Les Dessous de l’islamisme: le wahhabisme

Attention: je me permets de poster ce billet sans avoir profondément étudié l’Islam et le monde musulman. Le travail est en cours. Aussi, comme pour tous les dossiers du site, celui-ci sera mis à jour régulièrement, au gré des trouvailles pertinentes littéraires, vidéos et discussions du web. Le but est ici d’identifier le vers dans le fruit: tous les musulmans ne sont pas des va-en-guerre, loin s’en faut; comme pour d’autres religions et communautés, une partie seulement est responsable de l’opprobre généralisée sur ce groupe humain. Sans être pro ni anti religion, il s’agit de clairement identifier quelle(s) faction(s) ou branche est manipulée, par qui et pourquoi. Pour le reste : paix aux hommes de bonne volonté.


Le wahhabisme et ses dérives nuisent à l’image des musulmans dans leur ensemble. Cette branche très particulière de l’islam engendre les courants d’extrémistes les plus violents. Penchons nous sur cette mouvance et apprenons à ne pas blâmer l’ensemble des musulmans pour les actes et pensées d’une minorité.

Qu’est ce que le wahhabisme ?

  1. Définitions de courants musulmans courants

  2. Documents écrits ou vidéos :

  • Comment tous les pays musulmans actuels furent créés en à peine 2 siècles (article de Jonah Damon)
  • Un Chaykh de l’Université de Al-Azhar dévoile la réalité des wahhabites (vidéo)
  • Comment l’Arabie saoudite a déstabilisé le monde en exportant son islam radical depuis 40 ans
  • Les savants de la Mecque et de Médine dénoncent les wahhabis, document historique (vidéo)
  • La secte de l’Etat saoudien et ses Dérives. Le wahhabisme, la fabrique du terrorisme (article)
  • Mise en garde contre la secte des wahhabites (article)
  • Les salafistes wahhabites, traitres aux Musulmans, Ennemis de la Démocratie, Amis des Dictateurs
  • Un jeu diabolique. Comment les Etats-Unis ont contribué à renforcer l’islam fondamentaliste (article)
  • Salim Laibi – La Mecque infiltrée par les satanistes wahhabites (vidéo)
  • Documentation PDF (un livre et deux brochures contradictoires)
  • Destruction des vestiges islamiques par les wahhabites (conférence vidéo)
  • A Qui Profite Le Printemps Arabe (Documentaire)
  • Divers messages de forums

Définitions wikilogo

Ce qui distingue les courants de l’islam (le sunnisme, le chiisme et le kharidjisme sont les trois principaux) est principalement l’interprétation de la religion tandis qu’ils peuvent se référer aux mêmes sources utilisées pour écrire le droit musulman.

chiites sunnitesLe sunnisme est le courant religieux majoritaire de l’islam. 90% des musulmans sont sunnites. Il est parfois apparenté à une vision orthodoxe de l’islam.

 

Le chiisme (ou chî`isme) constitue l’une des trois principales branches de l’islam avec le sunnisme et le kharidjisme. Il regroupe environ 10 à 15 % des musulmans, dont 90 % de la population iranienne. Les chiites sont souvent appelés péjorativement sous le nom de Râfidhites (…), « celui qui refuse » (…), dont la communauté est appelée rāfiḍiy, ceux qui refusent les trois premiers califes (Abu Bakr, Omar et Othman).

 

Le kharidjisme ou kharijisme (arabe : ḫawarij, خوارج, « dissidents ») est avec le sunnisme et le chiisme l’une des trois principales branches de l’islam. Il se divise à son tour en diverses communautés et tendances. Les Kharidjites furent ainsi nommés par Ali pour désigner tout mouvement musulman contestataire, qu’importe leurs revendications et leurs méthodes, pourtant radicalement opposées.

 

Le salafisme (en arabe : السلفية) est un mouvement sunnite revendiquant un retour à l’islam des origines, qui serait donc fondé essentiellement sur le Coran et la Sunna. Aujourd’hui, le terme désigne un mouvement composite fondamentaliste, constitué en particulier de mouvances quiétiste, politique et djihadiste. Toutes ces mouvances affirment constituer la continuation sans changement de l’islam des premiers siècles.

Au sein du monde musulman, le mouvement salafiste contemporain est l’objet de vives critiques. On lui reproche, en particulier, d’avoir une compréhension étroite des différents textes religieux, notamment du Coran et de la Sunna, en privilégiant une approche littéraliste, et en négligeant le contexte d’écriture et l’esprit de ces textes, aussi bien dans le domaine théologique que jurisprudentiel

wahhabismeLe wahhabisme est un mouvement politico-religieux saoudien, fondé au XVIIIe siècle par Mohammed ben Abdelwahhab. Selon cette vision puritaine et rigoriste issue de l’islamsunnitehanbalite, l’islam devrait être ramené à sa forme originelle qu’il définit selon son interprétation littérale[réf. souhaitée] du Coran et des hadiths. La pensée wahhabite diffère de la plupart des autres doctrines de l’Islam : elle s’oppose notamment à toute forme populaire de religiosité et, selon Abderrahim Lamchichi, prône une pratique religieuse purement ritualiste.

Cette doctrine se définit comme étant salafiste, mais les autres courants rejettent cette affirmation[réf. nécessaire]. Bien qu’étant largement minoritaires (selon Zidane Mériboute), les wahhabites vont jusqu’à rejeter tous les autres courants de l’Islam qui ne suivent pas scrupuleusement leurs dogmes, qu’ils considèrent comme hérétiques.

Parfois perçu, comme une secte, ce courant fondamentaliste est régulièrement présenté comme un mouvement extrémiste par les chiites ainsi que par la plupart des sunnites.


 

Wahhabisme & terrorisme islamiste

SOURCE: ALWATAN Par Tayeb Belghiche, 1er août 2009

fetwaLe rôle moteur joué par le wahhabisme dans le développement du terrorisme islamiste à travers le monde se manifeste de plus en plus par son ampleur, sa dangerosité et son impact extrêmement négatif sur les sociétés. Ce qui vient de se passer au Nigeria, plus grand pays musulman d’Afrique, en est une illustration. On découvre sans surprise que le chef de la secte « taliban », Mohamed Yusuf, abattu par les services de sécurité nigérians, avait étudié la théologie à l’université islamique de Médine, de même que nombre de ses complices. Voulant imposer par la violence un « Etat islamique pur », il a envoyé, selon une agence de presse, des lettres à 18 leaders musulmans de Maiduguri, la ville où il réside, pour leur annoncer leur prochaine exécution. Malheureusement, le Nigeria n’est pas la seule cible du wahhabisme, cette doctrine ultra-rétrograde qui gère l’Arabie Saoudite d’une poigne de fer. Elle continue de faire des dégâts à travers le monde. Il ne faut pas oublier qu’Oussama Ben Laden s’est nourri à la mamelle wahhabite pour devenir un chef terroriste très redouté de par le monde.

Un pays comme la Somalie a implosé parce que le régime saoudien a décidé de voir la charia imposée aux citoyens de ce pays. Le Soudan, par exemple, a été transformé, par la volonté des wahhabites, en centre de formation de terroristes de tous horizons et en plaque tournante du terrorisme international au point que le chef d’Al Qaïda y a fait ses armes. Sans parler du Pakistan où les Saoudiens avaient des écoles de formation de talibans. Le peuple pakistanais en paye aujourd’hui encore un lourd tribut et son avenir est hypothéqué tant l’hydre islamiste est en train de s’étendre jusqu’à déstabiliser l’Afghanistan et l’Inde. L’Algérie n’a pas été épargnée. Des dizaines de milliers de ses enfants y ont laissé leur vie parce que le régime saoudien est allergique à la démocratie. Des jeunes appelés continuent encore de mourir. La liste des pays victimes du phénomène né dans la péninsule arabique est longue à énumérer. Mais le plus étonnant est que personne ne demande de comptes à l’Arabie Saoudite, devenue elle-même une cible du monstre qu’elle a engendré. Ses richesses pétrolières la protègent pour l’instant d’un procès. Mais rien ne dit qu’un débat sur sa responsabilité dans le développement du terrorisme islamiste ne sera pas ouvert un jour. Quand ses richesses se tariront.

 

« Comment tous les pays musulmans actuels furent créés en à peine 2 siècles »

Jonah Damon

Le département américain de la Défense a publié des traductions d’un certain nombre de documents des renseignement irakiens datant du règne de Saddam Hussein. Un rapport de la direction des renseignements militaires généraux de Septembre 2002 est intitulé : «L’émergence du wahhabisme et ses racines historiques »

Le gouvernement irakien était au courant des buts néfastes aux musulmans des wahhabites d’Arabie saoudite au service des intérêts occidentaux pour porter atteinte à l’Islam et son peuple.

Le rapport repose en grande partie sur « les Mémoires de M. Hempher », qui décrie en détail comment un espion britannique au Moyen-Orient, dans le milieu du XVIIIe siècle a pris contact avec Abdul Wahhab, pour créer une version subversive de l’Islam.
La secte notoire du wahhabisme devenant le culte fondateur du régime saoudien.

Le mouvement a été temporairement supprimée par les armées Ottoman au milieu du XIXe siècle. Mais avec l’aide des Britanniques et l’argent des Rothschild, les wahhabites et les saoudiens ont repris le pouvoir et fondent leur propre Etat en 1932.
Depuis lors, les Saoudiens ont collaboré étroitement avec les Américains, à qui ils doivent leur richesse pétrolière considérable, dans le financement de divers organisations islamiques fondamentalistes plus d’autres opérations secrètes américaines, en particulier le « jihad » en Afghanistan.

Les Saoudiens utilisent l’immense richesse à leur disposition pour diffuser cette secte perturbatrice de l’Islam dans diverses parties du monde, cette histoire pourrait être classées comme l’une des plus grande campagne de propagande de l’histoire.
Beaucoup de ceux qui défendent le wahhabisme comme un mouvement de réforme légitime de l’islam ont essayé de rejeter les mémoires comme un faux fabriqué.

Par exemple Bernard Haykel, professeur en études du Proche-Orient à l’Université de Princeton, qui, sans fournir la moindre preuve, suppose que les mémoires de Hempher ont été créé par Ayyub Sabri Pacha.

(suite dans la 2ème partie) (source -en partie commentaires-)




Salim Laibi – La Mecque infiltrée par les satanistes wahhabites



Documentation PDF

wahhabisme-amer-dessous-des-cartesL’hérésie wahhabite [PDF] constitue un des plus grands malheurs que les musulmans aient jamais connu ou que l’Islam ait eu à affronter; car les wahhabites, afin de servir leurs maîtres anglais, américains et juifs sionistes, ont été et sont à l’origine de nombre de préjudices causés à la Oumma islamique. Ont été rapportées certaines paroles du Prophète (a.s.s.) dans des livres de hadiths célèbres qui mettent en garde les musulmans contre toute hérésie et particulièrement contre l’hérésie telle celle prônée par les wahhabites. Nous citerons un de ces hadiths. rapporté dans le livre de Al-Bukhari, selon lequel le Messager de Dieu (a.s.s.) a dit: « Un groupe se formera, à l’est de l’Arabie; ces gens re citeront le Coran sans le comprendre, car ils seront plongés dans les ténèbres de leur ignorance. Ils auront choisi de s’écarter du vrai chemin de l’Islam, plus rapidement encore que la vitesse d’une flèche. Une étude attentive de la pensée wahhabite, à la lumière du Saint Coran et de la noble Sunnat du Prophète (a.s.s.), nous permet de voir quel est le vrai visage des wahhabites ainsi que de découvrir leurs préjugés contre les musulmans, préjugés que nous nous proposons, avec l’aide de Dieu, de dévoiler (…)
Nous implorons Dieu-Le Tout Puissant de nous aider à démasquer les wahhabites afin que les musulmans puissent connaître leur ennemi qui ne cesse de semer la discorde entre eux. « Attachez-vous tous, fortement, au pacte de Dieu; ne vous divisez pas; ». (Coran II, verset 103)
les-salafites
Les Salafites [PDF] Suite aux pressions exercées par les radicaux musulmans sur les libraires, ces derniers ont décidé de retirer cet ouvrage de leurs rayons. Afin de pallier à ce manquement et satisfaire aux protestations des lecteurs, j’ai décidé de le proposer en téléchargement libre et gratuit sur internet.
Préalablement, je l’ai revu et corrigé. J’ai également apporté une légère modification au titre ; désormais : « La Vérité sur les Salafites » et non plus : « Les Salafites », afin de lever l’ambiguïté sur la nature de son contenu.
Les Mémoires de Hempher ou la fable « Wahhabite ». Réaction aux propos du professeur Dortiguier [PDF] : (…) Certes, le mythe qui entoure Mohammed Ibn Abdel Wahhâb est omniprésent. Pour certains, il fut le chef d’un mouvement terroriste, pour d’autres, un agitateur implanté, un agent secret de l’Occident et un hypocrite. Ce ne sont que quelques légendes que l’on retrouve dans une partie de la littérature musulmane et non musulmane.
Les grands médias ne sont pas seuls dans leurs attaques contre Ibn Abdel Wahhâb et ce qu’ils nomment le «Wahhabisme».
Même les médias alternatifs, qui sont censés procurer aux gens un substitut plus équilibré et viable, manquent à leur devoir lorsqu’ils traitent le sujet du «Wahhabisme».

 

Un Chaykh de l’Université de Al-Azhar dévoile la réalité des wahhabites


La secte de l’Etat saoudien et ses Dérives
Le wahhabisme, la fabrique du terrorisme

(source)

Plus de deux siècles ont été nécessaires pour faire du wahhabisme la matrice idéologique actuellement reconnue à l’internationale islamiste.

Prophetie-au-sujet-de-la-fitna-venant-de-louestSigne d’une remarquable influence, la doctrine wahhabite, à l’exception des mouvements chiites, inspire et guide encore la plupart des mouvements islamistes, modérés ou radicaux, de par le monde. Des spécialistes la présentent comme l’idéologie fondatrice de l’islam politique. Un mouvement politico-religieux qui allie rigorisme, puritanisme, et vise à (ré)instaurer le califat. Le wahhabisme désigne (encyclopédie Wikipédia, ndlr) la doctrine du salafisme, une « forme rigoriste de l’islam sunnite, telle qu’enseignée par le théologien Mohamed ibn Abd al-Wahhab (1703-1792) ». Dans son Mirat el Haramein, un des premiers ouvrages consacrés au wahhabisme, publié en 1888 à Istanbul, Ayoub Sabri Pasha qualifie le wahhabisme d’« hérésie de l’Islam sunnite », revendiquant un Islam authentique, débarrassé de la « gangue idolâtre » et « moderniste », les bidâ. Cette « hérésie » est faite d’un ensemble de « commandements négatifs », des interdictions qui se basent sur le Coran et la Sunna, interprétés à la lumière de la pratique des « premiers musulmans », et rejetant les avis théologiques ultérieurs entrant en contradiction avec ces sources. A titre d’indication, la pratique wahhabite de l’islam interdit d’adorer les « intermédiaires » (ange, prophète ou saint) ; d’invoquer dans ses prières d’autres noms que ceux de Allah ; l’interdiction du tabac, de l’alcool, les décorations de mosquées, etc. En Occident, on qualifie également la doctrine wahhabite d’« idéologie » et de « secte musulmane fondamentaliste » qui reprend à son compte la vieille doctrine hanbalite remontant au IXe siècle et renouvelée au XIIIe siècle par Ibn Taymiya. L’intention qu’on prête à Moh’amed ibn A’bdel Wahab était de ramener l’Islam (sunnite) à sa « pureté » d’origine ; et tous les usages qui n’y étaient pas prescrits furent combattus, spécialement le culte des saints et les pèlerinages vers d’autres destinations que la Kaâba. C’est aussi une « religion intégriste », « inventée par un homme ambitieux et révolté », Moh’amed ibn A’bdel Wahab en l’occurrence. L’imam, le cheikh, Mohamed ibn A’bdel Wahab est un des poids lourds de la théologie musulmane. Son Kitab at-Tawhid (le Livre du monothéisme), texte fondateur du wahhabisme, bouleversera de son vivant toute la péninsule Arabique et marque à ce jour de son influence le monde musulman.

Le Vatican wahhabite

Né dans le village de Uyaynah en 1703, l’homme, à qui ses biographes reconnaissent une « mémoire et une intelligence prodigieuses », est un des maîtres à penser de son époque, un infatigable voyageur et un homme politique avisé. Le personnage s’est fortement imprégné des enseignements d’Ibn Taymiya, une des plus célèbres écoles doctrinales de l’Islam. A la mort de son père, il prêchera ouvertement l’islam à la manière des « pieux prédécesseurs », as-salaf, dénonçant le polythéisme, « shirk » ; les innovations, al-bida’, des sectarismes ; et les choses détestables, al-munkar. L’époque s’y prêtait, d’après les historiens, car ses « ouailles » de la péninsule Arabique étaient « revenues à toutes sortes de pratiques idolâtres » et « ne se conformaient que peu aux rituels islamiques ». Son retour vers sa terre d’origine se fera avec heurts, tout d’abord avec les notables. Il conclura une alliance stratégique avec le prince Muhammad Ibn Sa’ud, prince de Dir’iyya, village proche de Riyad, et ensemble, grâce à la da’wah du cheikh et à l’autorité et la puissance du prince, ils réalisèrent l’unité des tribus arabes sous la bannière du tawhid.

L’Arabie Saoudite berceau historique du wahhabisme

Oul-WahhabitesIls déclarèrent la guerre à certaines tribus arabes faisant encore obstacle. Une guerre qui prendra fin en 1773 avec la conquête de Riyad. C’en est là l’acte fondateur de l’actuelle Arabie Saoudite. C’est ainsi que l’histoire du wahhabisme se confond avec celle de la famille des Al Saoud. « L’Arabie Saoudite n’est pas seulement le premier exportateur mondial de pétrole et le royaume de l’or noir, note dans son livre le directeur de l’Observatoire des pays arabes, Antoine Basbous, mais c’est aussi le berceau historique du wahhabisme ». Antoine Basbous retrace dans son livre L’Arabie Saoudite en question, la genèse de l’Arabie Saoudite, « fruit d’une alliance entre la famille Al-Saoud et les oulémas wahhabites ». « Le pays est né en 1744, de la rencontre entre l’épée de Mohammed Bin Saoud et le verbe d’un imam inspiré, Mohammed Bin Abdelwahab, qu’une lecture littérale du Coran conduisit à élaborer une version radicale de la religion connue aujourd’hui sous le nom de wahhabisme », écrit-il. D’après le « spécialiste », un habitué des plateaux des chaînes télés françaises, l’influence des oulémas wahhabites sur la société saoudienne est toujours aussi importante. Basbous qualifiera le pouvoir des autorités wahhabites à une « dynastie parallèle », jouissant de privilèges et subventionnée avec les pétrodollars de la famille royale, estimant que le pouvoir des défenseurs du wahhabisme est déterminant à l’intérieur du pays. Selon lui, « le Vatican wahhabite exerce son pouvoir par le biais d’une trentaine d’institutions ». Avec, au premier rang de la hiérarchie, « le comité des grands oulémas », autorité spirituelle suprême composée de 17 membres qui édicte chaque année des fatwas très suivies.

« La hiérarchie wahhabite organise,selon lui, l’endoctrinement et l’embrigadement de la société notamment à travers le réseau dense des 35 000 mosquées que possède ce pays de 15 millionsd’habitants. » L’emprise des wahhabites sur la société saoudienne expliquerait en partie, d’après l’analyste, les contradictions et les ambiguïtés de Riyad face à la guerre mondiale contre le terrorisme.

Une manipulation occidentale ?

Le directeur de l’Observatoire des pays arabes abordera également l’exportation du wahhabisme dans les pays musulmans modérés. « Par nature, l’idéologie wahhabite est conquérante et missionnaire. Quiconque consacre son activité à un islam militant et offensif trouve bourse ouverte à Riyad », rappelle-t-il. La générosité financière des wahhabites constitue à ses yeux une source d’inquiétude. Le Maroc est devenu, d’après Antoine Basbous, le théâtre d’une influence grandissante du wahhabisme dans les mosquées. Il dévoile notamment un rapport confidentiel alarmiste, adressé aux autorités marocaines fin 2000, portant sur « le wahhabisme, sa formation, ses menaces et son introduction au Maroc ». « Imaginons un instant que la doctrine wahhabisme2wahhabite s’étende à tous les autres pays d’Islam et y devienne religion d’Etat. Le désastre ne frapperait pas seulement les musulmans dans leur vie quotidienne : il infligerait à la culture islamique des dommages irréparables », s’inquiète-t-il. Pour faire face à l’expansion du wahhabisme dans le monde, l’auteur préconise de « désarmer idéologiquement le wahhabisme et ses variantes islamiques agressives et intolérantes ». A propos des relations entre l’Arabie Saoudite et les Etats-Unis, le spécialiste considère qu’à terme, le divorce saoudo-américain serait inéluctable. Les tentatives des responsables saoudiens pour amadouer Washington au lendemain du 11 septembre faites de rupture avec les talibans, plan de paix du prince héritier Abdallah pour le Proche-Orient, condamnation du terrorisme, ne changeront à ses yeux rien à l’issue finale ; « la rupture entre Riyad et Washington est définitivement entamée ». De l’autre bord, Pascal Ménoret, auteur de L’Enigme saoudienne et ancien collaborateur à l’ambassade de France en Arabie Saoudite, un observateur averti du phénomène wahhabite, estime, quant à lui, que la « menace wahhabite » est grossièrement manipulée par les médias occidentaux. Ménoret écrit dans un article publié sur le site ouma.com que contrairement à ce qui est sciemment entretenu, le « wahhabisme semble aujourd’hui un mouvement révolu, grossièrement manipulé par les médias occidentaux, dans le but avoué de faire du  »terrorisme » une production endogène, une efflorescence culturelle ou une curiosité ethnologique du Moyen-Orient ». Le wahhabisme, indique-t-il, appartient d’une certaine manière au passé, en ce qu’il aurait trahi ses idéaux de jeunesse (…), le terme de wahhabisme semble avoir définitivement perdu toute validité descriptive.

SOURCE:  ALWATAN 17 avril 2007
Par Mohand Aziri


 

Les savants de la Mecque et de Médine
dénoncent les wahhabites, document historique

 



Wahhabite connection
 :

comment l’Arabie saoudite a déstabilisé le monde
en exportant son islam radical depuis 40 ans

saoudiensL’Arabie saoudite a beau être l’allié traditionnel des puissances occidentales au Moyen-Orient, et notamment dans la lutte actuelle contre l’Etat islamique, le royaume est le principal soutien des mouvements fondamentalistes qui s’étendent dans le monde entier.

Atlantico : L’Arabie saoudite est un allié de longue date des puissances occidentales, et joue en principe un rôle de « pivot » au Proche-Orient et au Moyen-Orient. Pourtant, le pays est aussi le berceau du wahhabisme, l’islam influençant la plupart des mouvements djihadistes. Quelle est la nature du lien que le Royaume des Saoud entretient avec ces différents mouvements ?

David Rigoulet-Roze : L’Arabie saoudite apparaît en effet comme un allié de longue date des Occidentaux en général et des Etats-Unis en particulier. L’expression de cette alliance tient d’ailleurs dans ce qui est passé à la postérité comme le de « Pacte du Quincy »[1].

Le deal sous-tendant cette alliance pouvait se résumer de la manière suivante : le monopole américain sur le pétrole saoudien en contrepartie de la sécurité militaire assurée par les Etats-Unis. Il faut comprendre que se profile alors la Guerre froide et qu’il n’est pas question de permettre à l’Union soviétique de prendre pied dans la région qui contient les plus grandes réserves pétrolières avérées de la planète. A cet égard, les déclarations des responsables américains sont instructives dans la constante qu’elles révèlent par-delà les Administrations américaines. Comme le déclara en juin 1948, le secrétaire américain à la Défense de l’époque, John Forrestall : « L’Arabie doit désormais être considérée comme incluse dans la zone de défense de l’hémisphère occidental ». Avec le début de la Guerre froide, le nouveau président démocrate Harry Truman (1945-1952) se voulut plus explicite encore dans une lettre adressée à Ibn Saoud en date du 31 octobre 1950 : « Aucune menace contre votre royaume ne pourra survenir sans constituer un sujet de préoccupation immédiate pour les Etats-Unis ». Le changement d’Administration américaine avec le président républicain Dwight David Eishenhower (1952-1961) ne fit que confirmer ce grand deal. La « doctrine Ike » reposait plus que jamais sur l’idée cardinale selon laquelle on ne met pas en difficulté les alliés pétroliers du « Monde libre », ce qui revenait à leur assurer une sorte de garantie d’immunité, sinon d’impunité. C’est selon. Ces assurances américaines seront par la suite renouvelées par le président démocrate John Fitzgerald Kennedy (1961-1963) dans une lettre adressée à son successeur le roi Faysal, en date du 25 octobre 1963 :  « Les Etats-Unis apportent leur soutien inconditionnel au maintien de l’intégrité territoriale de l’Arabie saoudite ». La base de cette alliance stratégique était encore résumée en ces termes à la fin des années 70 par Marshall Wylie, un diplomate américain : « Nous avons besoin de leur pétrole et eux de notre protection ». Cette alliance stratégique fut formalisée en ces termes par le président démocrate Jimmy Carter (1977-1981) dans son discours sur l’Etat de l’Union du 23 janvier 1980 : «Toute tentative, de la part de n’importe quelle puissance étrangère, de prendre le contrôle de la région du golfe Persique sera considérée comme une attaque contre les intérêts vitaux des Etats-Unis d’Amérique. Et cette attaque sera repoussée par tous les moyens nécessaires, y compris la force militaire ». On ne pouvait être plus clair. Le fait est qu’à l’époque, les Américains ne se préoccupaient pas véritablement du fait que le royaume saoudien n’était pas précisément un modèle de régime démocratique. Et ce, d’autant moins que les Etats-Unis allaient largement utiliser à leur profit les deux qualités essentielles faisant de ce royaume un partenaire stratégique indispensable, deux qualités qui se combinaient alors opportunément : la première résidait dans le fait que ce régime ultra-conservateur sur le plan politique et religieux était apparu en mesure de faire obstacle à la vague montante, dans les années 50-60, du « nationalisme arabe » à caractère républicain. Lequel s’exprima sous une forme résolument anti-colonialiste d’abord – notamment avec le panarabisme « socialisant » de Gamal Abdel Nasser en Egypte -, puis anti-impérialiste ensuite, ce qui ouvrait une « fenêtre d’opportunité » inespérée au développement de l’influence soviétique dans la région[2] ; la seconde résidait dans le fait que le royaume d’Arabie saoudite – ce « royaume des sables » transformé par les grâces de la géologie en caricature de « Pays de l’Or noir », faisant de lui la « banque du pétrole », puisqu’il était, et est toujours quoiqu’on en dise parfois, doté des plus grandes « réserves prouvées » aisément accessibles de la planète[3] ce qui lui confère le statu de swing-producer (« producteur-pivot ») de l’OPEP -, disposait des moyens financiers idoines pour ce faire, les fameux « pétro-dollars ». Ces derniers allaient lui permettre de financer sa politique « réactionnaire » au premier sens du terme, en favorisant hors du royaume – lequel se trouve être historiquement le « berceau » du wahhabisme[4] – le développement d’une idéologie islamiste rétrograde dont le salafisme[5] constitue en quelque sorte le produit d’exportation.


 

Destruction des vestiges islamiques par les wahhabites


Mise en garde contre la secte des wahhabites

wahhabites_1Ce groupe s’est détourné de l’obéissance à Allah et à Son Messager en suivant une voie différente de celle des croyants. s’agit du groupe des wahhabites. Ce groupe a été fondé il y a 250 ans par un homme de la région du Najd, et aux financements internationaux mis à une région de la péninsule arabe dont la capitale est Riyad. Leur fondateur s’appelle Mouhammad Ibnou[1] ‘Abdi l-Wahhab. Une racaille de gens l’a suivi par la suite et ont propagé à leur tour sa dissension.

Le Messager de Allah (Paix et Bénédiction sur lui !) nous a bien mis en garde contre la dissension de cet homme lorsqu’on lui cita la région de Najd pour qu’il fasse des invocations de bénédiction en sa faveur. Il ne donna pas satisfaction à ceux qui le lui demandaient mais il a dit au contraire ce qui signifie : « C’est de là-bas qu’apparaîtra le fer de lance du diable » [rapporté par Al-Boukhariyy].

Extrait du livre la discorde causé par les wahhabites écrit par LE MOUFTI DES CHAFI’IY A LA SAINTE MECQUE AS-SAYYID ACH-CHAYKH AHMAD BIN ZAYNI DAHLAN (1232-1304 H)

De nombreux hadith du Prophète annoncèrent de façon claire cette discorde comme sa parole : ce qui signifie : »Des gens sortiront de l’Est, ils lisent le Qour’an alors que leur lecture ne dépasse pas leurs gorges. Ils sortent de la religion aussi vite que la flèche qui traverse la cible ; leur signe est qu’ils se rasent le crâne ».

Ce hadith a été rapporté dans de nombreuses versions dont certaines sont dans le Sahih[3] de al-Boukhariy, et certaines dans d’autres livres. Par conséquent, nous n’avons pas besoin de nous étendre en les rapportant toutes ou en citant le nom de tous ceux qui les ont transmises ; car celles-ci sont sûres (Sahih) et très répandues. Ainsi, dans sa bénéfique parole qui signifie : « … leur signe est qu’ils se rasent le crâne », il y a une déclaration explicite contre ce groupe [duquel nous mettons en garde].

En effet, [les wahhabites] ordonnaient à toute personne qui les suivait de se raser le crâne. Cette particularité ne fut celle d’aucune secte, ni des khawarij (kharijites[4]), ni des sectes qui existaient avant la venue des wahhabites. A ce sujet, le Moufti de Zabid As-Sayyid ‘Abdou r-Rahman Al-‘Ahdal a dit : « il n’y a pas besoin d’écrire des livres pour répliquer contre les wahhabites, car suffit comme riposte contre-eux la parole du Prophète de Allah [qui signifie] : « … leur signe est qu’ils se rasent le crâne », car cela n’a jamais été pratiqué par un groupe d’égarés si ce n’est par eux ».

LE RECIT CONCERNANT LES GENS DE TA’IF ET CE QU’ILS SUBIRENT DE LA PART DES WAHHABITES.

Lorsqu’ils entrèrent dans at-Ta’if ils se livrèrent à une tuerie générale des gens, adultes et jeunes, ceux qui sont commandés comme ceux qui commandent, les notables et les gens du commun. Ils égorgèrent même le nourrisson sur la poitrine de la mère ; ils montaient dans les maisons, faisaient sortir ceux qui s’y réfugiaient et les tuaient. Ils trouvèrent un groupe qui étudiait le Qour’an et ils les tuèrent du premier au dernier. Ils massacrèrent tous ceux qui s’étaient réfugiés dans les maisons, ensuite ils allèrent vers les boutiques et les mosquées et ils tuèrent les gens qui s’y trouvaient. Ils tuèrent l’homme dans la mosquée alors qu’il était dans le roukou’[5] ou dans la prosternation jusqu’à l’extermination de tout ce monde ; alors malheur à eux de la part du Tout-Puissant qui détient [par Sa puissance] les cieux. Il ne resta des gens de Ta’if (c’est-à-dire des combattants de cette ville) qu’un groupe d’un peu plus de 20 personnes. Ils se réfugièrent dans la maison des Al-Fitniy, ils la barricadèrent et la protégèrent des tirs de balles pour qu’elles ne les atteignent pas. Il restait aussi un autre groupe à la maison des Al-Fa’r, composé de 270 combattants ; ils les combattirent toute la journée et les occupèrent par leur résistance, et ceci continua le deuxième et troisième jour. Nous avons la même chose de nos jours cela en Algérie, Égypte, etc.

Chaque jour, les bédouins entraient dans la ville de Ta’if et s’accaparaient des biens. Ils pillaient l’or et l’argent, les biens commerciaux, les biens mobiliers etc. Ils se jetaient sur les richesses comme les papillons autour du feu, et les biens dans leur campement étaient devenus comme des montagnes. Ils prirent tout sauf les livres qu’ils éparpillèrent dans les places publiques, les rues et les marchés où le vent les faisait voler. Parmi ces livres, il y avait, d’exemplaires du Qour’an[6], d’exemplaires de parties du Qour’an en plusieurs milliers, d’exemplaires des recueils de Al-Boukhariy, de Mouslim[7] et d’autres livres de hadith, de fiqh, de grammaire et d’autres sciences religieuses. Les livres restèrent ainsi dans les rues pendant des jours où ils les piétinèrent sans que personne ne put en retirer un seul papier.

Si j’avais cité pour toi tout ce que faisaient ces gens-là comme ce genre d’exemple, j’aurais rempli des cahiers et des feuilles. Ce que j’ai cité suffit largement et Allah, Lui, Qui est exempt de toute imperfection et Qui est très vénéré, sait toute chose.

Voilà leur réalité, mettez-vous donc en garde contre eux. Ils sont encore plus dangereux que de simples assassins ; ils corrompent la croyance des gens et les endoctrinent de principes de désordre et de violence.

Comme vous avez pu le remarquer, les wahhabites constituent un groupe qui a dévié de la tradition prophétique, et par-là même, de l’ensemble des musulmans. Au fond, ce groupe qui se nourrit d’ignorance, d’extrémisme dans le dogme et de violence dans l’action, diffuse sa propagande par les richesses des pétrodollars. Ces richesses se transforment peu à peu en propagande intolérante et en actions violentes. Les wahhabites de nos jours se réfèrent aux actions de leurs prédécesseurs, c’est-à-dire à leurs guerres, leurs massacres, leurs pillages, etc. Musulman mon frère, préserve-toi des wahhabites et cela en apprenant à les reconnaître.

Sache, musulman mon frère, que les principaux points qui fondent le dogme wahhabite sont au nombre de quatre :

  1. Le Tachbih, c’est-à-dire l’anthropomorphisme[8] et l’assimilation du Créateur aux créatures
  2. La négation pure et simple de toute forme de tawassoul, c’est-à-dire de l’invocation du Créateur par la demande d’intercession des prophètes et des saints
  3. Le refus radical de toute innovation ayant un lien avec la Religion.
  4. L’abjuration des quatre écoles de jurisprudence sunnites, c’est-à-dire des quatre Madhahib[9] : le Hanafiy, le Malikiy, le Chafi’iy et le Hambaliy.

Soyez sur vos Gardes et Mettez en Garde contre les Groupes égarés des WAHHABITES ET DE LEURS SOUTIENS Assalam’alaicum wa rahmatullahi wa barakatuh.

Un pêcheur du web. Second avis :

J’ai trouvé une note intéressante sur Mohammad ibnou abdel Wahhab ainsi que le groupe nommé wahhabisme. Ceci est très étrange pour un homme qu’on nomme cheikh al-islam.

Le Wahabisme fut fondé par Muhammed bin Abdulvahhâb. Il était né à Hureymila à Nadjd en 1111 [1699] et il mourut en 1206 [1791]. Précédemment, il était allé à Baghdâd, Basra, Iran, Inde et à Damas, en vue de voyager et de commercer. En 1125 de l’Hégire [en 1713], à Basra, il est tombé en piège de Hempher, l’agent Britannique et il a été employé aux travaux pour “la destruction de l’islâm”, menés par les Britanniques. Il a publié les choses corrompues que l’espion avait faites écrire sous le nom de “Wahhabisme”. La fondation du Wahhabisme est écrite en détail dans le livre intitulé “les confessions de l’agent Britannique”. Il retrouva et lut le livre vicieux écrit par Ahmed İbni Taymiyya de Harran [661-728 [1263-1328] à Damas, incompatible avec Ahl-i sunna, il fut renommé comme “Cheikh-i Nedjdî”. Les savants de la Mecque écrivirent, en 1221 de l’Hégire, des réponses excellentes au livre “Kitâb-ut tawhîd” qu’il composa ensemble avec l’espion Anglais et le réfutèrent à l’aide de documents puissants. Cette réfutation nommée “Sayf-ul-Djabbâr” fut publiée récemment en Pakistan et puis imprimée en ofset et republiée en 1395 de l’Hégire [1975] à Istanbul. Abdurrahman, le petit-fils de Muhammed, fils d’Abdulvehhâb commenta le livre “Kitab-ut-tavhîd” et un Wahhabite nommé Muhammed Hâmid l’interpola et il la publia sous le titre de “Fath-ul-madjid” en Egypte. Les idées erronées de Muhammed bin Abdulvahhâb [le fils d’Abdulvahhâb] abusèrent les villageois, les habitants de Der’iyya et leur chef Muhammed bin Su’ûd. Ceux qui acceptèrent ses idées qu’il appela Wahhabisme, s’appellent “Wahabites” et “Nadjdî”. il s’imposa lui-même comme Qadî [juriste] et Muhammed bin Su’ûd comme Emîr [Gouverneur]. Il fit admettre qu’on remplacerait toujours ses descendants dans ses postes et il avait déclaré comme une loi que ses descendants seulement leur auraient succédé.

Abdulvahhâb, le père de Muhammed, était un Musulman pieux. Lui et les savants de Médine comprenaient que ses paroles auraient fait commencer un mouvement hérétique et une voie erronée et en leur conseillant de ne pas lui parler, ils mettaient le peuple en garde. Mais Muhammed bin Abdulvahhâb proclama le Wahhabisme en 1150 de l’Hégire [1737]. Il maudit les idjtihads des savants de religion. Il s’éloigna de l’Islâm si loin qu’il appela les Sunnites comme infidèles. Il dit que celui qui visitait la tombe d’un Prophète ou d’un awliya et qui s’adressait à lui avec les paroles telles que “Yâ Nabiyallah!” [Ô Prophète d’Allah] ou “Yâ Abd ul-Qâdir!”, serait un païen, un infidèle.

A lire :

Rappel : En Tchétchènie, le secte du Salafisme (taymiyisme, wahhabisme, etc.), selon certains observateurs et témoignages digne de foi, serait responsable :

  1. de l’arrêt du Tabligh, vue que ceux-ci considèrent, et selon leurs cheiks de l’Arabie, cette façon de propager la foi dans le monde islamique et autre comme une innovation, action étrangère avec l’Islam, une secte d’égarés et d’associateurs, etc. Ceci étant en fait le résultat auquel seraient parvenus les élèves tchétchènes et autres ayant étudiés en terre Arabie.
  2. Plus effrayant ! Certains tuent (ou tueraient) de sang froid toute personne ou tout chef spirituel se réclamant de confréries (soufiya) ? Ne considèrent-ils pas tout adepte d’une confrérie comme un mécréant ? Un associateur ? Un innovateur ? Quitte ensuite de mettre tout cela sur le dos d’autres personnes dont les forces d’occupation. Depuis ce jour, les soumis de Tchétchénie vivent donc les misères que nous leur connaissons. Et Dieu est plus Savant !

 

 

Les Wahhabites Traitres de la Oummah

 


 

Un jeu diabolique

Comment les Etats-Unis ont contribué à renforcer l’islam fondamentaliste

par Henriette Hanke Güttinger

 

En 2005, Robert Dreyfuss a publié, en anglais, la première enquête complète sur un domaine secret de la politique étrangère des Etats-Unis: le soutien de l’islam fondamentaliste de la Seconde Guerre mondiale à aujourd’hui. L’Empire britannique s’était déjà servi de l’islam fondamentaliste pour imposer ses intérêts impérialistes. Dreyfuss fonde son exposé critique sur des recherches effectuées dans des archives, sur des interviews d’hommes politiques, d’agents de services secrets et de fonctionnaires des ministères américains de la Défense et des Affaires étrangères.

Dreyfuss s’y entend pour éveiller l’intérêt de ses lecteurs pour l’histoire agitée du Proche-Orient, de la prise d’influence britannique à la situation d’après-guerre résultant de l’intervention de 2003 en Iraq.

Résumons quelques aspects de cet ouvrage fondamental:

L’islam fondamentaliste, instrument de l’Empire britannique

A la fin du XIXe siècle, la Grande-Bretagne était la plus grande puissance coloniale. L’Inde se trouvait alors sous sa domination et en 1882, les Britanniques s’établirent en Egypte. En Asie centrale, le Tsar russe dut reculer au profit des intérêts britanniques. En 1885, une rencontre importante eut lieu à Londres entre les Services secrets britanniques, des représentants du ministère des Affaires étrangères et un certain Jamal Eddine al-Afghani. On discuta, entre autres, de la formation d’une alliance panislamique, sous le leadership britannique, entre l’Egypte, la Turquie, la Perse et l’Afghanistan, dans le but d’intervenir contre la Russie tsariste.

Sous le patronage de la Couronne anglaise et avec le soutien de l’orientaliste anglais E. G. Browne, qui faisait autorité, Afghani posa la première pierre d’un panislamisme de droite qui, en tant que mouvement politique et social, devait s’étendre au monde musulman tout entier.

Musulman croyant en apparence, Afghani était en réalité athée et, membre franc-maçon de la Loge écossaise. La religion n’était pour lui qu’un simple outil dans la poursuite de ses intérêts politiques.

Mohammed Abdouh, panislamiste égyptien et disciple d’Afghani, fonda le mouvement des Frères musulmans, destiné à dominer l’islam fondamentaliste tout au long du XXe siècle. Abdouh était lui aussi un homme acquis à l’Angleterre. Lorsque des nationalistes de l’armée égyptienne s’insurgèrent contre la domination britannique, Abdouh se rangea du côté britannique. C’est ce qui aurait rendu le fondamentalisme musulman si précieux aux Britanniques et, plus tard, aux Américains.

Abdouh était libre-penseur, comme son maître Afghani. Nommé en 1899 Mufti d’Egypte par les Britanniques, il se fit l’interprète de la charia (loi islamiste) dans tout le pays. De plus, il appartenait à l’Assemblée législative égyptienne.

En s’appuyant sur d’innombrables faits, Dreyfuss montre comment l’islam fondamentaliste se développa via les différents successeurs d’Afghani jusqu’à nos jours, raison pour laquelle il qualifie Afghani d’arrière-arrière-grand-père d’Oussama Ben Laden.

L’alliance britannique avec les Saoudiens et les Wahhabites

L’apparition du moteur à essence et de l’automobile, à la fin du XIXe siècle, a fait augmenter massivement la demande de pétrole, ce qui a accru l’intérêt des Britanniques pour la Perse, l’Iraq et l’Arabie. Alors que la Perse se trouvait déjà sous l’influence britannique, il s’agissait maintenant de contrôler la péninsule Arabique et l’Iraq.

En ce qui concerne la péninsule Arabique, les Britanniques ont misé sur une tribu du désert, la famille Ibn Saud, qui était étroitement liée avec le wahhabisme fondamentaliste. A partir de 1899, le protectorat britannique du Koweït servit à la famille Ibn Saud de base pour la conquête de la péninsule. Ses combattants étaient des bédouins encouragés par des slogans religieux. En 1902, les Saoudiens conquirent la ville pro-ottomane de Riad.

Pendant la Première Guerre mondiale, les Britanniques eurent la possibilité d’évincer de la péninsule Arabique l’Empire ottoman affaibli. Ensuite, ils conclurent une alliance avec le futur roi saoudien et les Wahhabites. Dans un premier accord, conclu en 1915, l’Angleterre reconnaissait Ibn Saud comme souverain indépendant de la région de Nejd dans la péninsule. De son côté, Ibn Saud se soumettait à la protection anglaise et à ses directives.

Lors d’une campagne très meurtrière soutenue par des conseillers britanniques, la famille Saud conquit la péninsule avec ses guerriers bédouins. Le bilan fut de 400 000 morts et blessés, 40 000 exécutions publiques et 350 000 amputations. En 1927, la Grande-Bretagne reconnut l’indépendance totale du royaume saoudien, premier Etat islamique fondamentaliste. En coopération avec cet Etat, les Britanniques créèrent une base pour l’islam fondamentaliste qui a subsisté jusqu’à aujourd’hui.

C’est après la Première Guerre mondiale que les Britanniques prirent le contrôle de l’Iraq et de la Transjordanie, en faisant rois des protectorats d’Iraq et de Transjordanie les fils de la famille des Hachémites de La Mecque, qui se considéraient comme les descendants du Prophète.

Sécuriser l’Empire à l’aide du fondamentalisme islamique

Après la Première Guerre mondiale, la sphère d’influence britannique s’étendait de la Méditerranée à l’Inde. La mise en danger des intérêts britanniques aurait pu provenir des mouvements nationalistes de gauche, qui souhaitaient le départ des Anglais et aspiraient à une constitution démocratique. C’est pour réprimer ces mouvements que les Anglais soutinrent l’islam fondamentaliste.

Avec le soutien financier de la Suez-Canal-Company anglaise, Hassan al-Banna put fonder l’organisation des Frères musulmans. Pour opprimer les nationalistes et les communistes égyptiens, le roi d’Égypte s’est servi, avec le soutien des Anglais, de la confrérie musulmane et de son terrorisme.

En Palestine, les Anglais ont soutenu et encouragé Haj Amin al-Husseini, le Mufti de Jérusalem. Hassan al-Banna et Haj Amin al-Husseini ont fusionné le panislamisme et l’orthodoxie des Wahhabites. Financés par l’Arabie saoudite et soutenus par les Anglais, ils ont créé une droite radicale islamique avec une aile terroriste qui, au cours du XXe siècle, a gagné de l’influence dans le monde entier.

Les Frères musulmans furent surtout soutenus politiquement et financièrement par l’Arabie saoudite et les Wahhabites, qui voyaient dans le nationalisme d’Abdel Nasser – et surtout dans le communisme – un danger pour leur pouvoir et pour tout le Proche-Orient. L’ambassade anglaise et plus tard également l’ambassade des Etats-Unis au Caire maintinrent des contacts réguliers avec les Frères musulmans, tout en étant conscients de la nature violente de cette organisation.

L’islam fondamentaliste, instrument des Etats-Unis pendant la guerre froide

Après la Seconde Guerre mondiale, le Proche-Orient se trouve au centre de la politique mondiale. C’était dû d’une part à sa situation au sud de l’Union soviétique et d’autre part au fait que deux tiers des réserves de pétrole étaient concentrés autour du golfe Persique.

Pour pouvoir imposer leur suprématie, les Etats-Unis projetèrent de créer une chaîne d’Etats islamiques anticommunistes à la frontière sud de l’Union soviétique. En même temps, il fallait empêcher l’aspiration de ces Etats à l’indépendance et à l’exploitation nationale des richesses minières. Les Etats-Unis crurent pouvoir atteindre ces deux objectifs avec l’aide de l’islam fondamentaliste: les Frères musulmans étaient prêts.

L’Arabie saoudite devient une base américaine

En 1933, la Standard Oil of California et la Texas Oil Company, qui devinrent plus tard l’Aramco (Arabian-American Oil Company), obtinrent des Saoudiens une concession pétrolière. Ils insistèrent auprès du gouvernement des Etats-Unis pour qu’il écarte les Britanniques de l’Arabie Saoudite. Pendant la Seconde Guerre mondiale, le président Roosevelt déclara à l’ambassadeur britannique: «Le pétrole persan vous appartient. Nous partageons le pétrole du Koweït et de l’Irak. Le pétrole d’Arabie Saoudite nous appartient.»

En 1943, Roosevelt déclara que l’Arabie Saoudite se trouvait désormais dans la zone de défense américaine. «Je trouve que la défense de l’Arabie saoudite est vitale pour la défense des Etats-Unis.» Cette déclaration fut ensuite reprise par tous les présidents américains.

Les premiers soldats des Etats-Unis furent stationnés là-bas en 1944. En 1945, la coopération entre les Saoudiens et les Etats-Unis fut conclue et ces derniers installèrent une grande base aérienne à Dharan, dans le golfe Persique. L’Arabie saoudite est devenue la tête de pont des Etats-Unis.

Les Frères musulmans, des alliés

Après la Seconde Guerre mondiale, les Etats-Unis voyaient dans les Frères musulmans, tristement célèbres pour leurs actes terroristes, des alliés utiles dans la guerre froide contre l’Union soviétique. Les Frères musulmans luttaient contre les marxistes, les étudiants progressistes, les syndicats, les nationalistes, les socialistes arabes, le parti Baath et tous les courants laïques modernes du monde musulman. En 1953, le président Eisenhower reçut à la Maison-Blanche Saïd Ramadan, un des chefs des Frères musulmans.

Les frères musulmans, instrument des services secrets de l’occident

Au début des années 1950, deux nationalistes gagnèrent une grande influence: Mohammed Mossadegh et Gamal Abdel Nasser. En Iran, en 1953, Mossadegh fut démocratiquement élu Premier ministre. Il nationalisa l’Anglo-Persian Oil Company (APOC). Ni les Britanniques ni les Américains ne l’acceptèrent. En étroite collaboration avec les ayatollahs les plus influents, le MI 6 et la CIA organisèrent une opération. Sous la direction de l’ayatollah Kashani, à la solde de la CIA, les mollahs chiites, dont l’ayatollah Khomeyni, soulevèrent les masses contre Mossadegh. Après sa chute, le Shah re-trouva son trône et l’industrie pétrolière iranienne fut à nouveau privatisée. Cinq grandes compagnies pétrolières américaines obtinrent 40% de cette industrie, au détriment de la part britannique.En 1979, les mêmes mollahs qui, en 1953, financés par la CIA, rétablirent le Shah sur le trône, poussèrent les masses à renverser le Shah.En Egypte, Nasser, leader du Mouvement des officiers libres, renversa le roi anglophile Farouk et prit le pouvoir. Cet acte de libération de la tutelle de l’Empire britannique trouva, dans le monde musulman, un écho considérable et les étincelles de la révolution menacèrent de se propager à l’Arabie saoudite. L’Empire britannique et les Etats-Unis craignirent pour leur influence politique et leur emprise sur le pétrole. Le MI6 et la CIA essayèrent de renverser Nasser en se servant des Frères musulmans égyptiens, mais sans succès. Nasser chassa les leaders des Frères musulmans qui trouvèrent refuge en Arabie saoudite.Lorsque Nasser mourut, en 1970, c’est Anouar el-Sadate qui prit le pouvoir. Ancien membre des Frères musulmans, il conclut une alliance avec l’Arabie saoudite, opprima la gauche égyptienne, ramena les Frères musulmans en Egypte et s’entendit avec Israël et les Etats-Unis.

Les Frères musulmans contre la Syrie

Jusque dans les années 1970, les Etats-Unis augmentèrent de plus en plus leur influence au Proche-Orient. Seuls l’Irak, la Syrie, l’OLP et la Libye se soustrayaient à leur influence. Grâce à l’aide d’Israël, de l’Egypte, de la Jordanie et des monarchies du Golfe, les Etats-Unis essayèrent de contrôler également ces régions. Avec l’accord tacite des Etats-Unis, Israël et le roi Hussein, qui se trouve sur la liste des salariés de la CIA, encouragèrent secrètement les Frères musulmans syriens. Ceux-ci essayèrent de renverser le gouvernement syrien d’Hafez al-Assad, mais sans succès.

Israël fait du Hamas un instrument dirigé contre l’OLP

Les Frères musulmans de la bande de Gaza et de Cisjordanie luttèrent contre l’Organisation de libération de la Palestine (OLP). Au début des années 1980, Israël, sous Begin, le premier ministre Shamir et le ministre de la Défense Sharon, soutint les Frères musulmans, dirigés par Ahmed Yassin, contre l’OLP. En 1986, Yassin fonda le Hamas avec l’aide d’Israël.En revanche, des Israéliens modérés comme Yitzhak Rabin, Shimon Peres et Ehoud Barak cherchèrent une solution avec l’OLP. Chaque fois qu’ils se mettaient d’accord et qu’un grand pas vers la paix semblait accompli, le Hamas faisait échouer les pourparlers de paix par des attentats violents.Ce schéma s’est répété en 2000. Lors de nouvelles négociations, Barak et l’OLP s’étaient approchés de la paix. Avec sa visite sur le Mont du Temple, Sharon a provoqué des réactions massives du Hamas, et depuis, le processus de paix est au point mort.

De «l’islam barrière» à «l’islam épée»

Au début, les Etats-Unis tentèrent d’endiguer l’influence soviétique avec une barrière d’Etats islamiques anticommunistes à la frontière sud de l’Union soviétique. Avec la guerre en Afghanistan au début des années 80, ils commencèrent cependant de se servir de l’islam fondamentaliste comme d’une arme contre les Soviétiques.

La guerre sainte contre les Soviétiques

Le djihad contre l’Union soviétique devait être mené dans les républiques soviétiques d’Asie centrale et en Afghanistan. Avec la propagande militante de Radio Liberty, les Etats-Unis voulaient dresser contre Moscou les minorités islamiques des républiques soviétiques d’Asie centrale, mais cela échoua. En Afghanistan cependant, le djihad a commencé contre les Soviets.

Dans la société traditionnelle afghane, l’islam joue un rôle important à titre de foi personnelle mais sans lien avec la politique. Cela a changé lorsqu’au début des années 60, des étudiants afghans, qui avaient fait leurs études à la mosquée al-Azhar du Caire, sont retournés dans leur pays. Ils avaient tissé des liens avec les Frères musulmans d’Egypte et repris leur pensée. A l’université de Kaboul, ils se sont attaqués avec violence aux étudiants modernes, de gauche et communistes. Au début des années 1970, le mouvement afghan islamique s’est formé autour de ce noyau, qui a commencé à infiltrer l’armée.

En 1973, le prince Mohammed Daoud renversa le roi d’Afghanistan et proclama la république, mais la droite islamique, soutenue par Zulfikar Ali Butto du Pakistan et le Shah de Perse, s’y opposa ouvertement. La CIA soutint également la résistance islamique.

En 1978, le gouvernement Daoud fut renversé par un putsch socialiste et le nouveau gouvernement conclut un traité d’amitié avec les Soviétiques. En mars 1979, la droite islamique afghane commença dans le nord-est de l’Afghanistan, une insurrection coordonnée, avec le soutien de la CIA par l’intermédiaire des Services secrets pakistanais. Les Etats-Unis espéraient pousser les Soviétiques à envahir l’Afghanistan. A la fin de 1979, les insurgés contrôlaient les trois quarts du pays. Les Soviétiques envahirent le pays et le conseiller à la sécurité de Jimmy Carter, Zbigniew Brzezinski se frotta les mains: «Cette opération secrète était une excellente idée. Ce qu’elle a déclenché, c’est que les Russes sont tombés dans le piège afghan […]. Le jour où les Soviétiques ont officiellement franchi la frontière, j’ai écrit au président Carter: Et voilà, l’URSS a son Vietnam». (Jürgen Elsässer, Comment le Djihad et arrivé en Europe, p. 19)

Pendant les années 1980, des musulmans ont été recrutés pour le djihad contre les Soviétiques, formés à la guérilla dans des camps d’entraînement et introduits en Afghanistan. D’après la CIA, 300 000 moudjahiddines étaient en armes avec, parmi eux, 35 000 combattants de 34 pays différents.

Après le départ des Soviétiques, l’Afghanistan était détruit, la population avait faim et les divers seigneurs de la guerre se battaient pour la suprématie. Il n’y avait presque plus de forces modérées dans le pays, car les moudjahiddines avaient tué, pendant le djihad, outre des soldats russes, les Afghans modérés et ceux de gauche.

L’héritage du djihad

Dreyfuss suppose que les Etats-Unis étaient tellement absorbés par leur guerre contre les Soviétiques par Afghans interposés qu’ils ne se sont pas rendu compte des forces qu’ils ont déclenchées en soutenant le djihad: Un Islam armé et radical qui continua d’agir dans le monde entier après la guerre, par exemple dans les Balkans. Il vaut la peine de lire à ce sujet le livre de Jürgen Elsässer, Comment le Djihad est arrivé en Europe. L’auteur y montre comment, dans les années 1990, l’«Alliance afghane» entre les Etats-Unis et les moudjahiddines a écrit une nouvelle page de son histoire dans les Balkans: Des milliers de moudjahiddines ont, dans les années 1990, combattu en Bosnie et au Kosovo, armés jusqu’aux dents par le Pentagone, infiltrés et soutenus par les Services secrets des Etats-Unis. Les Balkans étaient une zone d’action de la guerre sainte.

La guerre contre le terrorisme

Dreyfuss s’intéresse également à la guerre contre le terrorisme. Il montre que la théorie du «choc des civilisations» de Samuel Huntington a servi de prétexte aux néo-conservateurs et à l’administration Bush pour étendre la zone d’influence des Etats-Unis au-delà du Proche-Orient jusqu’au Pakistan, à l’Asie centrale, à l’est de la Méditerranée, à la mer Rouge et à la région de l’océan Indien. En outre, Dreyfuss s’avère un excellent connaisseur de la politique d’intérêts et de puissance néo-conservatrice.

•(Horizons et débats, 12 janvier 2007, 7e année, N°2)

SOURCE : http://www.horizons-et-debats.ch


 

A Qui Profite Le Printemps Arabe

« Les deux États les plus puissants du Golfe, le Qatar et l’Arabie-Saoudite, craignent que les mouvements démocratiques nés au cours du printemps arabe ne se propagent chez eux. C’est pourquoi ils se partagent les zones d’influence et soutiennent partout les groupes islamistes les plus extrémistes. En Égypte, les salafistes reçoivent des fonds de l’Arabie saoudite et les Frères musulmans des subsides du Qatar. Si ce pays a massivement investi sur les bords du Nil, ce n’est pas par philanthropie. La Libye se laisse moins facilement manipuler car elle s’appuie sur sa manne pétrolière et sur des tribus plus fortes que les groupes religieux. En Tunisie, le parti Ennahda, émanation des Frères musulmans, a triomphé aux élections, mais une partie de la population commence à se révolter contre l’islamisation forcée de la société. Dans la bande de Gaza, l’émir du Qatar fait cause commune avec le Hamas et prétend offrir 400 millions de dollars pour la reconstruction de cette région sinistrée. Mais c’est actuellement en Syrie que l’ingérence des États du Golfe semble la plus forte. Il s’agit de financer l’insurrection sunnite et l’instauration d’un gouvernement fondamentaliste qui fasse rempart à l’Iran chiite. Sur le terrain, les réalisateurs ont rencontré des femmes, des syndicalistes et des journalistes qui essaient de lutter contre l’emprise néfaste des grands frères si riches et si « généreux ». »

Le printemps arabe, c’est BON pour israël (BHL)

 


 

 Divers messages de forums

Le  Maroc a été depuis longtemps en contact avec la doctrine wahhabite

Deja le denommé  « moulay sliman » etait influnecé par ces idées wahabistes

En plus ces premiers arabistes  » marocains  » : la mafia andalou de FES , Salé etaient en contact avec le wahabisme depuis les debus des années 30 du siecle dernier

Puis la 2 eme forme du wahabisme 2 eme « revolution » du wahabisme » c est vers la fin des années 70 juste apres le  » revolution islamique en Iran ( chiite )
les Occidentaux ( americains ) et le regime saoudien ont compris qu il faut reactiver la docrtrine wahabite pour « contrer » les idés « revolutionnaires » d Ayato Allah khoumeini ( Iran )
c est qui a commencé le financement des  » Oulemas » du wahbisme en arabie par les princes saoudiens et propager leur doctrine partout dans le monde grace aux centres saoudiens

bien sur le Maroc est un pays ideale pour eux , taux d analhabtsime , presence de berberes qui ne maitrisent pas l arabe , la pauvreté…. mais surtout avec la prescence de leurs  » alliés = les arabistes , les apan-arabistes , les salafistes et le regime marocain qui va profiter materiellement lui et ses foukahas ( petrodollards )

D ailleurs l ancien minsitre des habouss et des affaires islamiques ( Moulay ..Almdeghri : 25 ans au sein de ce ministre ) a avoué celà pour contrarier les gauche marocaine et favoriser la geonicide de l amazighité

En plus la communauté marocaine en Europe ( France , Belgique , Pays Bas , Allemagne.. ) était aussi leur cible vu les problemes que connait cette communauté.

Le wahabisme est connu au Maroc depuis le 18 eme siècle: déjà le sultan Mohamed ben Abdellah, successeur du tyran sanguinaire moulay ismail disait:  » je suis malékite de rite et wahabite de conviction ».

Cette idéologie totalitaire, conquérante et obscurantiste fait des ravages en Afrique, finançant mosquées et autres lieux où l’islam rigoriste et puritaniste est propagé: dans les  » écoles » coraniques au tchad par exemple, les enfants sont battus, enchaînés comme des esclaves.
Cette idéologie est très active même en france, parmi la diaspora nord africaine et autres communautés musulmanes.

c’est une idéologie rétrograde, qui s’oppose aux sciences, bien que le régime saoudien hypocrite profite des progrès de la technologique, paye sa place à un prince saoudien sur une fusée américaine pour faire le touriste dans l’espace:

les enseignants de maths par exemple disent:  » deux droites parallèles ne se rencontrent jamais, sauf si Allah le décide » ( mort de rire )
Bien- sûr ce n’est même pas la peine de parler de la condition féminine: ignoble.

encore une des absurdités du wahabisme: les arabes saoudiens ont le droit d’ouvrir des mosqués dans les pays chrétiens ( europe et autres) mais ces derniers n’ont pas le droit d’avoir des lieux de culte en arabie.
Pire: les non musulmans n’ont pas le droit de pratiquer leur culte chez eux, ni même de célébrer leurs fêtes ( ex: Noel)

ils maltraitent les immigrés étrangers, surtout pakistanais, bengladeshis, phillipins et autres, qu’ils considèrent comme des esclaves, auxquels ils enlèvent leurs passeports… Je ne vous parle pas de la condition des immigrées femmes..

SOURCE http://www.souss.com/forum/forum-general/

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L’Arabie Saoudite a été le principal financier des mouvements intégristes dans le monde. Il est vrai qu’elle était en parfaite osmose avec les intérêts géopolitiques américains.
..
dès sa naissance en 1932, la monarchie saoudienne a effacé quatorze siècles de civilisation, a cultivé et propagé partout dans le monde un islam sectaire, sclérosé, intolérant et des plus fanatiques.

…Certes, le pays abrite les lieux saints de l’islam, mais il n’incarne pas pour autant l’islam quiétiste et spirituel pratiqué par la majorité des musulmans. La religion de l’Arabie Saoudite n’est guère l’islam mais le wahhabisme, une secte hérétique déguisée en orthodoxie islamique, dont Ben Laden est le pur produit. Né d’une rencontre, en 1745, entre un prédicateur inculte et illuminé – Muhammad ibn Abd al-Wahhab (1703-1792) – et un chef de guerre impitoyable et ambitieux – Muhammad ibn Saoud (1705-1765) -, le wahhabisme a été d’emblée combattu par les plus grandes autorités islamiques du Caire, d’Istanbul, de Damas, de Bagdad, de Tunis et de Fès.

La réforme (religieuse) du wahhabisme est impossible et même absurde. Penser le contraire, c’est admettre implicitement que le wahhabisme puisse être l’une des expressions de l’islam. Or le wahhabisme, c’est la négation même de l’islam, c’est la nécrose de la civilisation islamique. Ce n’est pas de l’Orient arabe, encore moins de l’Arabie Saoudite, que sortira un islam des Lumières, mais de l’Occident arabe, de ce Maghreb qui a enfanté Ibn Khaldun et Averroès, le dernier philosophe né en terre d’islam.
… Il faut donc abolir le wahhabisme. Sans lui, l’Arabie Saoudite pourrait évoluer et se réformer. Mais sans le wahhabisme, y aurait-il encore une Arabie Saoudite ?

PAR: Mezri Haddad, membre du Daedalos Institute of Geopolitics (Chypre).
12 janvier, 2009

 


Les salafistes wahhabites, traitres aux Musulmans, Ennemis de la Démocratie, Amis des Dictateurs

salafistes-wahhabites


Un avis tout personnel :

Les terroristes islamistes radicaux sont les « antifas » des musulmans

Je ne peux m’empêcher de comparer cette volonté islamiste, propice à imposer la charia à tous, occidentaux compris (il existe des fanatiques qui se baladent à Londres, le soir, pour imposer la charia), à nos antifas français qui veulent casser la gueule à tous ceux du bord d’en face, les nationalistes en l’occurrence.

axe-du-bien-plus-bhlIl me semble que dans les deux cas, il y a erreur dans le ciblage. On peut comprendre que les euro-atlantistes, qui se donnent le titre d’axe du bien (G. Bush), tout impérialistes et tous récents colonialistes aux yeux de l’histoire, squattant le monde et pillant les richesses, installant par délit d’ingérence des marionnettes pro-occidentales à la tête des pays vassalisés, puissent être à raison perçu comme … des gros enculés. A vrai dire, français de mon état, c’est également mon avis.

Mais il semble ici que vouloir s’en prendre à l’occident dans son ensemble témoigne du plus basique des stéréotypes et du « tous pourris », alors que nous-mêmes, ici, sommes prisonniers d’une caste de dégénérés. Exactement comme lorsqu’on dit que les américains sont des gros enculés, je parle pour ma part des administrations successives, « démocrates » et « républicaines », et plus précisément des hommes de l’ombre, ou de la pénombre, qui conseillent et entourent les marionnettes successives. Le peuple, aussi bête soit-il (ça, c’est un stéréotype) n’est pas responsable des crimes contre l’humanité de ses dirigeants.

Et bien c’est identique; en voulant prendre les armes contre l’occident dans son ensemble, nous avons affaire à un extrémisme dangereux, stupide.

Comme les antifas (il s’agit du diminutif d’antifasciste) : au lieu de s’en prendre aux esclavagistes (banquiers), aux politiques professionnels traitres, à tous ceux qui détruisent la France (le haut de la pyramide de l’échelle sociale peut résumer la tyrannie), ils se sont spécialisé dans l’antinationalisme : tous ceux qui, parmi le peuple (le bas de la pyramide donc) ont décidé de se lever contre les tyrans divers, en commençant par l’Europe dictatoriale et valet des États-Unis. C’est une attitude à l’opposée du concept de convergence des luttes qu’ils clament par ailleurs, mais ils ne sont pas à un paradoxe près.

Pour moi ces deux formes d’extrémisme déboussolé sont des dangers pour les communautés qui les hébergent: les musulmans dans leur ensemble d’un côté, et les Français de l’autre.

Ils jettent l’opprobre sur les milieux dont ils sont issus; c’est à ces milieux de réagir, par le dialogue, l’éducation, car nous avons tous un ennemi en commun : l' »axe du bien », qui est en fait le plus grand criminel et le semeur de mort, de terreur, est la coalition américano-sioniste anglo-saxone, Wall-Street et la City. Par extension, on peut trouver tous les satellites qui gravitent autours de cette équipe qui mène le monde à sa perte. Nous devons les combattre eux, et non vouloir imposer la charia aux autres, ou taper le voisin qui porte un drapeau français.

Ced ActivEast


L’extrémisme ne passera pas
L’ordre mondial ne passera pas


En lien (en français)

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18 réflexions sur “Les Dessous de l’islamisme: le wahhabisme

  1. « La lutte contre les Takfiristes fait partie intégrante de la résistance » (Herbollah)

    « Le vice- secrétaire général du Hezbollah , Cheikh Naïm Qassem a affirmé que « la lutte contre le terrorisme takfiriste où qu’il soit dans le monde fait partie intégrante du projet de la Résistance , soulignant que » cette lutte protège l’axe de la résistance » selon le site d’alManar en arabe.

    S’exprimant lors de la cérémonie de commémoration des chefs martyrs de la résistance islamique à Jibchit, au Liban-sud, cheik Qassem a souligné que « le Hezbollah se défend dans le cadre du projet de la résistance et n’a rien n’avoir avec les combats qui ont lieu au Liban ou dans le monde si ces combats sont hors de ce cadre ».

    Et de poursuivre : « frapper les groupes takfiristes à tout moment est une protection pour nous et fait partie intégrante du projet de la résistance car il vaut mieux pour nous de les combattre dans la rue voisine qu’à l’entrée de nos maisons « , se demandant « comment la coalition internationale s’octroie le droit de se déplacer et l’on ne veut pas reconnaitre à la résistance islamique le droit de faire face à cette menace?  »

    Cheikh Naïm Qassem a souligné que « la Résistance a provoqué une profonde évolution structurelle dans la région en empêchant Israël d’exister en tant qu’entité réelle comme étant le centre de la région, la réduisant en une tumeur cancéreuse que tout le monde évite», selon ses propres termes.

    «Loin de pouvoir devenir un régime dominant la région , Israël est désemparé et ne sait plus comment préserver sa politique d’occupation face à l’essor de la Résistance», a ajouté cheikh Qassem.

    Et de conclure :  » Nous vivons le Temps de la résistance , non celui de la défaite ou de l’abandon, nous vivons le Temps de la Victoire , celui de la volonté des peuples , il est révolu le Temps où les autres nous dictaient ce qu’on doit faire ou comment agir « .

    Voir aussi « Hassan Nasrallah : les wahhabites ont tenté de détruire le lieu saint de Médine » (http://www.scoop.it/t/actu-geo-politique/p/4041885435/2015/04/21/hassan-nasrallah-les-wahhabites-ont-tente-de-detruire-le-lieu-saint-de-medine)

  2. A reblogué ceci sur Mustapha Ben Mansouret a ajouté:
    Le Wahhabisme est une hérésie et une déformation flagrante de l’Islam authentique … il doit s’agir certainement d’une secte nauséabonde, ce qui se passe actuellement en Irak, Syrie et Yémen le confirme; des gens qui refusent toute évolution ne peuvent pas être pris au sérieux !!!

    • C’est faux : le 3ème et (heureusement) dernier monothéisme est POURRI à même ses racines, c’est un dogme pauvre, fanatique dans son essence même et par dessus-le-marché esclavagiste. (Toute facette ou visage de « tolérence » n’est qu’un mensonge de FAÇADE )
      Sans parler de la discrimination sexuelle commune à TOUTES LES FAMILLES du monde se réclamant de ce pamphlet nauséabond appelé « khoran » …

  3. Pierre Conesa : Arabie Saoudite, Théâtre de Dupes, Stratégie planétaire. (Ex Affaires Stratégiques)

    (Djihad, Croisade, Terrorisme, Israël, Syrie, Daesh, Guerre, Poutine, Arabie Saoudite, Ben Laden, 11 septembre, Diplomatie religieuse, Stratégie planétaire, DGSE, GSPC, 1500 Mosquées, Attitude occidentale passive , Veto politique sur le renseignement Saoudien , lâcheté géostratégique, Dysneyland de l’Islam, Police Religieuse, Laboratoire P4, Nucléaire. Asile Assange/Snowden)

  4. Etienne : quelle est la réalité du soutien saoudien aux milices djihadistes qui sévissent dans le monde entier du Mali à la Syrie ? On parle beaucoup de son rapport ambigu avec ceux-ci, et pour autant elle coopère avec les Occidentaux dont elle partage certains objectifs (chute de Khadafi, d’Al-Assad…). Peut-on y voir une lutte d’influence au sein du monde musulman, dans laquelle nous ne serions que des pions ?

    Sophie Bessis. Avant de répondre directement à cette question, il faut faire un historique de l’exportation par l’Arabie, depuis une quarantaine d’années, de son islam, qui est l’islam sunnite wahhabite. En effet, l’Arabie saoudite pratique, sous la dynastie des Saoud, la forme d’islam la plus rigoriste, la plus sectaire et la plus obscurantiste des différentes écoles de l’islam sunnite. Pendant longtemps, d’ailleurs, le wahhabisme a été considéré par le reste de l’islam sunnite comme une secte.

    Le début de la puissance de l’Arabie saoudite commence avec la découverte de son pétrole, et cette puissance augmente considérablement à partir du début des années 1970 avec le premier choc pétrolier en 1973 et le second en 1979. L’Arabie saoudite se retrouve alors à la tête d’une fortune considérable qu’elle va mettre au service de la propagation de l’islam wahhabite à travers le monde musulman.

    Cette tendance s’accentue à partir de la révolution islamique iranienne de 1979. Dès lors, l’Arabie saoudite emploie tous les moyens possibles pour contrer la montée en puissance de l’influence de l’Iran dans le monde musulman. 1979 est également une autre date, celle de l’invasion de l’Afghanistan par l’Union soviétique. Et l’on assiste, à partir de cette année-là, à un renforcement de l’alliance entre les Etats-Unis et l’Arabie saoudite pour combattre les Soviétiques en Afghanistan et l’influence iranienne au Moyen-Orient.

    Suite sur http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2015/11/26/la-france-n-a-aucune-intention-de-revoir-ses-relations-avec-l-arabie-saoudite-et-le-qatar_4818445_3218.html#XkMIIysKi5aXC2b3.99

  5. La vérité sur le wahhabisme : des Saoud à Daech
    Par Youssef Hindi le 09 décembre 2015

    Récemment les médias occidentaux ont opéré un tournant radical à propos du wahhabisme. Ils en parlent ouvertement, alors que jusqu’ici ils faisaient silence sur cette doctrine. Cela signifie que les USA s’apprêtent à lâcher l’Arabie Saoudite et le Qatar. Cela fait des mois que je dis publiquement que l’Arabie Saoudite va bientôt imploser..

    ***

    Le présent texte est une clarification s’appuyant sur de solides et incontestables documents et faits historiques ; loin du storytelling saoudien. Il s’est imposée à moi après qu’un certain nombre de jeunes musulmans, ayant acquis une éducation religieuse et des certitudes sur youtube, m’aient réclamé des preuves quant à ce que j’avançais à propos de l’histoire et de la doctrine wahhabite, dont ils ignorent apparemment tout, s’accrochant à la fable que les wahhabites leur racontent, à savoir que Mohamed Ibn Abd al-Wahhab aurait revivifié la religion musulmane, qu’il aurait été un fondamentaliste ayant appelé les musulmans à revenir au véritable Islam

    Je ne reviendrai pas ici sur l’alliance fondatrice entre Mohamed Ibn Abd al-Wahhab et la tribu des Saoud, les différentes phases d’expansion des wahhabo-saoudiens (du milieu du XVIIIe siècle à l’instauration du dernier royaume saoudite en 1932), les grands massacres qui les ont accompagnés[1] – qui ont servi de modèle à l’Armée syrienne libre (ASL), al-Nosra (al-Qaïda) et Daech… –, le soutien que les wahhabo-saoudiens ont reçu des Britanniques, puis des Etasuniens, combiné au sponsoring des pétrodollars, dans le but de faire de la doctrine wahhabite la nouvelle orthodoxie de l’Islam. Sans oublier la façon dont les réformistes de l’Islam, les disciples de Mohamed Abduh, dont Rachid Ridha (le maître de Hassan al-Banna), ont au préalable promu et légitimé, avec l’argent des Saoud, le wahhabisme dans les pays arabes.

    Tout ceci je l’ai exposé dans mon ouvrage Occident et Islam – Sources et genèse messianiques du sionisme, en replaçant dans une perspective historique, eschatologique et géopolitique, le rôle du wahhabisme et du réformisme islamique, dont l’origine est, comme je l’ai expliqué, messianique.

    Je me limiterai ici aux débuts du wahhabisme, à sa doctrine et à l’attitude des grands savants et muftis contemporains de Mohamed Ibn Abd al-Wahhab, afin de livrer un point de vu exclusivement islamique sur le wahhabisme.

    Mohamed Ibn Abd al-Wahhab et sa doctrine

    Mohamed Ibn Abd al-Wahhab[2] (1703-1792) est issu d’une famille de savants ; son père, Abd al-Wahhab, était un juge respecté auprès duquel il apprit les bases de la théologie, mais avant qu’il ne termine le cursus, il quitte sa terre natale (le Nadjd) afin de trouver des maîtres auprès desquels il pourrait étudier. Il se rend d’abord dans le Hedjaz (région de la Mecque et de Médine), revient chez lui avant de partir en Irak, à Bassora (ville majoritairement chiite). Après un séjour de quatre années, vers 1727, il en est expulsé, et retourne dans le Nadjd, dans la province de Huraymala, où se trouve son père.

    Vers 1740 il rédige son plus célèbre ouvrage : Le livre de l’unicité divine (qui fait seulement 50 pages), et décide de prêcher publiquement, mais son père l’en empêche ; nous comprendrons par la suite pourquoi. Par ailleurs, la tradition voulait que le fils ainé du juge lui succède, or, le père de Mohamed Ibn Abd al-Wahhab nomme à sa place son frère cadet, Suleyman, qui succède donc au père au poste de juge. De fait, Mohamed Ibn Abd al-Wahhab est désavoué par son père.

    Si vous voulez comme Olivier Cromwell (1599-1658) ou Ibn Abd al-Wahhab, imposer une nouvelle idéologie pour subvertir une religion majoritaire et bien établie, vous devez commencer par vous présenter comme étant un fondamentaliste – au sens du retour à la pureté originelle –, et dans le même temps, pointer du doigt vos « coreligionnaires » comme étant déviants au regard des fondements de la religion dont vous prétendez être le revivificateur et le représentant.

    C’est précisément ce qu’a fait Ibn Abd al-Wahhab. Dans son ouvrage, Le livre de l’unicité divine – pauvre du point de vu intellectuel et théologique – il énonce des banalités relatives à l’unicité divine, dogme fondamental de la foi monothéiste dont tout musulman d’hier et d’aujourd’hui est familier. Mais le but du livre d’Ibn Abd al-Wahhab n’était pas, comme il le prétendait, de rétablir les fondements de la foi que les musulmans auraient oublié, mais plutôt, les accuser d’être des associateurs, des impies et des mécréants, avec pour objectif de leur imposer sa doctrine.

    Il accusera ouvertement les musulmans d’Arabie et des régions avoisinantes d’être des païens, des adorateurs des saints et de leurs tombeaux.

    Dès lors, en 1740, il commence à envoyer des lettres à ses partisans comme à ses ennemis et aux musulmans dans leur généralité. Ces lettres, dont je livre ci-dessous un extrait, comportent des menaces à peine voilées ainsi que l’ombre de l’excommunication (takfir) :

    « La croyance dominante en la sainteté (il fait allusion aux saints que des musulmans vénéraient) et en des choses semblables est de l’associationnisme. Si vous en êtes convaincus, vous devrez savoir aussi que ceux qui disent que nous ferions mieux de cesser d’accuser les gens d’impiété et de leur faire la guerre se trompent. Nous vous conseillons seulement de connaître et d’appliquer la religion de Dieu et de son Prophète, si tant est que vous apparteniez à la communauté de Muhammad. »[3]

    Dans ces quelques lignes, il accuse l’ensemble des musulmans d’associationnisme (shirk) et d’impiété, et les menaces de leur faire la guerre s’ils ne se soumettent pas à lui.

    Or, le Prophète Muhammad a dit (hadith notoire et authentique) : « Ma communauté ne tombera jamais d’accord sur une erreur. »

    Par conséquent, Mohamed Ibn Abd al-Wahhab, conformément à ce hadith, ne pouvait être dans la voie de la Vérité et les musulmans dans l’erreur.

    Le mouvement que l’on appelle aujourd’hui takfiri, vient précisément de cette doctrine de l’excommunication érigée par le bédouin Ibn Abd al-Wahhab. Takfir signifie excommunier ; le mouvement takfiri excommunie toute personne qui ne partage pas les idées du wahhabisme, ce qui justifie d’après eux l’exécution de « l’impie ». Une arme politique aussi cruelle qu’efficace.

    Mais le Prophète Muhammad a déclaré au sujet de celui qui dit d’un musulman qu’il est mécréant : « Lorsqu’un musulman dit de son frère qu’il est mécréant, l’un des deux l’est nécessairement. Si l’homme est tel qu’il l’a décrit, il sera traité comme tel, sinon l’accusation se retournera contre lui (celui qui l’a prononcée) »[4]

    La combinaison de ces deux seuls hadith du Prophète suffirait pour conclure qu’Ibn Abd al-Wahhab était un mécréant. Ce qui va dans le sens des avis de la totalité des savants de son époque qui se sont prononcés sur son cas (j’y viendrai plus bas).

    Dans une de ses lettres, Ibn Abd al-Wahhab expose son système d’excommunication et désigne ceux qui sont visés par l’accusation d’impiété. D’une façon assez habile mais sans aucune base théologico-juridique, il élargi le champs de l’excommunication à tous ceux qui ne partagent pas son avis :

    « Celui qui connaît l’unicité divine et n’agit pas en conséquence est un infidèle, obstiné comme le Pharaon ou Satan. Et celui qui innocente le coupable d’un tel acte, qu’il s’agisse des Anciens ou des impies de notre époque, est lui-même un infidèle ! Ils sont tous coupables de la grande impiété, c’est-à-dire de l’associationnisme. »[5]

    Ibn Abd al-Wahhab intègre à l’associationnisme toute une série d’actes qu’il juge impies et ne laisse aucune échappatoire au musulman « coupable », sinon celle de l’excommunication.

    Cette nouvelle doctrine, qui ne se fonde sur aucune science islamique, ne manque pas de choquer les savants contemporains à Ibn Abd al-Wahhab.

    Mohamed Ibn Abd al-Wahhab excommunié par les savants

    Ce que les musulmans et les partisans du wahhabisme ignorent aujourd’hui, c’est que la totalité des grands savants de l’époque d’Ibn Abd al-Wahhab l’on désavoué, ne lui reconnaissant aucune qualification théologique, et l’accusant d’être un innovateur, un égaré, un hypocrite, un athée, un rusé, un manipulateur et un faux prophète[6].

    Ces accusations extrêmement graves venant de savants et de muftis d’Arabie, d’Irak et du Yémen, se sont faites, dans la plupart des cas, sans concertation, ce qui donne plus de valeur encore à leur jugement (j’y reviendrai). Tous les savants qui l’on réfuté l’ont déclaré hérétique, lui ont dénié le statut de savant moujtahid (habilité à interpréter le Coran) et ont constaté qu’il ne maîtrisait pas la douzaine des sciences religieuses. Les savants ne s’arrêtèrent pas là, ils réfutent une à une les thèses d’Ibn Abd al-Wahhab, démontrant ainsi qu’il est un hérétique et un inculte ignorant les fondements même de la théologie[7].

    Je commencerai par le propre frère de Mohamed Ibn Abd al-Wahhab, Suleyman (qui était magistrat à Huraymala), et qui lui a écrit ce qui suit, dans une lettre qu’il rédigea vers 1753 et dont le titre est Les Foudres divines réfutant le wahhabisme (c’est à Suleyman Ibn Abd al-Wahhab que revient la paternité du néologisme wahhabisme) :

    « Depuis huit ans plus personne n’est musulman sauf les contrées qui t’obéissent… Que Dieu nous garde tous de l’égarement ! »[8]

    Suleyman apostrophe son frère et lui pose cette question : « Quel est le nombre des piliers de l’Islam ? », à quoi Mohamed répond « cinq », alors Suleyman lui rétorque : « Pourquoi alors ce sixième pilier sur l’impiété des musulmans ? »[9]

    Entre 1740 et 1745, alors que la prédication de Mohamed Ibn Abd al-Wahhab débute, le magistrat et mufti – le mufti a une autorité juridique, il est autorisé à émettre des avis juridiques (fatwas) – de Riyad, Suleyman ibn Suhaym (1717-1767), après un échange épistolaire avec Ibn Abd al-Wahhab, rédige une lettre adressée aux savants d’Arabie :

    « Je porte à votre connaissance qu’un innovateur est apparu dans notre pays, un ignorant, un égaré qui égare, sans science sans piété ; il a commis des méfaits redoutables dont certains se sont déjà propagés, et d’autres encore limités à notre contrée. Je veux justement en informer les ulémas (les savants), héritiers des prophètes, afin qu’ils mettent un terme à son égarement et à son ignorance. Il a détruit les tombes et brûlé des livres de prières populaires ; il prétend que, s’il le pouvait, il détruirait la Pierre noire de la Kaaba ; il considère que les gens depuis six cents ans sont dans l’ignorance… Mais d’où tire-t-il ce savoir ? En a-t-il reçu la révélation ? Ou le diable le lui a-t-il soufflé ? Je vous en supplie ! Faites-le savoir aux pauvres gens qu’il a séduits par des artifices, et parez au plus pressé avant qu’il ne soit trop tard ! »[10]

    Dans la région de l’Ahsa, un savant nommé Al-‘Afaleq (mort en 1751) attaque Ibn Abd al-Wahhab dans une lettre s’appelant Les traditionalistes se moquent de celui qui prétend renouveler la religion. En 1745, le même Al-‘Afaleq rédige une réponse au livre d’Ibn Abd al-Wahhab (Le livre de l’unicité divine) sur lequel il dit :

    « L’unicité divine est un crédo à propos duquel l’umma (la communauté musulmane) est unanime (conformément au hadith du Prophète précité), sauf ce faux prophète »[11]

    Un autre savant, al-Hudari, dans un libelle qu’il diffuse, écrit :

    « Au sujet de la réfutation de l’innovateur Ibn Abd al-Wahhab qui opère en ce moment au Nadjd, persistant dans son égarement et son obstination… »[12]

    Voilà pour les réfutations venues du Nadjd (région d’origine d’Ibn Abd al-Wahhab).

    Suite à cela, des réfutations sont venues de savants du Hedjaz (région de la Mecque et de Médine), à commencer par les maîtres qu’Ibn Abd al-Wahhab a eu durant sa scolarité à la Mecque, M. Ibn Suleyman al-Kurdi et M. Ibn Hayet al-Sanad, qui le soupçonnent d’athéisme.

    Al-Kurdi, dans une lettre qu’il envoie à son ancien élève, lui écrit :

    « Eh ! Abd al-Wahhab, je te conseille de cesser de médire des musulmans. Si quelqu’un croit en l’intercession et non en Dieu, prends la peine de lui prodiguer de bons conseils ; s’il persévère, accuse-le d’impiété intuiti personae, mais tu n’as pas le droit d’accuser la grande masse des musulmans de laquelle tu t’es toi-même exclu (toujours en conformité avec le hadith du Prophète). Dieu n’a-t-il pas dit que : « celui qui suivra un autre sentier que celui des croyants, nous le brûlerons au feu de la géhenne » (IV :115) ? Mais comme on dit : le loup ne s’attaque qu’aux brebis égarées. »[13]

    En 1743, les muftis issus des quatre écoles de droit musulman sunnite (malikite, chafiite, hanafite et hanbalite) avalisent et commentent une réfutation contre Ibn Abd al-Wahhab intitulée Le Livre de la prévention de l’égarement et de la répression de l’ignorance, rédigée par un savant égyptien résidant à la Mecque du nom de al-Tandatawi[14].

    En plus du Yémen[15], des réfutations viennent d’Irak où en 1776, le savant Ali ben Abdallah as-Suwadi écrit Tabernacle qui éclaire la réfutation du wahhabisme. Il conclut sa lettre ainsi, s’adressant à Abd al-Wahhab :

    « Hé ! Lourdaud et diable obstiné, si tu as compris ce qui précède, comment peux-tu accuser d’impiété celui qui atteste qu’il n’est de dieu que Dieu et que Muhammad est son Prophète. »[16]

    Quelques années après la mort d’Ibn Abd al-Wahhab (1792), son livre, Le livre de l’unicité divine, est lu par un conseil de savants à Bagdad dont fait parti l’imam de la mosquée de Bagdad, Abd al-Khattib Affendi al-Rawi. Voici ce qui ressort de l’analyse du livre faite par ce conseil :

    « Après examen, le livre comprend des questions disparates d’inégale valeur. Son auteur est de ceux qui ne connaissent qu’une partie de la charia[17], qu’il n’a pas pris la peine d’approfondir ; il n’a pas eu de maître qui l’eût dirigé sur le droit chemin, l’eût orienté et lui eût appris les sciences nécessaires qui guident vers la voie juste. »[18]

    Les attaques contre la doctrine d’Abd al-Wahhab, sa « pensée » et contre les wahhabites qui lui succèderont, sont multiples et viennent de toutes parts ; essentiellement de savants sunnites – les savants chiites le réfutent aussi, à l’unisson avec les sunnites – alors même que les wahhabites se réclament du sunnisme. Il est important de rappeler que l’opposition au wahhabisme – qui voue une haine viscérale au sunnisme autant qu’au chiisme – faisait l’objet d’un consensus entre les savants sunnites et chiites.

    Nous n’avons ici rapportées que quelques unes des nombreuses réfutations et des dénonciations dont doctrine wahhabite a fait l’objet ; réfutations qui se poursuivront à travers les siècles, et ce jusqu’à nos jours, à l’exemple du Sheikh d’Al-Azhar (le centre intellectuel de l’Islam sunnite), Yusri al-Azhari, en 2012[19].

    Près d’un siècle après la mort d’Abd al-Wahhab, Ibn Girgis s’en prend aux wahhabites dans un texte qui s’appel Le plus Dur Jihad (1887-1888) où il exprime la position musulmane sunnite traditionnelle à laquelle les wahhabites sont étrangers, à savoir que seuls les quatre fondateurs d’Ecole du droit (Malik, Abu Hanifa, Chafii, Ibn Hanbal), héritiers des prophètes, sont dotés de l’ijtihad (l’effort d’interprétation du Coran dont découle les règles du droit) absolu. Ils sont seuls dignes d’imitation leur rappelle-t-il. Or, ajoute-t-il, « en ces temps-ci, de prétendus savants s’improvisent en créateurs d’Ecole alors qu’ils sont les plus ignorants des hommes, obstinés, corrompus et polémiques, des déments qui méritent l’emprisonnement et le châtiment perpétuel »[20].

    Nous conclurons cette série de réfutations par la preuve (si ce n’était pas déjà prouvé) qu’Ibn Abd al-Wahhab n’était pas un véritable savant, mais un imposteur. En 1883, Zayni Dahlan (1817-1886), le mufti de la Mecque, dresse un bilan des réponses faites à Ibn Abd al-Wahhab :

    « Au total, nombreux sont ceux qui l’ont réfuté, d’Orient et d’Occident ; ils appartiennent aux quatre écoles, y compris la sienne, le hanbalisme ; ils lui ont posé des questions à la porté des débutants, auxquelles il n’a pas été en mesure de répondre. »[21]

    Valeur théologico-juridique des avis des muftis et savants sur le wahhabisme

    Nous venons de le voir, il y avait consensus (ijma’) entre les savants des quatre écoles juridiques sunnites, du Nadjd, du Hedjaz, du Yémen et d’Irak au sujet de Mohamed Ibn Abd al-Wahhab et sa doctrine.

    Du point de vue du droit musulman, en théorie, il y a consensus sur un cas juridique, lorsque tous les moujtahid (savants capables d’interpréter le Coran) du monde musulman sont unanimes[22].

    Dans le cas du wahhabisme, il y avait accord entre un nombre précis de moujtahid ; mais précisons qu’à cette époque, se sont prononcé les savants des régions qui ont eu connaissance de l’existence d’Abd al-Wahhab et de sa secte. Au XIXe siècle, les savants du Maghreb ont à leur tour réfuté le wahhabisme[23].

    Toutefois, des oulamas (savants) pensent qu’il est impossible d’avoir un véritable consensus, dans la mesure où l’on ne peut connaître tous les moujtahid de la planète ainsi que leur avis à tous sur un cas juridique. Partant de là, le fondateur de la quatrième école de droit musulman, Ahmad ibn Hanbal (780-855) a conclu que : « Celui qui prétend qu’il y a eu consensus ment. Il se peut que les spécialistes se soient contredits à propos de la question sans le savoir et qu’il ne le sache pas. Il vaut mieux dire : à ma connaissance, il n’y a pas eu de conflit d’opinions sur cette question »[24].

    En réalité, ce que l’on qualifie d’ijma’ (consensus), à l’exemple des jugements consensuels émis par les Compagnons du Prophète, est un avis concerté entre un groupe de personnes présentes à un moment donné, possédant le savoir et la compétence nécessaires pour juger du cas porté devant elles[25].

    Historiquement, l’avis concerté n’a existé qu’à deux époques : celle des premiers califes et Compagnons du Prophète (Abu Bakr, Omar, Othman et Ali) et au cours de quelques Califats omeyyades en Andalousie.

    En dehors de ces deux périodes, chaque moujtahid répondait aux cas juridiques qui lui était soumis dans son pays et sa société[26].

    Il existe deux types de consensus[27] :

    Le consensus explicite (al-ijma’ as-sarih) : tous les moujtahid d’une époque donnée expriment leur accord sur un avis juridique de manière explicite.
    Le consensus implicite (ali-ijma’ as-soukouti) : une partie des moujtahid d’une époque s’exprime sur un cas juridique, tandis que le reste des moujtahid n’exprime aucun avis. Celui-ci a une valeur moindre, sauf pour les savants hanafites, car selon eux le silence d’un moujtahid sollicité ne peut exprimer que son accord.

    Au vu des éléments historiques et théologico-juridiques présentés, les jugements que les savants et muftis ont portés sur le wahhabisme, à la fois individuels et concertés, sont des plus solides de l’histoire de l’Islam, concernant une secte[28].

    Comme l’a écrit l’ancien juge du Caire, inspecteur des tribunaux et professeur à la faculté de droit du Caire, Abd al-Wahhab Khallaf (1888-1956) : « Le consensus sur un avis juridique devient une loi religieuse coercitive. Si le même cas se présente aux moujtahid des époques suivantes, ils doivent adopter le jugement prononcé par leurs prédécesseurs et s’abstenir de tout nouvel effort de réflexion sur ledit cas. Ainsi, une loi religieuse résultant de l’ijma’ est définitive, indiscutable et ne peut être ni contredite ni abrogée. »[29]

    Nous attendons donc que les savants contemporains aient le courage d’adopter le jugement prononcé par leurs prédécesseurs.

    Youssef Hindi | 9 décembre 2015

    [1] Voir le détail de ces massacres commis par les Saoud sous la conduite d’Ibn Abd-al Wahhab dans : Hamadi Redissi, Le pacte de Nadjd, ou comment l’islam sectaire est devenu l’islam, éditions Seuil, 2007. Son enquête sur la naissance et l’expansion du wahhabisme, s’appuyant sur des documents originaux et des témoignages de l’époque, est la plus fouillée et la mieux documentée.
    [2] La biographie d’Ibn Abd-al Wahhab dans : Hamadi Redissi, op. cit.
    [3] Les Lettres personnelles de M. Ibn Abd al-Wahhab, Publications de l’Université de l’imam M. Ibn Saoud, Ryiad, s.d. (n°29), rapporté par Hamadi Redissi, op. cit., p. 86.
    [4] Selon Ibn Omar, rapporté par Bukhari et Muslim, cité notamment par Muhammad Nasir Ad-Din Al-Albani (qui est une des principales références des wahhabites contemporains), dans son ouvrage Les jardins des Vertueux (Riyad As-Salihin), chapitre 15 : L’interdiction de dire de son frère qu’il est mécréant.
    [5] Lettres 26, in Ibn Ghannam, p. 250 et 439-440, rapporté par Hamadi Redissi, op. cit., p. 127.
    [6] Hamadi Redissi, op. cit., p. 136.
    [7] Hamadi Redissi, op. cit., pp. 131-132.
    [8] Lettre éditée à Bombay en 1889 ; une seconde édition date de 1923 et une autre de 1987 au Caire. Rapporté par Hamadi Redissi, op. cit., p. 98.
    [9] Rapporté par Hamadi Redissi, op. cit., p. 248.
    [10] Rapporté par Hamadi Redissi, op. cit., p. 99.
    [11] Rapporté par Hamadi Redissi, op. cit., p. 100.
    [12] Rapporté par Hamadi Redissi, op. cit., p. 100.
    [13] Rapporté par Hamadi Redissi, op. cit., p. 101.
    [14] Voir : Hamadi Redissi, op. cit., p. 101.
    [15] Voir les réfutations yéménites du wahhabisme dans : Hamadi Redissi, Le pacte de Nadjd, pp. 105-108.
    [16] Manuscrit 2156, Bibliothèque royale de Berlin. Rapporté par Hamadi Redissi, op. cit., p. 107.
    [17] La charia, n’est pas, comme on aime à le répéter en Occident, la loi Islamique réduite aux châtiments corporels. Charia signifie la voie ; étymologiquement, ce mot désignait la source d’eau où s’abreuvaient les animaux dans le désert, et par extension on appelait ainsi la voie qui menait à la source d’eau. La charia est donc la voie qu’emprunte le croyant pour accéder à Dieu, qui est la source (l’eau étant la source de toute vie). La loi islamique constitue les limites de la voie (charia), limites sans lesquelles on ne peut se guider ni distinguer la voie droite du chemin tortueux. Toute route, par définition, à des limites.
    [18] Rapporté par Hamadi Redissi, op. cit., pp. 88-89.
    [19] Voir le prêche donné en 2012 par Yusri al-Azhari, durant lequel il réfute le wahhabisme : https://www.youtube.com/watch?v=0zKEK-T9bAM
    [20] Rapporté par Hamadi Redissi, op. cit., pp. 108-109.
    [21] Zayni Dahlan dans son Durar (Les Perles, rédigé en 1883). Rapporté par Hamadi Redissi, op. cit., p. 97.
    [22] Voir : Abd al-Wahhab Khallaf, ‘Ilm ousoûl al-fiqh (Les fondements du droit musulman), 1942, réédité en 1997 et 2008, Ed. Al-Qalam, p. 68. Abd al-Wahhab Khallaf (1888-1956) fut juge auprès des tribunaux d’Egypte, directeurs des mosquées au ministère des fondations religieuses, inspecteur des tribunaux et professeur à la faculté de droit de l’université du Caire.
    [23] Hamadi Redissi et Asma Nouira, Réfutations maghrébines du wahhabisme au XIXe siècle, éd. Dar al-Tali’a, Beyrouth, 2008.
    [24] Abd al-Wahhab Khallaf, Les fondements du droit musulman, p. 72.
    [25] Abd al-Wahhab Khallaf, op. cit., p. 73.
    [26] Abd al-Wahhab Khallaf, op. cit., p. 74.
    [27] Voir le détail dans : Abd al-Wahhab Khallaf, op. cit., pp. 67-75.
    [28] Voir l’opinion d’Ibn Rushd (1126-1198), le grand juriste du XIIe siècle, sur l’origine et la nature du sectarisme, dans son ouvrage Le discours décisif (fasl al-maqal).
    [29] Abd al-Wahhab Khallaf, op. cit., p. 69.

    ***
    Youssef Hindi est écrivain et historien de l’eschatologie messianique. Il est l’auteur de « Occident et Islam – Sources et genèse messianiques du sionisme. De l’Europe médiévale au Choc des civilisations » (éditions Sigest), dans lequel il révèle les origines mystiques, jusqu’ici méconnues, du sionisme et de la doctrine stratégique du Choc des civilisations.

    Source: http://arretsurinfo.ch/la-verite-sur-le-wahhabisme-des-saoud-a-daech/

  6. Exactement ! La CIA c’-à-d. qques familles co-réligionaires derrière le Pentagone (et qui dirigent en coulisse la FED & le FMI, ces engeances de destruction massive)
    ont crée et nourissent le terrorisme islamiste, avec la complicité des familles détentrices du pétrole dans la péninsule arabique et de leur pays-fétiche fondé par Rothshild en 1948.

  7. « Vidéo choc personnes sensibles s’abstenir : wahhabisme »

    « Le Centre Zahra France et le Parti Anti Sioniste mènent un combat contre l’injustice, depuis leur création.

    La plus grande des injustices est le sionisme.

    Aujourd’hui, avec vous, ils condamnent ceux qui appellent à la haine, et commettent des crimes contre les musulmans et contre les non musulmans.

    Ils combattent avec la plus grande fermeté tous ceux qui cherchent à diviser et à nuire à la fraternité des musulmans, en l’occurrence le sionisme et son frère siamois, le wahhabisme.

    La coalition sionisme/wahhabisme a ouvert différents fronts de guerre au Moyen-Orient, notamment en Syrie, où elle a recours aux pratiques terroristes du monstre takfiri —DAESH— qu’elle a créé pour déstabiliser la région.

    Le wahhabisme s’active à déclencher un conflit entre Chiites et Sunnites, cherchant à impliquer l’ensemble de la communauté islamique.

    Pour parvenir à ses fins, il est déjà intervenu au Nigéria avec le massacre de 500 Nigérians au mois de décembre et au Yémen, où il a constitué une Coalition arabe —dont il a acheté les membres à coup de pétrodollars—.

    Le Centre Zahra France et le Parti Anti Sioniste disent NON à la division et NON aux meurtres des croyants, quelle que soit leur croyance.

    La Ligue pseudo « arabe » est sous l’emprise de ces pseudos-responsables arabes assujettis au sionisme. Au lieu d’unir et de rassembler les Arabes contre l’entité sioniste d’Israël, leur véritable ennemi, ils appellent à la division des musulmans fomentant un conflit contre le chiisme et contre l’Iran !

    Le Centre Zahra France et le Parti Anti Sioniste appellent, comme ils l’ont fait en mars 2011, à la dissolution de cette Ligue « arabe ». OUI, disons-le encore une fois, il faut bannir cette ligue arabo-sioniste.

    Si ensemble, nous ne réagissons pas par des manifestations ou des actions, l’année 2016 sera marquée par plus de violence et de sang que l’année 2015 ne l’a été ! Le sang des innocents, musulmans ou pas, continuera de couler tant que le wahhabisme et le sionisme ne seront pas combattus et neutralisés !

    Le Centre Zahra France et le Parti Anti Sioniste se tiennent à vos côtés et vous déclarent qu’il faut lancer ensemble un mouvement pour la libération des territoires occupés : la Mecque, Médine et Jérusalem. « Israël » doit être banni des de Palestine et le wahhabisme, de la Mecque.

    Nous devons impérativement enlever les clefs de la Mecque des mains souillées des suppôts du sionisme et du wahhabisme, qui sont une malédiction pour notre Humanité.

    Nous devons comprendre que nous sommes revenus au temps préislamique d’avant la venue du Prophète (p) ; la Mecque est occupée, l’idolâtrie y est omniprésente sous une nouvelle forme, le temps est venu de nous débarrasser des nouveaux « Obal » (idole que le Prophète Mohammed (p) a renversée).

    Soyons les fidèles successeurs au mouvement initié par le Prophète (p), édifions notre unité et marchons contre l’injustice ! Ensemble, rejoignons l’armée de la libération et délivrons la Mecque, Médine et Jérusalem des fléaux contemporains —sionisme et wahhabisme— !

    Le Centre Zahra France et le Parti Anti Sioniste vous proposent de réfléchir à des actions communes pour dénoncer les régimes sionistes, wahhabites et les Etats arabes à leur solde.

    Nous prions Dieu de protéger notre Humanité des calamités, du mal et du crime que vient d’endurer le martyr Cheikh Nimr Baqr al-Nimr (que Dieu l’agrée).
    http://www.partiantisioniste.com »

  8. « Destructions wahhabites : les lieux saints de l’islam en péril »

    Au delà de l’émotion, la destruction de sites historiques majeurs par Daech en Syrie et en Irak pose question : le vandalisme de l’organisation terroriste relève-t-il de la simple irresponsabilité ou au contraire, est-il fondé sur une idéologie précise ? A l’examen des attitudes wahhabites envers les lieux de mémoire, la réponse se trouve en Arabie Saoudite. Si la destruction de lieux sacrés – et avant tout ceux de l’islam lui-même – a eu ses adeptes dans le passé, dont les premiers Abassides au VIIIème siècle et les premiers Séfévides persans au XVIème siècle, ce n’est qu’avec l’arrivée du wahhabisme, au XVIIIème siècle, qu’elle s’inscrit au cœur même de l’islam réformiste radical. Or, le wahhabisme est aux fondements de l’Arabie Saoudite.

    En 1703, à Al-Uyaynah, une oasis du nord de Riyad, naît Muhammad ibn Abd al-Wahhab. En esprit aussi individualiste que puritain, n’écoutant que ses propres perceptions, al-Wahhab conteste l’autorité de ses professeurs et, selon certaines sources, puise dans les prescriptions de l’école hanbalite (la plus rigoriste des quatre écoles de l’islam) pour fonder une ligne doctrinale à même de purger l’islam de ce qu’il considère comme des éléments de décadence et le ramener à une pureté originelle dont il définit personnellement les conditions. D’autres sources, en particulier wahhabites, nient tout rapport avec l’école hanbalite et proclament l’originalité absolue d’al-Wahhab, dont l’inspiration aurait émané d’une révélation divine directe. Quoi qu’il en soit, aujourd’hui, une autre mouvance musulmane fondamentaliste, le Salafisme, est aussi liée au wahhabisme qu’à l’école hanbalite dont elle tire son origine.

    Après qu’il ait pris sur lui d’infliger des punitions à ceux qui ne se joignaient pas aux prières communales, détruit de ses mains la tombe d’un saint de l’islam et mené un groupe de zélotes à lapider une femme, l’activisme religieux d’al-Wahhab lui vaut un bannissement de sa ville pour hérésie. A Dariya, un village distant de quelques soixante kilomètres, il trouve la protection de l’émir local, Mohammed ibn al-Saoud. Al-Whabbab qui, à l’instar d’un Luther ou d’un Calvin, rejette les exégèses des oulémas accumulées au cours des siècles pour y substituer le libre examen individuel du Coran, des hadiths et de la Sunna, décrie le culte populaire des saints de l’islam et rejette violemment les innovations inacceptables (bid’ah) constituées, selon lui, par le chiisme et le soufisme, est si bien accueilli qu’al-Saoud officialise sa doctrine moyennent un pacte : le minuscule émirat adopte les vues d’al-Wahhab contre le soutien loyal de tous les wahhabites à sa famille régnante. Ainsi, dès ses débuts au XVIIIème siècle, le wahhabisme a représenté le socle du pouvoir politique des Saoud. Il le reste à ce jour.
    Le wahhabisme, instrument guerrier et politique » (…)

    http://www.les-crises.fr/recommande-destructions-wahhabites-les-lieux-saints-de-lislam-en-peril/

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