Les Dessous de la Seconde guerre mondiale

Vaste sujet, traité dans plusieurs dossiers. Pour commencer, deux articles sur l’avant guerre, du Traité de Versailles en 1919 jusqu’au début de la guerre : Les Dessous de l’Entre-deux-guerresLes Dessous du traité de Versailles.

 

seconde_guerre_mondiale
(Déjà proposé sur le site : Les Dessous de l’ascension au pouvoir d’HitlerLes Dessous du débarquement alliéLes Dessous de l’holocausteLes Dessous d’Oradour-sur-GlaneÉtats-Unis & Japon partenaires dans la falsification de l’HistoireLes Dessous de la mort d’ HitlerBenjamin Freedman à l’hôtel Willard – Les Dessous de Vichy, de Pétain et de la « collaboration »)



Des banquiers anglo-saxons ont organisé

la Seconde Guerre mondiale


À l’occasion du 70e anniversaire de la Victoire contre le nazisme, nous publions une étude de Valentin Katasonov sur le financement du NSDAP et le réarmement du Troisième Reich. L’auteur s’appuie sur des documents publiés en 2012 qui confirment l’organisation de la Seconde Guerre mondiale par des banquiers états-uniens et britanniques, couverts par le président Franklin Roosevelt et le Premier ministre Neville Chamberlain, dans l’espoir de détruire l’URSS. Cette étude soulève de nouvelles questions qui seront abordées dans un prochain article.
| Moscou (Russie) | 11 mai 2015
Hjalmar Schacht (à gauche), le ministre des Finances de Hitler, avec son bon ami Montagu Norman, gouverneur de la Banque d’Angleterre de 1920 à 1944. Selon les documents révélés par la Banque d’Angleterre en 2012, l’or tchécoslovaque avait été déposé à Londres dans un sous-compte au nom de la Banque des règlements internationaux (BRI). Lorsque les nazis entrèrent à Prague, en mars 1939, ils envoyèrent immédiatement des soldats à la Banque nationale. Les administrateurs tchèques reçurent ordre, sous peine de mort, d’envoyer deux demandes de transfert. La première ordonnait à la BRI de transférer 23,1 tonnes d’or de son sous-compte tchécoslovaque de la Banque d’Angleterre, au sous-compte de la Reichsbank, également tenu à Threadneedle Street. Le deuxième ordre chargeait la Banque d’Angleterre de transférer près de 27 tonnes de l’or détenu en nom propre par la Banque nationale de Tchécoslovaquie au sous-compte de la BRI à la Banque d’Angleterre.

Hjalmar Schacht (à gauche), le ministre des Finances de Hitler, avec son bon ami Montagu Norman, gouverneur de la Banque d’Angleterre de 1920 à 1944. Selon les documents révélés par la Banque d’Angleterre en 2012, l’or tchécoslovaque avait été déposé à Londres dans un sous-compte au nom de la Banque des règlements internationaux (BRI). Lorsque les nazis entrèrent à Prague, en mars 1939, ils envoyèrent immédiatement des soldats à la Banque nationale. Les administrateurs tchèques reçurent ordre, sous peine de mort, d’envoyer deux demandes de transfert. La première ordonnait à la BRI de transférer 23,1 tonnes d’or de son sous-compte tchécoslovaque de la Banque d’Angleterre, au sous-compte de la Reichsbank, également tenu à Threadneedle Street. Le deuxième ordre chargeait la Banque d’Angleterre de transférer près de 27 tonnes de l’or détenu en nom propre par la Banque nationale de Tchécoslovaquie au sous-compte de la BRI à la Banque d’Angleterre.

La guerre n’a pas été déclenchée par un Führer enragé qui se trouvait à diriger l’Allemagne à cette époque. La Seconde Guerre mondiale est l’œuvre d’une oligarchie mondiale, ou plus précisément des ploutocrates anglo-américains.

Utilisant des instruments tels que la Réserve fédérale US et la Banque d’Angleterre, ils ont commencé à se préparer pour le prochain conflit d’ampleur mondiale immédiatement après la Première Guerre mondiale. Leur cible était l’URSS.

Les plans Dawes et Young, la création de la Banque des règlements internationaux (BRI), la suspension du paiement des réparations par l’Allemagne prévues par le Traité de Versailles et l’acquiescement des anciens alliés de la Russie à cette décision, les investissements étrangers massifs dans l’économie du Troisième Reich, la militarisation de l’économie allemande et les violations du Traité de Versailles sont autant de jalons sur le chemin conduisant à la guerre.

Derrière ce complot se tenaient des personnages-clefs : les Rockefeller, les Morgan, Lord Montagu Norman (gouverneur de la Banque d’Angleterre) et Hjalmar Schacht (président de la Reichsbank et ministre de l’Économie du gouvernement de Hitler). Le programme stratégique des Rockefeller et des Morgan était de subjuguer l’Europe économiquement, de saturer l’Allemagne d’investissements et de crédits étrangers, et de l’amener à délivrer un coup mortel à la Russie soviétique, afin que celle-ci revienne au capitalisme en tant que colonie.

Montagu Norman (1871-1950) a joué un rôle important d’intermédiaire dans le dialogue entre les milieux financiers américains et les chefs d’entreprise allemands. Hjalmar Schacht a organisé la reconstitution du secteur défense de l’économie allemande. L’opération menée par les ploutocrates était dissimulée par des politiciens tels que Franklin Roosevelt, Neville Chamberlain et Winston Churchill. En Allemagne, ces projets étaient exécutés par Hitler et Hjalmar Schacht. Selon certains historiens, Hjalmar Schacht a joué un rôle plus important que Hitler. Seulement, il restait dans l’ombre.

À l’issue de la Première guerre mondiale, le Plan Dawes visait à compromettre la Triple Entente et à collecter les réparations de guerre auprès de l’Allemagne. Le Plan Dawes (proposé par le Comité Dawes, présidé par Charles G. Dawes) désignait une tentative faite en 1924 de résoudre le problème des réparations, qui avait miné la politique internationale après la Première guerre mondiale et le Traité de Versailles (la France, réticente, a perçu plus de 50 % du montant des réparations). Entre 1924 et 1929, l’Allemagne a reçu 2,5 milliards de dollars des États-Unis et 1,5 milliards de la Grande-Bretagne dans le cadre du Plan Dawes. Il s’agit de sommes considérables, qui correspondent à 1 trillion (mille milliards) de dollars d’aujourd’hui. Hjalmar Schacht a joué un rôle actif dans la mise en œuvre du Plan Dawes. En 1929, il a résumé les résultats en déclarant qu’en 5 ans, l’Allemagne avait reçu davantage de prêts étrangers que les États-Unis au cours des 40 années ayant précédé la Première guerre mondiale. En conséquence, en 1929, l’Allemagne était devenue la deuxième puissance industrielle mondiale, devant la Grande-Bretagne.

Dans les années 1930, l’Allemagne a continué de bénéficier d’investissements et de prêts. Rédigé en 1929 et adopté officiellement en 1930, le Plan Dawes désignait un programme visant à régler les dettes de guerre allemandes à l’issue de la Première guerre mondiale. Il a été présenté par le comité présidé (1929-30) par l’industriel américain Owen D. Young, fondateur et ex-premier président de Radio Corporation of America (RCA). À l’époque, Young siégeait également au conseil d’administration de la Fondation Rockefeller, et il avait en outre été l’un des représentants impliqués dans un dispositif de réaménagement des réparations de guerre, le Plan Dawes de 1924. Selon le plan, la Banque des Règlements Internationaux (BRI) a été créée en 1930 pour permettre à l’Allemagne de payer les réparations aux vainqueurs. En réalité, l’argent a pris une toute autre direction, à savoir qu’il est parti des États-Unis et de la Grande-Bretagne pour arriver en Allemagne. Le capital de la majorité des sociétés allemandes ayant une importance stratégique était, intégralement ou partiellement, américain. Une partie était détenue par des investisseurs britanniques. Les secteurs du raffinage du pétrole et de la liquéfaction du charbon de l’économie allemande étaient dans les mains de Standard Oil (les Rockefeller). Le géant de l’industrie chimique Farbenindustrie AG est passé sous le contrôle du groupe Morgan. Quarante pourcent du réseau téléphonique et 30 % des actions de Focke Wulf étaient sous le contrôle de la société américaine ITT. La radio et les géants de l’industrie électrique AEG, Siemens et Osram sont passés sous le contrôle d’American General Electric. ITT et General Electric faisaient partie de l’empire de Morgan. Cent pourcent des actions Volkswagen appartenaient à l’Américain Ford. Au moment où Hitler a accédé au pouvoir, le capital financier US contrôlait quasiment tous les secteurs d’importance stratégique de l’industrie allemande : raffinage du pétrole, production de carburant de synthèse, chimie, construction automobile, aviation, ingénierie électrique, radio, ainsi qu’une grande partie de l’industrie de la construction mécanique (278 sociétés au total). Les grandes banques allemandes, telles que la Deutsche Bank, la Dresdner Bank, la Donat Bank et quelques autres, étaient sous contrôle US.

Le 30 janvier 1933, Hitler devenait chancelier d’Allemagne. Auparavant, sa candidature avait été étudiée à la loupe par les banquiers américains. Hjalmar Schacht s’est rendu aux États-Unis à l’automne 1930 pour parler de cette nomination avec des collègues américains. La désignation de Hitler a finalement été approuvée lors d’une réunion secrète de financiers aux États-Unis. Schacht a passé toute l’année 1932 à convaincre les banquiers allemands que Hitler était le meilleur candidat au poste. Il a atteint son objectif. À la mi-novembre 1932, 17 des plus grands banquiers et industriels allemands ont adressé une lettre au Président Hindenburg, dans laquelle ils exigeaient qu’il nomme Hitler chancelier. La dernière réunion de travail des financiers allemands avant l’élection s’est tenue le 4 janvier 1933 à Cologne, au domicile du banquier Kurt von Schröder. Ensuite, le parti national-socialiste est arrivé au pouvoir. Les relations financières et économiques de l’Allemagne avec les Anglo-saxons se sont alors resserrées d’un cran.

Hitler a immédiatement annoncé qu’il refusait de payer les réparations de guerre. Il a mis en doute la capacité de l’Angleterre et de la France à rembourser leurs propres dettes de la Première guerre mondiale aux États-Unis. Washington n’a émis aucune objection à l’annonce de Hitler. En mai 1933, Hjalmar Schacht s’est rendu une nouvelle fois aux États-Unis. Il y a rencontré le président Franklin Roosevelt et les grands banquiers en vue de demander une ligne de crédit de 1 milliard de dollars. En juin de la même année, Hjalmar Schacht s’est rendu à Londres pour s’entretenir avec Montagu Norman. Tout est passé comme une lettre à la poste. Les Britanniques ont consenti un prêt de 2 milliards de dollars. Ils n’ont soulevé aucune objection quant à la décision de l’Allemagne de suspendre le remboursement de sa dette.

Selon certains historiens, les Américains et les Britanniques étaient accommodants parce que, dès 1932, l’Union soviétique avait réalisé le plan quinquennal de développement économique en vue d’atteindre de nouveaux sommets en tant que puissance industrielle. Quelques milliers d’entreprises avaient vu le jour, en particulier dans l’industrie lourde. La dépendance de l’URSS à l’importation de produits industriels avait ainsi considérablement diminué. Les chances d’étrangler l’Union soviétique économiquement s’en trouvaient quasiment réduites à zéro. Il a alors été décidé de recourir à la guerre et de lancer la militarisation accélérée de l’Allemagne.

Pour celle-ci, l’obtention de crédits américains ne posait aucun problème. Hitler est arrivé au pouvoir dans son pays à peu près en même temps que Franklin Roosevelt aux États-Unis. Les banquiers qui ont soutenu Hitler en 1931 sont précisément ceux qui ont soutenu l’élection de Roosevelt. Une fois en poste, le nouveau président ne pouvait guère faire moins qu’accorder de généreux crédits à l’Allemagne. D’ailleurs, beaucoup ont remarqué la grande similitude entre le New Deal de Roosevelt et la politique économique du Troisième Reich. Rien d’étonnant. Ce sont en effet les mêmes qui assuraient le sauvetage des deux gouvernements tout en les conseillant. Ils représentaient principalement les milieux financiers US.

Le New Deal de Roosevelt n’a pas tardé à capoter. En 1937, les États-Unis étaient embourbés dans la crise économique. En 1939, l’économie US tournait à 33 % de sa capacité industrielle (19 % aux pires moments de la crise de 1929-1933).

Rexford G. Tugwell, un économiste du premier Brain Trust, équipe d’universitaires de l’Université de Columbia mise en place par Franklin Roosevelt et ayant contribué aux recommandations politiques qui ont conduit au New Deal de Roosevelt, écrivait qu’en 1939 le gouvernement avait échoué. La situation est restée figée jusqu’à l’invasion de la Pologne par Hitler. Seuls les puissants vents de la guerre pouvaient dissiper la brume. Quoi que Roosevelt puisse tenter, ses initiatives étaient condamnées à l’échec. [1] Seule une guerre mondiale pouvait sauver le capitalisme US. En 1939, les ploutocrates ont mis en œuvre tous les moyens à leur disposition pour faire pression sur Hitler et l’inciter à lancer une guerre à grande échelle à l’Est.

La Banque des règlements internationaux (BRI) a joué un rôle important pendant la Seconde Guerre mondiale. Tête de pont des intérêts états-uniens en Europe, elle assurait la liaison entre les entreprises anglo-américaines et allemandes. C’était en quelque sorte une zone offshore abritant le capital cosmopolite contre les initiatives politiques, les guerres, les sanctions, etc.

Cette banque a été créée sous la forme d’une entité commerciale publique. Son immunité face aux interférences gouvernementales et, par exemple, à l’imposition, était garantie par l’accord international signé à La Haye en 1930. Les banquiers de la Réserve fédérale de New York, proches des Morgan, de Montagu Norman, gouverneur de la Banque d’Angleterre, ainsi que des financiers allemands tels que Hjalmar Schacht (président de la Reichsbank et ministre de l’économie du gouvernement de Hitler), Walther Funk (qui a remplacé Hjalmar Schacht au poste de président de la Reichsbank) et Emil Puhl, tous ont joué un rôle important dans la fondation de la Banque. Parmi les fondateurs figuraient les banques centrales de Grande-Bretagne, de France, d’Italie, d’Allemagne, de Belgique et quelques banques privées.

La Banque fédérale de New York a fait de son mieux, mais n’a pas fait partie des établissements fondateurs de la BRI. Les États-Unis étaient représentés par la banque privée First National Bank of New York, J.P. Morgan and Company, la First National Bank of Chicago, qui faisaient toutes partie de l’empire Morgan. Le Japon était également représenté par des banques privées. En 1931-1932, 19 banques centrales européennes rejoignaient la Banque des règlements internationaux. Gates W. McGarrah, banquier du clan des Rockefeller, était le premier président du conseil d’administration de la BRI. Il a été remplacé par Leon Fraser, qui représentait le clan des Morgan. Pendant la guerre, la banque était présidée par un citoyen américain, Thomas H. McKittrick.

Beaucoup d’encre a coulé au sujet des activités de la BRI au service des intérêts du Troisième Reich. La Banque était impliquée dans des transactions avec différents pays, y compris ceux avec lesquels l’Allemagne était en guerre.

Depuis Pearl Harbor, la Banque des règlements internationaux jouait le rôle de correspondant de la Federal Reserve Bank de New York. Elle était sous contrôle nazi pendant la guerre, même si c’est l’Américain Thomas Huntington McKittrick qui la présidait. Les soldats mouraient sur les champs de bataille pendant que la direction de la BRI se réunissait à Bâle avec les banquiers d’Allemagne, du Japon, d’Italie, de Belgique, de Grande-Bretagne et des États-Unis.

Dans ce havre de paix que constituait la zone offshore suisse, les représentants des belligérants travaillaient tranquillement dans un climat de compréhension mutuelle.

C’est en Suisse que l’Allemagne a mis en lieu sûr l’or saisi aux quatre coins de l’Europe. En mars 1938, lorsque Hitler s’est emparé de Vienne, une partie de l’or autrichien a été transférée dans les coffres-forts de la BRI. La même chose a été faite avec l’or de la Banque nationale tchèque (48 millions de dollars). Lorsque la guerre a éclaté, l’or entrait à pleines portes à la Banque des règlements internationaux. L’Allemagne le récupérait dans les camps de concentration et par le pillage des pays occupés (y compris de tout ce qui appartenait à des civils : bijoux, dents en or, étuis à cigarettes, ustensiles divers, etc.). C’est ce que l’on a appelé l’or nazi. Il était fondu en lingots afin d’être entreposé à la Banque des règlements internationaux, en Suisse ou hors d’Europe.

Dans son livre Trading With The Enemy : An Expose of The Nazi-American Money Plot 1933-1949, Charles Higham écrit que, pendant la guerre, les nazis ont transféré 378 millions de dollars sur les comptes de la Banque des règlements internationaux.

Quelques mots au sujet de l’or tchèque. Certaines informations ont fait surface après l’ouverture des archives de la Banque d’Angleterre en 2012 [2]. En mars 1939, l’Allemagne s’emparait de Prague. Les Nazis ont exigé 48 millions de dollars des réserves d’or nationales. Il leur a été répondu que cette somme avait déjà été transférée à la Banque des règlements internationaux. Par la suite, on a su que cet or avait été transféré de Bâle dans les coffres-forts de la Banque d’Angleterre. Sur l’ordre de Berlin, l’or a été transféré sur le compte de la Reichsbank à la BRI. Ensuite, la Banque d’Angleterre a été impliquée dans les transactions effectuées sur les ordres donnés par la Reichsbank à la Banque des règlements internationaux. Ces ordres étaient retransmis à Londres. Il y a donc eu collusion entre la Reichsbank allemande, la Banque des règlements internationaux et la Banque d’Angleterre. En 1939, un scandale a éclaté en Grande-Bretagne lorsqu’on a su que la Banque d’Angleterre exécutait les transactions portant sur l’or tchèque sur les ordres de Berlin et de Bâle, et non du gouvernement tchèque. Par exemple, en juin 1939, trois mois avant le début de la guerre entre la Grande-Bretagne et l’Allemagne, la Banque d’Angleterre a aidé les Allemands à transférer sur leur compte l’équivalent en or de 440 000 livres sterling, et à acheminer une partie de l’or à New York (l’Allemagne s’assurait ainsi de la neutralité des États-Unis en cas d’intervention allemande en Pologne).

Ces transactions illégales sur l’or tchèque ont été effectuées avec l’accord tacite du gouvernement de Grande-Bretagne, qui savait parfaitement ce qui était en train de se passer. Le Premier ministre Neville Chamberlain, le Chancelier de l’Échiquier sir John Simon et les autres responsables de haut rang ont tout fait pour dissimuler la vérité, y compris en mentant éhontément (en affirmant que l’or avait été restitué à son propriétaire légitime ou qu’il n’avait jamais été transféré à la Reichsbank). Les documents de la Banque d’Angleterre rendus publics dernièrement révèlent les faits et montrent que les responsables gouvernementaux ont menti, afin de se couvrir eux-mêmes et de couvrir les activités de la Banque d’Angleterre et de la Banque des règlements internationaux. La coordination de ces activités criminelles conjointes était un jeu d’enfant lorsqu’on sait que Montagu Norman, directeur de la Banque d’Angleterre, présidait également le conseil d’administration de la Banque des règlements internationaux. Il n’a d’ailleurs jamais caché ses sympathies pour les fascistes.

La Conférence de Bretton Woods, officiellement Conférence monétaire et financières des Nations unies, a réuni les 730 délégués des 44 pays alliés au Mount Washington Hotel, à Bretton Woods (New Hampshire), aux États-Unis, en vue de réguler la vie monétaire et financière internationale à l’issue de la Seconde Guerre mondiale. Cette conférence s’est tenue du 1er au 22 juillet 1944. La Banque des règlements internationaux se retrouvait soudain sous le feu des projecteurs. On rapportait qu’elle avait collaboré avec l’Allemagne fasciste. Sans entrer dans les détails, je me limiterai à dire qu’après bien des aléas (certains délégués états-uniens s’étant opposés à la motion), les délégués sont tombés d’accord pour fermer la BRI. Cette décision de la conférence internationale n’a jamais été appliquée. Toutes les informations susceptibles de jeter le discrédit sur les activités de la BRI pendant la guerre ont été classées. Aujourd’hui, cela contribue à falsifier l’histoire de la Seconde Guerre mondiale.

Pour finir, quelques mots sur Hjalmar Schacht (1877-1970), ancien président de la Reichsbank et ministre de l’Économie du gouvernement fasciste de l’Allemagne. Il a joué un rôle de premier plan dans le contrôle de la machine économique du Troisième Reich en agissant comme ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du capital anglo-américain en Allemagne. En 1945, Schacht a été jugé à Nuremberg et acquitté le 1er octobre 1946. Il échappait aux accusations de meurtre. Tout comme Hitler. Pour des raisons qui demeurent inexpliquées, il ne figurait pas sur la liste des principaux criminels de guerre de 1945. Mieux, Schacht a repris sa vie professionnelle comme si de rien n’était et fondé la société Schacht GmbH à Düsseldorf. Ce détail peut sembler insignifiant, mais il confirme une fois de plus que les ploutocrates anglo-américains et leurs représentants plénipotentiaires en Allemagne avaient préparé et, dans une certaine mesure, influencé l’issue de la Seconde Guerre mondiale. Les ploutocrates veulent réécrire l’histoire de la guerre et changer ses résultats.

  1. P.Tugwell, The Democratic Roosevelt, A Biography of Franklin D. Roosevelt, New York, 1957, p 477.
  2. http://www.bankofengland.co.uk/arch…

Source : voltairenet.org. (Mise en gras et liens par nos soins)

Les dessous de la seconde guerre mondiale

« Romain nous dévoile ici certains liens cachés entre les Etats-Unis et l’Allemagne nazie »

« Cette émission d’une heure et demie nous parle de l’implication américaine au sein de la société et de l’économie allemande dans les années 20 et 30 puis des raisons de la guerre entre les 2 pays. Elle se propose, comme fil conducteur et par l’intermédiaire de son invité, Romain, de résoudre un paradoxe. Comment est-il possible qu’une partie significative des élites américaines ait pu autant influencer la société et l’économie allemande pour finir par se battre à mort contre elle ? »


Tempête Infernale (Hellstorm)
La Mort de l’Allemagne Nazie

[Documentaire VOSTFR + livre en français]

Le livre  »Tempête Infernale: La Mort de l’Allemagne Nazie 1944-1947 » (Hellstorm) traduit en Français par Val Kyrie, est disponible sur Amazon :

hellstorm« Des millions assassinés . . . Des millions violés . . . Des millions torturés . . . Des millions d’hommes, de femmes et d’enfants jetés aux vents. . . . Peu importe ce que vous avez lu sur la Seconde Guerre mondiale, peu importe ce que l’on vous a dit à ce sujet, peu importe ce que vous croyez qui est arrivé au cours de la soi-disant «bonne guerre» . . . oubliez ! Maintenant, pour la première fois depuis plus de 70 ans, apprenez ce que furent la guerre et la «paix» du côté des vaincus. Apprenez ce qui a été fait à l’Allemagne et à son peuple. À travers leurs propres mots, à travers leurs descriptions détaillées, ceci est leur histoire . . . ceci est leur Tempête Infernale ! »

Mémo secret du Département du renseignement britannique à l’intention des fonctionnaires de hauts rang et des faiseurs d’opinion se répandit dans la presse :

« Nous ne pouvons pas réformer les Bolcheviques, mais nous pouvons faire de notre mieux pour les sauver – et nous sauver nous-mêmes – des conséquences de leurs actes. Les divulgations du dernier quart de siècle rendront les plus simples démentis peu convaincants. La seule alternative au démenti est de distraire l’attention du public de l’ensemble du sujet. L’expérience a montré que la meilleure distraction est la propagande d’atrocités dirigée contre l’ennemi. Malheureusement le public n’est plus aussi sensible que dans les jours de l’ «usine à cadavres», des «bébés belges mutilés» et des «crucifiés Canadiens» [de la Première Guerre mondiale]. Votre collaboration est donc ardemment sollicitée afin de détourner l’attention du public des faits et gestes de l’Armée rouge, par votre soutien sans réserve de diverses charges retenues contre les Allemands … qui ont été et seront mises en circulation par le ministère. »

Source : Udo Walendy, The Methods of Reeducation (Vlotho/Weser, Germany: Verlag fur Volkstum und Zeitgeschichtsforschung, 1979), p.5


Le documentaire (1h30) :

(youtube bloque la lecture en France : choisir une autre langue en bas de la page youtube)



LE MYTHE DE LA BONNE GUERRE

Les USA et la Seconde Guerre mondialePar Jacques Pauwels

Jacques Pauwels (5)L’irruption des États-Unis dans la Deuxième Guerre mondiale doit-elle être considérée comme une croisade contre la barbarie nazie, la lutte du Bien contre le Mal ? Jacques Pauwels, historien canadien, brise le mythe.
À ses yeux, les Américains étaient, en effet, loin d’être in-intéressés par les ressources économiques et la dimension géostratégique des régions qu’ils allaient libérer.
Ils débarquèrent donc avec une idéologie, des vues politiques, une conception des rapports sociaux à préserver et, bien entendu, avec l’idée qu’il fallait assurer les intérêt de leurs entreprises et du capitalisme américain. La crainte de l’expansion communiste et le désir d’en limiter les effets ne furent évidemment pas étrangers à cette philosophie interventionniste.
Ce livre brise l’image d’Épinal du libérateur américain venant mourir sur les plages de Normandie dans un but uniquement philanthropique.
Une contre-histoire de la Deuxième Guerre mondiale qui modifie radicalement notre vision du XXe siècle et offre un nouveau regard sur l’époque actuelle.

Le mythe de la bonne guerre

Conférence de Jacques Pauwels autour de son livre

mythe-bonne-guerre-conference


La série documentaire « A Good War ! »

Jacques Pauwels (1)

La série documentaire « A Good War ! » (http://agoodwar.6mablog.com) est une rencontre avec l’historien belgo-canadien Jacques Pauwels, porte-parole francophone du révisionnisme historiographique américain.

Certains y verront peut-être quelques partis pris idéologiques. Pour l’auteur de ces lignes, il s’agit plutôt d’une « mise au point » de l’histoire, de rétablir un certain équilibre parmi les différentes interprétations des faits. Il s’agit avant tout de revenir sur plus de 60 ans d’explications tronquées, de faits oubliés par nos manuels scolaires. Et surtout, d’effacer cette rigidité manichéenne des évènements, renforcée systématiquement par les commémorations officielles et surtout par les films de guerre Hollywoodiens – car c’est avant tout avec le cinéma que nous apprenons cette histoire, en compagnie de John Wayne et du soldat Ryan, dans un bruit assourdissant de rafale de mitrailleuse.

La seule ambition de l’auteur de cette série est qu’au terme de celle-ci, chacun comprenne à quel point il est nécessaire de ne pas cesser de raisonner sur cet événement considérable qui nous offre les clés d’une meilleure compréhension du monde d’aujourd’hui. Essayer d’entrevoir pourquoi, depuis 70 ans, le monde n’a jamais véritablement connu la paix.

Pour que derrière les tambours et trompettes, nous apparaisse un monde un peu moins obscur. (Source et achat DVD)

  • PARTIE 1
  • PARTIE 2: Seconde partie de la série. Les fascismes en Europe – La « drôle de guerre » – Les accords de Munich – Le blitzkrieg.
  • PARTIE 3: Dans ce chapitre, Jacques Pauwels nous raconte comment les soviétiques ont résisté à l’attaque nazi de l’été et l’automne 1941.
  • PARTIE 4: Extrait de la 4ème partie. 1942. Alors que les Etats-Unis subissent la pression japonaise dans le Pacifique, Staline attend de ses alliés l’ouverture d’un second front en Europe.
  • PARTIE 5: Extrait de la 5ème partie. Juin 1944. L’autre vérité sur le débarquement allié en Normandie.
  • PARTIE 6: Extrait de la 6ème et dernière partie de la série « A Good War ! » avec Jacques Pauwels. L’après-guerre. Staline à la conquête de l’Europe ?

 

Big Business avec Hitler

Jacques Pauwels (4)Hitler a comblé les attentes qu’industriels et banquiers avaient placées en lui. En effet, il réalisa tous les points importants de leur « programme » plus diligemment, plus complètement et plus impitoyablement qu’ils n’auraient pu ou osé le faire eux-mêmes. En outre, à l’issue de douze années d’une dictature nazie dont ils avaient pourtant été les parrains, banquiers et industriels rejetteraient tous les crimes sur le dos d’Hitler et plaideraient pieusement « non coupables ».

Ce livre d’histoire bien documenté est de ceux dont l’élite économique ne souhaite pas entendre parler.

Big Business avec Hitler

Conférence du Cercle Henri Barbusse avec Jacques Pauwels

big-business-hitler-conference


Qui est Jacques R. Pauwels ?

Jacques Pauwels (6)Jacques R. Pauwels est né en Belgique en 1946. Il y fait ses premiers pas universitaires en obtenant une licence d’Histoire en 1969. C’est cependant au Canada qu’il poursuivra ses études jusqu’au Doctorat, en 1976.

Spécialisé dans l’histoire de l’Allemagne contemporaine, le Troisième Reich en particulier, la proximité du géant états-unien va l’amener à analyser la conduite de celui-ci pendant la Seconde Guerre Mondiale.

C’est en 2002, après un second cursus universitaire en Science Politique, que Jacques Pauwels publie « Le Mythe de la Bonne Guerre ». Il sera traduit en six langues. Jacques Pauwels a publié une dizaine de livres et de nombreux articles. Voir son site. Il a enseigné l’Histoire et les Sciences Politiques dans plusieurs universités canadiennes.

Cursus universitaire :

Licence en Histoire – Université de Gand, Belgique (1969)
Doctorat en Histoire – Université de York, Toronto, Canada (1976)
Maîtrise en Science Politique – Université de Toronto, Canada (1984)
Doctorat en Science Politique – Université de Toronto, Canada (1995)

Le fascisme et la guerre, deux instruments de l’élite pour réprimer et tuer la dissidence (source)

Jacques Pauwels n’est pas le genre d’historien dont on entend souvent parler dans les médias traditionnels. Il n’est évidemment pas le genre d’« expert » auxquels ils se réfèrent pour vérifier des faits historiques. L’exclusion des événements d’actualité de leur contexte historique constitue en fait un aspect crucial de la propagande médiatique.

Écouter Jacques Pauwels nous fait comprendre d’une part l’ampleur des mensonges dont on nous a gavés sur la Seconde Guerre mondiale, le fascisme et la démocratie, et, d’autre part, comment les mythes liés aux guerres précédentes doivent être entretenus dans le discours dominant afin de satisfaire les besoins d’une incessante propagande de guerre.

Lors d’une conférence le 15 décembre à Montréal, il a expliqué que les Première et Seconde Guerres mondiales avaient essentiellement pour but de d’écraser les mouvements révolutionnaires des masses.

Le mythe de la bonne guerre

Chaque fois qu’il est nécessaire d’obtenir l’approbation des Occidentaux pour une guerre, le mythe de la bonne guerre refait surface : la Seconde Guerre mondiale était une bonne guerre, nécessaire pour étancher la soif de sang d’Hitler. Jacques Pauwels détruit ce mythe et révèle la nature brutale de l’élite occidentale.

Les raisons de l’implication américaine dans la Seconde Guerre mondiale résident dans les conditions socio-économiques de l’époque, non pas dans un élan de compassion destiné à sauver l’humanité du fascisme. En réalité, l’élite des États-Unis était en faveur du fascisme, un outil très pratique pour écraser le mouvement révolutionnaire de masse incarné par la Révolution russe et l’URSS.

La Seconde Guerre mondiale n’était qu’une continuité de la Première Guerre mondiale. « On nous a toujours dit que la Première Guerre mondiale a commencé avec l’assassinat de l’archiduc Franz Ferdinand, mais ce n’est pas vrai », explique Pauwels. Il s’agit en effet d’un mythe bien établi perpétué par diverses sources d’information, que l’histoire soit écrite par des experts comme c’est le cas dans l’Encyclopédie Larousse, ou par un peu n’importe qui, comme dans Wikipedia :

Le déclenchement de la guerre

La cause plus immédiate – qui déclenche le conflit par l’enchaînement des alliances – est l’assassinat à Sarajevo de l’archiduc François-Ferdinand d’Autriche et de son épouse par un nationaliste serbe de Bosnie le 28 juin 1914. (Première Guerre mondiale , Larousse)

L’étincelle qui provoqua la guerre survint le 28 juin 1914, lorsqu’un jeune nationaliste serbe de Bosnie, Gavrilo Princip, parvint à assassiner l’archiduc François-Ferdinand, héritier du trône austro-hongrois, et son épouse. Les exigences de vengeance de l’Autriche-Hongrie (fortement encouragée par l’Allemagne) à l’encontre du Royaume de Serbie menèrent à l’activation d’une série d’alliances qui obligèrent plusieurs puissances européennes à s’engager sur la voie de la guerre. Plusieurs de ces nations étaient à la tête d’empires s’étendant sur plusieurs continents, ce qui explique la portée mondiale du conflit. (Première Guerre mondiale, Wikipedia)

Les deux guerres mondiales ont deux dimensions : la dimension verticale, à savoir la rivalité entre les empires, et la dimension horizontale, la lutte des classes, explique Pauwels.

Ces guerres étaient le meilleur moyen pour l’élite occidentale de faire face à la croissance des mouvements révolutionnaires et démocratiques, alimentés par des conditions économiques désastreuses et menaçant l’ordre établi.

Pauwels raconte que selon Nietzsche par exemple, « la guerre était la solution contre la révolution, car, dans une guerre, il n’y a pas de discussions, comme c’est le cas en démocratie. Dans une guerre, la minorité, l’élite, décide et la majorité, les prolétaires, obéissent. »

Pour les membres de l’élite comme Malthus, « le système ne pouvait pas être la cause de la pauvreté, car l’élite en profitait. La cause de la pauvreté, c’était les pauvres : il y en avait trop. Par conséquent, la solution à la pauvreté et à la menace des mouvements révolutionnaires était tout simplement d’éliminer les pauvres et quelle meilleure solution que la guerre pour tuer des pauvres? »

Après la Première Guerre mondiale cependant, « la révolution n’était plus une simple idée, elle était devenue quelque chose de concret : l’Union soviétique. Le fascisme est alors venu à la rescousse. « Le fascisme était l’instrument de l’élite pour atteindre les objectifs de 1914, à savoir mettre un terme aux révolutions et au communisme. »

Le communisme et le socialisme ont gagné du terrain dans le monde entier après la Première Guerre mondiale. « L’élite industrielle et financière allemande voulait écraser le mouvement révolutionnaire et détruire l’Union soviétique. Adolf Hitler était leur outil pour y parvenir. »

Selon la croyance populaire, les dirigeants occidentaux se sont portés à la défense de la démocratie, se sont engagés dans une guerre contre l’Allemagne pour sauver l’humanité du fascisme, et c’est l’implication des États-Unis dans la guerre qui a mené à la chute de la machine de guerre hitlérienne. Rien de plus faux. « Hitler a été soutenu par d’autres pays européens et les États-Unis parce qu’ils voulaient qu’il détruise l’URSS, le berceau de la révolution. » C’est exactement le contraire qui s’est produit : c’est l’URSS qui a vaincu l’Allemagne nazie, perdant plus de 20 millions d’âmes dans la bataille.

Les États-Unis ont même recruté les services des meilleurs scientifiques, techniciens et ingénieurs nazis après la guerre. Cette facette de l’histoire appelée Opération Paperclip n’a pas encore trouvé sa place dans l’encyclopédie Larousse.

« La Seconde Guerre mondiale, c’est la victoire de l’impérialisme américain », un terme rarement utilisé aujourd’hui, même si c’est celui qui décrit le mieux la réalité que le monde connait depuis.

Ce qu’il y a de plus surprenant cependant, est la survie du mythe voulant que nous allions à la guerre pour sauver le monde de méchants dictateurs ou de terroristes et que le monde occidental se bat pour la liberté et la démocratie. Grâce aux « sténographes du pouvoir », la tromperie fonctionne encore et ce mensonge est toujours utilisé plusieurs décennies plus tard.


Les causes réelles de la Seconde Guerre Mondiale

Par Vincent Reynouard. Qui ? Quand ? Où ? C’est bien connu, ce sont les vainqueurs, quels qu’ils soient, qui écrivent l’ Histoire à leur avantage.

Adolf Hitler
La Plus Grande Histoire JAMAIS Racontée

Film Complet HD, 6h30, VOstFR

https://archive.org/details/AdolfHitlerLaPlusGrandeHistoireJamaisRaconteeFull1080p

Netanyahu :
« Hitler ne voulait pas exterminer les juifs »

C’est en effet ce que soutien Vincent Reynouard depuis longtemps. Ici, le boucher de Gaza blâme les palestiniens pour être derrière les évènements de la seconde guerre mondiale… Bon pour l’asile.

« Lors d’un discours devant le Congrès Sioniste Mondial, le premier Ministre israélien Benyamin Netanyahou, a déclaré qu’Hitler ne voulait pas exterminer les juifs au départ. La « solution finale » serait à mettre au crédit du musfi de Jérusalem de l’époque Haj Amin al-Husseini qui aurait convaincu le chef Nazi. La responsabilité de Haj Amin al-Husseini dans la « solution finale » divise encore aujourd’hui les historiens. »

Le cynisme diabolique des vainqueurs de 1945

Vincent Reynouard revient sur les expériences médicales pratiquées sous Hitler et sur le « procès des médecins nazis » en 1946-1947. Il rappelle qu’à la même époque, les USA utilisaient des cobayes humains pour leurs expériences sur la radioactivité.  Plan de la vidéo:

  1. La mauvaise conscience des Alliés: vraie raison du procès de Nuremberg
  2. Une guerre à mort: cause des expériences médicales sous Hitler
  3. La faute première revient aux Alliés
  4. La guerre injuste des Alliés
  5. Le cynisme diabolique des Alliés.



LA FRANCE DES CAMPS

Réalisé par Jorge Amat et Denis Peschanski
Long-métrage français . Genre : Documentaire

DOCU NON DISPONIBLE EN STREAMING COMPLET: à TELECHARGER

Apres l'hégémonie

Voilà ce qui peut se repasser dans le futur: l’internement d’opposants pour cause de « sécurité » d’état. (Des camps ont par exemple été construits récemment aux états unis dans cette intention). Mais peut-être préfèreront-ils mettre en pratique leur nouveau « permis de tuer » des opposants-manifestants grâce à leur traité européen de Lisbonne.

Entre novembre 1938 et mai 1946, près de 600 000 personnes ont été internées dans près de 200 camps. Elles n’avaient commis ni crime ni délit mais ont subi une mesure administrative car elles représentaient un danger potentiel pour l’Etat ou la société.

Ont été internés des républicains espagnols(les anarchistes opposés à Franco), des communistes, des juifs, des tsiganes, des trafiquants de marché noir, des civils allemands… Dévoilant pour la première fois la réalité du phénomène. La xénophobie, l’exclusion et la mort.


KEMI SEBA SUR LA GENÈSE DES GUERRES MONDIALES

Connexe :

benjamin-freedman-hotel-willardLe rôle des sionistes dans les deux guerres mondiales. Discours donné en 1961 par Benjamin H. Freedman, à l’hôtel Willard de Washington DC. Il prononça le discours devant une assemblée patriotique en l’honneur du quotidien patriotique dirigé à l’époque par Conde McGinley : Common Sense. Le message essentiel que nous adresse M. Freedman – la mise en garde qu’il lance à l’Occident – est plus urgent qu’il ne l’avait encore jamais été auparavant.



Sur la seconde guerre mondiale, sur le site:

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11 réflexions sur “Les Dessous de la Seconde guerre mondiale

  1. La Chine et la Russie ont décidé de promouvoir leurs propres analyses de la seconde guerre mondiale
    (Mars 2015)

    La Chine et la Russie ont décidé de promouvoir leur propre vision de la seconde guerre mondiale, en détruisant des mythes créés par l’Occident.

    Ekaterina Blinova,: Pékin et Moscou envisagent d’organiser des commémorations conjointes pour le 70e anniversaire de la fin de la seconde guerre mondiale ; des experts observent que ces pays défendent ouvertement leur point de vue sur l’événement historique, afin de démystifier les mythes créés par l’Occident.

    Selon les experts, la décision de la Chine et la Russie de commémorer ensemble l’événement historique devrait tenir compte de leur expérience de la guerre. Les deux pays ont subi des pertes massives sévères, sur une échelle qui pourrait difficilement être imaginée par l’Occident. Alors que la guerre a coûté la vie de 418 000 américains, 600 000 ressortissants français et 450 000 britanniques, les victimes de l’URSS s’élevaient à 27 millions et celles de la Chine – presque 20 millions de morts.

    Toutefois, le publiciste Paul Letters a noté que bien d’autres ont pu être tués par les forces militaires nazies et leurs alliés dans ces régions stratégiques eurasiennes. À titre de comparaison l’Allemagne, qui a lancé la guerre, a perdu un total de 7,3 millions de personnes tandis que le Japon a perdu 2,7 millions, selon certaines estimations.

    Cependant, depuis la fin de la seconde guerre mondiale, beaucoup de mythes ont émergé, il y a eu des distorsion des faits historiques. Pour en citer le plus récent, certains « experts » et les médias ont avancé l’hypothèse que le camp de concentration Nazi d’Auschwitz a été libéré par les forces de l’US Army. En outre, en 2015 certains fonctionnaires polonais et ukrainiens ont ouvertement remis en question le rôle de l’armée soviétique dans la libération du camp de concentration. En réponse, le ministère russe de la défense pour la première fois rendu publics des documents historiques fiables couvrant l’événement. Les documents déclassifiés ont indiqué que c’étaient les troupes soviétiques, qui ont libéré 7 600 prisonniers d’Auschwitz-Birkenau, le plus grand symbole de l’Holocauste hideux, et leurs forces militaires ont expulsé les forces militaires nazies.
    « L’Occident a longtemps été aveugle en ce qui concerne les rôles que la Chine et l’URSS ont joué dans la seconde guerre mondiale, » a souligné Paul Letters. Les jeunes Américains peuvent grandir en pensant que les USA « Flying Tigers » (le 1er American Volunteer Group) a gagné la guerre en Asie, le publiciste a mis en garde, soulignant que c’était l’Union soviétique qui avait soutenu la République de Chine dans la période entre 1937 et 1942.

    La Chine et la Russie sont très attentives à leur histoire et leurs valeurs traditionnelles. Elles comprennent l’importance exceptionnelle des informations complètes et non faussées sur le passé.

    « Aujourd’hui, Pékin et Moscou veulent promouvoir leur propre vision historique — et à venir — récit distinct de n’importe quelle version occidentale, » le publiciste a souligné. « Il y a soixante-dix ans les deux plus grands pays de l’Asie ont fini dans le camp des vainqueurs, et le reste, comme on dit, n’est que littérature, » a conclu Paul Letters.

  2. Vincent Reynouard, Plaidoyer N°1/2 – partie 1/2: « Acquittement pour Hitler. Les vrais responsables de la Seconde Guerre Mondiale » (Août 2012)

    « Dans cette vidéo, V. Reynouard expose, documents à l’appui, comment a éclaté la seconde guerre mondiale. Là comme ailleurs, l’histoire officielle se révèle mensongère. V. Reynouard démontre que, jusqu’au bout, Hitler aurait voulu résoudre pacifiquement le différend germano-polonais. C’est l’Angleterre qui a sans cesse agi pour que ce différend dégénère en guerre et, ensuite, pour que la guerre se mondialise. »

    (http://www.dailymotion.com/video/xss4k7_vincent-reynouard-plaidoyer-n-1-2-partie-1-2-acquittement-pour-hitler-les-vrais-responsables-de-la-s_news)

    Partie 2 : (http://www.dailymotion.com/video/xss1lk_vincent-reynouard-plaidoyer-n-2-2-pourquoi-je-plaide-l-acquittement-pour-hitler-aout-2012_news)

  3. Un bunker Nazi découvert en Argentine

    (Mars 2015) « Des archéologues ont découvert un site abandonné dans le parc Teyu Cuare au nord de l’Argentine. Ils estiment que le lieu, aujourd’hui en ruine et envahi par la végétation, avait été construit dans le but de cacher les nazis après la Seconde Guerre mondiale, affirme le quotidien argentin Clarin.

    «Apparemment, au cours de la Seconde Guerre mondiale, les nazis avaient eu le projet secret de construire des abris pour les hauts dirigeants en cas de défaite dans des sites inaccessibles, au milieu des déserts, dans les montagnes ou au milieu de la jungle comme c’est le cas ici», a déclaré le chef de l’équipe des archéologues Daniel Schavelzon au quotidien Clarin. »

  4. «Shocking !» Buckingham Palace et l’élite britannique sont scandalisés par la publication par The Sun de la photo de la Reine Elisabeth, filmée par un proche, effectuant le salut nazi vers 1933. Le «professeur» n’est autre que son oncle Edouard VIII.

    On ne peut certes reprocher à une enfant de sept ans de copier ce que sa famille lui enseigne. Mais l’indignation, hypocrite, esquive le vrai problème : c’est un fait avéré par les historiens, mais escamoté par les médias : dans tous les pays occidentaux, la majorité de l’élite éprouvait une très grande sympathie, voire davantage, pour Hitler. Le monde des affaires comptait sur lui pour détruire tout risque de révolution sociale en brisant les syndicats et le mouvement communiste.

    La majorité de l’élite française souhaitait la victoire d’Hitler contre son propre pays, comme l’a très bien montré l’historienne française Annie Lacroix-Riz dans son remarquable ouvrage «Le choix de la défaite». Renault et le grand patronat ont très volontairement contribué à «l’effort de guerre» fasciste, De Gaulle n’étant soutenu que par une petite minorité de la bourgeoisie française.

    De même, les ministres belges penchaient d’abord pour une coopération avec l’envahisseur nazi. Ils n’ont rompu avec le Roi Léopold III et ne se sont réfugiés à Londres que parce qu’Hitler n’avait pas besoin d’eux dans ses plans.

    «Qu’il en meure le maximum de chaque côté»

    S’y est ajouté un autre calcul cynique : celui des Etats-Unis aspirant à devenir la seule superpuissance mondiale. Ceci impliquait d’affaiblir l’Empire britannique pour prendre sa place. Dans ce but, la stratégie machiavélique a consisté à faire durer la guerre le plus longtemps possible et peu importait que cela entraîne des souffrances indicibles pour des centaines de millions de civils.

    Aux Etats-Unis, le célèbre constructeur automobile Henry Ford n’hésitait pas à déclarer : «Ni les Alliés, ni l’Axe ne devraient gagner la guerre. Les USA devraient fournir aux deux camps les moyens de continuer à se battre jusqu’à ce que tous deux s’effondrent». De même, le futur président Harry Truman, en 1941 : «Si l’Allemagne gagne, nous devons aider la Russie et si la Russie gagne, nous devons aider l’Allemagne, afin qu’il en meure le maximum de chaque côté.» De fait, les usines allemandes de Ford fournirent à Hitler les camions nécessaires pour transporter ses troupes. Exxon (alors Standard Oil) fournit l’essence. Et Prescott Bush lui servit de banquier.

    Récemment, l’Europe a célébré la fin de la Seconde Guerre mondiale avec une hypocrisie écœurante. D’un côté, on commémorait le débarquement US en Normandie comme s’il avait été le tournant décisif de la guerre. De l’autre, on refusait de se rendre aux cérémonies organisées à Moscou. Pourtant, tous les historiens sérieux le reconnaissent : c’est l’Union soviétique qui a gagné la guerre. Au prix d’énormes sacrifices de toute sa population, elle a vaincu Hitler à Stalingrad en hiver 42-43. Mais en réalité, c’est déjà devant Moscou, en décembre 41, qu’Hitler subit son premier échec militaire et il fut fatal. Les Etats-Unis n’interviendront qu’à la dernière minute, en juin 44, craignant de voir l’Europe échapper à leur contrôle. La cynique doctrine Ford – Truman avait été appliquée.

    Les historiens le reconnaissent, mais pas les médias. Réviser et falsifier l’Histoire pour servir ses propres objectifs économiques et stratégiques est odieux. Pourtant, c’est exactement ce que fait aujourd’hui l’élite économique, politique et médiatique européenne. Pourquoi tromper ainsi l’opinion ? Pour se donner une image de « défenseurs de la paix » alors qu’on ne cesse de déclencher des guerres un peu partout ?

    Références : Jacques Pauwels, Le mythe de la bonne guerre et Big Business avec Hitler (Aden, Bruxelles). Annie Lacroix-Riz, Le choix de la défaite (Armand Colin, Paris)

    (Source : http://francais.rt.com/opinions/5379-Elisabeth-nazi-royaumeuni)

  5. Vincent Reynouard : « Dans cet éditorial, je reviens sur les expériences médicales pratiquées sous Hitler et sur le « procès des médecins nazis » en 1946-1947. Je rappelle qu’à la même époque, les USA utilisaient des cobayes humains pour leurs expériences sur la radioactivité.
    Plan de la vidéo:
    1°) La mauvaise conscience des Alliés: vraie raison du procès de Nuremberg
    2°) Une guerre à mort: cause des expériences médicales sous Hitler
    3°) La faute première revient aux Alliés
    4°) La guerre injuste des Alliés
    5°) Le cynisme diabolique des Alliés. »

  6. Retour sur les incroyables crimes de guerre Alliés méconnus, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale

    « Other Losses », est un livre enquête de James Bacque sur la mort massive de prisonniers de guerre allemands aux mains des Français et des Américains après la Seconde guerre mondiale.

    Le colonel Ernest F. Fisher, ex-historien du US Army Center for Military History, a rédigé une préface à Other Losses : « A partir d’avril 1945, les armées américaine et française ont, de manière routinière, exterminé environ un million d’hommes, la plupart dans des camps de prisonniers américains ».

    A la suite d’enquêtes privées extensives aux États-Unis et en Allemagne, Merrit P. Drucker a expédié un e-mail au lieutenant-colonel Max Klaar, retraité de l’armée allemande et président de la Verband deutscher Soldaten (une association d’anciens combattants), regrettant les conditions de détention inhumaines dans les camps de prisonniers américains où, selon le colonel à la retraite Ernest F. Fisher de l’armée des États-Unis, environ 750000 Allemands sont morts parce qu’on leur a refusé la nourriture et les abris disponibles.

    http://fr.sott.net/article/26305-Histoire-retour-sur-les-incroyables-crimes-de-guerre-Allies-meconnus-au-lendemain-de-la-Seconde-Guerre-mondiale

  7. Par Ekaterina Blinova
    Paru sur Sputnik News sous le titre Post WW2 World Order: US Planned to Wipe USSR Out by Massive Nuclear Strike

    Quelques semaines après la fin de la Seconde Guerre mondiale et la défaite de l’Allemagne, deux alliés de l’Union Soviétique, les États-Unis et la Grande-Bretagne, se sont hâtés de développer des plan militaires destinés à démanteler l’URSS et à éradiquer ses villes par des frappes nucléaires massives.

    Déja quelques mois avant la fin de la Deuxième Guerre mondiale, le Premier ministre Winston Churchill avait ordonné aux planificateurs militaires des forces armées britanniques de développer une stratégie contre l’URSS.1 La première édition du plan a été présentée le 22 mai 1945. Selon ce plan, les forces alliées devaient envahir l’Europe de l’Est (alors sous contrôle soviétique) le 1er juillet 1945.
    L’Opération Impensable de Winston Churchill

    Le plan, appelé « Operation Unthinkable » (Opération Impensable), établissait en but premier « l’imposition sur la Russie de la volonté des États-Unis et de l’Empire britannique. Même si cette volonté ne va pas plus loin qu’une demande de traitement juste envers la Pologne, cela ne limite pas nécessairement la portée de l’engagement militaire. »

    Les stratèges des forces armées britanniques soulignaient que les forces alliées gagneraient dans les éventualités 1) d’une occupation de zones urbaines russes « suffisamment importante pour que la capacité de réaction du pays soit réduite au point où toute résistance deviendrait inutile. » 2) d’une « défaite des forces armées russes suffisamment importante pour empêcher les Russes de continuer la guerre. »

    Les généraux britanniques ont toutefois averti Churchill des dangers qu’une « guerre totale » feraient courir aux forces armées alliées.

    Malgré tout, à la suite des « tests » de l’arsenal atomique des USA sur les villes de Hiroshima et Nagasaki en août 1945, Churchill et des politiciens américains de droite commencèrent à presser la Maison-Blanche de bombarder l’URSS. Une frappe nucléaire contre la Russie soviétique, épuisée par la guerre contre l’Allemagne, aurait mené à la défaite du Kremlin tout en épargnant des vies de militaires américains et britanniques, insistait Churchill. Inutile de dire que l’ex-Premier ministre ne s’inquiétait pas de la mort de dizaines de milliers de paisibles civils russes déjà durement éprouvés par le cauchemar de quatre ans tout juste traversé.

    « Il [Churchill] faisait remarquer que si une bombe atomique pouvait être larguée sur le Kremlin et l’éradiquait, il serait très facile de contrôler le reste de la Russie, qui serait sans direction, » explique une note déclassifiée des archives du FBI. 2
    Dans les pas de Churchill : Operation Dropshot

    Aussi impensable que cela puisse paraître, le plan de Churchill sut gagner les coeurs et les esprits des politiciens et officiels militaires américains. D’après les chercheurs américains Michio Kaku et Daniel Axelrod, entre 1945 et la détonation de la première bombe atomique de l’URSS en 1949, le Pentagone avait développé au moins neuf plans d’attaques nucléaires contre l’Union Soviétique. Dans leur livre fondé sur des documents secrets déclassifiés, « To Win a Nuclear War: the Pentagon’s Secret War Plans », les chercheurs ont exposé les différentes stratégies américaines de guerre atomique contre la Russie.

    « Les noms donnés à ces plans illustrent leur caractère agressif : Bushwhacker (Guérillero), Broiler (Gril), Sizzle (Grésillement), Shakedown (Racket), Offtackle [terme de football américain), Dropshot (Coup amorti), Trojan (Troyen), Pincher (Pinceur), et Frolic (Batifolage). L’armée américaine connaissait la nature offensive des plans que le président Truman leur avait demandé de préparer et leur avaient donné des noms qui s’y accordaient, » a remarqué l’expert américain J.W. Smith (« The World’s Wasted Wealth 2 »).

    Les plans de « première frappe » développés par le Pentagone visaient à détruire l’URSS sans causer le moindre dommage aux USA.

    Le plan Dropshot de 1949 envisageait une attaque américaine contre la Russie soviétique consistant en un minimum de 300 bombes atomiques et 20 000 tonnes de bombes conventionnelles sur 200 cibles dans 100 zones urbaines, y compris Moscou et Leningrad (Saint-Pétersbourg). De plus, les planificateurs avaient suggéré de lancer une offensive terrestre majeure, coordonnée avec les alliés, pour remporter une « victoire totale » contre l’URSS. D’après ce plan, Washington devait déclarer la guerre le 1er janvier 1957.

    Pendant longtemps, le seul obstacle aux plans d’offensive atomique massive des USA tenait au fait que le Pentagone ne possédait ni assez de bombes atomiques (en 1948, Washington ne possédait que 50 bombes atomiques), ni assez d’avions pour les transporter. Par exemple, en 1948, l’US Air Force ne disposait que de 32 bombardiers modifiés pour le transport de bombes atomiques.

    En septembre 1948, le président Truman approuvait un document du Conseil national de Sécurité (NSC 30) 3 sur « La politique en matière de guerre atomique » selon lequel les USA devaient être prêts à « utiliser rapidement et efficacement tous les moyens nécessaires, y compris les bombes atomiques, dans l’intérêt de la sécurité nationale et devaient donc s’organiser en conséquence. »

    A l’époque, les généraux américains avaient un besoin désespéré d’informations sur la localisation des sites militaires et industriels soviétiques. Les USA lancèrent des milliers de vols d’avions espions au-dessus du territoire soviétique, déclenchant des inquiétudes sur une invasion potentielle de l’URSS chez les officiels du Kremlin. En réponse, les Soviétiques se hâtèrent de renforcer leurs capacités militaires ; et les décideurs militaires et politiques occidentaux utilisaient l’intensification du réarmement russe comme prétexte à une accélération de leur fabrication d’armes.

    Pendant ce temps, pour justifier ses plans d’agression, Washington avait envoyé ses bombardiers B-29 en Europe au cours de la première Crise de Berlin, en 1948. En 1949, les USA créaient l’Organisation du traité de l’Atlantique nord, six ans avant que l’URSS et ses alliés ne répliquent défensivement avec le Pacte de Varsovie – un traité de coopération et d’assistance mutuelle.
    La bombe atomique soviétique saborde le plan américain

    Juste avant que l’URSS teste ses premières bombes atomiques, l’arsenal nucléaire des USA avait atteint 250 bombes et le Pentagone en avait conclu qu’une victoire sur l’Union Soviétique était désormais « possible ». Hélas, la détonation de la première bombe par l’Union Soviétique porta un rude coup aux plans militaristes américains.

    « La bombe atomique soviétique testée le 29 août 1949 a secoué les Américains qui avaient cru que leur monopole atomique durerait beaucoup plus longtemps, mais elle ne changea pas le schéma des plans de guerre. La problématique-clé tenait toujours au niveau de dégâts suffisant pour assurer une capitulation des Soviétiques, » note le professeur Donald Angus MacKenzie, de l’université d’Édimbourg, dans son essai « Nuclear War Planning and Strategies of Nuclear Coercion. » (Planification de guerre nucléaire et stratégies de coercition nucléaire).

    Mais, même si les stratèges militaires de Washington savaient que l’URSS en avait pour des années avant de rattraper son retard et de disposer d’un arsenal atomique significatif, le fait demeurait que la bombe soviétique ne pouvait pas être ignorée.

    Le chercheur écossais précise que les USA étaient principalement focalisés non sur la dissuasion, mais sur des frappes offensives ‘préventives’. Les cercles de pouvoir des USA étaient unanimes : les USA devaient s’organiser dans le but exprès de gagner la guerre nucléaire. « La logique qui impliquait de frapper le premier était donc incontournable, » expose-t-il, ajoutant que les « plans de première frappe » étaient même représentés dans la politique officielle sur le nucléaire des USA.

    La doctrine officielle, présentée par le Secrétaire d’État John Foster Dulles en 1954, établissait en effet la possibilité d’une réponse nucléaire à « n’importe quelle » agression soviétique, de quelque ordre que ce fût.
    Le Single Integrated Operational Plan (SIOP) des USA

    Finalement, en 1960, les divers plans de guerre nucléaire des USA ont été fusionnés en un seul, le Single Integrated Operational Plan (plan intégré unique opérationnel).

    Au début, le SIOP envisageait des attaques simultanées massives contre des dépôts nucléaires, des cibles militaires et des villes de l’URSS, ainsi que contre la Chine et l’Europe de l’Est. Selon le plan, les forces stratégiques américaines utiliseraient presque 3500 têtes nucléaires pour bombarder leurs cibles. D’après les estimations des généraux américains, l’attaque allait se solder par la mort de plus de 220 millions de personnes. Quelques-uns des alliés européens de l’URSS allaient être « totalement anéantis ». 4

    « Nous allons devoir anéantir l’Albanie », remarquait le général américain Thomas Power à la conférence de planification du SIOP de 1960 (cité par MacKenzie).

    Cependant, l’administration Kennedy introduisit des changements au plan, en insistant sur un ciblage précis des installations nucléaires soviétiques et un évitement de cibles civiles. En 1962, le SIOP avait été modifié en conséquence, mais admettait que des frappes nucléaires mèneraient de toutes façons à des millions de victimes civiles.

    La dangereuse compétition lancée par les USA a poussé la Russie soviétique à renforcer ses capacités nucléaires et a entraîné les deux pays dans le cercle vicieux de la course aux armements. Malheureusement, il semble que les leçons du passé n’aient pas été apprises par l’Occident et que la question de la « nucléarisation » soit de nouveau sur la table.

    Traduction Entelekheia

    Notes et références :

    1 Ce qui corrobore la thèse développée dans le livre de Jacques R. Pauwels « Le Mythe de la bonne Guerre », selon laquelle Churchill espérait bien que l’Allemagne nazie mettrait l’Union Soviétique à genoux. Quelques mois avant la fin de la Guerre, voyant le vent tourner en nette défaveur des Allemands, Churchill a donc imaginé de passer lui-même à l’action contre l’URSS.

    2 Winston Churchill a tenté de faire approuver une attaque nucléaire massive contre l’URSS – révèlent des dossiers secrets du FBI. (Daily Mail)
    http://www.dailymail.co.uk/news/article-2826980/Winston-Churchill-s-bid-nuke-Russia-win-Cold-War-uncovered-secret-FBI-files.html

    3 Le document en question. Aller au paragraphe 3
    https://history.state.gov/historicaldocuments/frus1952-54v02p2/d37

    4 Les documents déclassifiés : U.S. War Plans Would Kill an Estimated 108 Million Soviets, 104 Million Chinese, and 2.6 Million Poles: More Evidence on SIOP-62 and the Origins of Overkill

    Source : http://www.entelekheia.fr/apres-seconde-guerre-mondiale-anglo-americains-ont-planifie-frappes-nucleaires-de-masse-contre-lurss/

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