine : «La légalité chez les communistes consiste à baser le terrorisme sur des principes fondamentaux» [1].

  1. Consulter «Le Bolchevik», numéro d’Octobre 1930 (n.d.a.).

La torture, les mutilations, les viols, les enlèvements, les incendies, les effusions de sang et la mort furent les méthodes qu’employa le communisme pour tenter d’arriver au pouvoir. La situation se détériora de mal en pis. Au début de l’année 1936, le pays dans son ensemble était en état d’agitation. Le Président Alcala Zamora prononça la dissolution des Cortes. Le 16 Février fut la date de l’élection générale. Gil Robles et Calvo Sotelo haranguèrent le pays sous l’étiquette anticommuniste. La propagande Bolchevik, pour cette élection, était dirigée quant à elle par «Les Amis de la Russie».

Francisco Largo Caballero

Francisco Largo Caballero

Largo Caballero était en prison à ce moment-là pour le rôle qu’il avait joué lors d’un enlèvement qui impliquait des révolutionnaires. M. Edward Knoblaugh qui écrivit par la suite «Correspondant in Spain» l’interviewa :
«Nous remporterons au moins 265 sièges. Tous les règlements existants seront changés. Azatia jouera le rôle de Kérensky face à Lénine (moi-même). En l’espace de cinq ans la république sera si bien organisée que mon parti pourra l’utiliser facilement comme tremplin pour notre objectif: Une Union des Républiques Ibériques… voilà notre but. La Péninsule Ibérique sera de nouveau un seul pays. Le Portugal y entrera paisiblement, nous l’espérons, mais par la force s’il le faut. Vous voyez derrière ces barreaux le futur maître de l’Espagne. Lénine déclarait que l’Espagne serait la Deuxième République Soviétique en Europe. La prophétie de Lénine va se vérifier. Je serai le deuxième Lénine et je ferai de cette prophétie une réalité».

Suite à cette élection foncièrement malhonnête — l’Espagne n’en avait jamais connu de telle — le Président Zamora écrivit : «Le Front Populaire se hissa au pou- voir le 16 Février, grâce à un système électoral aussi absurde que déloyal, qui donnait un avantage extraordinaire à une majorité relative qui aurait très bien pu être une minorité. Ainsi, dans une certaine circonscription électorale, le Front Populaire, avec 30.000 votes «de moins» par rapport à l’opposition fut néanmoins capable de remporter 10 sièges sur les 13, alors qu’en aucun autre endroit de la circonscription électorale le nombre de votes dépassait déplus de 2% ceux de son plus grand adversaire. Des cas paradoxaux de ce type étaient assez répandus».

Malgré l’illégalité des moyens employés, le premier dépouillement ne donna que 200 sièges sur 465 au Front Populaire qui devint en conséquence le plus important groupe «minoritaire» du parlement : L’objectif suivant des membres du Front Populaire fut de combiner leurs forces avec celles des Basques et autres groupes minoritaires. Ils élurent un Comité de vérification des élections dans chaque circonscription électorale et s’assurèrent que l’examen final des votes serait favorable au Parti du Front Populaire.

A plusieurs reprises, on disqualifia des candidats de Droite et on élit à leur place des candidats du Front Populaire aux sièges de députés. Lorsque le «battage» fut terminé, le Front Populaire avait les 265 sièges que Caballero lui avait prédits… Mais après la proclamation de ce résultat, le décompte final des votes révéla :
Pour les partis de «Centre» et de Droite : 4.910.000 votes.
Pour le «Front Populaire» : 4.356.000 votes.
Ce qui faisait apparaître une Majorité de «Centre Droit» de 554.000 votes.
Il est bien évident que les candidats du Front Populaire élus aux Cortes espagnols représentaient un éventail allant du socialiste inoffensif au Bolchevik forcené.

Les Staliniens créèrent un tel chaos qu’une situation infernale se répandit par toute l’Espagne. Avant les élections de Février 1936, le rapport gouvernemental espagnol mentionna ce qui suit :

A partir de la chute de la dictature de Primo de Rivera en 1931, il se produisit une révolution qui tua 2.500 personnes, sept révoltes, 9.000 grèves, cinq «prorogations du budget» ; il y eut deux milliards de pesetas de supplément de dépenses publiques, un millier de municipalités furent mises en sommeil, 114 journaux interdits, deux années et demi d’État d’exception» (équivalent de notre état de Loi Martiale).

Après six semaines de Front Populaire sous la direction d’Azafia, Caballero et Prieto, le rapport faisait les comptes :
Agressions et vols : Aux quartiers généraux politiques, 50 ; dans des établissements privés et publics, 105 ; dans les églises, 36.
Incendies : Aux quartiers généraux politiques, 12 ; dans les établissements privés et publics, 60 ; dans les églises, 106.
Troubles : Grèves générales, 11 ; soulèvements et révoltes, 169 ; personnes tuées, 76 ; blessées, 346.

Caballero, parlant à Zaragoza, déclara : «Nous devoirs détruire l’Espagne de façon à la refaire selon nos vues. Le jour de la vengeance, nous ne laisserons pas pierre sur pierre».
Caballero avoua également : «Avant les élections nous demandons ce que nous voulons. Après les élections nous prendrons ce que nous voudrons, par n’importe quel moyen «la Droite» ne doit pas espérer de pitié de la part des «ouvriers». Nous n’épargnerons pas de nouveau la vie de nos ennemis».
Azafia proclama tout heureux : «L’Espagne a cessé d’être catholique».
La dirigeante communiste Marguerite Nelken annonça : «Nous réclamons une révolution. Celle qui a eu lieu en Russie ne nous sera d’aucune aide. Nous voulons des flammes que l’on apercevra par toute la planète et un déluge de sang qui rougira les mers».

Le correspondant du Times, quant à lui, nota la situation à Barcelone. En Février 1936, il rapporta : «Un Comité de Vigilance a averti le 20 courant un certain nombre de hauts fonctionnaires d’abandonner leurs postes. Le Comité a été obéi». Un mois plus tard, il écrivit : «La dictature du prolétariat est maintenant le but évident de tous les «Rouges». Et un peu plus tard : «Le socialisme espagnol s’est vu entraîner vers le communisme et c’est parmi la jeune génération que Marx et Lénine ont recruté la plupart de leurs disciples. Ces jeunes gens croient que la conquête du pouvoir est l’exigence immédiate du socialisme espagnol; la violence, le seul moyen pour l’obtenir ; et la dictature du prolétariat, la seule façon de garder le pouvoir. La doctrine subversive est inlassablement prêchée». En Mars 1936, il rapporta : «Des députés du Cortes (Parlement espagnol), les poings serrés pour le salut communiste, ont chanté l’hymne national soviétique en ce lieu même».

Pourquoi la jeunesse espagnole s’est-elle tournée en si grand nombre vers le communisme ? Si nous avons compris la technique des dirigeants du M.R.M., la réponse est à notre portée : c’est parmi les classes ouvrières et la jeunesse de la nation que les dirigeants révolutionnaires tirent leurs troupes de choc.

Une enquête a révélé qu’Azarla se prenait pour un intellectuel qui croyait sincèrement au socialisme. Il était ouvertement antireligieux mais protesta toutefois et montra son désaccord face au terrorisme que recommandaient et pratiquaient les anarchistes et les communistes. Une fois qu’il eut en main le pouvoir politique… il l’employa et fit abolir par le gouvernement républicain les règlements d’enseignement religieux dans les écoles et chargea Francisco Ferrer de les laïciser. Au lieu de commencer la journée d’école par une prière au Dieu Tout Puissant, les nouveaux enseignants laïcs commençaient leur classe en faisant chanter aux élèves : «Nous sommes les fils de la révolution, nous sommes les fils de la liberté. Avec nous pointe l’aube d’une nouvelle humanité».

Voici la traduction d’un autre «hymne» chanté au début et à la fin des journées de classe dans les écoles de Barcelone : «Lance la bombe; dispose bien la mine; tient solidement le pistolet. Fais circuler le mot de la révolution… Aide les anarchistes. Résiste jusqu’à la mort avec tes armes ; détruis le gouvernement avec l’essence et la dynamite».

Les rédacteurs-en-chef des journaux britanniques et américains refusèrent de publier la vérité tant elle leur semblait hallucinante. Moscou diffusa par la radio des «hymnes» très semblables en langue anglaise pour l’instruction des communistes anglais en 1937-1938.

Francisco Ferrer vers 1910

Francisco Ferrer vers 1910

La preuve la plus accablante des méthodes systématiques employées pour retourner et pervertir les jeunes et en faire des révolutionnaires, c’est Francisco Ferrer lui-même qui nous la fournit. Dans une lettre adressée à un camarade révolutionnaire, il écrit : «Afin de ne pas effrayer le peuple et de ne pas donner au gouvernement (républicain) un prétexte pour fermer mes établissements, je les appelle «Ecole Modernes» et non pas Ecoles pour Anarchistes. Nous voulons provoquer la révolution. En ce moment, toutefois, nous devons nous préoccuper d’enraciner l’idée d’un soulèvement violent dans les esprits des jeunes. Ils doivent apprendre que contre la police et le clergé, il n’y a qu’un seul moyen d’action… la bombe et le poison»[1].

  1. Ce fut pour financer les «Ecoles d’Entraînement» pour la jeunesse, de Ferrer, que Moscou versa les $200.000 auxquels nous avons fait référence précédemment. A Toronto, en 1954, il y avait dix-sept «Ecoles d’Entraînement» de ce type. Il y en avait plusieurs à Sudbury, Ontario. Tous les grands centres urbains en sont dotés (n.d.a).

Lorsque les forces de Franco capturèrent Ferrer au cours de la Guerre Civile, il fut jugé comme traître à l’Espagne et la lettre que nous avons citée un peu plus haut fut versée au dossier comme charge. Reconnu coupable, il fut exécuté. Le Suprême Conseil du Grand Orient de France protesta auprès de toutes les Loges Maçonniques du monde, prétendant que l’on avait assassiné Ferrer à cause de ses activités anti-catholiques.

Une enquête sur le programme d’entraînement destiné à la jeunesse nous révèle également les méthodes employées pour corrompre la morale chez les jeunes. Lénine avait bien dit que «Le meilleur révolutionnaire est un jeune dénué de toute morale». Son mot d’ordre était devenu une loi dans les Organisations Communistes et tous les membres travaillaient secrètement à faire des jeunes gens des deux sexes, des asociaux et des débauchés.

On enseigna ouvertement aux adolescents la rébellion envers la discipline familiale. On fit croire aux enfants que leurs parents étaient des personnes vieux-jeu et l’autorité parentale fut objet de risée. Les démolisseurs prétendaient que les parents avaient menti à leurs enfants depuis le moment où ils avaient été en âge de com- prendre, prenant comme exemples le Père Noël et l’«origine» des bébés. Les subversifs prétendirent que les parents avaient été victimes des enseignements réactionnaires et de l’exploitation capitaliste et l’enfant éduqua ses parents dans les idées modernes et progressistes. On les avertit que, pour leur propre bien, ils devaient refuser la domination et la discipline enseignée par les parents. Le dessein de cette campagne subversive était de détruire le caractère sacré et l’unité de la famille qui est le fondement de notre civilisation.

Pour que les enfants n’aient plus de respect envers les ministres du culte, les subversifs les présentèrent d’abord comme les personnes de leurs familles les moins intelligentes et les moins bien bâties physiquement. Puis ils les ridiculisèrent, les présentant comme des mollusques, des efféminés et des serviteurs des classes dirigeantes. Citant Marx à l’appui, on raconta aux enfants que «la Religion est l’opium du peuple parce qu’elle enseigne que l’acceptation de la pauvreté, de la maladie et des travaux pénibles est un bien pour l’âme».

On monta l’enfant chrétien contre les prêtres catholiques en lui racontant les calomnies les plus extravagantes à leur sujet, notamment sur leur vie privée. Ils étaient présentés comme des «loups déguisés en moutons», comme des «corbeaux noirs» se repaissant de la jobardise de leurs paroissiens. Si un ministre ou un prêtre était impliqué dans un scandale, comme cela arriva, on en tirait tout ce qu’il était possible d’en tirer pour la cause révolutionnaire.

On ridiculisa la religion chrétienne de la façon la plus écœurante qui soit. Le Christ était présenté comme un fils illégitime de Marie, une jeune Juive qui pour sauver la face, attrapa Joseph et lui fit croire que son enfant avait été conçu par le Saint-Esprit. Le Christ adulte était dépeint comme un falsificateur. Ses miracles n’étaient que des illusions, des tours savamment exécutés comme les magiciens savent en faire de nos jours. Les douze Apôtres étaient tout simplement ses complices. On fit souvent usage de la soi-disant bande dessinée «Mandrake le Magicien» pour illustrer les procédés employés par les hypnotiseurs et les magiciens afin de berner le public. Une de ces ritournelles expliquait aux enfants chrétiens que le Christ fut un contrebandier (en alcools) dès son plus jeune âge. Les subversifs affirmaient qu’il avait fait semblant de réaliser un miracle aux noces de Cana pour vendre son vin de contre-bande. Ils accusèrent même le Christ et tous les catholiques romains d’être des cannibales, en s’appuyant sur la citation évangélique du Christ lorsqu’il exhorta ses disciples en ces termes : «A moins que vous ne mangiez ma chair et ne buviez mon sang, vous n’aurez point la vie éternelle» [1].

Les jeunes adolescents étaient présentés à des compagnons qui leur enseignaient le libéralisme. Celui-ci tournait bien vite au dévergondage. On leur enseignait la conception anarchiste de la vie : «Moins il y a de lois, mieux c’est. Faites ce que vous voulez». D’après les enseignants subversifs, il n’y avait qu’un «seul» péché, à savoir la désobéissance aux ordres des dirigeants expérimentés et «deux» crimes irrémissibles : l’abandon de poste et la divulgation des secrets du «parti»[2].

  1. Nous pourrions voir ici la trace du judaïsme
  2. Nous pourrions voir ici la trace de la franc-maçonnerie.. (Notes de l’Amer Dessous des Cartes)

La phase suivante consista à lancer la jeunesse antisociale dans un véritable conflit avec la police. Ils commencèrent par l’impliquer dans des «gangs». Les jeunes dirigeants communistes «incitaient» les autres membres à agir en dehors de la loi. Ils les obligeaient à se battre pour démontrer leur courage, les entraînaient dans des crimes sans importance et les conduisaient alors encore plus loin dans la jungle de l’«Underworld» communistes [175].

La publication de bandes dessillées axées sur le Crime et le Sexe est une des nombreuses cordes de l’arc de la guerre psychologique communiste. Ces bandes dessinées sont calculées de façon à réveiller les tendances sadiques cachées et réprimées chez l’enfant et à affaiblir la «barrière» morale des enfants par ailleurs normaux. Tout «professeur» qui prétend que les bandes dessinées sur le Crime et le Sexe n’influencent pas les enfants, selon les décisions des Illuminati, est un fou ou bien un valet de ces individus.

Les jouets qui représentent des fusils, des soldats, des revolvers et les films farcis de crimes et d’exécutions sont tous calculés de façon à ébranler les sentiments les plus délicats des enfants chrétiens normaux et à les accoutumer à l’utilisation d’armes ainsi qu’aux scènes de violence et de mort violente.

Les livres et les revues pornographiques sont diffusés abondamment et à bas prix car cette littérature est destinée à faire sauter la fine couche de vertu et de décence, principes moraux que la civilisation chrétienne nous avait inculqués.

Peu de gens ont conscience du rôle important que joue le cinéma moderne dans le retournement de la jeunesse, l’éloignant de ses foyers, de son pays et de sa religion. De nombreux cinémas projettent des films dans lesquels, pendant une «heure», des criminels «dangereux», hommes et femmes, font tout ce qui est interdit par nos lois et nos principes moraux puis consacrent une «minute» à leurs démêlés avec la justice ou à leur mort, suite logique de leurs «crimes». Des prises de vues de combats qui se produisirent pendant la Révolution mexicaine en 1913, furent présentées à Galveston au Texas. Le spectacle d’hommes tués au combat ou entraînés de force hors de leurs maisons et massacrés par les révolutionnaires fit hurler et évanouir les femmes tandis que les hommes vomissaient, si bien que l’opinion publique fit interdire ces exhibitions. Aujourd’hui, de telles scènes sont présentées couramment dans des films destinés «aux enfants» lors des séances du samedi après-midi [2].

  1. L’orgie sexuelle qui eut lieu à l’Hôtel Ford, de Toronto, le 23 Octobre 1954, à la suite du Match de football de la «Plume Rouge» impliquait des douzaines d’adolescents des deux sexes. Exemple typique de l’influence communiste, exercée secrètement, sur la jeunesse d’une nation (n.d.a.).
  2. Que dirait l’auteur aujourd’hui alors que la jeunesse est dans une fange d’immoralisme sans commune mesure avec le passé ? Ce lamentable processus qui entraîne ces jeunes âmes en enfer est aujourd’hui alimenté par l’abandon des parents, soucieux de plaire à l’esprit du inonde ; la trahison des pasteurs ; la télévision ; le comportement des adultes ; la perversion des familles ; et surtout par ce vecteur essentiel pour les communistes maquillés en mondialistes sociaux, démocrates : l’école ! Un châtiment terrible nous menace, car nous sommes maintenant en guerre contre Dieu lui-même (n.d.l.r.).

Cette simple illustration nous montre comment on a systématiquement endurci le grand public et particulièrement les enfants, comment on leur a fait accepter le spectacle de la violence ou bien de morts sanglantes, spectacle que l’on a fait passer pour tout à fait normal. Tout ceci corrobore la devise révolutionnaire selon laquelle «on ne peut provoquer rapidement les réformes urgentes que par l’action révolutionnaire».

Dans chaque pays qui n’est pas encore asservi, les directeurs du Mouvement Révolutionnaire Mondial ont monté des Agences Cinématographiques privées qui diffusent les images les plus obscènes dans le cadre de réunions privées. Ces films montrent toutes les sortes de dépravations sexuelles dont l’homme est capable. De tels films sont conçus pour démoraliser la jeunesse et pour mieux la circonvenir dans les organisations révolutionnaires. Ces révélations sont confirmées par le fait qu’en U.R.S.S. les lois qui interdisent ces exhibitions sont strictement respectées.

Les jeunes asociaux, antireligieux, endurcis et abrutis sont envoyés à Moscou et on leur enseigne «la Guerre Révolutionnaire ainsi que l’Art du Combat de Rue». Il s’agit d’un enseignement différent par rapport à celui qui est dispensé aux dirigeants ouvriers et aux intellectuels en vue.

La Guerre Psychologique Révolutionnaire travaille, en Occident, à l’accomplissement de ses objectifs comme elle le fit en Espagne. La preuve en est qu’aujourd’hui personne ne perd son sommeil après avoir entendu des nouvelles traitant de catastrophes aériennes, d’accidents d’automobiles, de crimes et de massacres. Une série d’informations de ce type aurait fortement perturbé le sommeil, il y a seulement cinquante ans.

Personne n’entreprend plus d’action lorsque les journaux rapportent sans broncher que des milliers de Juifs ont été massacrés et des milliers de chrétiens martyrisés par Bêla Kuhn ou des Chinois sadiques, à cause de leurs convictions anticommunistes. On accepte maintenant de telles horreurs comme de simples accidents de la vie quotidienne. Nous avons été immunisés et n’avons plus les mêmes réactions qu’autrefois face aux violences de toute sorte. Nous ne sommes plus troublés par les coups d’état. Si nous l’avions été, nous aurions fait quelque chose pour mettre fin à ces impostures. Les hommes écoutent ceux qui ne cessent crier — comme en Espagne — que «le communisme ne pourra jamais provoquer une révolution ici». Ils écoutent ceux qui leur procurent un sentiment de fausse sécurité. La majorité des citoyens est comparable aux enfants qui dissimulent leurs têtes sous les couvertures lorsqu’ils sentent le danger. On devrait pourtant savoir que tirer les draps et les couvertures au-dessus de sa tête n’a jamais protégé d’un assassin, d’un violeur ou de l’explosion d’une bombe.

Quelques faits nous montreront comment la guerre psychologique a procédé en Espagne. A ce sujet, nous devons toujours garder en mémoire ce mot de Lénine : «Une des phases de l’entraînement de tous les jeunes révolutionnaires doit comprendre le cambriolage d’une banque, la destruction d’un poste de police et l’élimination d’un traître ou d’un espion. Tant qu’un jeune n’aura pas été sevré du lait de la bonté humaine et de tout sentiment de philanthropie, nous ne le considérerons pas digne «d’être membre du parti». Voilà un statut tout à fait différent de celui de «Compagnon de Route» (du communisme).

Au fur et à mesure que la date choisie pour la Révolution, en Espagne, approchait, les pourvoyeurs de littérature pornographique et en images obscènes devenaient si hardis qu’ils plaçaient leurs «stands» à l’entrée des églises et offraient leur marchandise aux personnes qui entraient et sortaient. Les couvertures de ces publications représentaient généralement des prêtres et des religieuses dans des activités que nous ne nommerons pas. M. Edward Knoblaugh, grand spécialiste en matière de Guerre Civile espagnole fut tellement sidéré par cette campagne anticléricale qu’il rapporta quelques faits : «De temps en temps, des délégués Protestants venaient en Espagne Loyaliste afin d’enquêter sur les histoires d’activités anticléricales dont ils avaient entendu parler. Ces délégations étaient chaleureusement accueillies. On faisait alors de grands efforts pour les persuader qu’ils avaient été scandaleusement abusés. Des guides «choisis» leur étaient affectés et conduisaient les visites. Ils ne voyaient que ce que les autorités communistes voulaient bien qu’ils vissent. Un ou deux jours plus tard, ils étaient renvoyés chez eux, impressionnés dans le bon sens» [1].

  1. M. Knoblaugh fut «Correspondant en Espagne». Il écrivit un livre qui portait ce titre (n.d.a.).

Mais un jour, il se produisit une bévue. Une délégation d’ecclésiastiques protestants s’arrêta devant un stand de livres pour admirer quelques ouvrages rares et anciens. Avant que le guide ait pu intervenir, ils aperçurent également des exemplaires de «La Trace» et de «Bicharracos Cléricales» [«Sales Bêtes Cléricales»]. Les couvertures représentaient des orgies ecclésiastiques et l’on y voyait des religieuses à moitié nues. Les deux revues étaient illustrées à profusion d’images obscènes. M. Knoblaugh commenta : «Les délégués s’en retournèrent fort irrités ».

vignette-Amer-Dessous-des-cartes-revolution-guerre-espagnoleLa situation en Espagne basque, entre 1923 et 1936, était très semblable à celle qui existe actuellement au Canada parmi les populations de langue française et de langue anglaise. Le peuple basque a sa propre langue, sa propre culture et ses propres traditions qui remontent à l’antiquité. Il est profondément religieux et très fier. Comme de nombreux Canadiens Français, les Basques croyaient qu’ils méritaient l’Indépendance Nationale. Pour hâter cet objectif, ils organisèrent un Mouvement Séparatiste afin de libérer le peuple Basque du joug de l’Espagne. Comme on pouvait s’en douter, les conspirateurs du mouvement révolutionnaire espagnol ne perdirent pas de vue une telle situation. Le peuple Basque était catholique romain à fond. Il croyait qu’il était en droit de combattre pour son indépendance politique s’il le fallait. La grande majorité, toutefois, ne se serait jamais associée au parti communiste, «en connaissance de cause», pour réaliser cette opération. C’est pourtant ce qui arriva. Les «Cellules» marxistes s’étaient infiltrées dans la société Basque et dissimulèrent leur véritable identité avec une telle maestria qu’elles dirigèrent les «Séparatistes» comme elles l’entendirent. Elles menèrent alors les Basques au massacre. Sous le couvert d’un patriotisme et d’une ferveur religieuse intenses, les dirigeants Basques — le Président Aguirre, Giral et Negrin — firent fondre et frappèrent sur une croix massive, le «pistolet» de l’Anarchisme ainsi que la «faucille» et le «marteau» du communisme. Lorsque la révolution éclata, les masses furent abandonnées à leur sort. Aguirre devint «Chef» de l’État Basque et «Generalissimo» des années Basques. Pendant qu’il travaillait dans son bureau à Bilbao, on assassinait des centaines de prêtres catholiques et d’autres dirigeants Basques. Leur martyre accrut naturellement la haine qui existait entre Basques et Espagnols.

EJ. Olondriz, qui rédigea la préface du livre de José Echendis : «La persécution Rouge au Pays-Basque» écrivit: «Lorsque le jour arriva, les Séparatistes Basques, aveuglés par la colère — beaucoup d’entre eux oubliant leur foi et leurs sentiments de catholiques — se retrouvèrent étroitement et solidement unis aux communistes, aux athées et aux anarchistes… Ils se jetèrent dans la guerre, firent responsables de massacres et crurent que tous les moyens étaient licites, oubliant dans leur révolte les mots péremptoires de leur chef religieux, le Pape Pie XI, qui avertissait dans son Encyclique «Divini Redemptoris» que «Le Communisme est intrinsèquement pervers et que l’on ne peut admettre sur aucun terrain la collaboration avec lui de la part de quiconque veut sauver la civilisation chrétienne». Combien nos grands hommes d’État auraient dû se souvenir de ces paroles de sagesse alors qu’ils coopéraient avec Staline pendant la Deuxième Guerre Mondiale !… Une autre vérité que les chefs de Gouvernements ne devraient jamais oublier, c’est le fait que les communistes et «tous» les autres mouvements internationaux sont manipulés par les Illuminati pour faire progresser leurs visées et leurs plans secrets.

CHAPITRE XIV

Franco

Francisco FrancoPour comprendre ce qui se produisit en Espagne en 1936, il nous faut d’abord savoir quelques éléments caractéristiques de sa vie. Franco entra dans l’Année Espagnole avec l’intention d’y faire carrière. Sa vie professionnelle est un véritable roman : il se distingue dès sa nomination dans la Légion Espagnole en transformant la défaite infligée par les Maures au général Sylvestre en une victoire éclatante. Non seulement il mena ses troupes avec courage, mais il leur inspira une grande confiance par son génie stratégique. Il gagna aussi le respect de ses ennemis par ses victoires militaires et sa remarquable politique administrative au Maroc si bien que les Maures le considérèrent presque comme «un dieu». Ils finirent par l’appeler le «Victorieux», le «Chef des Chefs», «Brave comme un Lion». Toutes ces raisons permettent de comprendre pourquoi les marocains se rallièrent à lui lorsqu’en Juillet 1936, il leur demanda s’ils lui étaient fidèles.

Franco ne fut jamais très bien vu des autres généraux, mais il bénéficiait toutefois de l’estime de la plupart d’entre eux. Cette raison, importante, fit que le gouvernement de Front Populaire ne se transforma jamais en une Dictature Totalitaire.

La situation politique au début de 1936 était la suivante : Azaila, Caballero et Carlos Prieto dominaient le gouvernement de Front Populaire. Gil Robles et Calvo Sotelo étaient à la tête de l’opposition de Droite.

Le jour des élections, en Février 1936, le général Franco avait téléphoné au général Pozas qui commandait alors la Garde Civile. Il le prévint que les communistes élus aux Cortes avaient projeté d’exciter la foule dans l’intention de provoquer un coup d’état révolutionnaire et de renverser le gouvernement républicain. Le général Pozas déclara au général Franco que ses craintes lui paraissaient exagérées. Le général Franco téléphona ensuite au général Molero, Ministre de la Guerre et l’informa du danger menaçant. Franco suggéra qu’il fallait lui donner la permission de déclarer la Loi Martiale. Il rédigea ensuite les instructions qui lui donneraient le pouvoir de faire face aux excès et à la violence de la foule. Seules les signatures du Conseil des Ministres étaient indispensables pour lui permettre de maintenir la loi et l’ordre, et de protéger le gouvernement républicain de l’action révolutionnaire. Mais Portela qui exerçait alors la fonction de Premier Ministre allégua qu’il était trop âgé pour faire appliquer la décision du ministère. Franco répliqua : « Vous avez mis l’Espagne dans cette triste situation. Il est maintenant de votre devoir d’essayer de l’en sortir».

CanariasLe général Franco reçut l’ordre de se rendre aux Iles Canaries. Cet ordre signifiait en clair son exil d’Espagne. Avant de partir, il eut une réunion avec les généraux Mola et Varela. Ils lui certifièrent qu’ils étaient absolument certains que lorsque les autres généraux qui avaient rejoint les Loges Militaires du Grand Orient, connaîtraient la vérité, la plupart d’entre eux rompraient avec le Grand Orient et l’accepteraient à leur tête. Avant de se quitter, Mola et Franco mirent au point un moyen de communication secret. Dès que Franco fut parti aux Iles Canaries, les agents de Staline redoublèrent d’activité.

Le 23 Juin 1936, Franco écrivit une longue lettre au Ministre de la Guerre dans laquelle il insistait à nouveau sur les dangers du moment [1]. Mais ces avertissements tombèrent comme lettre morte. Il était évident que les membres communistes du gouvernement républicain imprimaient leur politique et agissaient en conséquence.

  1. Voir les détails dans l’ouvrage d’Arrara : «Franco» (n.d.a.).
Calvo Sotelo, photo prise au congrès une semaine avant son assassinat

Calvo Sotelo, photo prise au congrès une semaine avant son assassinat

Lorsque Sotelo révéla aux «Cortes» qu’entre Février et Juin 1936, il y avait eu 113 grèves générales, 218 grèves partielles, 284 bâtiments, 171 églises, 69 clubs et 10 locaux de journaux incendiés, et plus de 3.300 assassinats, Casares Quiroga, Premier ministre de l’époque, sursauta et lui répliqua avec emportement : «On vous tiendra personnellement responsable de l’émoi que suscitera votre discours».

Dolores Ibárruri

Dolores Ibárruri

Dolores Ibarruri, une communiste dénommée la «Pasionaria» à cause de ses discours incendiaires et de ses actions fanatiques était aussi membre du Cortes espagnol. Elle aussi sursauta et, pointant son doigt en direction de Sotelo, hurla littéralement : «Cet homme a prononcé son dernier discours». C’était vrai. Le 13 Juillet 1936, Sotelo fut traîné hors de sa maison par une quinzaine de Gardes d’Assaut sous le commandement du Capitaine Don Angel Moreno. On l’emmena dans un cimetière tout proche et on l’assassina. Ce fut cet événement qui incita de nombreux généraux espagnols à rompre leurs serments vis à vis du Grand Orient et qui les poussa à demander à Franco de prendre le pouvoir en Espagne. Dolores Ibarruri était un agent de Staline : on lui avait confié la tâche de corrompre les «raids» sur les fabriques d’armes gouvernementales et d’équiper en armements les forces révolutionnaires espagnoles. Elle s’acquitta de ces différentes tâches avec beaucoup de compétence.

Les Gardes d’Assaut firent des descentes dans les maisons des anticommunistes notoires et nombreux, suite à l’assassinat de Sotelo. Mais la plupart d’entre eux avaient été avertis et avaient fui.

Le meurtre de Calvo Sotelo, le 13 Juillet 1936, décida Franco. Il envoya un message codé aux généraux qui avaient juré de se battre pour sauver l’Espagne et l’empêcher de devenir un État satellite de la Russie. Parmi les généraux que Franco avaient contactés, figuraient Mola, Goded, Fanjul, Sanjurjo, Saliquet, quelques officiers de la Marùie Espagnole et Queipo de Llano. Aussitôt le message envoyé, Franco s’envola des Canaries et se rendit à Tetuan où il savait qu’il pouvait compter sur la fidélité des troupes marocaines.

francisco_francoLe 21 Juillet 1936, Franco fit une courte proclamation qui définissait l’enjeu du combat, en un langage concis : «il est du devoir de tout homme de participer à ce combat évident entre la Russie et l’Espagne». Ainsi commença la Guerre Civile. Le professeur Unamuno résuma la situation d’une autre façon, plus succincte : «C’est le combat du christianisme contre la barbarie». Il aurait dû préciser «Contre l’Illuminisme».

D’autres faits ont prouvé que le Komintern de Staline conspirait pour asservir l’Espagne et provoquer une guerre totale entre la Grande-Bretagne et ses alliés d’un côté, et l’Allemagne et ses alliés, de l’autre. Il existe un rapport d’une réunion du Secrétariat Politique du Komintern qui eut lieu le 25 Janvier 1938. Le but de la réunion était «de discuter des différents moyens d’accroître l’effort révolutionnaire en Espagne et en Afrique du Nord». Les représentants du Profintern assistaient à la réunion ainsi que les Branches Etrangères du G.P.U. (la Police Secrète Soviétique). La plupart des dirigeants révolutionnaires expérimentés de Moscou étaient présents : Iejov, chef de la section secrète du Komintern ; Georges Dimitrov, l’incendieur du Reichstag ; le chef de la Ligue des Sans-Dieu et celle des Libres-Penseurs ; le Secrétaire de l’Internationale Communiste d’alors ; Schick, Manuilsky et Lozovsky du Profintern ; Popescu, Weintrauben, Gourovitch, Liémann, Turrini, Adami et Valdez qui représentaient le Soviet des Affaires Etrangères au Bureau Politique du Komintern. Ce sont les noms des hommes qui ont travaillé activement à étendre la zone d’influence communiste dans le monde ces dernières années — [1958/1967] — Dès l’ouverture de la réunion, Dimitrov prononça un discours enflammé. Il dénonça le manque d’énergie missionnaire parmi les envoyés spéciaux militaires qui avaient été «parachutés» en Espagne pour aider à corrompre le Gouvernement du Front Populaire et pour diriger les opérations militaires des années loyalistes. Il déclara que leur action «n’avait pas engendré l’énergie nécessaire et l’élan révolutionnaire propres à convaincre les masses européennes. Les résultats obtenus n’ont pas justifié les risques importants qui ont été pris. Le combat primordial qui est de provoquer un conflit armé entre les deux groupes d’États capitalistes n’est pas arrivé à terme.» Il en vint à ordonner ensuite «que le Commandant Militaire Soviétique en Espagne soit placé, comme les ambassadeurs, sous le contrôle des Emissaires du Komintern qui sauraient lui imprimer les sentiments révolutionnaires adéquats». (Rapporté dans «Gringoire», numéro du 11 Février 1938.)

Pendant la Guerre Civile d’Espagne, la propagande tenta de persuader «l’homme- de-la-rue» qu’un petit groupe de généraux avait organisé une révolte pour renverser le Gouvernement Républicain de Front Populaire et mettre en place une dictature militaire. Les Forces du Front Populaire s’étaient intitulées «Loyalistes» et celles de Franco, «Nationalistes». Les «Loyalistes» comprenaient tous les groupements politiques à partir du Centre «Gauche» et les «Nationalistes» comprenaient tous les mouvements à partir du Centre «Droit».

Les communistes espagnols étaient divisés en deux groupes : ceux qui voulaient transformer la Dictature Prolétarienne en un État Totalitaire Stalinien, et ceux qui souhaitaient faire du Soviet Espagnol une composante de l’Internationale des Républiques Soviétiques comme le recommandait la Théorie Marxiste. Les Forces Nationalistes comprenaient des hommes qui avaient soutenu le Mouvement Carliste qui, depuis 1837 avait l’intention de restaurer le Trône d’Espagne au profit des descendants de Don Carlos. Les Carlistes étaient surtout présents dans la Province de Navarre et soutinrent l’Armée Nationaliste de Franco parce qu’ils ne voulaient pas que le communisme s’installe en Espagne.

no pasaran

arriba espanaParmi les Forces de «Droite», il y avait aussi les Phalangistes, les mouvements d’Extrême Droite» où figuraient sans aucun doute des hommes de tendance «Nazie» qui pensaient subjuguer leurs ennemis de «Gauche», grâce à la «Guerre Totale». Pourtant, malgré toutes ces factions, les gens simplifiaient : les gens de «Droite» accusaient les gens de «Gauche» d’être des communistes et les gens de «Gauche» accusaient tous ceux de «Droite», même s’ils étaient du «Centre» d’être des «Fascistes».

Les communistes commirent les atrocités les plus horribles : tortures, mutilations, viols, assassinats par milliers de victimes innocentes. Tout cela faisait partie du plan revu et corrigé de Règne de la Terreur. Quelques extrémistes de chez Franco commirent également des atrocités. Toutes les guerres civiles en arrivent à transformer un grand nombre d’hommes en brutes inhumaines qui deviennent des «bêtes» dès qu’on a excité en elles le désir du sang. On ne peut justifier en aucun cas la Guerre Civile et l’on devrait exécuter tous ceux qui recommandent les guerres révolutionnaires. Les témoignages les plus dignes de foi nous démontrent que le Roi d’Espagne, en 1931, et le Général Franco en 1936, firent tout ce qui était en leur pouvoir pour éviter la guerre civile.

Franco n’invita pas les citoyens Espagnols à se rallier à lui avant qu’il ait épuisé tous les autres moyens d’empêcher le coup d’état communiste du 26 Juillet 1936. Le Gouvernement du Front Populaire avait fortement diminué les effectifs de l’Armée de métier espagnole, qui avait été quasiment remplacée par une Force de Police Nationale que contrôlait le gouvernement de «Gauche». Il est extraordinaire de constater que la promesse de Franco de réduire le complot communiste n’ait pas échoué car des enquêtes effectuées après la guerre révélèrent qu’en 1936, les forces années étaient minées par les traîtres, officiers et soldats, que les agents de Moscou, présents à l’intérieur du gouvernement de Front Populaire espagnol, avaient placés à des postes-clés. Le 21 Juillet 1936, l’organisation dirigée par Moscou pour mettre la main sur l’Espagne était fin prête.

Franco savait que Julio Alvarez del Vayo, Ministre des Affaires Etrangères dans le gouvernement républicain et Commissaire Général, avait nommé des centaines de commissaires politiques dans l’année républicaine. La majorité de ces hommes était communiste et Vayo avait agi sans consulter le Premier Ministre. Les commissaires obligeaient les soldats à rejoindre le Parti Communiste, leur offraient des avantages et des promotions s’ils acceptaient, et les menaçaient de toutes les sanctions qui étaient en leur pouvoir s’ils ne s’exécutaient pas. Luis Araquistain, ex-ambassadeur de la Ré- publique Espagnole à Paris, publia ces faits dans le New-York Times du 19 Mai 1939. Personne ne les contesta.

Indalecio Prieto

Indalecio Prieto

Indalecio Prieto, député Socialiste Espagnol, Ministre de la Défense Nationale pendant la Guerre Civile d’Espagne, mena la guerre contre Franco. Dans un rapport publié à Paris en 1939 et intitulé «Comment et pourquoi j’ai quitté le Ministère de la Défense Nationale», il déclarait : «Il était difficile d’être sur ses gardes parce que des communistes occupaient certains postes confidentiels et afin de ne pas être suspectés, avaient reçu l’ordre de dissimuler leur appartenance et parfois même, de s ‘affilier à d’autres partis pour la réalisation de leurs objectifs.

Juan Negrin

Juan Negrin

Le Dr Juan Negrin était de ceux-là. Il fut l’un des hommes les plus puissants en Espagne pendant la Guerre Civile». Prieto écrivit à son sujet : «Parce que je refusais .d’obéir aux ordres de Moscou, Juan Negrin m’exclut du gouvernement qu’il présidait le 5 Avril 1938. J’occupais le poste de Ministre de la Défense Nationale dans son gouvernement. On entreprit deux actions simultanées contre moi : l’une fut confiée à la police secrète russe et aux militaires qui opéraient dans notre pays ; l’autre, aux communistes espagnols… Les Russes donnaient les ordres et les communistes espagnols obéissaient».

Le Dr Juan Negrin certifiait qu’il n’était pas communiste, mais ce fut lui qui donna l’ordre de livrer les 7.000 caisses d’or espagnol à Staline. Les caisses furent chargées sur les bateaux «Kine», «Neve» et «Volgiles» ; tous les trois arborant le pavillon soviétique. José Velasco et Arturo Candela accompagnèrent le chargement à Odessa, en tant qu’hommes de confiance. Tout cela se fit avec la plus grande discrétion et les «autres membres du gouvernement de Front Populaire ne firent pas au courant de cette affaire». Pendant que Negrin exerçait ses fonctions, on nomma trois communistes aux postes de sous-secrétaires à la défense, qui furent les véritables maîtres de l’armée de terre, de la marine et de l’armée de l’air républicaines [1].

  1. Le vol de cet or est encore un problème international en 1955, puisque Franco exige, encore aujourd’hui que les Soviétiques le lui restituent (n.d.a.).

Largo Caballero était un communiste notoire, mais lorsqu’il refusa d’obéir aux ordres des émissaires de Moscou, ceux-ci gouvernèrent pratiquement à sa place «alors même qu’il exerçait les fonctions de Président». Quand il essaya de rectifier ses erreurs, il s’aperçut qu’il était trop tard. Comment les agents de Moscou pouvaient-ils exercer un contrôle aussi absolu sur les dirigeants de «Gauche» dans un pays étranger ? Prieto nous l’explique : «La quasi totalité des postes de commandement dans l’armée du gouvernement de Front Populaire furent occupés en fait par des communistes ; ils avaient entre leurs mains tous les rênes du «pouvoir». Comment un tel phénomène a-t-il pu se produire ? Par le biais d’un système coercitif ponctué d’avancement individuel pour ceux qui courbaient la tête, d’assassinat pour ceux qui se révoltaient».

Théo Rogers dans son «Espagne, un voyage tragique» fait référence à une saisie de documents qui prouvaient irréfutablement qu’une révolution à grande échelle avait été programmée et devait éclater en Juillet 1936. Rogers écrivait : «La découverte chez des Miliciens, Militants Communistes et Anarchistes, de documents et de plans montra qu’un complot soigneusement préparé avait été mûri en vue d’un soulèvement qui renverserait jusqu’au gouvernement central de Madrid et établirait une Dictature Soviétique». On ne peut qu’y voir la griffe des Illuminati. La déclaration de Rogers s’avéra tout à fait exacte. Des documents confirmèrent que les généraux Franco et Mola savaient dès Avril 1936 qu’un Coup d’État communiste était prévu, d’abord pour le 1er Mai, reporté ensuite au 29 Juin et remis à nouveau au 22 Juillet. On repoussa les délais pour permettre à ceux qui avaient la tâche de déclencher la Révolution, de disposer d’un peu plus de temps pour mettre au point les ultimes et indispensables détails.

Le monde entier aurait dû être au courant du complot dirigé par Moscou contre l’Espagne parce que les ordres ultimes furent interceptés au moment où ils étaient adressés par le Komintern aux dirigeants du mouvement révolutionnaire espagnol. Les Documents furent livrés à l’Echo de Paris qui les publia en Avril 1936. L’article de l’Echo de Paris informait :

«Instructions destinées a la milice rouge. Ces instructions destinées aux chefs de la Milice Rouge Espagnole… n’émanent pas d’une Organisation Centrale Espagnole, mais des «Services Techniques» de Paris qui les ont envoyées en Espagne à cette époque. Ces «Services Techniques» sont ceux du Parti Communiste français qui travaille en étroite coopération avec le Komintern et ses délégués en France. Le document que nous publions «est actuellement entre les mains du gouvernement» ; mais nous ne lui avons communiqué en aucune façon. Nous sommes convaincus que M. Daladier, Ministre de la Guerre et de la Défense a donné des ordres pour qu’on prenne des mesures préventives de défense et de protection». Le texte abrégé est le suivant :

(1) Renforcer les troupes de choc et la garde dans les casernes et leur fournir des pistolets automatiques. «Ces troupes de choc et ces gardes sont membres du Parti Communiste et servent dans les forces gouvernementales permanentes ainsi que dans la réserve».

(2) Ces troupes seront mises en relation avec les «groupes» qui investiront les casernes. «Ces derniers seront en uniforme et sous les ordres de nos officiers en lesquels nous avons une entière confiance».

(3) Lorsque le combat commencera, nos officiers pourront entrer en contact secrète- ment avec leurs groupes. Ils prendront contact avec les comités respectifs et mettront à exécution le «plan d’attaque programmé à l’avance, à l’intérieur des casernes».

(4) Les comités provisoires, dans les casernes, devront renouveler tous les deux jours leurs listes d’ennemis, de neutres, de sympathisants et d’experts. Lorsque les casernes auront été investies, les personnes classées comme ennemies — c’est-à-dire en priorité tous les commandants et officiers» — seront rapidement éliminées et sans hésitation.

(5) Chaque membre des comités recevra une liste de noms répertoriant les individus qu’il devra exécuter.

(6) Après avoir exécuté tous les ennemis, on soumettra les neutres à des tests sévères pour éliminer en eux cette habitude que l’on rencontre chez les caractères indécis : l’hésitation.

(7) Les comités qui traiteront les neutres feront le nécessaire pour que les groupes de vigilance, à l’extérieur, puissent entrer dans les casernes.. Le prétexte sera «l’aide à apporter pour mettre fin à la rébellion».

(8) [Consigne sans importance].

(9) Les groupes qui auront pour fonction de liquider les généraux d’activé se com- poseront de dix hommes armés de revolvers. Les généraux ont à leur disposition deux adjudants-majors et un secrétaire que l’on devra exécuter chez eux. Ceux qui seront chargés de les éliminer ne se déroberont pas, quels que soient les obstacles ou l’opposition, «l’âge ou le sexe».

(10) Les groupes qui auront pour fonction d’éliminer des généraux «qui ne sont pas en situation d’activé» seront constitués dégroupes de trois hommes et mèneront à terme leur mission telle qu’elle a été définie dans le paragraphe précédant.

(11) & (12) Précisions sur la façon dont les habitations et les emplacements situés sur des positions stratégiques doivent être occupés par les militants communistes pour être secrètement armés et fortifiés afin de tendre des embuscades aux troupes qui pourraient réussir à s’échapper des casernes. Les instructions mentionnent: «Puisque des officiers de l’armée disposent de voitures blindées, certains groupes de nos militants devront se rendre aux points stratégiques tels que les carrefours dans des voitures et des camions armés de mitrailleuses afin d’empêcher qu’une aide soit apportée aux personnes qui résident au centre des villes. Les camions devront transporter des stocks de grenades».

(13) Nos militants mettront rapidement les uniformes qu’ils auront obtenus au préalable et recevront des fusils.

Garde d'Assaut dans la rue de la Diputacio 19 Juillet 1936

Garde d’Assaut dans la rue de la Diputacio 19 Juillet 1936

(14) Lorsque la révolte éclatera, nos groupes de militants revêtus des uniformes de la Garde Civile et de la Garde d’Assaut, dotés de l’équipement qui a déjà été préparé à leur intention, arrêteront les dirigeants de tous les partis politiques. Ils brandiront le prétexte de la protection personnelle pour justifier leur façon d’agir. Une fois en détention, le processus d’élimination des généraux qui ne sont pas en situation d’activé sera appliqué. Les groupes en uniforme arrêteront également et mettront en prison les capitalistes importants dont les noms sont mentionnés dans l’appendice «B» de la Circulaire numéro 32.

(15) Nous n’emploierons pas la violence contre ces capitalistes «sauf s’ils résistent» ; nous les obligerons toutefois à nous livrer le solde de leurs comptes courants bancaires et leurs valeurs. En cas de dissimulation nous les éliminerons sans exception, y compris leur famille. Il est nécessaire que les «Cellules» travaillent à leur service en tant que domestiques ou ouvriers, là où ils peuvent nous être très utiles [1].

  1. Cet ordre de protéger les Banquiers et les capitalistes qui travaillaient en tant qu’agents des Illuminati fut en tous points comparables à ceux qu’on donna pour protéger les Rothschild pendant la Révolution Française (n.d.a.).

(16) Insignifiant.

(17) En ce qui concerne les membres des forces arillées qui se prétendent sympathisants, nous emploierons la même tactique qui fût employée en Russie. D’abord, utiliser leurs services et ensuite les éliminer comme des ennemis. Pour le succès de notre cause et sa pérennité, un officier ou un soldat neutre est préférable à un officiel ou à un soldat qui a abandonné son uniforme parce qu’il craignait pour sa vie. Il est probable qu’un homme agissant ainsi n’hésiterait pas à nous trahir si l’occasion se présentait.

(18) Les Instructions à notre milice relatives à la mobilisation, aux mouvements de transports, à l’utilisation des armes et à l’habileté au tir doivent être intensifiées [1].

  1. En 1947, l’auteur rapporta aux autorités concernées qu’on avait importé au Canada 303 fusils (armes réformées).. De la même façon, le Cabinet des Ministres du Canada permit l’exportation d’armes reformées au Moyen-Orient en 1956 (n.d.a.).

(19) La milice postée aux carrefours doit éliminer les troupes qui viennent d’être défaites et qui essayent de s’échapper.

(20) Les nids de mitrailleuses seront situés dans des bâtiments sur la ligne de front et derrière les arsenaux, les postes de police, les casernes de pompiers, aux abords et aux sorties des villes. Si, malgré ces consignes l’ennemi arrive à sortir, nous devrons l’attaquer à la grenade à main.

(21) D’autres miliciens attendront dans des véhicules blindés, placés en des positions stratégiques dans les villes à une distance n’excédant pas un kilomètre. Ils seront égale- ment armés de mitrailleuses.

(22) Les liaisons se feront par voitures express et par cyclistes armés de revolvers.

(23) Non significatif.

(24) Les détails les plus intimes concernant la vie et la réputation des neutres et des sympathisants doivent être collectés et soigneusement répertoriés, y compris leurs besoins familiaux et le poids que l’amour de leurs enfants et le désir de leurs besoins nécessaires peuvent exercer sur eux. Si des membres de notre milice, des neutres ou des sympathisants font preuve d’un quelconque signe de faiblesse ou de résistance aux ordres, ils doivent être dénoncés au Comité le plus élevé de l’organisation comme coupables de complicité et/ou de réaction.

(25) Nos miliciens doivent être organisés de façon à pouvoir travailler loin de leurs foyers et lieux d’origine : l’expérience nous a enseigné qu’au dernier moment, par senti- mentalisme, les hommes qui travaillent clans leurs propres villages, au milieu de leurs familles et de leurs amis ne peuvent mener à terme nos instructions et manquent d’enthousiasme.

(26) Tous les propriétaires de dépôts de marchandises seront considérés comme des capitalistes importants. Ces dépôts devront être organisés pour subvenir aux besoins du prolétariat par le biais des groupes administratifs [1].

  1. Cet ordre nous montre clairement que les Illuminati sont les véritables dirigeants dans toute Révolution. Ils sont toujours placés aux postes les plus importants dans les gouvernements, dans la société, dans l’industrie et dans les forces armées. Les ouvriers, la foule ne sont que des «Pions sur l’Échiquier». Ils sont utilisés et ensuite subjugués. Prouvez-leur la réalité de cette conspiration et le complot communiste échouera (n.d.a.).

(27) Diverses instructions concernant l’utilisation de l’arme de la famine, capable de réduire rapidement l’opposition et confirmant ce qui a été dit quant à son emploi dans les conflits nationaux et la guerre internationale. Il précise : «Au cours de la Première Semaine et jusqu’à ce que la situation soit devenue normale, la fourniture de boisson et de nourriture aux bourgeois est interdite».

(28) Les stocks de vivres dans les casernes et ceux qui sont aux mains de nos ennemis, mais qui ne peuvent être saisis, devront être rendus inutilisables par adjonction de paraffine, pétrole ou d’autres substances.

Depuis que ces ordres ont été donnés, les dirigeants révolutionnaires de tous les pays ont reçu des instructions spéciales pour établir des plans méticuleux et agir parmi les membres de la police et des pompiers, car l’expérience a montré que la majorité de ces employés municipaux restaient fidèles à leurs patrons bourgeois». L’action que nous recommandons vise à :

  1. S’infiltrer dans les deux partis.
  2. Corrompre les hommes de la base.
  3. Faire rapidement acheter ou louer par les membres du Parti des propriétés situées aux abords (faisant face ou placées à l’arrière) des postes de police et des casernes de pompiers de façon à ce que leurs membres puissent être éliminés s’ils «changent de chemise». L’heure de la révolte devra coïncider avec le moment où la police changera de camp.

Les ordres adressés aux dirigeants du Parti Communiste Espagnol précisaient comment ils devaient occuper toutes les fonctions, les services publics ainsi que les administrations civiles. L’objectif était d’obtenir dans les plus brefs délais le contrôle absolu de tous les dépôts de vivres et des moyens de communication. Des consignes révolutionnaires interceptées à Majorque en Octobre 1936 furent traduites par Jacques Bardoux, qui écrivit par la suite «Le Chaos en Espagne». Elles étaient destinées aux dirigeants révolutionnaires d’Espagne.

Document espagnol

Afin de pouvoir contrôler les plus petits détails du mouvement à partir du 8 Mai, seuls les agents de liaison auront la possibilité de donner des ordres et communiqueront entre eux au moyen du Code chiffré E.L.M. 54-22. Les dirigeants locaux devront donner des instructions verbales au comité à l’aide du code suivant : 1.2.1. Ordre de commencer la Mobilisation. 2.1.2. Ordre de commencer la révolte. 2.2.1.1.1. Ordre d’attaquer des points déterminés à l’avance. 3.3.3. S’occuper des contre-révolutionnaires. 2.4.3. Mobilisation des syndicats. 2.5.5. Grève Générale. 2.6.5. Actes de Sabotage, par ex. Faire sauter des voies ferrées, etc.. 1.3.2. Signal pour retarder la révolte. 1.1.0. Ordre de ravitaillement. 1.0.0. La Réorganisation est terminée. 0.0. Fermer les frontières et les ports. 1.1. Exécution de ceux dont les noms sont sur la liste noire. Tous ces ordres seront diffusés le jour qui précédera la révolte, le 1er Mai ou le 29 à minuit, par l’émetteur installé à la Casa del Pueblo, à Madrid, dont la longueur d’onde est presque la même que celle de la Radio Générale de Madrid [1].

  1. Ce fut après la diffusion de ces ordres que la date de la révolte fut reportée au 22 Juillet (n.d.a.).

Organisation de Madrid : La ville doit être divisée de la façon suivante : A.B. Chamartin de la Rosa, Quartier Général (Q.G.) à la Casa del Pueblo — Mai- son du Peuple — de ce district. CD. Cuatro Caminos, Q.G. au Club Socialiste du district. E.F District du Palais, Q.G. aux imprimeries du Mundo Obrero (Monde Ouvrier). G. H. District de l’université, Q.G. aux bureaux de la rédaction d’«El Socialista». I. J. Quartier Latina, Q.G. à la Casa del Pueblo. M.N. Quartier Inclusa, Q.G. au Centre Socialiste. N.O. Quartier Pardinas, Q.G. au Garage Castello 19. PQ. District du Sud, Q.G. au Centre Socialiste de Vallecas. R.S. District de Carabanchel, Q.G. au Club Socialiste. T.U.V. Centre de Madrid, Q.G. à la Casa del Pueblo. secrétariat. X.Y.Z. Bureaux numéros 2,3,4,6,8,10,12 (pièce du balcon).

Plan de Campagne de Madrid

La révolte sera annoncée par l’explosion de cinq bombes à l’heure du crépuscule. Aussitôt, nous simulerons une attaque Fasciste sur l’un des centres du C.N.T. (Ouvrier). Ensuite, une grève générale sera déclenchée ; les soldats et les chefs qui nous soutiendront accentueront la révolte. Les groupes entreront en action.

Ceux qui sont affectés à « T.U.V. » investiront le Centre des Communications, la présidence et le ministère de la Guerre. Ceux qui sont affectés au district attaqueront les commissariats (intendance militaire) et la section « X.Y.Z. » investira la Sécurité Publique.

Un groupe spécial composé exclusivement de mitrailleurs doté de grenades à main se rendra aux quartiers généraux du Gouvernement et les attaquera par les routes suivantes : Carretas, Montera, Mayor, Correos, Paz, Alcala, Arenal, Preciados, Carmen et San Jeronimo. Les groupes, composés de cinquante cellules de 10 hommes chacune, entreront en action dans les rues de deuxième et troisième importance. Les groupes composés de deux cellules seulement combattront dans les rues de première importance et dans les avenues.

Les ordres stipulent l’exécution immédiate de tous les contre-révolutionnaires arrêtés.

Nous demanderons aux républicains du Front Populaire de soutenir le mouvement ; et dans le cas d’un refus de leur part, nous les expulserons d’Espagne.

Document français

  • Secret.
  • Aux Chefs de Groupes et de Sections.
  • Cellule de St George du Bois, Poste de Guet.

Premier groupe : Q.G. Hôtel de Ville. Chef de Groupe, A. Président. Première Section : B. 4 volontaires, 5 fusils, 1 revolver, 70 cartouches pour les fusils, 20 pour les revolvers, 15 grenades. Deuxième Section : C. 6 volontaires, 4 fusils, 3 revolvers, 70 cartouches pour les fusils, 20 pour les revolvers. Troisième Section : D. Chef, C. 4 volontaires pour distribuer les armes et les munitions et pour fabriquer des munitions, 6 revolvers, 15 bidons d’essence, 25 bidons (de 5 litres chacun) de réserve destinés au Camarade C.

Deuxième groupe : Q.G. Gare de Chemin de Fer. Chef, D.E.P 7 volontaires, 8 fusils, 80 cartouches, 20 bâtons de dynamite destinés au Camarade E.

Troisième groupe : A la Gare. Chef, FE. 5 volontaires (2 experts), 6 fusils, 1 revolver, 60 cartouches pour les fusils, 20 pour les revolvers, 1500 mètres de fil de téléphone isolé destinés au Camarade F. Quatrième groupe : (d’attaque) Q.G. Sous-sol de l’Hôtel de Ville. Chef, G. Première Section : H. 4 volontaires, 4 fusils, 50 cartouches, 10 couteaux, 12 cordes. Deuxième Section : I. 4 volontaires, 4 fusils, 50 cartouches, 10 couteaux, 10 cordes.

Instructions Spéciales

Deuxième groupe : Faire sauter les voies ferrées et les convois fascistes.

Troisième groupe : Relier immédiatement les Centraux Téléphoniques, la Poste, la Gare et l’Hôtel de Ville.

A tous les groupes : Economiser les munitions dès qu’arriveront les armes et les munitions en provenance de la Cellule de Rochefort. Premier groupe : doit s’occuper de toutes les provisions, des animaux et du fourrage dès l’arrivée des instructions en provenance de Rochefort, en vue de la distribution [1].

Le camarade Président.

  1. L’information présentée ci-dessus fut communiquée à la «Presse indépendante du. Monde {Libre).» par des écrivains non-conformistes et des correspondants accrédités, dès qu’elle fut en leur possession — après avoir été contrôlée -, mais elle ne fut jamais publiée. Pourquoi ? (n.d.a.).

Commentaire de l’auteur : Des événements historiques récents ont prouvé que les instructions données par les Illuminati via Moscou pour passer l’Espagne en coupe réglée ont été mises à jour et appliquées dans tous les pays d’Europe asservis depuis 1936. Il n’y a aucune raison de croire que la 5ème Colonne n’est pas aussi bien organisée et structurée au Canada et aux États-Unis, ni qu’elle ne soit prête à exécuter les ordres des Illuminati dès que les dirigeants du Mouvement Révolutionnaire Mondial jugeront le moment opportun. De nombreux indices nous portent à croire que les membres du Parti Communiste, au Canada et aux États-Unis, ont pratiqué depuis 1948 des exercices d’évacuation rapide des grandes villes et des zones industrielles, de façon à pouvoir être en rase campagne lorsqu’arriveront les premières vagues de bombardiers soviétiques [1]. Les prétextes invoqués étaient incontournables. Ils prévoyaient de revenir et de tout investir lorsque la situation serait dans un chaos indescriptible et que les habitants seraient encore en état de choc.

  1. A l’époque, cette perspective était la plus probable. Aujourd’hui, comme on peut le lire dans l’ouvrage intitulé Maitreya, les choses vont se faire, très probablement, différemment (n.d.l.r.).

Puisqu’il est nécessaire de mettre un terme à l’illuminisme en Europe et en Asie, ce serait une grave et coûteuse erreur de ne pas avoir conscience du danger que représente leur 5ème Colonne. Nous devons éloigner ce danger interne ou bien tous nos plans de défense civique d’urgence seront inutiles.

Nous devons d’abord nous occuper de l’ennemi pour que nos plans de défense et nos solutions soient parfaitement à l’abri des traîtres et des saboteurs. Nous devons nous rappeler que les communistes sont utilisés pour déclencher la révolte. Ceux qui dirigent les communistes constituent ensuite une Dictature du Prolétariat qui, à son tour, est investie par les agents des Illuminati.


Documentaires


Espagne 1936-1939


Un autre futur

L’Espagne en rouge et noir

50 ans après, l’histoire des anarcho-syndicalistes espagnols, qui menèrent une révolution autogestionnaire au coeur de la guerre civile. Ce film est né de la volonté des vieux libertaires espagnols de reconstituer la mémoire collective de leur génération, et de nous en laisser témoignage. Dispersés par l’exil, affaiblis par l’âge, ils ont gardé une étonnante jeunesse lorsqu’il s’est agit de se lancer, une fois encore, dans une aventure commune. A Barcelone en 1936, la révolution qu’ils faisaient, ils l’ont filmée. Aujourd’hui, ils donnent à voir ces images lyriques arrachées au temps et aux persécutions, pour que leur témoignage et leurs vies ne se dissolvent pas dans l’oubli.
Un film de Richard PROST 151’ COUL extraits d’époque N&B VF et VO Esp stf.

– 1ère partie : Je demande la parole période de 1870 à 1936
– 2ème partie : Sous le signe libertaire période de 1936 à 1937
– 3ème partie : Il n’y a plus de fous période de 1937 à 1945

Vivre l’utopie

Documentaire sur l’Espagne libertaire de 1936 dans lequel une trentaine d’anciens militants anarchistes témoignent de l’application concrète de l’anarchisme par plusieurs millions de personnes en Catalogne et en Aragon.
Juan Gamero, F. Rios, Mariona Roca, Mitzi Kotnik – VF

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4 réflexions sur “Les Dessous de la Révolution espagnole

  1. Histoire secrète de la révolution espagnole par Léon de PONCINS. Réimpression de l’édition de 1937.

    « Ce qu’on ne vous dit pas sur la guerre civile espagnole de 1936. En 1933, deux ans avant qu’un seul « volontaire » allemand ou italien ait apparu dans les rangs de l’armée de Franco, alors qu’une Constitution républicaine fonctionnait normalement un État étranger intervient dans la péninsule ibérique ; fournit, avec « soixante-dix caisses d’armes, des tanks et des auto-mitrailleuses » ; ce même État étranger – fort-cupide, on le verra – dresse un plan, dont le texte est connu ; envoie des agents. Sans Moscou, en effet, l’Espagne rouge n’aurait pas existé. – « En une année 3800 grèves, 73 églises détruites dans les Asturies ; un prêtre, cloué au couteau sur l’étal d’une boucherie de Barcelonne, avec un écriteau : « cochon à vendre ». Le trésor royal, qui se fondait sur 2 800 tonnes d’or au temps d’Alphonse XIII, n’en comptera plus que 800 tonnes en 1936. »

    « En 1933, deux ans avant qu’un seul « volontaire » allemand ou italien ait apparu dans les rangs de l’armée de Franco, alors qu’une Constitution républicaine fonctionnait normalement et qu’un parlementaire radical gouvernait l’Espagne, un État étranger intervient dans la péninsule ibérique ; fournit, avec « soixante-dix caisses d’armes, des tanks et des auto-mitrailleuses » ; ce même État étranger fort-cupide, on le verra – dresse un plan, dont le texte est connu ; envoie des agents. « Sans Moscou, en effet, l’Espagne rouge n’aurait pas existé. »
    Dès l’ouverture des hostilités, Largo Caballero (communiste et Franc-maçon) conclut un traité secret d’alliance avec l’ambassadeur juif des Soviets, Rosenberg. Les Juifs M. Nelken et J. Neumann, Bela Kun (le « tueur de la Hongrie ») sont délégués à Madrid comme « Conseillers » Moscou ne cachait même pas son jeu. Il existait depuis longtemps, dans un musée de la capitale de l’U.R.S.S., une salle consacrée à la future révolution communiste espagnole (v. Yvon Delbos : L’expérience rouge, pp. 185 et 186. Paris, 1933).
    Espagnol ! – avertissait le roi – on violera ta femme, on tuera ton père, on séquestrera ta fille, on t’arrachera le pain et le vêtement, on t’assassinera dans le dos ; et l’Europe épouvantée se lèvera pour voir l’Espagne disparaître du rang de la civilisation. Voyons aujourd’hui que ce mot s’applique, ô combien ! à toute nation au bord d’émeutes révolutionnaires.
    En une année 3800 grèves, 73 églises détruites dans les Asturies ; un prêtre, cloué sur l’étal d’une boucherie de Barcelonne, avec un écriteau : « cochon à vendre ». Le trésor royal, qui se fondait sur 2 800 tonnes d’or au temps d’Alphonse XIII, n’en comptera plus que 800 tonnes en 1936, les bolcheviques ayant exigé que les fourniture d’armes fussent payées en monnaie d’or ; c’est la bonne vieille alliance du capitalisme et du communisme visant à accaparer toutes les richesses de la planète.
    Or ajoutait le roi : « Comptons en Espagne 5000 politiciens, peut-être 6000, contre 20 millions d’Espagnols qui rejettent le parlementarisme révolutionnaire, faut-il donc sacrifier vingt millions d’hommes pour fournir une rente à 6000 hommes nuisibles ? »
    Vint alors Fr. Franco, parti des Canaries. Il allait persuader l’Espagne qu’elle n’était pas morte.

    http://saint-remi.fr/fr/judaisme-franc-maconnerie/628-histoire-secrete-de-la-revolution-espagnole.html

  2. Ce qu´on ne vous a jamais dit sur la guerre d´Espagne par Christophe DOLBEAU

    « Nombreux sont encore les dupes et les niais qui tiennent la IIe République espagnole pour un paisible État de droit, gouverné par une gauche libérale, progressiste, bienveillante et démocratique, et la droite nationale pour un ramassis de réactionnaires obtus, bigots et haineux. Ressassé sans relâche depuis 70 ans par une armée de menteurs professionnels, ce cliché trompeur a la vie dure. Oubliés les incendies d’églises et de couvents, les confiscations de biens, les grèves permanentes, les mutineries, les émeutes, les pillages, les meurtres et les attentats ! Oubliée la cohorte de médiocres et de malfaisants, de terroristes, de tricoteuses et de maçons, qui s’empare du pouvoir et proclame à tous vents qu’elle veut faire au plus vite de l’Espagne une « démocratie populaire ». Légitime réflexe d’auto-défense de l’Espagne éternelle, le soulèvement national n’est pas sans soutien à l’étranger où les bonnes volontés se mobilisent en grand nombre. En France, la droite nationale fait activement campagne pour les insurgés et quelques centaines de militants vont même faire le coup de feu de l’autre côté des Pyrénées. D’autres pays, dont l’Irlande, dépêchent eux aussi des volontaires qui apportent une contribution symbolique à cette nouvelle Croisade. Cet engagement n’a rien d’infamant, bien au contraire, et il est plus que temps d’en parler : nous nous y employons également dans ce petit livre. Il y a plus de 70 ans, l’Espagne, au prix d’une guerre terrible et de sacrifices immenses, s’arrachait aux griffes d’un gang de « cruels imbéciles », de « crétins criminels » et de « scélérats » (selon les termes mêmes de deux Pères de la République, Pérez de Ayala et le Dr Marañon). Ce sursaut est tout à son honneur, il est juste d’y rendre hommage et nous espérons y contribuer un tant soit peu par ce modeste ouvrage. »

    « L´auteur présente certains aspects de la guerre d´Espagne : les cruautés souvent occultées de la IIe république espagnole, les personnalités de Franco et Primo de Rivera, la place des intellectuels et un chapitre sur les volontaires irlandais. Réponse à la désinformation, aux contre-vérités et à la falsification historique. Ce livre rappelle ce que « l´histoire officielle » occulte et dissimule et que seuls quelques rares historiens et maisons d´édition ont eu le courage de dénoncer. Les communistes ont commis des crimes abominables qu´il faut condamner.
    Synthèse qui a beaucoup plu à nos lecteurs ! »

    http://www.chire.fr/A-127709-ce-qu-on-ne-vous-a-jamais-dit-sur-la-guerre-d-espagne.aspx

  3. Belle tentative de manipulation mais l’histoire ne peut être racontée de la sorte.
    Des historiens compétents se sont chargés de la faire déjà.

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