Les Dessous de l’Histoire et la doctrine secrète

Le propos n’est pas ici d’encenser ou de conspuer cette doctrine, ou l’hermétisme. C’est à titre de Recherche qu’est exposée cette réalité, qu’il convient (ou pas) d’étudier, ou connaitre, pour maîtriser à minima les leviers occultes de ce monde. La kabbale étant étroitement liée, il convient de préciser que nos connaissances ne nous permettent pas d’en parler, faute de connaissances suffisantes pour le moment.


doctrine-secreteLes vérités contenues dans LA DOCTRINE SECRÈTE ne sont nullement présentées comme une « révélation » et l’auteur n’a pas de prétention à être un révélateur de la science mystique qui est maintenant rendue publique pour la première fois dans l’histoire du monde. Car ce que contient cet ouvrage se trouve dispersé dans des milliers de volumes incorporant les Écritures des grandes religions asiatiques et des débuts des religions d’Europe, cachés sous glyphes ou symboles, et jusqu’ici passé inaperçu à cause de ce voile. Ce qu’on essaye maintenant, c’est de rassembler les données les plus anciennes et d’en faire un tout harmonieux et cohérent. Le seul avantage que l’auteur ait sur ses prédécesseurs est de n’avoir pas besoin de recourir à la spéculation et aux théories personnelles. Car cet ouvrage est une déclaration partielle de ce qui lui a été enseigné par des étudiants plus avancés, augmentée seulement pour quelques petits détails des résultats de ses propres études et observations. La publication de beaucoup des faits ici exposés a été rendue nécessaire par les spéculations téméraires et fantaisistes auxquelles beaucoup de Théosophes et étudiants du Mysticisme se sont livrés, ces dernières années, dans leur effort, tel qu’ils l’imaginaient, pour édifier un système de pensée complet d’après les quelques faits communiqués antérieurement. Il est inutile d’expliquer que ce livre n’est pas la Doctrine Secrète dans sa totalité, mais un nombre de fragments choisis dans ses données fondamentales, une attention spéciale étant apportée à quelques faits dont certains écrivains se sont emparés et les ont déformés hors de toute ressemblance avec la vérité. Le but de cet ouvrage peut être ainsi défini : montrer que la Nature n’est pas  » un concours fortuit d’atomes « , et assigner à l’homme sa place réelle dans le plan de l’Univers ; sauver de la dégradation les vérités archaïques qui sont la base de toutes les religions ; découvrir jusqu’à un certain point, l’unité fondamentale dont toutes ont jailli ; et finalement montrer que le côté Occulte de la Nature n’a jamais été considéré par la Science de la civilisation moderne. Si ces choses sont accomplies, si peu que ce soit, l’auteur est satisfait. Ce livre est écrit pour le service de l’humanité et c’est à l’humanité et aux générations futures qu’il appartient de le juger. (source)


« Il n’y a pas de religion supérieure à la Vérité »


Helena P. Blavatsky

(1831 – 1891)

Par Joël LaBruyère. Érudite, ésotériste, voyageuse, fondatrice de la Société Théosophique, chercheuse infatigable à la personnalité bien trempée : Helena Blavatsky fut une femme tout à fait exceptionnelle dans un XIXème siècle enténébré. Son travail, d’une valeur inestimable, réunit les pièces de l’immense puzzle de la Doctrine secrète qui renferme le savoir spirituel primordial de l’humanité. Elle fut trahie par des factions occultes.

hpbÉsotériste et clairvoyante hors pair, Helena Petrovna Blavatsky (H.P.B.) apporte, à la fin du XIXe siècle, une masse d’informations jamais égalée, et actualise de nombreuses vérités effacées par des siècles de catholicisme.

La Société Théosophique, qu’elle fonda à New-York, le 17 novembre 1875, avec le Colonel Henry. S. Olcott et William Q. Judge, est considérée comme la matrice des mouvements spirituels qui se sont développés au début du XXe siècle.
Cette Société fut l’école de formation ésotérique de Rudolf Steiner, fondateur de l’Anthroposophie, de Max Heindel, fondateur de la Fraternité Rosicrucienne, et même de Jiddu Krishnamurti, instructeur majeur du XXe siècle, éduqué dès l’enfance dans le giron des théosophes, en Inde.
La pédagogie de déconditionnement radical de Krishnamurti suit la ligne de révolte qu’on retrouve chez H.P.B..

Blavatsky s’est battue, tout au long de sa vie, pour dénoncer les institutions politiques, religieuses et scientifiques de son temps, qui s’évertuaient à dissimuler la vérité sur l’origine et la destinée ultime de l’homme.
Elle voulait remettre les valeurs spirituelles en ordre, pour redresser « les bases universelles de toute foi religieuse : Dieu, et l’immortalité individuelle pour chaque homme, s’il est capable de la conquérir ».

Ses aventures sur trois continents, ses combats acharnés contre l’Église de Rome et le matérialisme, la somme d’informations qu’elle diffusa à travers un millier d’articles, en font une des figures les plus impressionnantes du XIXe siècle.

H.P.B. vint rétablir la vérité sur l’autorité usurpée des religions du monde, comme l’indique la devise de la Société Théosophique : « Il n’y a pas de religion supérieure à la vérité. »
S’il est une doctrine dérangeant les gardiens du dogme religieux, c’est bien la Théosophie d’H.P.B., qui a redonné à ce mot son sens originel, en relation avec la Sophia des gnostiques.
À l’arrière-plan de la Théosophie se profilent, en effet, les écoles des Mystères, les confréries gnostiques, le Manichéisme et sa résurgence Cathare, les Templiers et les Rose-Croix hermétistes.

Madame Blavatsky ne s’est pas cachée de mener une guerre frontale contre Rome, « matrice de tous les mensonges ».
Il était donc prévisible qu’elle serait attaquée, des manières les plus perfides qui soient, par des trahisons, des imitations et des caricatures à rebours de son enseignement. D’ailleurs, la vie de H.P.B. n’est constituée que d’oppositions et d’attaques, jusqu’à des attentats criminels, physiques et psychiques.

Malgré tout, H.P.B. demeure un mystère. C’était un puissant esprit qui avait pris un corps de circonstance sans désirer vivre une vie ordinaire.
Elle a laissé une empreinte durable sur la Terre entière, mais elle a payé durement pour cette action, comme elle l’exprime à la fin de sa vie : « Parce que le monde est dominé par le mensonge, l’hypocrisie et le jésuitisme, et que je ne saurais ni ne pourrais m’y rallier, il me semble que c’en est fait de moi. (…) Je suis de trop sur cette terre. »


Définition de l’expression « Doctrine Secrète »

Synonyme de « Doctrine Hermétique », de « Doctrine Ésotérique » et, dans leur sens authentique, de « Sciences Occultes ».

Cette expression a été attribuée dans l’Antiquité à l’ensemble des Enseignements ésotériques relatifs à la formation de l’Univers, à la structure et à la place de tous les êtres — notamment de l’homme au sein de ce dernier.

Ces Enseignements furent délivrés sous le nom de « Doctrine Ésotérique », « Doctrine Hermétique » ou « Doctrine Secrète » afin de distinguer celle-ci du courant transitoire des différentes écoles de pensées philosophiques ou scientifiques prévalant dans le monde et qui se s’attachaient pas — ou ne s’attachent pas — directement ou indirectement à elle.

Cette Doctrine est, quant à sa forme et à ses procédés de divulgation, aussi variable que l’Histoire des hommes mais quant à son fond, puisqu’elle enseigne les Lois Éternelles, elle est de la pérennité de l’Univers. C’est pourquoi les anciens Égyptiens l’appelèrent « la Doctrine du Ciel étoilé ».

Cet Enseignement était commun à tous les peuples issus de l’Atlantide et transmis en Inde d’où il rayonna sur tout l’Orient, en Chaldée, en Égypte et de l’Égypte en Grèce. Il véhiculait une Connaissance certaine et salvatrice car en elle gisaient — et gisent encore — les remèdes aux maux liés à la condition humaine :

  • le mystère de la vie et de la mort ;
  • la souffrance tant physique (maladie, torture) que morale ;
  • la misère et le manque permanent ou renouvelé ;
  • la dure nécessité d’un labeur pénible pour se procurer nourriture, toit et vêtement sur un environnement naturel qui reste à être maîtrisé par l’homme…

Toutes les grandes Religions se sont attelées à un encouragement de l’être humain pour que celui-ci puisse se libérer de sa condition terrestre ; qu’elles aient appelé ce cheminement « Rédemption », « Libération », « Remontée », etc. elles se référaient à un état où les malheurs qui prévalent ici-bas, soumis à l‘impermanence de toute chose, étaient dépassés, vaincus.

Les Religions monothéistes ont insisté sur la notion de « chute » de l’âme humaine dans des conditions d’existence par trop denses (la matière qui structure notre monde terrestre) mais la Philosophie du Bouddha nous rappelle aussi cette même et triste réalité, nous demandant de sortir de la « ronde des renaissances » (réincarnations) et de mettre fin ainsi à la souffrance.

Toutefois, les Religions n’ont jamais révélé à l’Humanité cette Connaissance exhaustive de l’Univers et de l’être humain ainsi que des moyens devant être mis en œuvre pour accéder à cette Libération. Ces moyens constituent ce qui est appelé en Occident la Théurgie ou Magie Divine (en Orient, il s’agit du Tantrisme de la Main Droite). Bien mieux, quand quelques éléments de leur caste sacerdotale respective (prêtres, brahmanes, popes, etc..) eurent vent de cette Connaissance, ils firent tout pour l’occulter, la maudissant officiellement afin qu’aucune de leur ouailles — sur lesquelles ils voulaient détenir un pouvoir mental et moral absolu — ne leur échappât.

Nous devons déceler dans ces lignes aussi bien tous les efforts que la caste des brahmanes en Inde fit pour altérer les textes (et mieux piller, de la sorte, les veuves riches en les faisant brûler) que les exactions commises par les premiers « Pères » du christianisme qui s’acharnèrent à altérer sinon à détruire cet Enseignement Ancien. Cette destruction substitua au « Connais-toi toi-même et tu connaîtras l’Univers et les Dieux », la devise qui allait gouverner les esprits jusqu’aux premiers pas de la Science Moderne : « Crois, sans chercher à savoir ». Étaient ainsi évitées des investigations très dérangeantes sur l’origine non seulement de certains dogmes du Christianisme (ou de textes sacrés de l’Hindouisme) mais aussi des Sacrements et du Cérémonial Théurgique de ce dernier.

Cette Connaissance exhaustive, donc, est le contenu de ce qui est appelé « La Tradition  Ésotérique » ou « la Tradition Hermétique » ou encore « La Tradition Primordiale ».

Aussi est-ce à juste titre qu’ Helena Pétrovna Blavatsky nomma son monumental ouvrage « La Doctrine Secrète ». (source)


 doctrine

La Doctrine Secrète
d’Helena Petrovna Blavatsky

en six volumes dans l’édition française

(source) La divulgation des Enseignements contenus dans « La Doctrine Secrète » est le plus beau cadeau que l’Humanité ait jamais reçu de la part de Ceux Qui, plus adultes qu’elle, ont appris et pratiqué la Science de l’Esprit…

H.P. Blavatsky

Helena Petrovna Blavatsky

Des hauteurs du Tibet où cette Connaissance des réalités humaines et universelles s’était enfermée et fut donc protégée de toute incursion malveillante, une porte s’ouvrit vers l’Occident à la fin du siècle dernier pour dissiper l’ignorance et permettre aux êtres de se resituer dans un Univers qu’ils méconnaissent.

Qu’une telle Connaissance pût exister fit sourire dédaigneusement les Occidentaux du siècle dernier ; nos contemporains sourient moins, car de nombreux Scientifiques se réfèrent à « La Doctrine Secrète » pour orienter leurs recherches et trouver ce qui y était « dit » en un certain langage était une réalité expérimentable.

Mais quelle est cette Connaissance que relate « la Doctrine Secrète » ?

« Issue du Nord de l’Inde, des centaines de milliers d’années avant J.-C., puis transmise à l’Égypte, à la Chaldée, et, comparativement de façon plus récente, en Grèce, la Connaissance des Lois Universelles régissant l’Univers (le Macrocosme) et l’homme (le Microcosme) ainsi que la mise en œuvre de celles-ci (donc les pratiques liées à l’ascèse fondant l’évolution harmonieuse de l’être) était dispensée dans des Temples auxquels pouvaient accéder tout homme et toute femme instruits et dont l’éthique intègre était solidement établie. »

« Cette Doctrine était secrète et seules les élites en bénéficiaient car les masses, encore incultes car soumises, pour la plupart, à un statut social inférieur empêchant toute instruction, devaient être préservées de toute utilisation destructrice de ce Savoir. Aussi, se manifestait-elle pour le peuple sous la forme d’une « religion », celle-ci n’étant que l’expression allégorique des Lois Universelles. En réalité cet Enseignement était unique et commun à tous les peuples mais il empruntait, pour se concrétiser, un symbolisme adapté à la nature propre des ethnies contactées. C’est pourquoi, sous des apparences multiples, la même Vérité était diffusée. »

« Ce fut cette Vérité qu’elle redéfinit sous l’ancien nom de « Théosophie » et dans ce même contexte nous détenons d’elle la synthèse la plus brillante qui fût jamais faite des Religions, des Mythes et de toutes les Écoles Philosophiques passées. L’universalité de la véritable Connaissance venait d’être démontrée. »

« A l’instar des Professeurs de la Sagesse Antique, elle s’attacha à recourir sans cesse au stade atteint, dans son siècle, par la Science et l’expression de la spiritualité générale afin de restaurer à nouveau la Philosophie et l’ascèse conduisant aux Mystères. »

Cet Enseignement diffusait, en conséquence, les fondements, non seulement de ce qui est devenu aujourd’hui la « Science Moderne », dans les multiples domaines de cette dernière, mais aussi de la constitution complexe des êtres et du principe essentiel qu’est, dans l’Univers, le phénomène de la Conscience. »

 « De cette exhaustivité résultait un pouvoir d’agir sur la matière ainsi que sur la structure subtile de l’être humain que la Science occidentale et les religions ignorent encore. »

« Toutefois, au cours des millénaires, la transmission de cette Doctrine secrète suivit deux voies divergentes :

  1. En Orient, elle survécut, dans un premier temps, dans les Écoles secrètes Védiques, au Nord de l’Inde —d’où elle fut originairement divulguée— et vers lesquelles s’acheminèrent, d’Égypte, de Grèce et d’Asie Mineure, dès la fin du IIème siècle de notre ère, des manuscrits précieux que les remous de l’Histoire occidentale s’apprêtaient à détruire. »
    « Elle se concentra, à partir du VIIème siècle, au Tibet. Ce fut le premier Roi Bouddhiste, Song Tsen Gam-po, qui fit venir de l’Inde, à cette époque, des manuscrits inestimables et sauva donc ceux-ci de la destruction devant frapper par la suite, en Inde même, de nombreuses traces écrites de l’Enseignement. Naropa, l’Instructeur Indien, légua, au XIIème siècle, d’autres manuscrits à Marpa le Traducteur qui les ramena au Tibet. Lorsqu’au XVème siècle, le Grand Tsong Kaparé forma le Bouddhisme Tibétain, cette Doctrine — dans toutes ses disciplines : Cosmogénèse, Anthropogénèse, Médecine, Astronomie, Astrologie, Théurgie, etc. — était déjà entièrement sauvée de l’obscurantisme qui était tombé sur le monde. Le Tibet allait préserver ainsi, dans le silence de ses Monastères inaccessibles, la Mémoire humaine. »
  2. En Occident: par le cours de l’Histoire, cette Connaissance Globale Antique devint éparse et s’occulta de plus en plus car son fondement le plus efficace, la Théurgie, constituait un instrument de destruction aux mains d’hommes à l’éthique peu sûre, qui avaient accès d’une façon ou d’une autre à ce Savoir particulier, — ce pouvait être la caste des prêtres elle-même. »
    C’est cette « École Arhat Transhimalayenne » qui, par l’intermédiaire de deux de ces Membres, livra ses Enseignements à l’auteur de « La Doctrine Secrète ».

C’est pourquoi aujourd’hui, nous avons là la révélation ésotérique la plus brillante et la plus authentique sur les Vérités éternelles exprimées dans toutes les Religions et Traditions occultes. Le Chef d’Œuvre le plus monumental de l’Occultisme.

LA DOCTRINE SECRÈTE D’H.P. BLAVATSKY – VOLUME 1
Résumé de La Doctrine Secrète, extrait du Livre 1 : Partie 1Partie 2

Cosmogénèse (1ère partie) – Évolution Cosmique : les Stances de Dzyan :

  • Le Temps et le Mental Universel.
  • Les causes de l’Être.
  • Les causes de l’existence.
  • Les Hiérarchies créatrices septénaires.
  • L’antiquité des Sciences physiques.
  • Monades et Atomes.
  • Chimie secrète.
  • La formation des Mondes et des Univers
  • Les Grands cycles
  • Les Chaînes planétaires
  • Les Globes, les Rondes et les Races.
  • Les Plans de l’Univers.

LA DOCTRINE SECRÈTE D’H.P. BLAVATSKY – VOLUME 2

Cosmogénèse (2ème partie) – Évolution du Symbolisme
Science Occulte et Science Moderne :

  • Symbolisme et Idéographie
  • Le langage des Mystères et ses Clefs
  • Substance Primordiale et Pensée Divine
  • L’Œuf du Monde
  • Jours et Nuits de Brahama
  • la Lune, le Dieu Lunus, Phoebé
  • La Théologie des Dieux créateurs
  • Les Quatre Éléments
  • Vie, force et gravitation
  • Les Éléments et les atomes
  • Évolution cyclique et Karma
  • Le Zodiaque et son antiquité

LA DOCTRINE SECRÈTE D’H.P. BLAVATSKY – VOLUME 3

  • Anthropogénèse
  • Notes sur les stances archaïques et les 4 continents préhistoriques
  • Le commencement de la vie
  • Créations des premières Races
  • Des Races semi-divines aux races humaines
  • Évolution des animaux
  • La première chute
  • Évolution finale de l’homme
  • La Cinquième race et ses divins Instructeurs

LA DOCTRINE SECRÈTE D’H.P. BLAVATSKY – VOLUME 4

  • Symbolisme archaïque des Religions du Monde
  • Principes ésotériques corroborés dans chaque Écriture
  • Adam-Adami
  • La légende des Anges déchus
  • Le Titan Prométhée
  • Le symbolisme des noms mystérieux d’Iao et de Jéhovah
  • La Croix et la décade de Pythagore
  • Les mystères du Septénaire

LA DOCTRINE SECRÈTE D’H.P. BLAVATSKY – VOLUME 5

  • Miscellanées
  • Origine de la magie
  • Le secret des initiés
  • Quelques raisons du secret
  • Dangers de la magie pratique
  • Doctrines hermétiques et cabalistiques
  • Appolonius de Tyane
  • Magie Égyptienne
  • L’épreuve de l’Initié solaire
  • Le dernier des Mystère en Europe

LA DOCTRINE SECRÈTE D’H.P. BLAVATSKY – VOLUME 6

  • Miscellanées
  • Symbolisme du Soleil et des Étoiles
  • Astrologie et Astrolâtrie
  • Cycles et Avatars
  • Cycles secrets
  • La Doctrine des Avatars
  • Les Sept Principes
  • Le mystère de Bouddha
  • Nirvâna
  • Moksha

Conférence : Qui était Helena Blavatsky
Fondatrice de la Société Théosophique

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HELENA BLAVATSKY ET LA THÉOSOPHIE

LA CHRONIQUE DE LA LICORNE

Isis-Dévoilee

Premier ouvrage publié par H.P. Blavatsky pour apporter au monde, qui les avait oubliés, les principes essentiels sous-jacents à tous les systèmes philosophiques de jadis. Le lecteur trouvera dans ces pages une mine de renseignements sur la Magie, la Kabbale, l’Alchimie, les mondes invisibles, la Cosmogonie ésotérique, la constitution occulte de l’homme, les fondements de l’Astrologie. (Paris, 2000, Éditions Adyar, broché, 16 x 24, 766 pp.)

Pourquoi parler d’Helena Blavatsky, fondatrice de la Théosophie moderne aujourd’hui?  Nous pourrions être tentés de penser que l’oeuvre ce celle qui a été appelée H.P.B. par les théosophes est maintenant complètement dépassée, qu’elle a pris « un coup de vieux » du fait des enseignements du Nouvel Age, que beaucoup d’eau a coulé sous les ponts depuis la fin du XIXè siècle, alors qu’en fait, il n’en est rien. Nous parvenons tout juste à nous dégager  des polémiques, qui ont empoisonné l’époque où la fondatrice de la Société Théosophique a jeté plus que publié à la face du monde spiritualiste ces deux brûlots enflammés que sont Isis Dévoilée  en1877, puis La Doctrine Secrète en1888. Blavatsky a ranimé la flamme qui brillait dans les écoles des mystères de l’Antiquité et qui honorait la Déesse Mère, dont le règne précéda l’avènement du Dieu mâle érigé comme un dogme indiscutable. La théosophie blavatskienne s’inspire des systèmes théosophiques traditionnels (1) qui sont apparus au cours des temps dans les sociétés secrètes et nous apparaît comme un chemin de la connaissance qui réconcilie la science et la religion, afin de poser les bases d’une fraternité universelle.

Mais revenons au début de l’histoire humaine de la mère de la Société Théosophique. La petite Helena est arrivée au monde le 30 juillet 1831 à Yekatérinoslav (aujourd’hui Dniepropetrovsk) en Ukraine, durant une épidémie de choléra, ce qui constituait un sombre présage. Avec un certain parallélisme,elle le quittera le 8 mai 1891 à l’âge de 60 ans à Londres, lors d’une épidémie de grippe. Entre ces deux dates, elle parcourt le monde dans tous les sens, révolutionnant de nombreux domaines de la pensée et dynamitant à la cosaque les codes du moralisme victorien très prégnant en ce XIXè siècle finissant. Sa petite enfance, elle la vit, « malade et toujours moribonde jusqu’à l’âge de sept ou huit ans » (2). Très tôt, elle manifeste un vif intérêt pour l’occulte, le magique et le surnaturel, qui est perçu par son entourage comme morbide. Il faut bien dire que la jeune Helena Petrovna ne s’embarrassait pas de ménager la sensibilité d’autrui –  elle continuera par la suite. Son tempérament volontaire la rend fantasque, coléreuse, intrépide, voire  téméraire. Elle n’hésite pas par exemple à explorer sans lumière les souterrains du château, où réside son grand père, gouverneur de Saratov, afin de dialoguer avec les âmes des morts suppliciés en cet endroit. Il faudra même appeler la gendarmerie pour l’en déloger ! 

A quinze ans,  elle a dévoré tous les ouvrages sur la franc-maçonnerie et les sciences occultes de la bibliothèque de son grand -père. Trois années plus tard, elle se marie, moins par amour que par bravade afin de défier son père et accéder à son indépendance. Elle épouse le général Nicéphore Blavasky de 22 ans son aîné. Le mariage n’est pas consommé, ce qui n’est pas du tout du goût de son époux, qui d’abord la menace, mais rien n’y fait. Il la fait enfermer au cachot, battre par ses soldats, essaie même, alors qu’il est ivre, de la violer, avant de s’apercevoir enfin avec stupeur d’un point  de détail qui rendait inviolable l’intimité de  sa femme (3). Ceci explique sans doute la froideur manifestée toute sa vie durant par Helena Blavatsky envers les hommes. Elle s’enfuit donc à cheval de la Russie et commence, aidée en cela par les subsides de son père, une vie aventurière qui la conduira d’abord au Caire, en Turquie, en Europe, en Inde, puis en Amérique du Sud et du Nord. Elle fait même le coup de feu aux côtés de Garibaldi, lors de la bataille de Mentana en 1867, où elle est blessée. 

 Durant cette première époque de voyages qui se situent entre les années 1848 et 1858, elle parvient après une première tentative infructueuse  à pénétrer fin 1855 par le Cachemire au Tibet, où elle rencontre les Mahatmas, ou les Maîtres de la Sagesse. Mais elle fait surtout parler d’elle parce qu’elle manifeste d’extraordinaires facultés paranormales. Toute sa vie sera entourée de manifestations psychiques étranges qui étonneront ses contemporains : en sa présence, certains sentiront des parfums de fleurs, ou bien entendront tinter des clochettes d’argent. Les « Lettres des Mahatmas » sembleront tomber de nulle part et se matérialiser sans explications rationnelles. H.P.B. prétendra lire directement dans la « Lumière astrale » les livres qu’elle cite dans ses oeuvres et qu’elle ne possède pas dans sa maigre bibliothèque. Toutefois, bien qu’elle ait une capacité hors du commun à dialoguer avec les désincarnés, elle ne se définit pas comme une médium, bien qu’elle soit le plus souvent présentée comme telle. Après ses contacts avec les Maîtres de la Sagesse,  ce qui va  différencier essentiellement H.P.B. des autres psychiques de son temps, c’est qu’elle est un canal exceptionnellement clair, qui développera jusqu’au bout ses « pouvoirs » de manière volontaire, alors que le psychique ordinaire subit en général sa médiumnité davantage qu’il ne la contrôle. Dans tout ce qu’elle entreprend, Helena Petrovna Blavatsky utilise  et cultive les forces de la volonté pour se faire obéir de ce que les occultistes appellent « les élémentaux », ce qui est assez rare. Elle confie même à un de ces êtres invisibles, dans lequel les Anglo-Saxons reconnaîtront dans peine un Elfe de Maison (voir Dobby dans Harry Potter), le soin de faire le ménage, chose incroyable ! On comprend que sa présence ait pu jeter quelques troubles dans l’ esprit de ceux qui la surnommaient « la Sorcière Russe », durant son séjour à Ostende au crépuscule de son existence, à l’époque où elle rédigeait les dernières pages de La Doctrine Secrète.

 La mutation psychique de Blavatsky commence véritablement vers 1851, lors de sa rencontre « physique » avec le Mahatma Morya. Cette expérience, qui survient à Londres en août de cette année-là, annonce la grande Révélation intérieure qu’elle vivra plus tard. Elle reconnaît alors celui qu’elle avait déjà vu en rêve des années plus tôt. Celui-ci l’introduit dans la Grande Fraternité Blanche également appelée le Cinquième Règne composé de tous les maîtres qui ont vaincu l’illusion inhérente au monde de la matière et qui sont, pour nous humains, des Âmes Vivantes. Elle est désormais leur ambassadrice dans le monde. La Société Théosophique, qu’elle fonde plus tard avec le colonel Olcott en 1875 à New York, vise d’abord à « former le noyau d’une Fraternité universelle de l’humanité, sans aucune distinction de race, de couleur ou de croyance ». C’est en 1877 qu’elle publie Isis Dévoilée. Ce volumineux ouvrage est influencé par les apports de la tradition de la kabbale et de l’hermétisme chrétien, mais Helena Blavatsky y développe une vision profondément originale qui s’épanouira ensuite dans La Doctrine Secrète

Isis  connaît tout de suite un retentissement certain. Ce gros livre est même aussitôt épuisé. Il suscite à la fois admiration et jalousie, porté au pinacle par les uns et voué aux gémonies éternelles par les autres. Toutefois, la Société Théosophique ne décolle pas vraiment aux États-Unis, pays réputé pour son matérialisme. Blavatsky et Olcott transportent donc leurs pénates dans l’Inde où ils sont accueillis à bras ouverts par les Indiens, peut-être parce qu’ils ont l’audace de prôner le retour vers leurs propres valeurs traditionnelles aux « populations indigènes ». Les Anglais sont bien sûr plus réticents à l’égard du tandem  que formait l’association Blavatsky-Olcott. Certains voient même dans la S. T.  avec une certaine prescience – il faut bien le reconnaître – les germes d’un futur mouvement d’indépendance… La SociétéThéosophique trouve enfin en mai 1882 son centre de gravité à Adyar, près de Madras où elle établit son quartier général et où il se trouve d’ailleurs toujours. Mais la sérénité d’H.P.B. est de courte durée. D’abord,  des accusations de plagiat : le médium Henry Kiddle soutient qu’une des Lettres des Mahatmas a été copiée sur le texte d’un de ses articles publiés en 1880. D’anciens membres de la S.T.  affirment que Blavatsky a tout inventé et que les fameuses lettres précipités depuis l’éther dans le monde physique sont une mystification totale. Les Maîtres seraient par conséquent une création romanesque de l’esprit blavatskyen. Le rapport Hodgson de la Société de Recherches Psychiques publié en décembre 1885 faillit donner le coup de grâce à celle qui n’avait pas encore rédigé La Doctrine Secrète. Toutes les manifestations paranormales d’H.P.B. y sont décrites soit  comme « des tricheries ou des ruses », soit comme « des hallucinations ou des erreurs d’interprétation des témoins ». Selon Richard Hodgson, Helena Blavatsky doit rester « comme l’un des imposteurs les plus accomplis, ingénieux et intéressants de l’Histoire ». Elle serait enfin une espionne russe (4). Il faudra attendre 1977 pour que ce rapport soit corrigé dans un sens favorable et qu’elle soit en quelque sorte réhabilitée par Vernon Harrison, un autre membre de la Société de Recherches Psychiques.

 H.P.B. cruellement atteinte dans son âme comme dans sa chair par ces campagnes de calomnie doit finalement accepter de s’éloigner physiquement  de l’Inde. Son exil forcé la conduit en Europe en 1885. Elle séjourne en Italie, en Suisse, en Allemagne et à Ostende en Belgique, où elle termine La Doctrine Secrète, qui paraît à Londres, sous la forme de deux gros volumes fin 1888. C’est sans aucun doute son oeuvre la plus aboutie et même son chef d’oeuvre. La Doctrine inspirera de nombreux chercheurs  dans plusieurs domaines. On songe bien sûr au physicien Albert Einstein qui traduit dans sa célèbre équation E = MC2 la proposition de Blavatsky, selon laquelle l’esprit est de la matière à son niveau de manifestation le plus élevé et la matière de l’esprit à son niveau de manifestation le plus bas. H.P.B. ouvre ainsi la porte à la physique quantique à la fin du XIXè siècle et l’on en parle encore aujourd’hui. C’est dire qu’il est urgent de la lire ou de la relire et de lui rendre l’hommage qu’elle mérite. Celle qui restera pour nous essentiellement l’auteur de La Doctrine Secrète est peut-être enfin celle qui a lancé le mouvement d’émancipation des femmes , annonce selon les ésotéristes de l’arrivée imminente de l’Ére du Verseau. Citons quelques unes des femmes intrépides que Blavatsky a inspirées ou encouragées à suivre leur propre chemin en les libérant de la tutelle masculine : Annie Besant, Alexandra David-Néel, Alice A. Bailey, pour ne citer que trois d’entre elles. La Théosophie d’Helena Petrovna Blavatsky est et restera dans toutes les mémoires comme l’impulsion spirituelle décisive qui a réveillé l’âme d’un monde endormi dans un matérialisme sans espoir, qui ressemble à s’y méprendre à celui de notre époque Tout cela justifie que l’on découvre ou redécouvre l’oeuvre de Blavatsky aujourd’hui.

Léonie Noël

Notes et renvois bibliographiques :

(1) « La théosophie se présente, en définitive, comme une démarche intellectuelle, psychique, mentale, dépouillant les religions de ce qu’elles ont de vulgaire,pour en saisir les parties les plus secrètes, fondées sur l’expérience mystique et l’action magique. La théosophie traditionnelle se propose de parvenir par de telles méthodes à concilier les dogmes religieux, les théories philosophiques et les découvertes de la science afin d’unifier les croyances de l’humanité, d’établir la fraternité universelle et d’amener le règne de la paix perpétuelle. » c.f. Jacques Lantier : La Théosophie ou l’invasion de la spiritualité orientale (Paris,1970, Culture, Art, Loisirs, p.11).

(2) Cité par Noël Richard-Navarre dans Helena P. Blavatsky et la Réponse du Sphinx, p. 36.

(3) Il semblerait que Madame Blavatsky souffrait d’une malformation de la matrice qui lui rendait toute relation sexuelle difficile (N.D.A.).

 (4) http://fr.wikipedia.org/wiki/Helena_Blavatsky.


« Cinq faits prouvés par la Doctrine Esotérique »

(Source)

1 – La Doctrine Secrète n’enseigne pas d’Athéisme, sauf dans le sens qu’implique le mot Sanscrit « nâstika », rejet des « idoles », incluant tout dieu anthropomorphe. Dans ce sens tout occultiste est un Nâstika.

2 – Elle admet un Logos, ou un « Créateur » de l’Univers ; un « Demi-urgos » (Démiurge) dans le sens employé d’un architecte comme du « créateur » d’un édifice, bien que cet architecte n’en ait jamais touché une pierre, mais, qu’après en avoir donné le plan, il ait laissé tout le travail manuel aux maçons ; dans notre cas le plan fut donné par l’Idéation de l’univers, et le travail de construction fut laissé aux Légions de Puissances et de Forces intelligentes. Mais ce « Demi-urgos » n’est pas une Divinité personnelle, c’est-à-dire un Dieu extra-cosmique imparfait, mais seulement l’ensemble des Dhyân Chôhans et des autres Forces.

3 – Les Dhyân Chôhans ont un double caractère puisqu’ils sont composés :

  • (a) de l’Energie brute, irrationnelle, inhérente à la matière,
  • (b) de l’Ame intelligente ou Conscience cosmique qui dirige et guide cette énergie et qui est la Pensée Dhyân Chôhanique reflétant l’Idéation du Mental Universel.

Cela a pour résultat une série perpétuelle de manifestations physiques et d’effets moraux sur la terre pendant les périodes manvantariques, le tout étant soumis au Karma. Comme ce processus n’est pas toujours parfait et que, si nombreuses que soient les preuves qu’il puisse laisser voir de l’existence d’une Intelligence dirigeante cachée derrière le voile, il n’en montre pas moins des lacunes et des défauts et aboutit même très souvent à des insuccès évidents – il s’ensuit que ni la Légion collective (Démiurgos), ni aucune des Puissances actives, prises individuellement, ne sont adéquates aux honneurs divins ou à l’adoration.

Tous ont cependant droit au reconnaissant respect de l’humanité, et l’homme devrait toujours s’efforcer à aider l’évolution divine des Idées, en devenant, au mieux de ses capacités, un collaborateur de la Nature dans la tâche cyclique. Seul l’inconnaissable et l’incognoscible Kârana, la Cause sans Cause de toutes les causes, devrait avoir son sanctuaire et son autel sur le terrain sacré et à jamais inviolé de notre c?ur – invisible, intangible, non mentionnée, sauf par la « voix douce et calme » de notre conscience spirituelle. Ceux qui l’adorent devraient le faire dans le silence et dans la solitude sanctifiée de leur Ame, faisant de leur Esprit le seul intermédiaire entre eux et l’Esprit Universel, de leurs bonnes actions les seuls prêtres, et de leurs intentions pêcheresses les seules victimes expiatoires visibles et objectives offertes à la Présence.

Lorsque tu pries, ne sois pas comme sont les hypocrites? mais entre dans ta chambre intérieure, et après en avoir fermé la porte, prie ton Père qui est dans le secret.

Mathieu, VI, 5-5

Notre Père est en nous « en secret », notre Septième Principe qui est dans la « chambre intérieure » de notre perception de l’âme. Le Royaume de Dieu et du Ciel est en nous, dit Jésus, et non au-dehors. Pourquoi les Chrétiens sont-ils si aveugles en ce qui concerne la signification évidente des paroles de sagesse qu’ils se plaisent à répéter machinalement ?

4 – La matière est éternelle. C’est l’upâdhi, ou base physique, dont se sert le Mental Universel, Unique et Infini, pour établir sur elle ses idéations. C’est pourquoi les ésotéristes maintiennent qu’il n’y a pas de matière inorganique ou « morte » dans la Nature, la distinction qu’établit la Science entre les deux étant aussi peu fondée qu’elle est arbitraire et dépourvue de raison. Quoiqu’en puisse penser la Science – et la science exacte est une dame inconstante, comme nous le savons tous par expérience – l’Occultisme sait et enseigne différemment, comme il l’a fait de temps immémorial, depuis Manu et Hermès, jusqu’à Paracelse et ses successeurs.

Hermès Trismégiste, le Trois Fois Grand, dit :

Ô mon fils, la matière devient ; autrefois elle fut, car la matière est le véhicule du devenir. Devenir est le mode d’activité du Dieu incréé et qui prévoit. Ayant été douée du germe du devenir, la matière [objective] est enfantée, car la force créatrice la moule selon les formes idéales. La matière non encore engendrée n’avait pas de forme ; elle devient lorsqu’elle est mise en action.

La Vierge du Monde

A ceci, feu le Dr. Anna Kingsford, l’excellent traducteur et compilateur des Fragments Hermétiques, remarque dans une note en bas de page : « Le Dr. Ménard fait remarquer qu’en grec le même mot signifie naître et devenir. L’idée ici est que la matière qui compose le monde est dans son essence éternelle et qu’avant la création ou le ‘devenir’, elle est dans une condition passive et immobile. C’est pourquoi elle ‘fut’ avant d’être mise en action ; maintenant elle ‘devient’, c’est-à-dire qu’elle est mobile et progressive.

Et elle ajoute la doctrine purement Védântique de la Philosophie Hermétique, à savoir que « la Création est, par conséquent, la période d’activité [Manvantara] de Dieu, qui, selon la pensée Hermétique, [ou qui, selon les Védantins], a deux modes – l’Activité ou l’Existence, Dieu évolué (Deus explicitus), et Passivité de l’Etre [Pralaya], Dieu involué (Deux implicitus). Les deux modes sont parfaits et complets, comme le sont, pour l’homme, les états de veille et de sommeil. Fichte, le philosophe allemand, décrivait l’Etre (Sein) comme l’Unique que nous ne connaissons que par son existence (Dasein) en qualité de Multiple. Cette manière de voir est absolumment Hermétique. Les ‘Formes Idéales’? sont les idées archétypales ou plastiques des Néo-Platoniciens, les conceptions éternelles et subjectives de choses qui existent dans le Mental Divin avant la ‘création’ ou le devenir. »

Ou, comme dans la philosophie de Paracelse :

Tout est le produit d’un effort créateur universel? Il n’y a rien de mort dans la Nature. Tout est organique et vivant, et par conséquent le monde entier semble être un organisme vivant.

Franz Hartmann, Paracelse

5 – L’univers a été tiré de son plan idéal, maintenu durant l’Eternité dans l’inconscience de ce que les Védantins appellent Parabrahman. C’est pratiquement identique aux conclusions de la plus haute philosophie occidentale, « les Idées innées, éternelles et existantes en elles-mêmes » de Platon, maintenant reprises par Von Hartmann.

L' »Inconnaissable » d’Herbert Spencer ne ressemble que faiblement à cette Réalité transcendantale, à laquelle croient les occultistes, et qui ne semble être souvent que la personnification d’une « force cachée derrière les phénomènes » – une Energie infinie et éternelle de laquelle tout procède, tandis que l’auteur de La Philosophie de l’Inconscient arrive (sous ce rapport seulement) aussi près de la solution du grand Mystère que le peut un homme mortel. Rares ont été ceux qui, que ce soit dans la philosophie ancienne ou médiévale, ont osé s’approcher de ce sujet, ou même en faire mention. Paracelse en parle par voie d’inférence et ses idées sont admirablement synthétisées par le Dr. F. Hartmann dans son Paracelse.

Tous les Kabbalistes Chrétiens comprenaient bien l’idée racine de l’Orient. Le Pouvoir actif, le « Mouvement Perpétuel du Grand Souffle », ne réveille le Kosmos qu’à l’aurore de chaque nouvelle Période, le mettant en mouvement au moyen des deux Forces contraires – la force centripète et la force centrifuge qui sont mâle et femelle, positive et négative, physique et spirituelle, qui forment à elles deux la Force Primordiale unique – et la rendent ainsi objective sur le plan de l’Illusion. En d’autres termes, ce double mouvement transporte le Kosmos du plan de l’Idéal Eternel dans celui de la manifestation finie, ou du plan nouménal dans le plan phénoménal.

Tout ce qui est, fut et sera, EXISTE éternellement, même les formes innombrables, qui ne sont finies et périssables que dans leur Forme objective, mais non dans leur Forme Idéale. Elles ont existé comme Idées, dans l’Eternité, et, lorsqu’elles disparaîtront, elles existeront comme reflets.

L’Occultisme enseigne qu’aucune forme ne peut être donnée à quoi que ce soit, par la Nature ou par l’homme, sans que son type idéal n’existe déjà sur le plan subjectif ; plus que cela, qu’aucune forme ou aspect ne peut entrer dans la conscience de l’homme, ou évoluer dans son imagination, sans exister déjà à l’état de prototype, au moins approximativement.

Ni la forme de l’homme, ni celle d’un animal, d’une plante ou d’une pierre, n’ont jamais été « créées », et ce n’est que sur notre plan qu’elles ont commencé à « devenir », c’est-à-dire à s’objectiver dans leur matérialité actuelle, ou à s’épandre du dedans au dehors, de l’essence la plus sublimée et la plus super-sensorielle jusqu’à son apparence la plus grossière. Par conséquent nos formes humaines ont existé dans l’Eternité comme des prototypes astrals ou éthrés, et c’est selon ces modèles que les Etres Spirituels, ou les Dieux, dont le devoir était de les amener à l’existence objective et à la vie terrestre, ont évolué les formes protoplasmiques des futurs Egos de leur propre essence. Après quoi, dès que cet upâdhi humain ou ce moule servant de base fut prêt, les forces terrestres naturelles commencèrent à travailler sur ces moules super-sensoriels qui contenaient, outre leur propre élément, ceux de toutes les formes végétales passées et de toutes les formes animales futures de ce globe. De sorte que la coque extérieure de l’homme passa par tous les corps végétaux et animaux, avant de revêtir la forme humaine.



Albert Pike & HPB

pikeDisons à ce propos que le général Albert Pike, Grand-Maître du Rite Ecossais pour la juridiction méridionale des Etats-Unis (dont le siège était alors à Charleston), fréquenta aussi Mme Blavatsky vers cette époque ; mais ces relations semblent bien n’avoir eu aucune suite ; Il faut croire que Pike fut, en cette circonstance, plus clairvoyant que beaucoup d’autres, et qu’il reconnut vite à qui il avait affaire. Nous ajouterons, puisque l’occasion s’en présente, que la réputation d’Albert Pike comme écrivain maçonnique a été très surfaite : dans une bonne partie de son principal ouvrage, Morals and Dogma of Freemasonry, il n’a fait que démarquer, pour ne pas dire plagier, le Dogme et Rituel de la Haute Magie de l’occultiste français Eliphas Lévi. [René Guénon, Le Théosophisme, chapitre II – Les origine de la Société Théosophique]

Les ouvrages d’Eliphas Lévi, quoique beaucoup moins profonds qu’ils ne veulent en avoir l’air, exercèrent une influence extrêmement étendue : ils inspirèrent les chefs des écoles les plus diverses, comme Mme Blavatsky, la fondatrice de la Société Théosophique, surtout à l’époque où elle publia Isis Dévoilée, comme l’écrivain maçonnique américain Albert Pike, comme les néo-rosicruciens anglais. [René Guénon, L’Erreur spirite, Partie 1, chapitre V – Spiritisme et occultisme]

Albert Pike est donc manifestement plutôt médiocre, puisqu’il se basait sur Eliphas Levi, qui n’avait aucune filiation traditionnelle, ayant juste rassemblé dans son œuvre le fruit de recherches et de réflexions personnelles (Source et suite)

  • Eliphas Levi: en un seul [PDF]: Dogme et rituel de la haute magie, Histoire de la magie, la Clef des grands mystères, le Sorcier de Meudon, Fables et symboles, la Science des esprits, le Grand Arcane, Livre des sages, Paradoxes de la haute science

Eliphas Lévi

Eliphas Lévi, de son vrai nom Alphonse-Louis Constant est né à Paris le 8 février 1810. Il fut d’abord un ecclésiastique avant de devenir une figure de l’occultisme. Il est ordonné diacre le 19 décembre 1835. En 1838 parait son premier ouvrage : le Rosier de Mai (1839) suivi en 1841 de la bible de la liberté qui l’enverra en prison où il ne sortira qu’en avril 1842.

En 1843, il commence l’écriture de la Mère de Dieu et prend le nom de l’abbé Beaucourt. Son premier manuscrit sera publié sous le titre : l’Émancipation de la femme ou le Testament de la paria. Suivi en 1845 de la Fête-Dieu ou le Triomphe de la paix religieuse et du Livre des larmes. Il compose aussi des chansons et illustre des ouvrages.
Eugénie Chenevier lui donne un fils : Xavier Henri Alphonse Chenevier. Puis il se marie en 1846 avec Marie-Noémi Cadiot et écrit la Voix de la famine. Le 3 février 1847, il est de nouveau en prison pour un an. Sa femme accouche de Marie qui ne vivra que 7 ans.
En 1848 il dirige une revue gauchiste et fonde le Club de la montagne. Paraît le Testament de la liberté . Il étudie alors la Kabbale, les écrits de Jacob Boehme, Emanuel Swedenborg, Fabre d’Olivet, et sort en 1851 le dictionnaire de la littérature chrétienne. Il commence la rédaction du Dogme et rituel de la haute magie et prend le pseudonyme d’Eliphas Lévi. Sa femme le quitte.

En 1855, il fonde la Revue philosophique et religieuse puis se remet à composer et publier des chansons.
En 1859, est publiée l’Histoire de la magie. Il est initié à la Franc-Maçonnerie le 14 mars 1861 mais quittera la loge un mois après avoir été promu au grade de maître. Il publie alors la Clef des grands mystères, établit une correspondance suivie avec le baron italien N-J Spedalieri et publie également le Sorcier de Meudon, dédié à Mme de Balzac.
Le 29 août 1862 paraît Fables et symboles, ouvrage dans lequel Eliphas Lévi analyse les symboles de Pythagore, des Évangiles apocryphes, du Talmud.
En 1865 paraît la Science des esprits, et il travaille sur le Livre des splendeurs. Il déclare à cette époque une maladie de coeur. En décembre 1871, il termine le Grimoire franco-latomorum, consacré à l’explication des rites de la Franc-Maçonnerie. Sa santé se détériore. En 1873 il achève le manuscrit de l’Évangile de la science et en janvier 1875 le Catéchisme de la paix.

Il s’éteint le 31 mai 1875 à l’âge de 65 ans.

Pour lire ce livre en pdf gratuitement, entrer le code rouge suivant thoth-hermes-trismegiste en le copiant dans l’espace prévu à cet effet en cliquant sur le lien (Source -corrigée-)


Hermétisme

wikilogo  L’hermétisme est une philosophie, une religion, un ésotérisme, ou une spiritualité en quête du salut, par l’esprit (comme le gnosticisme) mais supposant la connaissance analogique du cosmos. Le salut passe par la connaissance : se connaître, se reconnaître comme « étant fait de vie et de lumière », comme Dieu, en tant qu’intellect.

Hermétisme désigne deux courants de pensée :


Les Tables d’Émeraude

table-emeraude

Planche représentant une version latine de la Table d’émeraude gravée sur un rocher

wikilogo  La Table d’émeraude (Tabula Smaragdina en latin) est un des textes les plus célèbres de la littérature alchimique et hermétique. C’est un texte très court, composé d’une douzaine de formules allégoriques et obscures, dont la fameuse correspondance entre le macrocosme et le microcosme : « Ce qui est en bas est comme ce qui est en haut, et ce qui est en haut est comme ce qui est en bas ».

Selon la légende, elle présente l’enseignement de Hermès Trismégiste, fondateur mythique de l’alchimie, et aurait été retrouvée dans son tombeau, gravée sur une tablette d’émeraude. La plus ancienne version connue se trouve en appendice d’un traité arabe du VIe siècle. Traduite en latin au XIIe siècle, elle fut commentée par de nombreux alchimistes au Moyen Âge et surtout à la Renaissance.

Malgré le discrédit scientifique de l’alchimie et le développement de la chimie moderne au XVIIIe siècle, elle a continué à fasciner occultistes et ésotéristes.

Playliste vidéo des 15 tablettes


Les tabous de l’Histoire

Nazisme et occultisme

Tiré de la série Les Tabous de l’Histoire (livre et films)

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Une réflexion sur “Les Dessous de l’Histoire et la doctrine secrète

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